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Mauvais départ d’une relation qui pourrait être aussi tumultueuse qu’avec Mustapha Nabli

Mauvais départ d’une relation qui pourrait être aussi tumultueuse qu’avec Mustapha Nabli, ou simple scène de ménage entre un vrai couple qui s’entend comme deux larrons en foire (le gouvernement de Hammadi Jbali qui tient à mettre l’institut d’émission entre ses mains et le poulain du président provisoire Moncef Marzouki, à la Banque Centrale de Tunisie )?

La dernière précision de la BCT, presque passée sous silence dans les médias tunisiens, pousse en effet à se poser cette question. Cela, d’autant plus que l’essence de la précision, qui est l’indépendance de la BCT, était aussi l’essence de la dispute entre le même gouvernement et l’ancien gouverneur de la BCT.

A peine sorti d’une campagne qui étripait tout son passé, plus ou moins pro-Ben Ali et qui l’avait amené à aller s’excuser sur les ondes d’une Radio privée sans pour autant dénigrer le fauteuil offert, Chedli Ayari, s’en est récemment allé rencontrer les 3 têtes du pouvoir tunisien, actuellement en place. Et c’est, justement avec Hammadi Jbali, dont les conseillers avaient fini par tomber la tête d’un Gouverneur qui refusait de mettre la politique financière à la disposition de la politique économique, que le Hic se produisit.

Tout aurait pu se passer en catimini, si ce n’est la mise au point publiée par la BCT sur son site. On y lisait notamment que «dans le compte rendu des propos de Chedli Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie à l’issue de son entretien, en date du 2 aout 2012, avec le Chef du

Gouvernement, Hammadi Jbali, une confusion a été relevée. Ainsi, il a été rapporté que le gouverneur de la BCT aurait déclaré que l’indépendance de la Banque centrale est garantie, mais cela ne doit pas empêcher l’instauration d’une culture nouvelle basée sur l’action commune avec le gouvernement dans la définition de la politique monétaire. Or, si Chedli Ayari a insisté sur l’indépendance de la BCT, il a en effet précisé qu’elle devrait s’accompagner d’une culture nouvelle basée sur l’action commune avec le gouvernement dans la définition d’une politique de développement participative».

La précision de Chedli Ayari ressemblerait ainsi à une rebuffade et à un rappel à l’ordre du gouvernement, à propos d’une question qui était derrière le renvoi de son prédécesseur. Visiblement ainsi, le nouveau gouverneur de la BCT, voudrait se comporter comme l’ancien, sur deux questions. D’abord, sur la question de l’indépendance de l’Institut d’émission, plus soucieuse des équilibres fondamentaux que des besoins dépensiers du gouvernement. Ensuite sur la question de l’indépendance de la politique monétaire, plus restrictive et dont le seul objectif est la maitrise de l’inflation, que de la politique économique du gouvernement qui est plus expansive et moins soucieuse des équilibres globaux, que de l’impact social et politicien de sa politique économique. Est-ce vraiment le cas, ou C. Ayari cacherait-il son jeu ?

A moins que le nouveau gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, n’essai par cette précision son obédience et ne cache un agenda bien déterminé, on se poserait cependant la question de savoir, pourquoi a-t-il fait cela, alors qu’il sait pertinemment que M.K Nabli avait été révoqué par ce qu’il voulait justement faire la même chose ?

Sinon, Nabli dégagé par la complicité des trois composantes de la troïka, le nouveau gouverneur de la BCT, devrait maintenant, comme le voudrait normalement ceux qui l’on nommé malgré ses défauts, «épurer la BCT». D’abord changer de vice-gouverneur, comme le demande Rached Ghannouchi dans une dernière interview (Qui a dit qu’il n’était pas le vice chef de Gouvernement ?). Ensuite doter la BCT d’un nouveau Conseil d’administration, l’actuel étant forcément accusé d’avoir soutenu l’ancien gouverneur. Et enfin, restructurer et auditer la BCT pour renforcer la poigne gouvernementale sur l’institut d’émission, de l’intérieur !

A moins de tous cela, on aurait tendance à croire que Chedli Ayari se serait réveillé en quelques jours, à Dieu ne plaise, aux réalités de la situation économique de la Tunisie, telles que ne voulaient pas l’entendre dire ceux qui l’on renvoyé. Si tel est le cas, chercherait-il simplement à suivre le «mauvais exemple » de son prédécesseur et terminer ses vieux jours d’économiste par un coup d’éclat de Kamikaze ? Wait and see !

Khaled Boumiza

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