Tags Posts tagged with "Tunisie, Contrebande, fer,"

Tunisie, Contrebande, fer,

par -
La prolifération du phénomène de contrebande de fer de construction

La prolifération du phénomène de contrebande de fer de construction, particulièrement depuis le début 2012, semble le souci majeur des parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un grand souci dans la mesure où ce phénomène ne cesse d’aggraver causant de réels préjudices au secteur mais aussi menaçant de faillite plusieurs producteurs et distributeurs et partant la survie de certaines usines..

En effet, la contrebande de fer de construction a lourdement impacté les ventes du fer et acier de construction dans les circuits organisés qui ont baissé de 16.6%, passant de 485 mille tonnes, en 2010 à 428 mille tonnes, en 2012. Ceci explique déjà la vente des produits à des prix bas et inférieurs aux prix officiels pratiqués en Tunisie. Pour rappel, les prix du fer et de l’acier de construction sont homologués en Tunisie, alors que dans d’autres pays, cette opération reste libre et n’est soumise à aucune autorisation.

Pis encore, ce matériel de construction non conforme aux standards techniques en vigueur demeure un danger au niveau de la construction et du bâtiment.

Le ministère du Commerce réagit au cri d’alarme des professionnels

Face à ce constat inquiétant et avec la prolifération de ce phénomène, les professionnels du métier sont venus crier leur détresse surtout après la baisse du chiffre d’affaires des usines de fer de construction, ce qui s’est traduit par d’épineux problèmes financiers.

Ce cri d’alarme devrait non seulement concerner le ministère de l’Industrie, mais aussi le ministère du Commerce et de l’Artisanat, appelés à sévir contre ces trafiquants et contourner l’entrée illégale de ce produit, et ce dans le but ultime de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur.

C’est à cet effet qu’une rencontre a eu lieu récemment entre Béchir Zaafouri, ministre du Commerce et de l’Artisanat et les professionnels du secteur avec la participation des représentants de ministère de l’Equipement, la direction générale de la douane, le Cetim, l’INNORPI ainsi que l’Institut national de la consommation (INC) et l’organisation de défense des consommateurs (ODC).

Cette rencontre a permis aux nombreux intervenants d’exprimer leurs préoccupations et surtout exposer les raisons de la baisse au niveau de leur activité ainsi que les mesures à entreprendre pour mettre fin à ce fléau.

Un danger qui risque, selon les professionnels, de menacer ce secteur malgré sa forte contribution dans la chaîne économique par la valeur ajoutée créée et son rôle déterminant dans la promotion de l’emploi. Une vérité déjà confirmée par l’ensemble des professionnels ayant exigé la multiplication d’efforts pour remédier à cette situation.

Quelles mesures prendre?

Partant de ce constat, les participants ont été d’accord sur l’importance de préparer en toute urgence des opérations de contrôle de la qualité et former un groupe d’observateurs chargés d’identifier les marques tunisiennes relatives au fer de la construction. Aussi les temps sont-ils venus d’engager l’Institut national de la consommation et l’organisation de défense des consommateurs à mener des campagnes de sensibilisation pour éclairer les citoyens sur les risques de l’utilisation d’un produit inconnu. Parmi les autres suggestions, citons également une circulaire ministérielle commune afin d’organiser les opérations de contrôle de fer utilisé dans les chantiers publics en appelant le bureau de contrôle à en faire autant s’agissant des chantiers privés.

Wiem Thebti

par -
La prolifération du phénomène de contrebande de fer de construction

La prolifération du phénomène de contrebande de fer de construction, particulièrement depuis le début 2012, semble le souci majeur des parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un grand souci dans la mesure où ce phénomène ne cesse d’aggraver causant de réels préjudices au secteur mais aussi menaçant de faillite plusieurs producteurs et distributeurs et partant la survie de certaines usines..

En effet, la contrebande de fer de construction a lourdement impacté les ventes du fer et acier de construction dans les circuits organisés qui ont baissé de 16.6%, passant de 485 mille tonnes, en 2010 à 428 mille tonnes, en 2012. Ceci explique déjà la vente des produits à des prix bas et inférieurs aux prix officiels pratiqués en Tunisie. Pour rappel, les prix du fer et de l’acier de construction sont homologués en Tunisie, alors que dans d’autres pays, cette opération reste libre et n’est soumise à aucune autorisation.

Pis encore, ce matériel de construction non conforme aux standards techniques en vigueur demeure un danger au niveau de la construction et du bâtiment.

Le ministère du Commerce réagit au cri d’alarme des professionnels

Face à ce constat inquiétant et avec la prolifération de ce phénomène, les professionnels du métier sont venus crier leur détresse surtout après la baisse du chiffre d’affaires des usines de fer de construction, ce qui s’est traduit par d’épineux problèmes financiers.

Ce cri d’alarme devrait non seulement concerner le ministère de l’Industrie, mais aussi le ministère du Commerce et de l’Artisanat, appelés à sévir contre ces trafiquants et contourner l’entrée illégale de ce produit, et ce dans le but ultime de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur.

C’est à cet effet qu’une rencontre a eu lieu récemment entre Béchir Zaafouri, ministre du Commerce et de l’Artisanat et les professionnels du secteur avec la participation des représentants de ministère de l’Equipement, la direction générale de la douane, le Cetim, l’INNORPI ainsi que l’Institut national de la consommation (INC) et l’organisation de défense des consommateurs (ODC).

Cette rencontre a permis aux nombreux intervenants d’exprimer leurs préoccupations et surtout exposer les raisons de la baisse au niveau de leur activité ainsi que les mesures à entreprendre pour mettre fin à ce fléau.

Un danger qui risque, selon les professionnels, de menacer ce secteur malgré sa forte contribution dans la chaîne économique par la valeur ajoutée créée et son rôle déterminant dans la promotion de l’emploi. Une vérité déjà confirmée par l’ensemble des professionnels ayant exigé la multiplication d’efforts pour remédier à cette situation.

Quelles mesures prendre?

Partant de ce constat, les participants ont été d’accord sur l’importance de préparer en toute urgence des opérations de contrôle de la qualité et former un groupe d’observateurs chargés d’identifier les marques tunisiennes relatives au fer de la construction. Aussi les temps sont-ils venus d’engager l’Institut national de la consommation et l’organisation de défense des consommateurs à mener des campagnes de sensibilisation pour éclairer les citoyens sur les risques de l’utilisation d’un produit inconnu. Parmi les autres suggestions, citons également une circulaire ministérielle commune afin d’organiser les opérations de contrôle de fer utilisé dans les chantiers publics en appelant le bureau de contrôle à en faire autant s’agissant des chantiers privés.

Wiem Thebti

INTERVIEW

Le PDG de la BIAT, Mohamed Agrebi, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont principalement la stratégie...

AFRIQUE

Des avions de guerre ont bombardé lundi la ville de Derna, ville côtière de l'Est libyen, a annoncé un témoin à Reuters, dans la...

Reseaux Sociaux