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La Bourse de Tunis a présenté

La Bourse de Tunis a présenté, jeudi, le bilan de ses activités au cours de l’année 2011 ainsi que le nouvel indice Tunindex20.

Parmi les indicateurs les plus affectés durant 2011, il y a lieu de relever la baisse des émissions de titres de 41,6% en comparaison avec 2010, passant de 905 MD à 528 MD. 11opérations pour 83 MD contre 18 pour 290 MD en 2010.

Au niveau de l’évolution du Tunindex, 2011 a été clôturée par une baisse de 7,6% contre un gain de 19,13% en 2010. Cette baisse fait suite à 8 hausses successives

Autres indicateurs de l’activité de la Bourse, celui de la capitalisation boursière pour atteindre de près de 830 MD soit 1,3 % du PIB ainsi qu’une baisse des cours de 34 sociétés. Sur un autre plan, le taux de participation étrangère est resté stable par rapport à 2010.

S’agissant des échanges, leur volume a diminué de 38% pour s’établir à 1 678 MD contre 2 702 MD en 2010, ramenant le volume quotidien moyen à 7,1 MD contre 10,7 MD sur la même période de l’année écoulée.

Air Liquide, Somocer, Telnet Holding, Tuninvest – SICAR et Servicom sont les entreprises ayant affichéles plus fortes hausses, alors que les plus fortes baisses ont concerné STB, ELECTROSTAR, BH, SOTETEL et ATB

Lors de son intervention, Mohamed Fadhel Abdelkefi, Président du Conseil d’administration de la Bourse, a fait remarquer que l’important pour l’instant est de sensibiliser les politiciens afin de promouvoir le rôle de la bourse dans ce contexte critique. « Rien ne se fera sans volonté politique en posant un diagnostic de l’économie, qui manque des fonds propres avec des banques sous-capitalisées, des entreprises endettées. Le seul agent économique qui n’est pas endetté comme les autres, est l’Etat tunisien. En effet, La dette de la Tunisie n’atteint que 40% de son PIB ; la moitié de cette dette est une dette en dinars tunisiens et l’autre moitié est en devises extérieures » a t-il dit.

Une volonté politique en quête de dynamisation?

Face à l’incapacité du gouvernement à financier les nouveaux projets dans cette conjoncture délicate et avec un budget de l’Etat pour 2012 dont 70% sont des charges fixes, l’Etat tunisien est appelé à imaginer d’autres sources de financement et entre autres, faire le nécessaire sur les entreprises confisquées. « Notre conviction est que le marché financier peut donner des fonds propres aux entreprises tunisiennes, aux banques tunisiennes et il peut donner même de l’argent à l’Etat tunisien par la mise sur le marché d’une partie des sociétés confisquées par le gouvernement »

L’idée proposée par le président du Conseil d’administration de la Bourse est de vendre le bloc majoritaire d’une dizaine des entreprises confisquées, qui devrait être éligible à la bourse, aux investisseurs nationaux ou internationaux. « Il est utile de faire attention à ces entreprises qui viennent de perdre chaque jour leurs valeurs puisqu’elles sont entre les mains des administrateurs judiciaires. Chose inacceptable pour ces institutions qui vivent dans une concurrence acharnée»

L’autre solution recommandée est celle de la recapitalisation des banques surtout qu’on est dans une situation d’illiquidité. « Le marché financier pourrait jouer un rôle déterminant dans cette démarche surtout que la moitié de PDA est portée par ce marché »

Le patron de la Bourse a saisi cette occasion pour clarifier le processus de la privatisation. « La privatisation est de mettre sur les marchés une partie des sociétés publiques pour permettre encore une fois à l’Etat tunisien d’avoir les ressources financières afin de réaliser le développement souhaité dans les régions »

Pour conclure, il a appelé à un changement de la perception de la communauté financière parmi les citoyens tunisiens par rapport à la bourse de Tunis, qui est un lieu où on peut se financer par des fonds propres» , a-t-il conclu en rappelant qu’il y a tout qu’il faut pour faire de ce marché financier un veritable levier du financement de l’économie.

Wiem Thebti

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