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Au moins 17 des députés de la Constituante

Au moins 17 des députés de la Constituante, n’ont pas confiance dans la monnaie du pays où ils représentent le pouvoir législatif et la considèreraient vraisemblablement, comme une monnaie de singe (Un lien avec la République bananière ?). Au moins 17 députés de la Constituante tunisienne, préfèrent en effet, se faire payer en devises étrangères et refusent la monnaie du pays où ils étaient venus « répondre à l’appel du pays» et «servir le peuple » qui les avaient élus sur la base de programmes qu’ils n’avaient pu tenir. Le message, pour les agences de notations et pour les créditeurs de l’économie tunisienne, est fort !

Après avoir, par deux fois, nié recevoir un salaire mensuel aussi élevé en promettant chaque fois de publier son bulletin de paie, sans jamais le faire, la première vice-présidente de l’ANC (Assemblée Nationale Constituante) l’admet avant que son président (Mustapha Ben Jaafar) ne sorte sur la Wataniya 1 défendre les intérêts de ses ouailles.

Entre indigènes Ansar et TRE Mouhajirine, Ben Jaafar signe la loi des castes politiques !

Officiellement et par arrêté signé du Président de l’ANC, comme le contestent par ailleurs certains professionnels du droit, le vice-président représentant les circonscriptions électorales à l’étranger (ils sont deux), reçoivent une «indemnité spécifique d’un montant mensuel brut de 7.464,600 DT (converti en devises étrangères suivant la réglementation en vigueur) (…), une indemnité compensatrice des frais relatifs aux attributions parlementaires fixée à un montant mensuel brut de 3.326,400 DT soumis à l’impôt sur le revenu non soumis à la retenu au titre des cotisations aux régimes de retraite, de prévoyance sociale et du capital décès. L’intéressé (ou les intéressés) bénéficie (bénéficient) d’une voiture de fonction et de 200 litres de carburant par mois. Le ou les deux vice-présidents, sont aussi considérés comme des fonctionnaires, puisqu’ils cotisent à la CNRPS.

Ces élus, sont aussi considérés comme des super-héros, différents de leurs homologues tunisiens. Par arrêté, toujours du Président de l’ANC, comme il n’en aurait pas le droit selon certains experts, le vice-président de l’Assemblée Nationale Constituante représentant les circonscriptions électorales sur le territoire de la République, ne reçoit qu’une indemnité de 3.770,000 DT soumise à l’impôt sur le revenu, une indemnité compensatrice des frais relatifs aux attributions parlementaires fixée à un montant mensuel brut de 1.680,000dt et soumise à l’impôt sur le revenu et 200 litres de carburant par mois. Comme le super-député, le député indigène, est aussi fonctionnaire, puisqu’il cotise à la CNRPS.

La Tunisie de la Révolution, a désormais ainsi, deux types de vice-présidents de l’ANC. La Tunisie de la troïka institue de plus, le principe du deux poids deux mesures pour les indemnités des simples membres de la Constituante. Tandis que les membres TRE (Tunisiens Revenants de l’Etranger ou Mouhajirine), reçoivent «une indemnité spécifique fixée à un montant mensuel brut de 6.385,500 DT (converti en devises étrangères suivant la réglementation en vigueur) et soumis à l’impôt sur le revenu, une indemnité compensatrice des frais relatifs aux attributions parlementaires fixée à un montant mensuel brut de 3.326,400 DT (converti en devises étrangères suivant la réglementation en vigueur) , les membres indigènes de l’ANC représentants les circonscriptions électorales sur le territoire de la République reçoivent une indemnité spécifique mensuelle brut de 3.225,000 DT, une indemnité compensatrice des frais relatifs aux attributions parlementaires fixée à un montant mensuel brut de 1.680,000 DT.

Les différences sont visibles à l’œil nu. Les «Mouhajirine», pour qui le Dinar est une monnaie de singe, se font payer en devise sonnante. Les indigènes ou Ansar, vraisemblablement d’une caste inférieure que les Mouhajirine, se font payer en Dinar trébuchant. Les Mouhajirine, caste supérieure aux Ansar, reçoivent même le double de leurs égaux indigènes. La Révolution est passée par là !

L’Islam, de «Omar Ibnou Alkhattab » à Ennahdha !

Voulant sortir faire prêche devant ses sujets, le Calife Omar Ibnou Alkhattab, fut interpellé par sa femme qui lui demande de changer d’habits. Et celui qu’on appelle le «Farouk» ou celui qui sépare le bien du mal, de lui répondre qu’il n’a que deux habits et qu’il ne peut prendre l’argent des musulmans pour s’habiller. C’est ainsi que faisaient, ceux dont les Islamistes tunisiens se prévalent actuellement, pour se présenter comme l’alternative qui pourrait sortir la Tunisie. Eux, ils font le contraire. Ils préfèrent leurs propres, bien et confort, aux besoins primaires de ceux qui les ont élus !

Lorsque la Tunisie d’une économie qui s’endette et cherche désespérément des financements étrangers, permet à 17 députés de se faire payer en devise, alors que ses réserves en devises fondent comme neige au soleil sous les coups des importations, lorsque les élus d’un peuple qui vient à peine de sortir d’une révolution, dite de la dignité, se font payer des dizaines de fois le Smig et que 800 mille autres Tunisiens attendent toujours l’emploi, il devient plausible de toucher des doigts la réalité économique que veulent instaurer des partis qui se prévalent d’un Islam qui restera, grâce à Dieu, bien au-dessus de leurs pratiques et qui finira par faire le boomerang.

Khaled. B.

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