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La douane et la police sont les deux secteurs institutionnels les plus touchés par la corruption

La douane et la police sont les deux secteurs institutionnels les plus touchés par la corruption, selon un sondage récent de l’institut tunisien de la compétitivité et des Etudes quantitatives (ITCEQ), rendu public, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 23 octobre 2012à Tunis. En effet, 25% des personnes sondées estiment qu’ils ont été victimes de la corruption dans le secteur de la douane, tandis que 20% dans celui de la police. La corruption a aussi touché plusieurs autres domaines, à savoir le système judiciaire, le système fiscal, les collectivités locales, le secteur financier et les services publics.

Le sondage a également révélé que 34% des entreprises interrogées estiment que la corruption est la contrainte majeure au développement de leurs activités. D’ailleurs, à la question suivante : Vous trouvez-vous encore contraint à faire des versements non officiels ? 22% des sondé ont répondu par « oui » et 61% par « non ». Parmi les interrogés qui ont répondu par « oui », 74% estiment que l’accélération d’un service est la principale raison qui pousse les entreprises à faire des versements non officiels, tandis que 43% ont indiqué qu’ils ont été obligés de recourir à cette méthode pour éviter un problème et 19% pour obtenir un permis ou une autorisation.

Le sondage a montré aussi que la perception du climat des affaires des entreprises n’a pas été seulement marquée par la corruption, mais aussi par l’insécurité. En effet, 41% des interrogés estiment que l’insécurité est la contrainte la plus dénoncée par les chefs d’entreprise. Bien encore, 53% considèrent que l’insécurité est le facteur le plus fréquemment mentionné comme portant préjudice à la compétitivité des entreprises. 6,3% des personnes sondées témoignent également qu’ils ont dû suspendre leur activité, au cours du premier semestre 2012, à cause de l’absence de la sécurité.

Au sujet de l’investissement, le sondage a montré que le rétablissement de la stabilité politique, économique et sociale est considéré actuellement comme le principal déterminant de l’investissement. En effet, 70% des personnes interrogées considèrent que les principaux déterminants de l’investissement doivent se décliner dans la stabilité économique, sociale et politique qui est primordiale pour le développement des entreprises, tandis que 66% personnes ont relié cela aux perspectives de l’évolution de la demande, 42% déclarant que la reprise de l’investissement est tributaire des incitations fiscales accordées par les pouvoirs publics. Les personnes sondées ont également évoqué les conditions de financement, la disponibilité des compétences, les incitations financières et les infrastructures de base.

Au niveau des investissements accomplis, le même sondage a révélé que 59% des entreprises tunisiennes n’ont pas réalisé des investissements en 2012, et ce en raison essentiellement d’un climat social non adéquat (grèves, sit-in…). Les Tunisiens ont également évoqué plusieurs raisons, à savoir le manque des moyens de financement, l’insuffisance de la demande et la non disponibilité de la main d’œuvre.

Sur les perspectives de développement des entreprises tunisiennes, il semble, d’après le sondage, que les entrepreneurs tunisiens n’arrivent plus à faire des pronostics dans un environnement caractérisé par une instabilité politique, économique et sociale. En effet, 43% des entreprises sondées voient que les perspectives d’évolution de leurs activités seront à la hausse, tandis que 12% l’estiment vers la baisse. Le plus surprenant est que 23% des interrogés ont affirmé qu’ils n’ont pas de prévisions pour le second semestre de l’année en cours. Pour l’année 2013, les perspectives de développement restent aussi floues, puisque 47% des entreprises sondées ignorent leurs perspectives d’évolution et 38% seulement prévoient une hausse.

A l’interrogation suivante : projetez- vous réaliser des investissements ? Pour l’année 2013, 42% ont répondu par « oui », 17% par « non », tandis que 41% ont déclaré qu’ils n’ont pas de vision. A moyen et à long termes, les réponses à cette question étaient aussi semblables à celles de l’année 2013. En effet, 50% des questionnés ont répondu par « je ne sais pas », tandis que 44% ont répondu par « oui » et 6% par « non ».

Pour rappel, le sondage a été effectué par l’institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ) relevant du ministère du Développement régional et de la Planification. Ayant pour thème : « climat des affaires : principaux résultats de l’enquête de compétitivité », le sondage a été réalisé du 23 au 24 juin 2012 sur 1050 entreprises privées réparties sur tout le territoire tunisien et opérant dans l’industrie, et les services. 807 personnes ont répondu au questionnaire, soit un taux de réponse de 77%.

Khadija Taboubi

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La douane et la police sont les deux secteurs institutionnels les plus touchés par la corruption

La douane et la police sont les deux secteurs institutionnels les plus touchés par la corruption, selon un sondage récent de l’institut tunisien de la compétitivité et des Etudes quantitatives (ITCEQ), rendu public, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 23 octobre 2012à Tunis. En effet, 25% des personnes sondées estiment qu’ils ont été victimes de la corruption dans le secteur de la douane, tandis que 20% dans celui de la police. La corruption a aussi touché plusieurs autres domaines, à savoir le système judiciaire, le système fiscal, les collectivités locales, le secteur financier et les services publics.

Le sondage a également révélé que 34% des entreprises interrogées estiment que la corruption est la contrainte majeure au développement de leurs activités. D’ailleurs, à la question suivante : Vous trouvez-vous encore contraint à faire des versements non officiels ? 22% des sondé ont répondu par « oui » et 61% par « non ». Parmi les interrogés qui ont répondu par « oui », 74% estiment que l’accélération d’un service est la principale raison qui pousse les entreprises à faire des versements non officiels, tandis que 43% ont indiqué qu’ils ont été obligés de recourir à cette méthode pour éviter un problème et 19% pour obtenir un permis ou une autorisation.

Le sondage a montré aussi que la perception du climat des affaires des entreprises n’a pas été seulement marquée par la corruption, mais aussi par l’insécurité. En effet, 41% des interrogés estiment que l’insécurité est la contrainte la plus dénoncée par les chefs d’entreprise. Bien encore, 53% considèrent que l’insécurité est le facteur le plus fréquemment mentionné comme portant préjudice à la compétitivité des entreprises. 6,3% des personnes sondées témoignent également qu’ils ont dû suspendre leur activité, au cours du premier semestre 2012, à cause de l’absence de la sécurité.

Au sujet de l’investissement, le sondage a montré que le rétablissement de la stabilité politique, économique et sociale est considéré actuellement comme le principal déterminant de l’investissement. En effet, 70% des personnes interrogées considèrent que les principaux déterminants de l’investissement doivent se décliner dans la stabilité économique, sociale et politique qui est primordiale pour le développement des entreprises, tandis que 66% personnes ont relié cela aux perspectives de l’évolution de la demande, 42% déclarant que la reprise de l’investissement est tributaire des incitations fiscales accordées par les pouvoirs publics. Les personnes sondées ont également évoqué les conditions de financement, la disponibilité des compétences, les incitations financières et les infrastructures de base.

Au niveau des investissements accomplis, le même sondage a révélé que 59% des entreprises tunisiennes n’ont pas réalisé des investissements en 2012, et ce en raison essentiellement d’un climat social non adéquat (grèves, sit-in…). Les Tunisiens ont également évoqué plusieurs raisons, à savoir le manque des moyens de financement, l’insuffisance de la demande et la non disponibilité de la main d’œuvre.

Sur les perspectives de développement des entreprises tunisiennes, il semble, d’après le sondage, que les entrepreneurs tunisiens n’arrivent plus à faire des pronostics dans un environnement caractérisé par une instabilité politique, économique et sociale. En effet, 43% des entreprises sondées voient que les perspectives d’évolution de leurs activités seront à la hausse, tandis que 12% l’estiment vers la baisse. Le plus surprenant est que 23% des interrogés ont affirmé qu’ils n’ont pas de prévisions pour le second semestre de l’année en cours. Pour l’année 2013, les perspectives de développement restent aussi floues, puisque 47% des entreprises sondées ignorent leurs perspectives d’évolution et 38% seulement prévoient une hausse.

A l’interrogation suivante : projetez- vous réaliser des investissements ? Pour l’année 2013, 42% ont répondu par « oui », 17% par « non », tandis que 41% ont déclaré qu’ils n’ont pas de vision. A moyen et à long termes, les réponses à cette question étaient aussi semblables à celles de l’année 2013. En effet, 50% des questionnés ont répondu par « je ne sais pas », tandis que 44% ont répondu par « oui » et 6% par « non ».

Pour rappel, le sondage a été effectué par l’institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ) relevant du ministère du Développement régional et de la Planification. Ayant pour thème : « climat des affaires : principaux résultats de l’enquête de compétitivité », le sondage a été réalisé du 23 au 24 juin 2012 sur 1050 entreprises privées réparties sur tout le territoire tunisien et opérant dans l’industrie, et les services. 807 personnes ont répondu au questionnaire, soit un taux de réponse de 77%.

Khadija Taboubi

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