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Tunisie, Budget 2013

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Le projet  de loi relatif aux fonds d’investissements a été promulgué. C’est ce qu’a annoncé

Le projet de loi relatif aux fonds d’investissements a été promulgué. C’est ce qu’a annoncé, ce jeudi 2 mai 2013 à La Kasbah, le ministre auprès du chef du gouvernement, chargé des affaires économiques, Ridha Saïdi, à l’issue d’un conseil ministériel tenu au palais du gouvernement.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la diversification des sources de financement des projets de développement.

Le conseil qui a réuni les ministres des Finances, de l’industrie, de l’éducation, du tourisme et le ministre conseiller en charge des dossiers économiques et sociaux, a été consacré à l’examen de la situation économique et financière du pays.

En ce qui concerne le secteur industriel, plusieurs projets industriels ont été présentés. Le dossier du bassin minier a été au centre des préoccupations surtout avec la baisse de la production de phosphate passant de 8 million tonnes en 2010 à 2,4 millions tonnes en 2012.

Passant en revue les prévisions du budget de l’Etat 2013, le ministre des finances, Elyes Fakhfakh a affirmé que les bouleversements économiques que vit la Tunisie auront, sans doute, des répercussions sur l’exécution du budget. C’est pour cette raison, que des efforts doivent être consentis afin de préserver les indices du déficit et de l’endettement.

Evoquant les investissements publics, le ministre a mis l’accent sur l’amélioration en matière de gestion des dépenses de développement qui ont atteint 147 MDT, durant le premier trimestre 2013, contre 77 millions pour la même période de 2012. Le ministre des finances n’a donné aucune explication sur cette évolution surprenante !

Au sujet des pressions budgétaires, le ministre a fait remarquer que les prévisions initiales ont été révisées au regard des 3 données principales que sont la chute des recettes de la Compagnie des Phosphates de Gafsa du Groupe Chimique Tunisien, suite à la chute de la production dans les deux sociétés , l’évolution des dépenses de subvention qui ont atteint 772 millions de dinars et la révision, de 200 MDT, issues des recettes de participation au sein du bilan de la Banque centrale pour l’année 2012.

S’agissant de la restructuration du chiffre d’affaires des banques publiques, le ministre des Finances a annoncé l’allocation de 400 MDT supplémentaires qui seront consacrés à la recapitalisation des banques publiques.

– L’usage des soukouks islamiques à partir de fin décembre 2013.

Elyes Fakhfakh, ministre des finances a fait savoir, d’autre part, que les négociations des soukouks islamiques avancent, particulièrement sur le plan réglementaire. La loi relative à ce produit financier, fait l’objet d’un examen à l’ANC, notant qu’une commission technique sera créée, et se chargera de cette opération. Elyes Fakhfakh a aussi indiqué que les efforts s’intensifient pour que la Tunisie soit le premier pays à utiliser le financement islamique, d’ici fin de l’année.

– Amélioration au niveau des réservations touristiques

De son coté, Jamel Gamra, ministre du tourisme, a affirmé que les préparatifs vont bon train pour la haute saison touristique. Le conseil ministériel s’est penché sur 4 thèmes principaux. Il s’agit de la promotion environnementale, la garantie de la sécurité au sein du pays, l’amélioration de la qualité des services, ainsi que le développement des compagnes promotionnelles.

Jamel Gamra a indiqué que les efforts se poursuivent pour atteindre l’objectif fixé.

Sur un autre plan, le ministre a souligné l’amélioration du taux de réservations ces dernières semaines. En effet, une évolution considérable a été affichée au niveau des marchés russe et français, qui ont connu une baisse notable durant la période précédente.

Coté promotionnel, l’intérêt se focalise actuellement sur l’intensification des opérations auprès des marchés traditionnels (à l’instar de la France) , les marchés voisins (Algérie) et les marchés promoteurs (la Turquie).

Wiem Thebti

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Le projet  de loi relatif aux fonds d’investissements a été promulgué. C’est ce qu’a annoncé

Le projet de loi relatif aux fonds d’investissements a été promulgué. C’est ce qu’a annoncé, ce jeudi 2 mai 2013 à La Kasbah, le ministre auprès du chef du gouvernement, chargé des affaires économiques, Ridha Saïdi, à l’issue d’un conseil ministériel tenu au palais du gouvernement.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la diversification des sources de financement des projets de développement.

Le conseil qui a réuni les ministres des Finances, de l’industrie, de l’éducation, du tourisme et le ministre conseiller en charge des dossiers économiques et sociaux, a été consacré à l’examen de la situation économique et financière du pays.

En ce qui concerne le secteur industriel, plusieurs projets industriels ont été présentés. Le dossier du bassin minier a été au centre des préoccupations surtout avec la baisse de la production de phosphate passant de 8 million tonnes en 2010 à 2,4 millions tonnes en 2012.

Passant en revue les prévisions du budget de l’Etat 2013, le ministre des finances, Elyes Fakhfakh a affirmé que les bouleversements économiques que vit la Tunisie auront, sans doute, des répercussions sur l’exécution du budget. C’est pour cette raison, que des efforts doivent être consentis afin de préserver les indices du déficit et de l’endettement.

Evoquant les investissements publics, le ministre a mis l’accent sur l’amélioration en matière de gestion des dépenses de développement qui ont atteint 147 MDT, durant le premier trimestre 2013, contre 77 millions pour la même période de 2012. Le ministre des finances n’a donné aucune explication sur cette évolution surprenante !

Au sujet des pressions budgétaires, le ministre a fait remarquer que les prévisions initiales ont été révisées au regard des 3 données principales que sont la chute des recettes de la Compagnie des Phosphates de Gafsa du Groupe Chimique Tunisien, suite à la chute de la production dans les deux sociétés , l’évolution des dépenses de subvention qui ont atteint 772 millions de dinars et la révision, de 200 MDT, issues des recettes de participation au sein du bilan de la Banque centrale pour l’année 2012.

S’agissant de la restructuration du chiffre d’affaires des banques publiques, le ministre des Finances a annoncé l’allocation de 400 MDT supplémentaires qui seront consacrés à la recapitalisation des banques publiques.

– L’usage des soukouks islamiques à partir de fin décembre 2013.

Elyes Fakhfakh, ministre des finances a fait savoir, d’autre part, que les négociations des soukouks islamiques avancent, particulièrement sur le plan réglementaire. La loi relative à ce produit financier, fait l’objet d’un examen à l’ANC, notant qu’une commission technique sera créée, et se chargera de cette opération. Elyes Fakhfakh a aussi indiqué que les efforts s’intensifient pour que la Tunisie soit le premier pays à utiliser le financement islamique, d’ici fin de l’année.

– Amélioration au niveau des réservations touristiques

De son coté, Jamel Gamra, ministre du tourisme, a affirmé que les préparatifs vont bon train pour la haute saison touristique. Le conseil ministériel s’est penché sur 4 thèmes principaux. Il s’agit de la promotion environnementale, la garantie de la sécurité au sein du pays, l’amélioration de la qualité des services, ainsi que le développement des compagnes promotionnelles.

Jamel Gamra a indiqué que les efforts se poursuivent pour atteindre l’objectif fixé.

Sur un autre plan, le ministre a souligné l’amélioration du taux de réservations ces dernières semaines. En effet, une évolution considérable a été affichée au niveau des marchés russe et français, qui ont connu une baisse notable durant la période précédente.

Coté promotionnel, l’intérêt se focalise actuellement sur l’intensification des opérations auprès des marchés traditionnels (à l’instar de la France) , les marchés voisins (Algérie) et les marchés promoteurs (la Turquie).

Wiem Thebti

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Elaboré sur la base de prévisions liées essentiellement aux résultats attendus pour 2012

Elaboré sur la base de prévisions liées essentiellement aux résultats attendus pour 2012, le budget de l’Etat pour 2013 qui s’élève à 26 milliards 792 millions de dinars, fait déjà polémique à plus d’un titre.

Africanmanager a recueilli les opinions deux experts.

Le budget de l’Etat de 2013 s’inscrit dans la continuité

« La Tunisie dispose de beaucoup d’atouts qui lui permettent d’atteindre les objectifs escomptés par ce budget, que je considère ambitieux et dont la réalisation dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels il faut citer la sécurité et la stabilité politico-sociale », nous affirme Salah Dhibi, expert en économie.

Dans un environnement international marqué par la récession des économies des partenaires classiques de la Tunisie, notamment européens, l’expert insiste sur l’importance d’axer les efforts sur les grands projets des travaux d’infrastructure et des investissements surtout au niveau des régions défavorisées. « Certes dit-il , ces grands projets n’auront pas une rentabilité immédiate , mais ils contribueront, dans un premier temps à la résorption du chômage pour se transformer ,au moment de la relance économique à venir , en un levier de développement efficace » Et il ajoute que « en ce qui concerne le cours du baril qui s’élève à 110$ US , les experts s’attendent à ce que ce chiffre soit maintenu en l’état, à moins que le cours du dollar remonte, ce qui ne sera pas sans impact sur les coûts de production et par voie de conséquence sur les exportations dans la mesure où il faut s’attendre à ce que le gouvernement augmente le prix à la pompe ».

Pour l’économiste Abderrahman Fendri, le budget de l’Etat au titre de l’année 2013 s’inscrit dans la continuité au moment où le pays a besoin de mesures exceptionnelles, précisant que « le Gouvernement veille aux équilibres généraux en matière de déficit budgétaire et de taux de l’endettement public, d’où la limitation des ressources budgétaires à un niveau légèrement au -dessus de celui de l’année dernière (+4,9 %) ».

En temps normal, la surveillance des équilibres budgétaires est de mise, selon Abderrahmene Fendri, mais étant donné les défis que la Tunisie est appelée de relever, un déficit budgétaire plus élevé que ce qui est habituellement toléré et/ou un taux d’endettement encore plus élevé devraient être admis.

Pour lui, l’objectif le plus important n’est pas l’équilibre facial du budget, l’essentiel est de veiller à employer le maximum de ressources dans le titre 2, c’est-à-dire dans le budget de développement. En effet, un budget déséquilibré du fait de l’importance des dépenses de développement est plus recommandé qu’un budget équilibré qui alloue davantage de ressources au fonctionnement.

Interrogé sur les nouveautés annoncées par le ministère des finances, que ce soit en termes de ressources ou d’emplois, il a estimé qu’il est nécessaire que les recettes fiscales se développent. Le secteur informel, de plus en plus important, et la fraude fiscale doivent constituer un gisement important pour accroître les ressources fiscales de l’Etat. « Pour ce qui est de l’endettement, s’il est contracté pour financer des projets d’investissement et de développement, il ne doit pas constituer un péché », ajoute t-il.

Pour sa part, Salah Dhibi prévoit que le recours aux ressources propres pour financer le budget de l’Etat est une bonne chose, mais encore faut-il que ces ressources propres soient disponibles et soient payées par le contribuable dans les meilleures conditions d’équité, de transparence et de légalité. « Un citoyen qui paie ses impôts régulièrement a besoin de voir sa contribution au budget de l’Etat utilisée à bon escient, faute de quoi, il sera découragé ; faut-il préciser aussi qu’un taux d’impôt excessif peut jouer à contre-courant « l’impôt tue l’impôt » affirme-t-il en conclusion.

D’après Dhibi, la prudence doit être de mise au niveau de l’élévation des taux d’imposition et de la pression fiscale sur le contribuable.

L’emploi et le développement, deux secteurs marginalisés

Certains secteurs sociaux, l’emploi et le développement à l’intérieur du pays « n’ont pas bénéficié d’une attention particulière » dans ledit projet du budget. Sur cette question, Salah Dhibi affirme que ces deux secteurs ne sont pas l’apanage de l’Etat. Selon lui, l’investissement privé a évidemment un rôle important à jouer surtout dans une économie qui se veut libérale. « L’Etat doit, à mon sens, agir au niveau de l’infrastructure (routes, chemin de fer, barrages, …) et c’est cette dernière qui va encourager l’investissement ». Et d’ajouter : « Un effort doit être engagé pour accélérer la décentralisation administrative et le développement économique des régions. Il est vrai que les disparités entre les régions ont été mises à nu après la révolution, et le budget 2013 n’a pas donné les solutions nécessaires pour les atténuer ».

Dans ce sens, on aurait pu encourager le travail indépendant au profit de la TPE (Très Petite Entreprise) par le biais de la micro finance, et le budget 2013 aurait dû prévoir une somme plus importante au profit des associations de développement et de microcrédits, vu leur capacité à contribuer au développement régional et à absorber un certain taux de chômage dans les régions concernées.

En fait, ces associations jouent un rôle important dans la création de microprojets, en raison de leur proximité des bénéficiaires et la célérité de leur action dans l’octroi des crédits.

Abderrahman Fendri relève que si l’administration est incapable de réaliser un projet, il est en effet inutile de le budgéter. Cependant, il suggère que la Tunisie encourage la réalisation de projets en PPP (Partenariat Public Privé). Cette forme de financement des projets présente, en effet, l’avantage de contribuer à la réalisation de projets d’envergure, sans autofinancement, par des spécialistes responsables, et en tout cas capables d’honorer leurs engagements dans les meilleures conditions de délais et de qualité.

Quelles seront les dispositions à prendre dans la nouvelle loi des finances?

Pour Salah Dhibi, les dispositions prévues dans la loi des finances dans l’exercice de l’année 2013 tournent presque autour des mêmes axes que ceux des années précédentes. On cite les dispositions pour encourager la capacité concurrentielle de l’entreprise, l’emploi et l’investissement. Les dispositions ayant un caractère social visent à encourager la transparence et l’appui des règles de la concurrence loyale et à éviter l’évasion fiscale, de même qu’elles tendent à poursuivre la réforme fiscale.

« La loi des finances de 2013, à l’instar de la précédente, prévoit quelques mesures d’adaptation de la loi fiscale sans en changer les fondamentaux », dit Abderrahman Fendri,.

D’après lui, la loi des finances semble comporter notamment un nouveau palier d’imposition pour les gros revenus des personnes physiques. Finalement, ceci ne touchera qu’une infime part de la population soumise à l’IRPP, puisque les revenus de dividendes sont en tout cas non soumis à l’impôt et que, généralement, les gros revenus ne proviennent pas de salaires ou de revenus d’activités exercées par des personnes physiques soumises à l’IRPP. En l’absence de gros salaires en Tunisie, l’effet de cette mesure sur les recettes fiscales ne sera pas important. Nous convenons que la situation n’est pas adéquate pour une refonte totale de la législation fiscale, mais nous ne comprenons pas le fait que le régime d’imposition forfaitaire, auquel sont soumis plusieurs dizaines de milliers d’assujettis, ne soit pas remis en question, soit dans son étendue, soit dans son barème, soit dans les deux à la fois » conclut-il.

Wiem Thebti

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Elaboré sur la base de prévisions liées essentiellement aux résultats attendus pour 2012

Elaboré sur la base de prévisions liées essentiellement aux résultats attendus pour 2012, le budget de l’Etat pour 2013 qui s’élève à 26 milliards 792 millions de dinars, fait déjà polémique à plus d’un titre.

Africanmanager a recueilli les opinions deux experts.

Le budget de l’Etat de 2013 s’inscrit dans la continuité

« La Tunisie dispose de beaucoup d’atouts qui lui permettent d’atteindre les objectifs escomptés par ce budget, que je considère ambitieux et dont la réalisation dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels il faut citer la sécurité et la stabilité politico-sociale », nous affirme Salah Dhibi, expert en économie.

Dans un environnement international marqué par la récession des économies des partenaires classiques de la Tunisie, notamment européens, l’expert insiste sur l’importance d’axer les efforts sur les grands projets des travaux d’infrastructure et des investissements surtout au niveau des régions défavorisées. « Certes dit-il , ces grands projets n’auront pas une rentabilité immédiate , mais ils contribueront, dans un premier temps à la résorption du chômage pour se transformer ,au moment de la relance économique à venir , en un levier de développement efficace » Et il ajoute que « en ce qui concerne le cours du baril qui s’élève à 110$ US , les experts s’attendent à ce que ce chiffre soit maintenu en l’état, à moins que le cours du dollar remonte, ce qui ne sera pas sans impact sur les coûts de production et par voie de conséquence sur les exportations dans la mesure où il faut s’attendre à ce que le gouvernement augmente le prix à la pompe ».

Pour l’économiste Abderrahman Fendri, le budget de l’Etat au titre de l’année 2013 s’inscrit dans la continuité au moment où le pays a besoin de mesures exceptionnelles, précisant que « le Gouvernement veille aux équilibres généraux en matière de déficit budgétaire et de taux de l’endettement public, d’où la limitation des ressources budgétaires à un niveau légèrement au -dessus de celui de l’année dernière (+4,9 %) ».

En temps normal, la surveillance des équilibres budgétaires est de mise, selon Abderrahmene Fendri, mais étant donné les défis que la Tunisie est appelée de relever, un déficit budgétaire plus élevé que ce qui est habituellement toléré et/ou un taux d’endettement encore plus élevé devraient être admis.

Pour lui, l’objectif le plus important n’est pas l’équilibre facial du budget, l’essentiel est de veiller à employer le maximum de ressources dans le titre 2, c’est-à-dire dans le budget de développement. En effet, un budget déséquilibré du fait de l’importance des dépenses de développement est plus recommandé qu’un budget équilibré qui alloue davantage de ressources au fonctionnement.

Interrogé sur les nouveautés annoncées par le ministère des finances, que ce soit en termes de ressources ou d’emplois, il a estimé qu’il est nécessaire que les recettes fiscales se développent. Le secteur informel, de plus en plus important, et la fraude fiscale doivent constituer un gisement important pour accroître les ressources fiscales de l’Etat. « Pour ce qui est de l’endettement, s’il est contracté pour financer des projets d’investissement et de développement, il ne doit pas constituer un péché », ajoute t-il.

Pour sa part, Salah Dhibi prévoit que le recours aux ressources propres pour financer le budget de l’Etat est une bonne chose, mais encore faut-il que ces ressources propres soient disponibles et soient payées par le contribuable dans les meilleures conditions d’équité, de transparence et de légalité. « Un citoyen qui paie ses impôts régulièrement a besoin de voir sa contribution au budget de l’Etat utilisée à bon escient, faute de quoi, il sera découragé ; faut-il préciser aussi qu’un taux d’impôt excessif peut jouer à contre-courant « l’impôt tue l’impôt » affirme-t-il en conclusion.

D’après Dhibi, la prudence doit être de mise au niveau de l’élévation des taux d’imposition et de la pression fiscale sur le contribuable.

L’emploi et le développement, deux secteurs marginalisés

Certains secteurs sociaux, l’emploi et le développement à l’intérieur du pays « n’ont pas bénéficié d’une attention particulière » dans ledit projet du budget. Sur cette question, Salah Dhibi affirme que ces deux secteurs ne sont pas l’apanage de l’Etat. Selon lui, l’investissement privé a évidemment un rôle important à jouer surtout dans une économie qui se veut libérale. « L’Etat doit, à mon sens, agir au niveau de l’infrastructure (routes, chemin de fer, barrages, …) et c’est cette dernière qui va encourager l’investissement ». Et d’ajouter : « Un effort doit être engagé pour accélérer la décentralisation administrative et le développement économique des régions. Il est vrai que les disparités entre les régions ont été mises à nu après la révolution, et le budget 2013 n’a pas donné les solutions nécessaires pour les atténuer ».

Dans ce sens, on aurait pu encourager le travail indépendant au profit de la TPE (Très Petite Entreprise) par le biais de la micro finance, et le budget 2013 aurait dû prévoir une somme plus importante au profit des associations de développement et de microcrédits, vu leur capacité à contribuer au développement régional et à absorber un certain taux de chômage dans les régions concernées.

En fait, ces associations jouent un rôle important dans la création de microprojets, en raison de leur proximité des bénéficiaires et la célérité de leur action dans l’octroi des crédits.

Abderrahman Fendri relève que si l’administration est incapable de réaliser un projet, il est en effet inutile de le budgéter. Cependant, il suggère que la Tunisie encourage la réalisation de projets en PPP (Partenariat Public Privé). Cette forme de financement des projets présente, en effet, l’avantage de contribuer à la réalisation de projets d’envergure, sans autofinancement, par des spécialistes responsables, et en tout cas capables d’honorer leurs engagements dans les meilleures conditions de délais et de qualité.

Quelles seront les dispositions à prendre dans la nouvelle loi des finances?

Pour Salah Dhibi, les dispositions prévues dans la loi des finances dans l’exercice de l’année 2013 tournent presque autour des mêmes axes que ceux des années précédentes. On cite les dispositions pour encourager la capacité concurrentielle de l’entreprise, l’emploi et l’investissement. Les dispositions ayant un caractère social visent à encourager la transparence et l’appui des règles de la concurrence loyale et à éviter l’évasion fiscale, de même qu’elles tendent à poursuivre la réforme fiscale.

« La loi des finances de 2013, à l’instar de la précédente, prévoit quelques mesures d’adaptation de la loi fiscale sans en changer les fondamentaux », dit Abderrahman Fendri,.

D’après lui, la loi des finances semble comporter notamment un nouveau palier d’imposition pour les gros revenus des personnes physiques. Finalement, ceci ne touchera qu’une infime part de la population soumise à l’IRPP, puisque les revenus de dividendes sont en tout cas non soumis à l’impôt et que, généralement, les gros revenus ne proviennent pas de salaires ou de revenus d’activités exercées par des personnes physiques soumises à l’IRPP. En l’absence de gros salaires en Tunisie, l’effet de cette mesure sur les recettes fiscales ne sera pas important. Nous convenons que la situation n’est pas adéquate pour une refonte totale de la législation fiscale, mais nous ne comprenons pas le fait que le régime d’imposition forfaitaire, auquel sont soumis plusieurs dizaines de milliers d’assujettis, ne soit pas remis en question, soit dans son étendue, soit dans son barème, soit dans les deux à la fois » conclut-il.

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Le budget de l’Etat tunisien pour l'exercice 2013 vient d'être finalisé par le gouvernement provisoire. Il a été présenté mardi

Le budget de l’Etat tunisien pour l’exercice 2013 vient d’être finalisé par le gouvernement provisoire. Il a été présenté mardi, à l’Assemblée nationale constituante et ce après son approbation par le conseil des ministres tenu, vendredi 16 novembre 2012. Le projet du budget de 2013, s’élève à 26 milliards 792 millions de dinars, enregistrant ainsi, une hausse de 4,9% par rapport aux résultats prévus dans le cadre du budget 2012.

Il convient de noter que le budget de 2013 a été établi sur la base de plusieurs hypothèses liées essentiellement, aux résultats prévus pour 2012, à l’évolution des différentes indicateurs économiques conformément au schème de développement de 2013, notamment, en ce qui concerne les estimations du taux de croissance (4,5% aux prix constants et 9,8% aux prix courants).

Le budget de l’Etat se caractérise par plusieurs nouveautés, notamment en termes de ressources. Il s’agit de recourir aux ressources nationales qui représentent désormais 75% du total des ressources du budget.

Pour la première fois en Tunisie, le budget de l’Etat sera financé par des « Soukouks » islamiques d’une valeur avoisinant 1 000 millions de dinars. De plus, une nouvelle approche fiscale sera proposée afin de concrétiser la justice fiscale entre toutes les catégories sociales mais également pour renforcer les caisses de l’Etat.

Pour ce qui est des dépenses, 77% des dépenses de gestion proviennent de la contribution des rémunérations.

De même, la subvention directe de l’Etat (produits de base, hydrocarbures et le transport) gardera un taux élevé de 4 200 millions de dinars ou l’équivalent de 5,4% du PIB contre 5,9% en 2012.

Sur un autre volet, le rapport relève que le projet du budget de l’Etat pour 2013 est capable de préserver au maximum les équilibres généraux de l’économie du pays, partant de la maîtrise des équilibres financiers et l’ambition de limiter l’endettement.

Le budget d’Etat 2013 réservera 62% des dépenses de gestion au profit du secteur social et 63% des dépenses de développement pour le secteur économique.

Il s’agit notamment de ne pas un plafond de 47% en matière d’endettement public fin 2013.

Les estimations du projet du budget de l’Etat 2013 ont été basées sur la mobilisation des ressources propres, l’amélioration du rendement fiscal, la gestion des ressources provenant des crédits et l’adoption d’une politique de gestion des dettes publiques.

Le budget de l’Etat 2013 aura une connotation sociale avec un effort de création d’emplois dans la fonction publique et la poursuite de la politique de compensation. Cela nécessite la mobilisation des financements nécessaires pour la réalisation des réformes structurelles engagées.

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Le budget de l'Etat pour la prochaine année (2013) devra atteindre 26 milliards 342 millions de dinars

Le budget de l’Etat pour la prochaine année (2013) devra atteindre 26 milliards 342 millions de dinars, contre 25 milliards 401 millions de dinars en 2012, soit une hausse de 3,1%, a annoncé le ministre des finances par intérim, Slim Besbes. Dans un entretien accordé à l’Agence TAP, il a indiqué que l’objectif recherché est de parvenir à un taux de croissance de l’ordre de 3,5%. Il s’agit en outre de maintenir le déficit budgétaire à 5,9%, contre 6,6% pour cette année.

Les prévisions tablent sur des ressources propres de l’Etat de l’ordre de 19 milliards 525 millions de dinars et un volume d’endettement extérieur de l’ordre de 6817 millions de dinars.

Hausse de 12% de la masse salariale

Le ministre des fiances par intérim a par ailleurs précisé que la masse salariale, inscrites dans le cadre des dépenses de gestion, devront enregistrer une importante hausse, atteignant près de 9802 MD, soit une augmentation de 12% par rapport au budget de l’année en cours. Cette hausse, explique encore Slim Besbes, est notamment due à l’augmentation des salaires, outre l’impact des recrutements programmés dans la fonction publique au titre de l’année 2012. Dans le cadre du budget 2013, 19 mille postes sont programmés dans la fonction publique, a-t-il rappelé.

Concernant les dépenses de subvention, le ministre a fait savoir, qu’il y aura à ce niveau-là et pour la première fois, une baisse pour atteindre 3900 MD au cours de l’exercice 2013, contre 4226 MD programmés dans le budget initial et actualisé pour l’année 2012.

Au cours de l’année 2010, le budget de subvention a atteint 1500 MD et 2400 MD en 2011.

Les dépenses de développement, atteindront 5500 MD contre 6400 MD d’après les estimations de la loi des finances complémentaire de 2012, indique le ministre.

Sur un autre plan, le ministre a relevé que le niveau du service de la dette pour l’année prochaine, sera plus élevé par rapport aux années précédentes parce qu’il y aura un paiement de dettes extérieures de l’ordre de 4220 MD contre 4139 MD en 2012 et 3600 MD en 2011.

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Le ministre du développement régional et de la planification Jameleddine Gharbi a annoncé

Le ministre du développement régional et de la planification Jameleddine Gharbi a annoncé, vendredi, que la consultation sur le budget 2013 sera élargie à toutes les délégations de la République.
Jameleddine Gharbi a précisé, au terme du conseil ministériel tenu vendredi, au palais du gouvernement à la Kasbah, que des commissions locales de développement seront mise en place pour associer les délégations et les zones rurales à cette consultation.
Les commissions comprendront des membres de l’Assemblée Nationale Constituante ainsi que des représentants des associations de développement, de la société civile, des structures syndicales et sectorielles et des différentes administrations locales dans chaque région.
Elles auront la charge, a indiqué le ministre, de déterminer et de suivre les projets prioritaires.

 

Le ministère a constitué, a-t-il dit dans ce sens, une base de données sur la situation de chaque délégation (infrastructure de base, services publics et sociaux, taux de pauvreté, taux de chômage…).

« Ces données seront exploitées pour avoir une idée sur le niveau de développement de chaque délégation », a souligné le ministre, spécifiant que le but est « d’avoir une vision quantitative du développement et sortir du simple schéma qualitatif ».
Il a fait remarquer que ces données seront prochainement accessible au public sur le site Internet du ministère.

Une évaluation du développement et de la croissance économique en 2013 a été présentée au cours du conseil ministériel tenu aujourd’hui, a indiqué le ministre, précisant qu’il s’agit d’une « vision fondée sur un ensemble d’indicateurs économiques qui se rapportent au premier semestre 2012 ainsi que sur les prévisions pour le second semestre 2012 et pour l’année 2013 ».

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