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La BTL Bank vient de signer un contrat avec Temenos pour une solution de global Banking

La BTL Bank vient de signer un contrat avec Temenos pour une solution de global Banking, pour une valeur de 2,5 millions de DT, et ce sans passer par la procédure des appels d’offres. Elle remplace ainsi une solution logicielle tunisienne développée par BFI et qui ne coûtait que 480.000 DT. Une autre banque publique, la Stusid Bank, serait sur le point de lui emboîter le pas. Elle aurait ainsi procédé à une consultation restreinte auprès de 3 éditeurs internationaux, à savoir Delta-Sopra, Temenos et SAB, pour remplacer une solution logicielle développée par la SSII tunisienne Idee, et dont la solution installée n’avait coûté que la modique somme de 480.000 DT.
Cette démarche risque de porter un coup fatal aux éditeurs tunisiens de solutions logicielles  bancaires, à savoir Idee qui équipe déjà la BTK où la solution va être remplacée par Delta, la BTE Bank et la Stusid Bank, BFI qui équipe déjà la BNA Bank et la STB et enfin «Manager Bank» qui équipe la Poste Tunisienne , la BTS Bank et la BFT Bank  et dont le projet à la BH Bank est à l’arrêt, faute de décision managériale.
Il faut rappeler que l’Etat tunisien avait déjà, dans le passé, lancé un appel d’offres pour équiper les banques publiques. Cela avait alors abouti au partage du marché entre 3 éditeurs tunisiens pour la somme de 480.000 DT par banque, soit un montant 5 fois inférieur aux prix de logiciels bancaires sur le marché tunisien ou international.
Certes, il faut l’avouer, les SSII tunisiennes ont eu des problèmes dans la réalisation des projets. Cependant, l’attitude des banques mentionnées était, alors, plus motivée par l’inaptitude des banques à résoudre les problèmes qu’elles ont avec les éditeurs que par les manquements des éditeurs tunisiens à leurs engagements contractuels. Pour plus d’un professionnel, ce n’est pas en fuyant vers des éditeurs étrangers, que les problèmes seront résolus. Les éditeurs tunisiens avaient pris attache, avant la révolution, avec le gouverneur de la BCT, parrain implicite de ces projets, pour expliquer les incohérences des contrats signés avec les banques et pour demander une révision des termes des contrats et surtout revoir à la hausse les montants des contrats. Cela avait été sans résultats. Ce comportement de faire appel à des éditeurs étrangers pose aussi le problème de sortie des devises et par la même, aggrave sérieusement la situation de dépendance technologique de la Tunisie. Dans une période où l’emploi des cadres est une  priorité nationale, l’attitude des banques ayant choisi des solutions étrangères, est jugée par les professionnels tunisiens, comme «une insulte à l’intelligence tunisienne».
Les professionnels tunisiens appellent, à cette occasion, le ministère des TIC à prendre position sur cette problématique qui risque de détruire actuellement le label tunisien du logiciel. Un label qui contient plus d’une application qui ont fait leurs preuves. Sadik, Rafik ou encore Sinda, pour ne citer que cela, en témoignent. Avec cette nouvelle fuite vers les logiciels tunisiens,  est révolue i l’époque où l’on évoquait en Tunisie le PPP pour exporter ces applications.  Pour les professionnels, «on ne pourra jamais exporter si on continue à importer des solutions logicielles de l’étranger ».

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