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Avec une valeur voisine de -51.5 %

Avec une valeur voisine de -51.5 %, en juillet, contre – 36.7 %, en avril dernier, l’indice du climat de consommation replonge à un niveau très faible témoignant de l’ampleur de la déprime chez les consommateurs. En fait, avec les anticipations à la hausse des prix et la stagnation des revenus, les consommateurs n’envisagent pas pour le moment effectuer des achats de produits durables.

Dans le cadre du suivi de l’évolution conjoncturelle de la demande interne, le Centre Tunisien de Veille et d’Intelligence Economique a mené, durant la première quinzaine du mois de juillet, une enquête auprès d’un panel de consommateurs.

Cette enquête s’intéresse aux conditions budgétaires des familles, à leurs perceptions des niveaux actuel et futur des prix, à l’opportunité de réaliser ou non des achats importants durant les prochaines semaines…

D’après le CTVIE, les différents soldes d’opinions calculés pour les questions ayant une dimension importante pour la conjoncture relative aux prochains mois ont permis d’évaluer à – 51.5 % l’indice du climat de consommation pour la fin du deuxième trimestre de 2012.En ce qui concerne l’évolution du budget familial, durant les trois derniers mois, près de 56% des répondants déclarent qu’il est resté sensiblement le même.

Pour près de 32 % des enquêtés, les revenus se sont dégradés. Seuls 12 % déclarent que leur budget s’est amélioré. Ces pourcentages sont à 1 % près les mêmes que les chiffres enregistrés, trois mois auparavant. Cela confirme que les conditions budgétaires n’ont pas réellement changé, durant ce dernier trimestre.

S’agissant de la capacité de ce budget à subvenir ou non aux besoins de la famille, la proportion des répondants estimant qu’il est insuffisant au point de les pousser à l’endettement, est évaluée à 21 % contre une proportion de 20 % en avril dernier.

Pour les autres répondants à l’enquête, près de 65 % déclarent que le budget est tout juste suffisant en utilisant l’épargne. Le reste des répondants, soit près de 14%, estiment que leur budget est suffisant et déclarent qu’il leur permet de réaliser une épargne. Cette dernière proportion était de 5 %, en avril dernier. De ce fait, on enregistre une légère amélioration dans l’utilisation du budget pour répondre aux besoins de la famille.

Concernant l’évolution passée du niveau général des prix, les appréciations expriment à 82 % que les prix ont augmenté, contre près de 98 %, en avril dernier. Pour 11 % des répondants, les prix sont restés sensiblement aux mêmes niveaux alors que près de 7 % estiment que les prix ont régressé. De ce fait, une accalmie au compte-gouttes est ressentie par les consommateurs au niveau de l’évolution des prix en attendant des lendemains meilleurs.

Sur un autre volet, et pour les trois prochains mois, près de 50 % des répondants anticipent que les prix continuent à augmenter, contre 18 % des répondants qui considèrent que les prix seront sensiblement aux mêmes niveaux alors que, pour 32 % restants, les prix vont baisser. Comparativement à la situation actuelle des prix, on constate que les anticipations des consommateurs expriment une attente consistant à ce que la hausse des prix soit stoppée.

L’enquête auprès des consommateurs s’intéresse à l’anticipation des familles de réaliser ou non des acquisitions de produits durables tels que les logements, les voitures, les meubles, etc. Il s’agit de savoir si oui ou non le moment actuel est opportun pour effectuer de tels achats.

Les réponses des consommateurs enquêtés sont sans appel : négatives à 94 % pour le logement, contre une proportion de 100%, durant le trimestre précédent. Les réponses sont également négatives à 94 % aussi bien pour l’achat des voitures que les meubles et négatives à près de 86 % pour les produits électroménagers et négatives également à 84 % pour le matériel électronique et/ou informatique et à 90 % pour l’acquisition de n’importe quel autre produit durable.

Les principaux arguments avancés par les consommateurs justifiant le report de leurs décisions d’achat évoquent, pour près de 59 %, les problèmes de financement et, pour 21%, l’incertitude quant à l’évolution de la conjoncture. Le reste des répondants, soit près de 20 % des répondants, n’éprouvent pas actuellement le besoin d’achat des produits cités.

S’agissant de leurs appréciations sur la situation économique globale relative aux trois derniers mois, près de 60 % des enquêtés estiment qu’elle s’est dégradée, contre une proportion de 59 % trois mois auparavant. La situation est jugée restée sensiblement la même pour 14 %. Les autres répondants, soit 25 %, estiment qu’il y eu une amélioration de la situation économique.

En ce qui concerne les anticipations des consommateurs concernant la situation économique générale du pays pour le prochain trimestre, les avis oscillent entre l’optimisme pour 67 %, et le statuquo pour 12 %, alors que le reste, soit 21 % considèrent que la situation se dégradera.

Etant donné les soldes d’opinion aux diverses questions, notamment, les soldes relatifs aux questions qui impliquent l’intention de consommer ou qui engendrent une dynamique favorable des prix, permettent d’évaluer l’indice du climat de consommation. Ce dernier est susceptible de varier entre -100% et +100 %. Une valeur de 100 % signifie que tous les soldes sont à leurs valeurs maximales correspondantes à une situation très favorable. La valeur de -100% signifie le contraire.

Compte tenu du fait que les soldes des différentes questions sont dans l’ensemble négatifs, l’indice du climat de consommation du mois de juillet 2012 replonge vers une valeur négative ICC= – 51.5 % contre -36.7 % et – 42.3% respectivement trois mois et six mois auparavant.

Minés par des anticipations à la hausse des prix et une stagnation des revenus, les consommateurs n’envisagent pas effectuer des achats de produits durables sur le court terme.

Tous ces éléments font effondrer l’indice de confiance des consommateurs, en dépit d’une appréciation favorable quant à la situation économique générale durant les prochains mois.

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Selon les chiffres publiés par l'Institut de la Statistique

Selon les chiffres publiés par l’Institut de la Statistique, l’indice des prix à la consommation familiale a connu une hausse de 4,4% entre novembre 2010 et novembre 2011, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 4,6%, et de 9,8% pour le tabac, de 8.1% pour la restauration et l’hôtellerie.

Cette période d’un an a également été marquée par la progression des prix des vêtements et des chaussures (+5,4%), du logement et de la consommation d’électricité (+4,5%) et des meubles (+ 3,9%).

Au titre de l’année 2011, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,4% d’octobre à novembre, toujours selon les chiffres de l’Institut de la Statistique, et ce, en raison de l’augmentation de 2,1% des prix des vêtements et des chaussures d’hiver.

Au cours du mois de novembre 2011, l’INS a enregistré un enchérissement du coût de la santé de 0,4%, en raison de l’augmentation des prix des prestations dans les cliniques privées

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