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Tunisie, Béji Caïd Essebsi, Lazhar Akremi

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A la suite de ses déclarations sur un projet d’assassinat de Béji Caïd Essebsi

A la suite de ses déclarations sur un projet d’assassinat de Béji Caïd Essebsi, Lazhar Akremi, membre de la direction du mouvement Nida Tounes, aurait été convoqué par la police. Cette convocation, si elle se vérifiait [l’intéressé niait, jusqu’au matin de ce lundi, avoir été convoqué par la justice] intervient sur fond de déclarations de l’ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur chargé de la réforme, devenu membre actif du parti de Béji Caïed Essebssi, faisant état de la découverte d’un plan pour assassiner l’ancien premier ministre tunisien. Akremi avait même laissé entendre qu’un membre de l’actuel gouvernement, y serait impliqué !

 

La convocation de cet ancien responsable de l’Intérieur, devenu homme politique d’un parti que le parti au pouvoir redoute, intervient alors que tout le monde que la police tunisienne interpelle les dizaines de personnes dont les photos ont été publiées par le ministère tunisien de l’intérieur sur sa page Facebook

Partenaires économiques de la Tunisie et parrains politiques d’Ennahdha sont d’accord sur le mauvais rendement de la police tunisienne. Invité de l’émission politique « Dimanche Plus» de la chaîne française «Canal +» du dimanche 16 septembre, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a qualifié de «trop lente» la réaction des autorités tunisiennes lors des manifestations qui ont eu lieu, vendredi 14 septembre 2012, dans les environs de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Tunis. Il a affirmé que la France attendait que les autorités soient «extrêmement fermes» en ce qui concerne la sécurité des ambassades. «Il ne faut pas que le printemps arabe  dégénère en hiver intégriste», a-t-il ajouté.

Directement touchés, les Américains ont été plus fermes. Rencontrant, lundi, le ministre tunisien des affaires étrangères, l’ambassadeur américain en Tunisie Jacob Walles, Rafik Abdessalem s’est vu  rappeler les termes de la Convention de Vienne et se faire remarquer que les mesures prises par les autorités tunisiennes, le 14 Septembre, étaient insuffisantes pour protéger l’ambassade américaine. Même constat chez la classe politique, si l’on excepte les partis de la troïka aux commentaires subjectifs.

On attendait donc, de la part du ministère de l’Intérieur, une conférence de presse du ministre pour expliquer ces manquements pointés par toutes les parties. On attendait l’annonce officielle de l’ouverture d’une enquête et des arrestations. Rien de tout cela n’a été ni fait ni annoncé. Il est vrai que l’accusation, même indirecte, lancée contre un membre de l’équipe gouvernante,  est plus importante et plus urgente pour la police et pour la justice. En effet, à moins que la police n’ait agi de son propre chef, ce que démentait l’intéressé jusqu’au matin de ce lundi, toute convocation policière supposerait l’ouverture d’une enquête judiciaire et donc une décision à venir  du procureur de la République. Dans une déclaration, lundi à l’issue d’un conseil interminstériel, le porte-parole du gouvernement tunisien, Samir Dilou, demandait l’ouverture d’une telle procédure judiciaire.

Les observateurs de la scène politique tunisienne se rappellent, à cet égard, les multiples déclarations de responsables gouvernementaux, d’Ennahdha comme en dehors du parti de la majorité parlementaire, sur le fameux complot qui devait renverser le gouvernement, en avril dernier. Ces observateurs se demandent maintenant pourquoi ni Lotfi Zitoun, ni Hammadi Jbali, ni Mohamed Abbou, ni aucun autre de ceux qui avaient crié au complot à tue-tête, n’avaient été convoqués par la police ? Pourquoi le Procureur réagit-il à la menace sur la vie de Caïed Essebssi et ne réagit-il pas à la menace sur  tout un Etat ?

Lundi  17 septembre 2012, alors que le leader des Salafistes, Seif-Allah Ben Hassine connu sous lle nom  d’Abou Iyedh, indiquait presque lui-même à la police l’endroit où il se « cachait », la police le laissait filer entre ses mains, par la porte derrière de la Mosquée où il était connu qu’il tenait conférence pour donner sa propre explication des évènements de l’ambassade US. Devant la mosquée, la police matraquait des journalistes venus couvrir la conférence. Par derrière, sortait le recherché par toutes les polices de Tunisie au nez de cette même police supposée encercler la Mosquée du centre de ville de Tunis !

Elles est quand même bizarre, cette police tunisienne !

Khaled Boumiza  

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