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Le rideau est tombé

Le rideau est tombé, ce jeudi soir, sur le 22ème congrès national de l’UGTT avec l’élection d’un nouveau bureau exécutif qui sera dirigé par le nouveau secrétaire général, Houcine Abassi.

S’agit-il d’un tournant dans l’action que la centrale syndicale envisage de conduire alors que se multiplient et s’aggravent les défis auxquels la Tunisie doit faire face et que la Révolution du 14 janvier a créé une nouvelle réalité qui commande des approches inédites, et des vocations nouvelles pour les uns et les autres ?

Dès l’abord, on ne manquera pas de relever ce qui peut s’apparenter au postulat dans lequel l’organisation ouvrière s’est toujours reconnue et qui a été souligné noir sur blanc dans la motion générale adoptée par les congressistes, à savoir l’UGTT « était, demeure et restera à jamais » une force de militantisme et d’édification pour un avenir meilleur de la Tunisie.

C’est visiblement l’un des rares vecteurs de continuité qui empreint l’action syndicale, laquelle semble, dans les faits, s’orienter vers d’autres axes de deux ordres : l’un politique, l’autre économique. Le politique, c’est cette affirmation sans ambigüité que l’UGTT entend jouer un rôle politique majeur en tant que partenaire à part entière et avec lequel il importe de composer.

Ce rôle, on en décèle les préliminaires dans « l’espoir » exprimé de voir la prochaine constitution de la République instituer la souveraineté du peuple, à travers la séparation des pouvoirs et l’alternance pacifique au pouvoir afin de répondre aux aspirations du peuple tunisien et de placer la Tunisie dans le concert des nations développées qui jouissent de la liberté, de la démocratie, de l’équité et d’une vie digne, et d’en faire un pays ancré dans son identité arabo-islamique, tout en restant ouverte sur les valeurs universelles.

On y verra moins une profession de foi et une adhésion à des valeurs partagées que l’expression d’une manifeste volonté de la centrale syndicale de chercher des soutiens auprès des autres composantes de l’establishment politique et des forces sociales , nommément les différents partis politiques, organisations et associations ayant en commun les mêmes principes et objectifs, pour une action qui s’inscrit dans le droit-fil du rôle d’appui à l’action de la société civile, « l’objectif étant de développer la vie politique de manière à contribuer activement aux débats sur les choix de développement et partant, réaliser les aspirations du peuple tunisien ».

Plus concrètement et plus spécifiquement, le nouveau gouvernement est appelé, pour ne pas dire sommé, d’adopter une politique d’emploi aux contours clairs à travers la révision du système des relations de travail, l’instauration d’un dialogue social constructif et responsable et la promotion de la région au statut de pôle actif de développement en lui conférant davantage d’autonomie.

Faisant référence à la révolution du 14 janvier « une parfaite illustration du refus par les Tunisiens des choix libéraux qui n’ont cessé de creuser les écarts et les disparités entre les régions et de générer des difficultés supplémentaires pour les entreprises nationales, provoquant ainsi une crise d’emploi », l’organisation syndicale insiste sur « la dynamique qui a permis à l’organisation ouvrière d’aller de l’avant sur la voie de la réalisation des acquis historiques, à travers la suppression de la formule de la sous-traitance dans le secteur public et l’identification de solutions alternatives aux catégories sociales démunies, en plus de la révision du pouvoir d’achat des salariés dans le cadre de la responsabilité, tout en prenant en considération les spécificités de la conjoncture nationale ».

Au demeurant, l’UGTT estime que la situation économique dans le pays commande d’unifier les rangs au service de la Tunisie loin des calculs politiques étriqués et des tentatives d’atteinte à la réputation de l’organisation syndicale en lui imputant, à elle seule, la responsabilité de la détérioration de la situation.

Enfin , autre exhortation : celle plaidant pour la révision du code d’incitation aux investissements, appelant à édifier une économie nationale fondée sur la protection de l’investisseur national, loin de toutes les formes de spéculation, et à mettre en place un cadre législatif idoine et un climat d’investissement transparent garanti par une justice indépendante qui exerce sa mission, loin des milieux politiques et financiers.

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