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Véritable ours mal léché

Véritable ours mal léché, lors des débats télévisés comme en face de Maya Jribi, rarement souriant comme lorsqu’il montrait fièrement son doigt trempé dans l’encre indélébile des élections d’octobre dernier, presque toujours grognon à qui personne et rien ne plaît, c’est certainement l’homme politique tunisien de nationalité britannique le plus détesté en dehors d’Ennahdha.
C’est aussi le conseiller le plus polémique du chef du Gouvernement tunisien, véritable va-t-en-guerre et faux misanthrope qui se cache derrière ses lunettes et son bouc qui a remplacé la barbe taillée des premiers jours de gouvernance qu’interdit normalement de tailler l’Islam orthodoxe. C’est le politicien, au gouvernement, qui hésite le moins à se lancer dans toutes les batailles et même les guéguerres politiques. C’est en tout cas l’impression que nous donne Lotfi Zitoun, celui que d’aucuns comparent, à tort ou à raison, à Abdelwaheb Abdallah, tant ses déclarations et ses batailles sont liées au monde des médias et qui devrait certainement avoir de bons côtés que le caractère grognon et renfrogné de Zitoun empêche de connaître.

Zitoun, destrier ou palefroi ?

La guerre de Lotfi Zitoun contre les médias n’est pas nouvelle pour le parti Ennahdha auquel il appartient. Cette guerre des moulins à vent avait commencé par les attaques de Hammadi Jbali et de Rached Ghannouchi. Des réunions avaient rassemblé les deux premiers leaders d’Ennahdha avec les directeurs de journaux et les journalistes et la hache de guerre semblait avoir été enterrée. Que nenni. Depuis quelques semaines, Lotfi Zitoun a pris la relève, juste après la déclaration du ministre de la Santé à une Radio privée sur la question des guignols. Justement !
La première intervention de Lotfi Zitoun dans la guerre contre les médias, remonte au sit-in devant la TV  Watanya où il essayait de jouer le rôle du grand frère, certainement sur ordre de ses supérieurs. Il fait ensuite son grand «comeback», quelques jours avant le mandat de dépôt  de Sami Fehri, en fanfaronnant qu’il s’en va en guerre contre les corrompus du métier et que le gouvernement a pris la décision de publier la liste des corrompus de la profession. Zitoun avait déjà, plusieurs mois auparavant, été questionné sur l’opportunité ou non de publier cette liste. C’était lorsque Rached Ghannouchi commandait lui-même l’attaque contre les médias. Il avait alors répondu qu’il n’en voyait guère l’utilité. Sa dernière campagne contre les médias, cette fois-ci, était repartie sur fond d’un mécontentement gouvernemental général et de celui de Hammadi Jbali en particulier vis-à-vis de l’émission des Guignols, comme il l’avait exprimé lui-même devant les présidents du syndicat des journalistes et de l’association des directeurs des journaux. On se pose alors la question de savoir si Lotfi Zitoun n’avait pas tout simplement repris la campagne qui n’avait  jamais cessé ? On se pose encore la question de savoir si la campagne d’Ennahdha pour étrangler l’élan de liberté de presse et la mettre sous sa coupe, ne s’était jamais arrêtée et si Ennahdha avait  jamais cru que son combat de Don Quichotte se faisant contre des moulins à vent et que, comme les marins le savent si bien, on ne mène jamais sa barque contre le vent !    
Force est ainsi de remarquer que l’affaire des Guignols et même de Sami Fehri, n’était qu’un prétexte. Cela est valable aussi bien pour Ennahdha que pour les journalistes. Dans tous leurs communiqués, ces derniers n’ont jamais défendu Sami Fehri, mais plutôt dénoncé une campagne pour « suicider » la liberté de presse !

Zitoun, le va-t-en-guerre des combats perdus !

Lotfi Zitoun, personnage politique gouvernemental controversé, n’en est pas à sa première guerre contre les moulins à vent. Il avait déjà été propulsé aux devants de la scène contre l’UGTT, lors de la première bataille, entre gouvernement et la centrale syndicale ouvrière, en février dernier, sur la Watanya1. Il jouera aussi le Don Quichotte, en juin dernier, à Hammam Life contre Béji Caïed Essebssi et son parti qu’Ennahdha redoute le plus entre tous les partis de l’opposition. C’est aussi lui qu’on mettra sur le cheval de Don Quichotte, lorsque le gouvernement avait décidé de faire éclater le pétard du complot qui serait ourdi par des hommes d’affaires et des politiciens contre le gouvernement pour le faire tomber, en avril dernier. Tous ces combats se sont révélés des combats perdus d’avance et même, dirions-nous, destinés à être perdus. Des combats, engagés par Ennahdha, soit pour jauger des rapports de forces, soit à la recherche de nouveaux rapports, mais dans une position où le parti au pouvoir restera toujours le parti du pouvoir.
Khaled Boumiza

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