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Mehdi Jomaa

Mehdi Jomaa, chef du gouvernement a donné, ce mardi, le coup d’envoi des préparatifs pour le Congrès économique national prévu pour le 28 mai prochain.

Cet événement d’envergure s’inscrit dans la cadre de l’action du gouvernement en faveur du redressement de l’économie nationale, et ce, avec la participation des ministères concernés, la BCT, les organisations nationales (UGTT et l’UTICA) ainsi que tous les partis politiques représentés à l’ANC, aux côtés d’un grand nombre d’experts et compétences opérant dans le domaine économique.

« L’important est de résoudre les problématiques qui sont d’ordre structurel et alléger les fortes pressions qui menacent notre économie », a déclaré d’emblée Mehdi Jomaa qui a souligné l’extrême l’importance de prendre des mesures d’urgences pour y faire face.

Il a affirmé avoir opté avec son équipe pour un choix difficile, à savoir le lancement de réformes économiques à long terme en dépit du temps limité qui leur est imparti, notant que de telles réformes sont de nature à ouvrir des perspectives pour le pays, tant au plan économique que social, et mettant l’accent sur l’importance du dialogue dans la réussite de ces réformes et de toute l’action gouvernementale. «Quelles que soient ses compétences, une équipe gouvernementale ne peut réaliser grand chose sans dialogue», a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a recommandé de ne pas l’impliquer dans les tiraillements politiques, demandant aux différentes parties de l’aider ainsi que les autres membres du gouvernement à se concentrer davantage sur les problèmes économiques, qu’il a qualifiés de « structurels beaucoup plus que conjoncturels ».

Evoquant l’importance des recettes touristiques pour l’économie tunisienne, il a mis l’accent sur la nécessité de faire réussir le pèlerinage juif à la Synagogue de la Ghriba (Djerba), lequel constitue un rendez-vous touristique important.

Parmi les priorités du gouvernement, figurent, en particulier, la relance de l’économie et la garantie d’un environnement propice au déroulement des élections à la fin de 2014, a-t-il encore dit.

A l’issue de cette séance préparatoire, Wided Bouchammaoui, présidente de l’UTICA a déclaré qu’il s’agit d’une première étape d’un plan de redressement de l’économie afin de mettre en place des décisions rigoureuses pour dépasser cette période critique.

Les débats, selon elle, portent sur nombre de thématiques d’urgence comme la rationalisation des subventions étatiques, la compétitivité, la productivité, le pouvoir d’achat ainsi que les problèmes liés à la contrebande.

Une nouvelle culture pour relancer l’économie

Dans le même contexte, le ministre de l’économie Hakim Ben Hammouda a précisé, dans une déclaration à Africanmanager, que le financement public et la productivité sont parmi les axes au cœur de ce congrès.

Pour lui, c’est une nouvelle culture fait sienne par la Tunisie en mettant les sujets économique au cœur d’un débat public tout en ouvrant la porte pour tous les intervenants afin de résoudre la crise actuelle.

Le ministre a indiqué que le congrès sera enrichi par un blog initié par son département dans son site officiel, où seront recueillis les avis et opinions des experts économiques au sujet de la situation économique en Tunisie, et leurs propositions y afférentes. De même, des équipes de travail seront constituées pour se concentrer sur chaque axe au sein desquelles seront représentées les ministères concernés, l’ANC et les composantes de la société civile.

Chedly Ayari : « Il faut une prise de conscience collective »

Pour réussir, Chedly Ayari, gouverneur de la BCT nous a souligné qu’une prise de conscience collective demeure une condition sine qua none pour accomplir cette mission « difficile » notamment dans un contexte marqué par un déséquilibre considérable entre les ressources propres de l’Etat et les dépenses. « Il est important d’avoir une responsabilité commune vis-à-vis de la gravité de la situation pour pouvoir avancer », a précisé Chedly Ayari qui s’est dit optimiste pour la réussite de cette manifestation venant à un moment particulier où les décisions devront être prises avant le mois de juin prochain.

Un avis partagé par l’économiste Mongi Boughzala qui a affirmé que la prise de décisions « douloureuses » dont les répercussions seraient sans doute néfastes ne pourraient se faire que dans le cadre d’une approche collective et globale impliquant les différents intervenants. « Œuvrer en vue de mettre en place ces décisions dans un délai précis est un indice encourageant pour surmonter cette période de crise jugée difficile, mais pas catastrophique », a-t-il encore dit.

Wiem Thebti

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