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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié jeudi 14 novembre 2013

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a publié jeudi 14 novembre 2013, un communiqué au sujet des inscriptions sur certains billets de banque.

Le communiqué a rappelé le caractère symbolique de la monnaie et sa valeur économique et sociale , et demandé aux citoyens qui expriment sur les billets de 10 et de 20 dinars des positions et consignent des slogans politiques , de cesser de le faire , surtout que la liberté d’expression est garantie depuis la révolution. De ce fait , la BCT rappelle que tout ce qui nuit à la monnaie nationale , en sa qualité d’élément de la citoyenneté et d’indice de confiance entre Tunisiens , porte atteinte à la souveraineté nationale .Le communiqué souligne, également , que le coût de la réimpression des billets de banque sera payé en devises étrangères par la nation entière .

Il est à rappeler qu’une vague d’inscriptions sur les billets de banque de slogans contre Ennahdha et son chef Rached Ghannouchi de type « Ennahdha dégage » « Assez  » , a retenu l’attention des observateurs comme un nouveau moyen d’exprimer le ras le bol des Tunisiens , et leur opposition à la politique du parti au pouvoir .

Des informations ont fait état de la volonté de la BCT de retirer les billets portant ces slogans , et son intention de porter plainte contre ceux qui consignent ces inscriptions du fait que les juristes assurent que tout changement apporté sur un billet de banque constitue une infraction et peut être assimilé à la contrefaçon , et peut amener la banque centrale à ne pas le reconnaître comme billet valable .

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Le Conseil d’administration de la banque centrale

Le Conseil d’administration de la banque centrale, réuni le 25 septembre 2013, a examiné l’évolution de la conjoncture économique nationale, relevant certains indicateurs positifs, dont notamment la poursuite de l’amélioration de l’indice de la production industrielle au cours du premier semestre de 2013 (1,8% contre 1,4%, pour la même période de l’an passé) ou encore l’amélioration des ventes des principaux secteurs orientés vers l’exportation, en particulier le textile, habillement, cuirs et chaussures et les industries mécaniques et électriques.

Le conseil a relevé, également, le regain de la croissance positive du secteur touristique, au cours du mois d’août 2013, en comparaison avec le même mois de l’année précédente, et ce, après le fléchissement enregistré en juillet. Cette tendance a été observée au niveau des nuitées touristiques globales (+3,5%), du nombre des entrées (+20,1%) et des recettes en devises (+11%) ;

Il a souligné, en outre, la détente au niveau de l’évolution des prix, même si le taux d’inflation s’est maintenu à des niveaux élevés. En effet, la hausse de l’indice des prix à la consommation a baissé pour le deuxième mois consécutif, au cours du mois d’août 2013, revenant à 6% en glissement annuel contre 6,2% le mois précédent. Cette tendance a aussi concerné le taux de l’inflation sous-jacente (hors produits encadrés et frais) qui a reculé de 6,4% à 6,1% d’un mois à l’autre. Le conseil a relevé le maintien des avoirs nets en devises à un niveau acceptable, atteignant 11.291 MDT ou l’équivalent de 103 jours d’importation à la date du 25 septembre 2013 contre 9.983 MDT et 98 jours, à la même date de l’année dernière.

En revanche, le Conseil a signalé certaines évolutions négatives dont principalement la poursuite des pressions sur la balance des paiements avec le maintien du déficit courant à un niveau élevé, soit 5,4% du PIB, jusqu’à juillet contre 5,7% une année auparavant.

Parmi les autres faiblesses, le conseil a cité la poursuite de la baisse des investissements directs étrangers (-0,7% au cours des huit premiers mois de 2013), le repli de l’excédent de la balance des opérations en capital et financières d’environ 790 MDT, la persistance des pressions sur le taux de change du dinar, et le maintien, à des niveaux élevés, des besoins des banques en liquidité, au cours du mois de septembre 2013. Le conseil a évoqué, en outre, le ralentissement du rythme des dépôts auprès du système bancaire.

Suite à ces évolutions, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux directeur de la Banque Centrale. Il a réitéré, également, sa profonde préoccupation quant à l’exacerbation des tensions qui dominent la scène politique économique et sociale nationale à propos de la question de la préparation pour la phase restante de la période transitoire sur les plans gouvernemental et parlementaire, ce qui a engendré un climat d’incertitude et de manque de visibilité de nature à entraver la mise en œuvre d’une politique monétaire rationnelle et efficiente, et à handicaper les efforts de relance de l’investissement, de création de nouveaux postes d’emploi et de réduction des disparités régionales.

A la lumière de ce qui précède, le Conseil ne peut que lancer un appel à toutes les parties et acteurs politiques, ainsi qu’à toutes les composantes de la société civile, afin d’agir de leur mieux pour garantir les conditions permettant de relever le défi crucial du développement économique pour la période restante de la phase transitoire.

K.T

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Répondant à maints  analystes financiers  lui reprochant  de faire marcher la planche à billets

Répondant à maints analystes financiers lui reprochant de faire marcher la planche à billets, eu égard à la progression des fonds injectés par la Banque centrale de Tunisie dans le système bancaire, portant le volume global de refinancement à plus de 5 milliards de dinars, en août 2013, contre 962 MD en moyenne en décembre 2010, la BCT vient de se fendre d’une « note explicative » .

Elle y précise d’abord que « ses statuts ne permettent pas l’utilisation de la planche à billets », signalant que « dans l’état actuel des choses et sur la base de ce que lui a conféré le législateur comme missions, elle ne peut ni ne doit recourir à la planche à billets. »

Ensuite, l’institut démission rappelle que « la liquidité bancaire tient à l’évolution des billets et monnaies en circulation (BMC) détenus par les ménages pour assurer leurs dépenses courantes mais aussi pour des motifs de précaution. Ces derniers sont passés de 5,8 milliards en 2010 à plus de 7,6 milliards dinars actuellement ce qui a engendré un retrait supplémentaire d’environ 1,8 milliards de dinars des caisses des banques. » Cette évolution, selon la banque, est en partie naturelle, dans le sens où elle suit une augmentation des revenus des ménages (les BMC évoluent annuellement à un rythme moyen de 10%, taux comparable à celui du PIB aux prix courants), expliquant, toutefois, qu’elle a été amplifiée par l’incertitude et l’inquiétude qui ont accompagné la transition. L’augmentation des BMC a eu un impact direct négatif non seulement sur la liquidité bancaire mais également sur la capacité des banques à financer l’économie et sur la sécurité des systèmes de paiement, amenant la Banque centrale à intervenir, en injectant la liquidité dans le système bancaire.

La BCT a évoqué, également, la baisse importante des avoirs de réserve en devises qui sont revenus de 13 milliards de dinars à la fin de 2010 à environ 11,4 milliards de dinars actuellement, soit une baisse de 1,6 milliard de dinars de la liquidité bancaire. Cette situation trouve son origine dans l’accentuation du déséquilibre du solde extérieur reflétée par une détérioration du solde de la balance courante, suite principalement à l’aggravation du solde commercial, d’une part, et au repli du solde du compte capital et en particulier de celui des investissements directs étrangers, d’autre part. Dans ce cadre, la banque a expliqué que la dégradation, en cascade, de la note souveraine de la Tunisie a rendu, inéluctablement, plus onéreuses les conditions d’endettement sur les marchés de capitaux internationaux pour mobiliser des ressources.

Le troisième facteur qui a contribué au resserrement de la liquidité, selon la Banque, est le ralentissement observé dans l’exécution du budget de l’État, étant précisé que les dépenses publiques sont de nature à fournir des liquidités au système bancaire. La BCT, signale que, dans le cadre de ses interventions hebdomadaires sur le marché monétaire, elle procède à l’estimation des besoins des banques en liquidité et injecte, en conséquence, les montants nécessaires pour assurer le financement adéquat de l’économie, tout en s’attachant à la réalisation de son objectif ultime de stabilité des prix.

S’agissant de l’évolution de la liquidité bancaire pour la période à venir, la banque a évoqué deux scénarios, soit que la situation demeure au statu quo. Dans ce cas, les besoins des banques en liquidité risquent également de s’amplifier, si les facteurs à l’origine du resserrement de la liquidité ne sont pas éradiqués, à savoir l’évolution des exportations des phosphates et des produits pétroliers, la reprise dans le secteur touristique et des investissements étrangers.

Le deuxième scénario est relatif à l’amélioration des conditions politiques et économiques du pays, ce qui conduira à l’amélioration des performances du secteur extérieur, à un retour de la confiance à tous les agents économiques et à une évolution positive de la situation de liquidité dans le secteur bancaire.

Kh.T

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Réuni

Réuni, lundi, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a examiné les estimations de la croissance économique durant le premier trimestre de l’année en cours qui s’est établi à 2,7% en rythme annuel (contre 4% le trimestre précédent et 4,6% enregistré au cours de la même période de l’année précédente), s’interrogeant sur l’impact de ce résultat sur la capacité d’atteindre l’objectif de croissance pour l’année 2013 fixé à 4%. Cette évolution est imputable au repli de l’activité au niveau des secteurs de l’agriculture et pêche (-1,6%) et des industries non manufacturières (-0,2%), qui demeurent tributaires surtout de la production minière, alors que les secteurs des industries manufacturières et les services du transport et des télécommunications ont affiché une évolution positive.

Par ailleurs, le Conseil a noté la poursuite de la bonne tenue de l’indice de la production industrielle au mois de mars dernier et ce, pour le neuvième mois consécutif, en rapport avec l’amélioration de la production des industries mécaniques et électriques et celle des industries textiles, habillement, cuirs et chaussures, relevant toutefois le repli continu des indicateurs de l’activité touristique depuis le début de cette année.

Pour ce qui est du secteur extérieur, et en dépit d’une relative détente du déficit courant durant les quatre premiers mois de l’année en cours pour atteindre 2,5% du PIB contre 2,8% une année auparavant, les pressions sur la balance des paiements persistent sous l’effet de la baisse de l’excédent des opérations financières avec l’extérieur, en rapport avec la contraction des revenus au titre aussi bien des investissements directs étrangers que des tirages sur emprunts à moyen et long termes, ce qui a affecté le niveau des réserves en devises qui se sont établies à 10.291 MDT ou l’équivalent de 95 jours d’importation en date du 24 mai 2013, contre 9.831 MDT et 101 jours un an plus tôt et 119 jours à fin 2012.

Pour ce qui est du taux de change du dinar, il a connu depuis le début du mois de mai courant, des tensions qui se sont traduites par une dépréciation de 4,1% vis-à-vis de l’euro et de 6,1% par rapport au dollar américain jusqu’à la mi-mai et en comparaison avec la fin de l’année dernière, atteignant des plus hauts niveaux lors des échanges interbancaires (environ 2,2 dinars vis-à-vis de l’euro et 1,69 dinar par rapport au dollar) et ce, sous l’effet de la concomitance de demandes de la part de certaines entreprises sur le marché des changes, soit pour le règlement d’importations ou pour le transfert de bénéfices. En revanche et grâce aux interventions de la Banque Centrale sur le marché des changes dans le cadre de son rôle régulateur, ces tensions se sont atténuées, ce qui a permis un retour à une évolution normale du taux de change du dinar, soit 2,1385 dinars pour un euro et 1,65 30 pour un dollar au 24 mai courant.

Quant à la variation des prix, l’indice général a connu une évolution positive avec un léger ralentissement de son rythme d’accroissement. En effet, le taux d’inflation est revenu de 6,5% en glissement annuel en mars à 6,4% au mois d’avril 2013. Toutefois, la variation mensuelle de l’indice (0,7% contre 0,6% un mois auparavant) confirme la persistance des tensions inflationnistes pour la plupart des produits de consommation en dépit de la baisse des prix des produits alimentaires frais.

Sur le plan monétaire, le repli des besoins en liquidités des banques s’est poursuivi en avril 2013 et pour le deuxième mois consécutif, ce qui a entrainé une baisse des interventions de la Banque Centrale sur le marché monétaire revenant à 3.482 MDT en moyenne quotidienne contre 3.560 MDT en mars. Le taux d’intérêt moyen sur ce marché a poursuivi sa tendance haussière pour atteindre 4,70% en avril contre 4,33% un mois plus tôt.

Lors de son examen de la situation de l’activité du secteur bancaire, le Conseil a enregistré le ralentissement du rythme de l’accroissement de l’encours des dépôts au cours des quatre premiers mois de l’année courante (1,9% contre 3,6% un an plus tôt), parallèlement à la décélération des concours à l’économie au cours de la même période (2,5% contre 3,5%), suite notamment à la baisse continue des crédits à court terme, sachant que l’augmentation des crédits a concerné les secteurs productifs au détriment des crédits à la consommation.

Au regard de ces évolutions, le Conseil a mis l’accent sur la nécessité de conjuguer tous les efforts afin de favoriser un climat propice au retour de l’activité économique en général et dans les secteurs exportateurs, en particulier, au rythme requis permettant de préserver les équilibres financiers internes et externes et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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Réuni la semaine dernière

Réuni la semaine dernière, le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie a pris au moins 3 décisions importantes. Certains diront qu’elles sont courageuses et pourraient, peut-être, participer à sauver les meubles, notamment du côté du déficit commercial. D’autres diront qu’elles ne feront que rendre le crédit et donc l’investissement difficiles. La BCT a, en effet, décidé de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de 25 points de base pour le porter à 4%, de déplafonner le taux de rémunération des dépôts à terme, de relever le taux minimum de rémunération de l’épargne et enfin de revoir les mesures prises, en octobre 2012, portant sur la rationalisation des crédits à la consommation afin d’y introduire plus de souplesse à travers la réduction du taux de la réserve obligatoire y afférent. Ce qui est sûr, c’est que ces mesures, si elles ne font pas date, feront polémique. Cette dernière commencera, le jour du poisson d’avril, par la conférence de presse de la BCT qui compte s’en expliquer.

– Un coup d’épée dans l’eau

Présentées comme des mesures devant in fine combattre l’inflation et juguler la hausse du déficit commercial, ces mesures sont loin de faire l’unanimité, bien qu’elles soient quelque part attendues même. «Un coup d’épée dans l’eau et sans aucune portée», nous dira un expert financier qui préférera garder l’anonymat, de l’augmentation d’un quart de point du taux directeur. «Le marché monétaire qui était, à fin mars, à 4,25 %, dépassait déjà cette majoration, et la BCT n’aura ainsi fait que suivre», précise-t-il encore. Pour l’expert financier, cette mesure ne contribuera pas, non plus, à juguler l’inflation, «car le taux d’intérêt réel (la différence entre le taux nominal qui est de 4,25% et l’inflation qui est de 6 %), demeure largement négatif et ne couvre donc même pas l’inflation.

Notre interlocuteur ira jusqu’à nous dire qu’actuellement, un crédit bancaire à TMM+2 est un crédit avantageux puisqu’il est presque avec une valeur nulle, car il couvre juste les 6 % d’inflation, et que, ’au TMM+1, comme pourraient l’avoir certaines entreprises, c’est même un crédit subventionné par le système financier. Cela serait donc de nature plus à encourager à la consommation qu’à la décourager. Cette petite majoration du taux directeur et donc du TMM et qui laisse le taux d’intérêt négatif par rapport à l’inflation, «a un effet désastreux sur la consommation qui galope face à une production qui stagne, un effet largement négatif sur les importations, et cela lutte contre la progression des exportations », ajoute notre expert qui estime que cette hausse du TMM ne fera que maintenir artificiellement le dinar tunisien à un niveau élevé. Cela serait de nature à bloquer la croissance des exportations, à augmenter le coût des importations, et cela n’arrangera donc pas les affaires du déficit commercial qui dépasse déjà les 11 milliards DT.

La mesure de la majoration du taux directeur et partant du TMM, aura, par contre, les banques comme seules bénéficiaires. Les dépôts à vue qui ne sont pas rémunérés, rapportent aux banques au moins le TMM en revenus. Lorsque le TMM augmente, les revenus des banques augmentent aussi.

D’autres diront que cette hausse de 25 points de base, pourrait aussi renchérir le coup du crédit et représenter ainsi un handicap pour l’investissement. Il est pourtant clair que la décision d’investir n’obéit actuellement pas à de simples considérations financières, mais plutôt à des considérations politiques et sécuritaires.

– Pourquoi déplafonner alors que le marché est presqu’à sec ?

Nos deux interlocuteurs considèrent, certes, que la mesure est positive. Ils insistent, cependant, pour dire qu’elle est trop timide jusqu’à en perdre tout impact. Cette mesure aurait pu être plus positive, si l’augmentation du taux directeur et donc du TMM, avait été plus importante. Cela n’aurait pas été une nouveauté, puisque le TMM avait même frôlé les 6 %, en janvier 2003, et s’était stabilisé entre 5 % et 4,75 %, depuis 2004.

Il semblerait, cependant, selon certaines autres sources, que l’existence, à l’intérieur du Conseil d’administration de la BCT, d’hommes d’affaires influents, constituerait jusqu’à présent un frein au réajustement réel des taux d’intérêt et donc à la lutte contre l’inflation.

La seconde décision de la BCT fait plus polémique. Il s’agit, en effet, du déplafonnement de la rémunération des dépôts à terme, qui devrait, en effet, augmenter le coût des ressources des banques. Ces dernières, rappelons-le, fonctionnent avec les dépôts des clients. Ces derniers sont de plusieurs types. Seuls les dépôts à terme et l’épargne sont rémunérés.

Ce déplafonnement intervient dans une conjoncture caractérisée par le resserrement de la liquidité bancaire et qui devrait ainsi enflammer la course au placement chez le mieux-disant et exacerber la concurrence entre les banques. Et comme tout ce qui s’achète cher se vend généralement encore plus cher, le crédit, tant aux entreprises qu’aux particuliers, devrait ainsi devenir plus cher. Le risque d’une hausse du prix de l’argent, au-delà même de la réalité du marché, devient ainsi plus grand. Une course aux ressources qui affectera aussi le coût de gestion des banques tunisiennes et pèsera ainsi sur leurs bénéfices.

La mesure de la BCT pose en tout cas la question de savoir pourquoi avoir choisi ce timing et pourquoi avoir choisi de livrer le système bancaire tunisien à la voracité des placeurs d’argent, si elle avait réellement la capacité de subvenir à aux besoins de refinancement des banques en liquidité ? La question aussi de savoir si c’est le début de la libéralisation des taux d’intérêts ? La question enfin de savoir pourquoi la BCT choisit de déplafonner les taux de rémunération pour les dépôts à terme et ne pense pas à exiger des banques la rémunération des dépôts à vue, ceux des salariés, par exemple, et qui représente la grande majorité de la masse financière qui fait travailler les banques ?

Dans tout cela, la BCT, qui se retrouve dans la position de la chatte sur un toit brûlant, reste à plaindre. Quoiqu’elle fasse, elle aura mal fait, tant l’issue de la crise économique lui échappe, la solution n’étant plus économique. Et si elle ne fait rien, la BCT sera toujours le fusible idéal !

Khaled. Boumiza

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Réunion en session mensuelle

Réunion en session mensuelle, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT)a été relevé l’affermissement des indicateurs positifs de la reprise graduelle du rythme de la croissance dans la plupart des secteurs d’activité surtout ceux de l’énergie et des services, ce qui a permis la réalisation d’ un taux de croissance de 3,6% en 2012, selon les récentes estimations de l’INS contre 3,5% prévu dans le Budget Economique et un repli de 1,9% en 2011. En outre, le taux de chômage global a enregistré une baisse de 2,2 points de pourcentage en comparaison avec la fin de l’année 2011, pour revenir à 16,7% tout en demeurant à des niveaux élevés pour les diplômés de l’enseignement supérieur.

De même, le Conseil a observé les résultats positifs sur le plan des échanges commerciaux avec l’extérieur au mois de janvier 2013, dont le déficit commercial a enregistré un repli de 24% sous l’effet conjugué de l’accroissement des exportations à un rythme nettement plus rapide que celui des importations, soit 23,6% contre 6,4%.

En revanche, le Conseil a remarqué que les récentes évolutions négatives observées à l’échelle nationale et qui pourraient prolonger, en cas de poursuite du manque de visibilité, la situation d’attentisme et de prudence observée chez les opérateurs économiques, pourraient affecter l’activité économique et exacerber les pressions sur les équilibres financiers internes et externes, sachant que parmi les grandes agences internationales de rating, deux ont procédé à la dégradation de la notation financière de la Tunisie alors que les deux autres en ont maintenu le grade d’investissement.

Dans ce contexte et selon les dernières données disponibles concernant l’évolution du secteur industriel au début de cette année, il a été constaté que l’affaiblissement de la demande extérieure a affecté les secteurs exportateurs et plus particulièrement le secteur des industries mécaniques et électriques et celui des industries du textile et habillement qui ont accusé un net repli de leurs exportations au cours du mois de janvier 2013. Parallèlement, les indicateurs du secteur touristique ont connu une baisse notamment au niveau des entrées de touristes et des nuitées globales (-10,1% et -3,4% en glissement annuel, respectivement, au mois de janvier 2013) alors que les recettes à ce titre ont connu une légère progression de 1%.

Quant au secteur extérieur, et nonobstant la forte contraction du déficit courant de plus de 40% qui s’est situé à 0,5% du PIB en janvier 2013 contre 0,9% une année auparavant grâce au repli du déficit commercial, les avoirs nets en devises ont enregistré une baisse suite principalement au remboursement d’une tranche de la dette extérieure de l’ordre de 728 millions de dinars, pour revenir à 11.385 millions de dinars, soit l’équivalent de 107 jours d’importations en date du 25 février 2013 contre 12.756 millions de dinars et 119 jours à fin 2012.

S’agissant de l’évolution des prix à la consommation familiale, le taux d’inflation a atteint 6% en glissement annuel au mois de janvier 2013 contre 5,1% au cours du même mois de 2012, en rapport surtout avec l’accélération de la hausse des prix des produits alimentaires, notamment les produits frais dont les prix ont augmenté de 11,1%.

Sur le plan monétaire, le Conseil a souligné l’augmentation de nouveau des besoins de liquidité des banques durant le mois courant comparativement aux derniers mois et ce, en relation surtout avec l’accroissement notable du solde du compte courant du trésor qui a atteint 1.769 millions de dinars en moyenne durant le même mois, ce qui a amené la Banque Centrale à accroître ses interventions sur le marché monétaire à hauteur de 4.089 millions de dinars en moyenne quotidienne jusqu’au 24 février 2013 contre 3.653 millions de dinars en janvier dernier. Parallèlement, le taux d’intérêt moyen sur ce marché a atteint 4,24%, au cours de la même période du mois de février 2013, contre 4,11% pour le mois de janvier.

Pour ce qui est de l’activité bancaire, il est à signaler que l’encours des dépôts a connu une décélération (soit 0,2% en janvier 2013 contre 4,9% en décembre passé) qui a touché essentiellement l’encours des dépôts à vue et celui des comptes à terme. Les concours à l’économie ont connu également la même tendance en enregistrant une quasi- stagnation (0,2% contre 0,7%) en rapport surtout avec la baisse des crédits à court terme et la stagnation des crédits à moyen et long termes.

A la lumière de ces évolutions et compte tenu de la poursuite de la hausse des prix outre l’apparition d’indices reflétant la persistance des tensions inflationnistes dans les mois à venir, le Conseil a mis l’accent sur la nécessité d’un engagement ferme de toutes les parties prenantes afin de maîtriser les sources de ces pressions, qu’elles soient d’origine monétaire ou non monétaire, dans le but de garantir la stabilité des prix qui demeure une condition nécessaire pour assurer une croissance économique saine, durable et juste tout en préservant les équilibres financiers globaux. En outre, le Conseil estime nécessaire de conférer une plus grande marge de fluctuation au taux d’intérêt sur le marché monétaire, et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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Par décret présidentiel

Par décret présidentiel, signé le 31 décembre dernier par Moncef Marzouki, 8 nouvelles têtes font leur entrée dans le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est ainsi que Salah Essayel qui préside le CMF (Conseil du Marché Financier), Ali Chebbi qui est économiste et surtout Conseiller du chef du Gouvernement tunisien, Chaker Soltani qui est Directeur central au ministère des Finances en charge du budget et enfin Hamida Khlifi. Ils remplaceront Najoua Khrayef, Lamia Zribi, jamel Belhaj et Farid Kobbi.

On remarquera aussi, l’entrée officielle dans ce cercle fermé des grands financier, de l’homme d’affaire Abdelwaheb Ben Ayed qui est à la tête d’une Holding en bourse d’une centaine d’entreprise, d’Ahmed Abdelkefi qui fait partie d’un des autres plus important groupe, celui d’Amen Group, en plus de Mesdames Hela Grichi-Mehri et Fatma Siala-Guermazi qui est est professeur universitaire.

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Par décret présidentiel

Par décret présidentiel, signé le 31 décembre dernier par Moncef Marzouki, 8 nouvelles têtes font leur entrée dans le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est ainsi que Salah Essayel qui préside le CMF (Conseil du Marché Financier), Ali Chebbi qui est économiste et surtout Conseiller du chef du Gouvernement tunisien, Chaker Soltani qui est Directeur central au ministère des Finances en charge du budget et enfin Hamida Khlifi. Ils remplaceront Najoua Khrayef, Lamia Zribi, jamel Belhaj et Farid Kobbi.

On remarquera aussi, l’entrée officielle dans ce cercle fermé des grands financier, de l’homme d’affaire Abdelwaheb Ben Ayed qui est à la tête d’une Holding en bourse d’une centaine d’entreprise, d’Ahmed Abdelkefi qui fait partie d’un des autres plus important groupe, celui d’Amen Group, en plus de Mesdames Hela Grichi-Mehri et Fatma Siala-Guermazi qui est est professeur universitaire.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé, ce vendredi, 18 janvier 2013, de proroger la validité des billets de banque de 50 dinars (type 2008), de 30 dinars (type 1997) et de 20 dinars (type 1992), jusqu’au 31mars 2013.

Ainsi, ces billets continueront d’avoir cours légal et pouvoir libératoire jusqu’à la date précitée.

Selon un communiqué, publié par la BCT, parallèlement, il est possible de changer ces billets auprès des filiales de la BCT à Tunis, Bizerte, Sousse, Sfax, Nabeul, Gabes, Gafsa, Kasserine, Kairouan, Médenine, Jendouba et Monastir

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Réuni

Réuni, mercredi, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a relevé une consolidation du rythme de la croissance au cours du troisième trimestre de l’année en cours, pour atteindre 2,6% en glissement annuel, ce qui a porté ce taux à 3% au cours des neuf premiers mois de 2012. Cette évolution est imputable à la bonne tenue de l’activité des secteurs de l’agriculture et des services, ainsi que la production minière et de l’énergie.

De plus,  les indicateurs récents, à l’instar de la hausse de l’indice de la production industrielle au cours du mois d’août dans la plupart des secteurs et la poursuite de l’amélioration de l’activité touristique et du transport ainsi que la bonne saison agricole, confirment le rétablissement progressif du rythme de l’activité économique.

En revanche, les pressions engendrées par l’atonie de la demande extérieure, continuent à affecter la production et les exportations des industries manufacturières, en raison de la persistance des difficultés économiques et financières dans les principaux pays partenaires de l’Union Européenne.

En ce qui concerne les paiements extérieurs et malgré le recul sensible du rythme de l’évolution des importations au cours du mois d’octobre dernier (3,6% contre 14,8% au terme de septembre) et qui a concerné tant les biens d’équipement que l’énergie et les biens de consommation, l’accélération de ce rythme d’environ dix points de pourcentage en comparaison avec celui des exportations au cours des dix premiers mois de 2012, a eu pour effet le creusement du déficit commercial, pour atteindre 9.890 MDT, et partant l’aggravation du déficit  courant à 6,9% du PIB, contre 5,8% durant la même période de l’an passé. Aussi et en dépit de l’importance des entrées de capitaux sous forme d’investissements directs ou d’emprunts extérieurs, ces évolutions ont-ils conduit à la contraction du niveau des avoirs nets en devise au niveau de  9.773 MDT ou l’équivalent de 94 jours d’importation à la date du 26 novembre 2012 contre 113 jours au terme de l’année écoulée.

Sur le plan monétaire, la situation de la liquidité bancaire a enregistré une certaine amélioration au cours du mois de novembre courant, en relation essentiellement avec le retour de montants de près de 400 MDT sous forme de billets de banque au système bancaire, entrainant ainsi la contraction de l’intervention de la Banque Centrale sur le marché monétaire au niveau d’une enveloppe quotidienne de 5.197 MDT en moyenne contre 5.442 MDT au cours du mois d’octobre. Le taux d’intérêt moyen sur ce marché s’est établi, jusqu’au 26 novembre, à 4,20% contre 4,15% en octobre.

S’agissant de l’activité du secteur bancaire, l’encours des dépôts a enregistré une progression de 5,4% au cours des dix premiers mois de l’année en cours en comparaison avec la même période de l’an passé. Parallèlement, les concours à l’économie, ont connu, une hausse de 9,7% durant la même période, tout en enregistrant une baisse notable de l’encours des crédits à court terme.

Concernant l’évolution des prix, l’indice général des prix à la consommation a augmenté de 0,8% au cours du mois d’octobre 2012, alors, qu’en glissement annuel, cet indice a connu une baisse pour s’établir à 5,3% au terme du même mois contre 5,7% au mois de septembre passé, étant  signalé que certains indicateurs provisoires augurent du retour, de nouveau, de la hausse de l’inflation au cours des prochains mois.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a relevé, en particulier, la poursuite des tensions sur l’équilibre des paiements extérieurs et sur les prix, ce qui appelle à plus de vigilance et de suivi des évolutions de la conjoncture nationale et internationale, tout en insistant sur la nécessité d’œuvrer à renforcer les  conditions favorables à la reprise de l’activité économique au rythme espéré et à la préservation des équilibres financiers, et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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Dans une circulaire

Dans une circulaire, adressée le 6 novembre par la BCT (Banque Centrale de Tunisie) aux banques de la place, l’institut d’émission explique sa décision de «mettre en place un système lui permettant de collecter en temps réel, toutes les transactions de change effectuées sur le marché interbancaire des changes », par un «projet d’approfondissement du marché des changes».

Fourni par l’agence Thomson Reuters, ce système coûte 2000 UDS pour chaque banque, en plus des 2000 USD de frais mensuels. Il devra permettre à la BCT, de «capter les opérations de change sur dealing ». Avec cet «œil de Moscou » à l’intérieur des salles de changes de chaque banque tunisienne, la BCT pourra ainsi contrôler, au plus près, toutes les transactions bancaires en devises.

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 Les billets de banque de 20 dinars (type 1992)

Les billets de banque de 20 dinars (type 1992), de 30 dinars (type 1997) et de 50 dinars (type 2008) cesseront d’avoir cours légal et pouvoir libératoire à partir du 1er janvier 2013.

Ces trois types de billets seront échangés aux guichets de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et à travers toutes ses agences situées dans les différentes régions du pays, et ce jusqu’au 31 décembre 2017, selon une source à la BCT.

D’après la même source, les billets de 20 dinars et de 50 dinars seront remplacés, car ils comportent des symboles de l’ancien régime, alors que le billet de 30 dinars sera retiré du marché, pour son inefficacité dans les transactions financières journalières.

A l’évidence, l’argument invoqué pour le remplacement des billets de banques en question, ne convainc personne, tant il est inopérant et « tiré par les cheveux ». Le régime déchu de la Nouvelle Ere a disparu depuis bientôt deux ans, et ses icones, symboles et représentations sur la monnaie fiduciaire auraient pu être effacés d’un trait de plume depuis belle lurette. Et ce n’est pas maintenant que l’on juge judicieux et opportun de le faire.

Ensuite, la rapidité avec laquelle les trois types de billets de banque, et non des moindres en valeur, cesseront d’avoir cours légal et pouvoir libératoire (à compter du 1er janvier 2013) a de quoi étonner. Mais, il ne serait pas interdit de penser que l’institut d’émission, sans estimer qu’il y a le feu, cherche à accélérer le processus et à mettre en place au plus vite tous les mécanismes et procédures liés au remplacement et à l’impression des billets de banque.

A la vérité, les autorités monétaires, en l’occurrence la banque centrale, sont de mois en moins en mesure de fournir au secteur bancaire des flux de liquidités qui vont croissant. Les besoins en liquidité des banques ont continué de monter en flèche malgré une certaine amélioration au niveau des recouvrements des crédits, ce qui a amené la BCT à poursuivre son intervention sur le marché monétaire par l’injection de 5.442 MDT en moyenne par jour au mois d’octobre, pour ne citer que ce mois.

 

C’est que les épargnants et plus encore les entreprises sont de plus en plus gagnées par la fièvre de la thésaurisation qui est, comme l’entendent les experts, un terme technique économique décrivant une accumulation de monnaie pour en tirer un profit ou par absence de meilleur emploi. Autrement dit, il s’agit de conserver son argent sans le faire fructifier. C’est une forme d’’épargne. Mais, ceci ne fait pas circuler l’argent et donc ne stimule pas l’économie. En intégrant dans les phénomènes monétaires et l’incertitude dans la vie économique comme influençant bien les prévisions des agents économiques et particulièrement des entrepreneurs, il va sans dire que, en période d’instabilité politique et d’insécurité, les agents économiques ont tendance à détenir une épargne de précaution qui prend la forme de thésaurisation.

A vrai dire, il s’agit d’amener, plutôt de contraindre les ménages et les entreprises à réinjecter dans le circuit économique les fonds qu’ils avaient retirés des banques, à la suite de la Révolution. Le président de la République par intérim de l’époque, avait pris un décret dans ce sens, qui ne semble pas avoir en l’effet escompté. L’argent ainsi retiré s’élevait officiellement à quelque 750 millions de dinars, mais , en fait, il faut compter le triple de ce montant . On comprend dès lors pourquoi l’institut d’émission se décide à prendre des mesures plus radicales comme celle de retirer de la circulation les grosses coupures et les remplacer par d’autres toutes nouvelles. Se trouvant ainsi le dos au mur, les adeptes du bas de laine et des coffres-forts, n’auraient plus alors qu’à reprendre le chemin des banques.

Une autre analyse circule dans les milieux financiers et bancaires en guise d’explication de la décision de remplacer les billets de banque de 20, 30 et 50 dinars. Elle viserait plus particulièrement les hommes d’affaires qui avaient, dès l’aube de la Révolution, retiré leurs fonds des banques, de peur de s’exposer à des poursuites sur l’origine de leurs avoirs. Leurs craintes se sont accentuées d’autant, alors que la justice transitionnelle tarde à venir les dissiper et que rien n’est venu rassurer les hommes d’affaires, dont des centaines sont encore frappés par l’interdiction de voyager et d’autres restrictions.

Voilà pourquoi de multiples voix s’élèvent pour que ce climat délétère et chargé de suspicion laisse la place sans plus tarder à une architecture d’affaires à la faveur de laquelle les hommes d’affaires se sentiraient rassurés sur leurs investissements, et la machine économique pourra enfin redémarrer, au plus grand bien de la lutte contre le chômage et la réalisation d’une meilleure croissance.

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 Les billets de banque de 20 dinars (type 1992)

Les billets de banque de 20 dinars (type 1992), de 30 dinars (type 1997) et de 50 dinars (type 2008) cesseront d’avoir cours légal et pouvoir libératoire à partir du 1er janvier 2013.

Ces trois types de billets seront échangés aux guichets de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et à travers toutes ses agences situées dans les différentes régions du pays, et ce jusqu’au 31 décembre 2017, selon une source à la BCT.

D’après la même source, les billets de 20 dinars et de 50 dinars seront remplacés, car ils comportent des symboles de l’ancien régime, alors que le billet de 30 dinars sera retiré du marché, pour son inefficacité dans les transactions financières journalières.

A l’évidence, l’argument invoqué pour le remplacement des billets de banques en question, ne convainc personne, tant il est inopérant et « tiré par les cheveux ». Le régime déchu de la Nouvelle Ere a disparu depuis bientôt deux ans, et ses icones, symboles et représentations sur la monnaie fiduciaire auraient pu être effacés d’un trait de plume depuis belle lurette. Et ce n’est pas maintenant que l’on juge judicieux et opportun de le faire.

Ensuite, la rapidité avec laquelle les trois types de billets de banque, et non des moindres en valeur, cesseront d’avoir cours légal et pouvoir libératoire (à compter du 1er janvier 2013) a de quoi étonner. Mais, il ne serait pas interdit de penser que l’institut d’émission, sans estimer qu’il y a le feu, cherche à accélérer le processus et à mettre en place au plus vite tous les mécanismes et procédures liés au remplacement et à l’impression des billets de banque.

A la vérité, les autorités monétaires, en l’occurrence la banque centrale, sont de mois en moins en mesure de fournir au secteur bancaire des flux de liquidités qui vont croissant. Les besoins en liquidité des banques ont continué de monter en flèche malgré une certaine amélioration au niveau des recouvrements des crédits, ce qui a amené la BCT à poursuivre son intervention sur le marché monétaire par l’injection de 5.442 MDT en moyenne par jour au mois d’octobre, pour ne citer que ce mois.

 

C’est que les épargnants et plus encore les entreprises sont de plus en plus gagnées par la fièvre de la thésaurisation qui est, comme l’entendent les experts, un terme technique économique décrivant une accumulation de monnaie pour en tirer un profit ou par absence de meilleur emploi. Autrement dit, il s’agit de conserver son argent sans le faire fructifier. C’est une forme d’’épargne. Mais, ceci ne fait pas circuler l’argent et donc ne stimule pas l’économie. En intégrant dans les phénomènes monétaires et l’incertitude dans la vie économique comme influençant bien les prévisions des agents économiques et particulièrement des entrepreneurs, il va sans dire que, en période d’instabilité politique et d’insécurité, les agents économiques ont tendance à détenir une épargne de précaution qui prend la forme de thésaurisation.

A vrai dire, il s’agit d’amener, plutôt de contraindre les ménages et les entreprises à réinjecter dans le circuit économique les fonds qu’ils avaient retirés des banques, à la suite de la Révolution. Le président de la République par intérim de l’époque, avait pris un décret dans ce sens, qui ne semble pas avoir en l’effet escompté. L’argent ainsi retiré s’élevait officiellement à quelque 750 millions de dinars, mais , en fait, il faut compter le triple de ce montant . On comprend dès lors pourquoi l’institut d’émission se décide à prendre des mesures plus radicales comme celle de retirer de la circulation les grosses coupures et les remplacer par d’autres toutes nouvelles. Se trouvant ainsi le dos au mur, les adeptes du bas de laine et des coffres-forts, n’auraient plus alors qu’à reprendre le chemin des banques.

Une autre analyse circule dans les milieux financiers et bancaires en guise d’explication de la décision de remplacer les billets de banque de 20, 30 et 50 dinars. Elle viserait plus particulièrement les hommes d’affaires qui avaient, dès l’aube de la Révolution, retiré leurs fonds des banques, de peur de s’exposer à des poursuites sur l’origine de leurs avoirs. Leurs craintes se sont accentuées d’autant, alors que la justice transitionnelle tarde à venir les dissiper et que rien n’est venu rassurer les hommes d’affaires, dont des centaines sont encore frappés par l’interdiction de voyager et d’autres restrictions.

Voilà pourquoi de multiples voix s’élèvent pour que ce climat délétère et chargé de suspicion laisse la place sans plus tarder à une architecture d’affaires à la faveur de laquelle les hommes d’affaires se sentiraient rassurés sur leurs investissements, et la machine économique pourra enfin redémarrer, au plus grand bien de la lutte contre le chômage et la réalisation d’une meilleure croissance.

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Suite à la parution de la circulaire relative aux crédits à la consommation et les interprétations quant au non octroi de ce type de crédit

Suite à la parution de la circulaire relative aux crédits à la consommation et les interprétations quant au non octroi de ce type de crédit et l’annulation de la possibilité d’utilisation du découvert communément appelé « Rouge », la Banque Centrale de Tunisie tient à préciser que ces opérations sont en réalité des avances accordées par les banques sur les salaires et constituent des facilités ponctuelles remboursées lors du versement des salaires et, par conséquent, la circulaire de la BCT, dont la vocation n’étant pas de faire pression sur les ménages tunisiens quant à leurs besoins essentiels et vitaux, n’a aucun effet sur ce genre d’opérations.

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Au cours de sa réunion du 29 août 2012 sous la présidence de Chedli Ayari

Au cours de sa réunion du 29 août 2012 sous la présidence de Chedli Ayari, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) et en présence du nouveau vice-gouverneur, Mohamed Rekik, le Conseil d’Administration de la BCT, après avoir passé en revue la conjoncture économique, monétaire et financière, au cours des sept premiers mois de l’année 2012, et ayant constaté la persistance des tensions inflationnistes à des niveaux élevés, a pris la décision d’augmenter le taux d’intérêt directeur de la BCT de 25 points de base pour le porter à 3,75%.

En outre, le Gouverneur a informé le Conseil d’Administration de la décision prise de soumettre la BCT à un audit externe dont l’objectif est d’évaluer le fonctionnement de l’institution et d’aider à l’élaboration d’une restructuration de la banque, et ce, en l’inscrivant dans la dynamique des réformes engagées actuellement, ce qui permettrait à la BCT de faire face, dans les meilleures conditions possibles, aux exigences de développement économique et sociale du pays dans le respect total de l’indépendance de l’Institut d’émission.

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Réuni le 16 mai 2012

Réuni le 16 mai 2012, le Conseil d’Administration de la BCT a examiné les récentes évolutions de la situation économique et financière à l’échelle nationale et a enregistré l’amélioration relative de la production au niveau du secteur agricole et la poursuite de l’évolution positive des indicateurs de l’activité touristique. En revanche, les retombées négatives de la récession économique dans la zone euro sur le secteur industriel ont continué, au cours du mois d’avril, comme en témoigne la baisse des exportations des industries mécaniques et électriques et celles du secteur du textile et habillement.
Le Conseil met en exergue l’accroissement des importations au cours des quatre premiers mois de 2012 à un rythme plus rapide que celui des exportations a engendré un creusement du déficit courant, se situant à 3% du PIB contre 2,5% une année auparavant. Néanmoins, et compte tenu de l’amélioration du compte de capital et des opérations financières avec l’extérieur, le niveau des réserves nettes en devises s’est situé, le 15 mai courant, à 9.857 MDT, soit 101 jours d’importation.

 

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S’agissant de l’évolution des prix

S’agissant de l’évolution des prix, Dans le communiqué de son dernier Conseil d’Administration, tenu le mercredi 16 mai 2012, la BCT indique que «les pressions inflationnistes se sont poursuivies avec une hausse de l’indice général des prix à la consommation de 5,7% à fin avril contre 5,4% en mars. Ces pressions ont concerné outre les prix des produits alimentaires frais, les autres produits non encadrés qui ont augmenté de 5,5%. A la lumière de ces évolutions, le Conseil d’Administration a décidé de maintenir le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé, tout en insistant sur la nécessité de suivre de près l’évolution des pressions inflationnistes, qui exigeraient, si elles persistent, des mesures au niveau de la politique monétaire.

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Un observatoire financier vient d'être créé au sein de la Banque centrale de la Tunisie (BCT), avec pour principale prérogative le traitement 

« Un observatoire financier vient d’être créé au sein de la Banque centrale de la Tunisie (BCT), avec pour principale prérogative le traitement des requêtes des entreprises qui ont des problèmes avec les banques », a annoncé Jalel Beji, responsable à la BCT. Intervenant, samedi à Tunis, lors d’une rencontre sur le « système financier en Tunisie : moteur ou frein à l’investissement ? », il a rappelé que l’appui présenté par les banques aux PME, a bien évolué au cours des dernières années. « Aujourd’hui, près de 99 pc des financements accordés aux PME, sont assurés par le réseau bancaire, c’est au tour du système financier (bourse, SICAR…) d’être plus présent sur la scène », a-t-il estimé.

Cette rencontre organisée à l’initiative du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD- Tunisie), en partenariat avec l’organisation de Konrad Adenauer, a permis de cerner les lacunes et les défaillances auxquelles font face les jeunes promoteurs, lors du montage et de la réalisation de leurs projets.

Ainsi, Hosni Ghali, promoteur parvenu à réaliser son projet malgré les difficultés, a précisé que les problèmes qu’il a rencontrés concernent notamment la lenteur dans le traitement du dossier du crédit, la garantie exigée, le taux d’intérêt excessif imposé aux jeunes promoteurs et le manque de flexibilité des banques, surtout en cas de problèmes conjoncturels.

De son côté, Khaled Azaiez, un autre promoteur qui vient de recevoir l’approbation pour le financement de son projet (d’un total investissement de 1,5 million de dinars), a expliqué que le jeune promoteur tunisien doit « suivre un parcours du combattant » pour réussir à concrétiser son idée de projet.

Passant en revue sa propre expérience, il a expliqué qu’il lui a fallu près de cinq mois, « en frappant d’une porte à une autre », pour parvenir à monter un schéma de financement lui permettant de réaliser son projet. Face à cette situation, Mohamed Hachicha, responsable financier à la CJD a suggéré de multiplier les sources de financement des porteurs d’idées en ayant recours, notamment, au marché alternatif. Il a conseillé, de ce fait, de diversifier les produits financiers alternatifs, via une ouverture plus importante du capital à la bourse, ainsi que le recours au financement inter-entreprises et au capital investissement.

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Dans la dernière réunion

Dans la dernière réunion, mercredi dernier, de son Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie, «a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie». Il a cependant attiré l’attention sur «la nécessité d’œuvrer à la consolidation des signes de reprise du rythme de la croissance en garantissant un climat rassurant pour les investisseurs, et la surveillance de l’évolution des prix, recommandant de renforcer le contrôle des circuits de distribution». Le Conseil de la BCT rappelle également, «l’importance de la poursuite des efforts du secteur bancaire et financier à mobiliser les ressources nécessaires afin de fournir les financements requis pour soutenir l’activité des entreprises et assurer la relance de l’investissement privé ». 

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