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Cannabis, héroïne, cocaïne, autant de noms pour désigner un des plus grands fléaux de notre époque : la drogue. La consommation de stupéfiants a augmenté non seulement ailleurs mais aussi en Tunisie. D’ailleurs, selon une récente étude élaborée par l’Association tunisienne pour la prévention de la toxicomanie, entre 5 et 10% des filles tunisiennes sont accros aux drogues, alors que 56% des garçons ont opté pour la zatla. De même 100 000 Tunisiens seraient accros aux stupéfiants, dont 8 000 sont des filles, relève la même source.

Dans une déclaration faite au quotidien Assarih, la présidente de l’union nationale de la femme tunisienne, Radhia Jerbi,a indiqué que « après la Révolution du 14 janvier 2011, les jeunes filles sont devenues accros à la drogue, et notamment au cannabis, parce qu’elles ne s’accommodent pas, selon elle, de la situation politique et sociale actuelle du pays».

Selon les psychologues, beaucoup de facteurs poussent les jeunes à s’adonner à la drogue, mais on considère que ceci est dû essentiellement à la précarité économique. La plupart des toxicomanes viennent d’un milieu social assez défavorisé, souffrant du chômage et du manque d’instruction. Il s’agit aussi de problèmes familiaux, de manque de communication et du tabou qui entoure le sujet qui peuvent pousser à la consommation de la drogue.

Face à l’ampleur du phénomène de la consommation de drogue, plusieurs acteurs de la société civile sont appelés à lancer des campagnes de sensibilisation. Les jeunes doivent avoir conscience des dangers de la drogue. Pour ce faire, on peut utiliser divers supports : les publicités à la télévision, sur les panneaux d’affichages, sur les sites Internet populaires, faire de petites démonstrations et des conférences dans les écoles et lycées, mettre en place des numéros d’appel pour toxicomanes et ouvrir des centres d’accueil.

L’urgence est donc que les jeunes comprennent que la drogue n’est pas un petit passe-temps ou un caprice de jeunesse mais bien une menace pour leur santé.

Des Tunisiens se battent pour la dépénalisation du cannabis

La législation tunisienne est sévère en ce qui concerne la détention et la consommation des drogues. Elle inflige aux consommateurs de la résine du cannabis une peine d’emprisonnement minimale d’une année et 1.000 dinars d’amende. Il s’agit d’une lourde sanction pour la simple consommation d’un joint alors que d’autres pays européens, mettent à disposition des citoyens des espaces pour consommer le cannabis.

Force est de constater que la loi actuelle n’est nullement efficace ni adéquate pour endiguer la toxicomanie, phénomène en augmentation en Tunisie, comme partout dans le monde. Plusieurs personnes ont vu leurs vies s’effondrer à cause d’un petit joint fumé, leur causant la perte de leur travail ou de leurs études.

Il convient de rappeler qu’en 2012, des jeunes tunisiens ont créé une page facebook “Tous unis pour la légalisation du cannabis“, pour dénoncer l’emprisonnement de jeunes tout en appelant à réviser la loi concernant la consommation du cannabis.

Nadia Ben Tamansourt

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Cannabis, héroïne, cocaïne, autant de noms pour désigner un des plus grands fléaux de notre époque : la drogue. La consommation de stupéfiants a augmenté non seulement ailleurs mais aussi en Tunisie. D’ailleurs, selon une récente étude élaborée par l’Association tunisienne pour la prévention de la toxicomanie, entre 5 et 10% des filles tunisiennes sont accros aux drogues, alors que 56% des garçons ont opté pour la zatla. De même 100 000 Tunisiens seraient accros aux stupéfiants, dont 8 000 sont des filles, relève la même source.

Dans une déclaration faite au quotidien Assarih, la présidente de l’union nationale de la femme tunisienne, Radhia Jerbi,a indiqué que « après la Révolution du 14 janvier 2011, les jeunes filles sont devenues accros à la drogue, et notamment au cannabis, parce qu’elles ne s’accommodent pas, selon elle, de la situation politique et sociale actuelle du pays».

Selon les psychologues, beaucoup de facteurs poussent les jeunes à s’adonner à la drogue, mais on considère que ceci est dû essentiellement à la précarité économique. La plupart des toxicomanes viennent d’un milieu social assez défavorisé, souffrant du chômage et du manque d’instruction. Il s’agit aussi de problèmes familiaux, de manque de communication et du tabou qui entoure le sujet qui peuvent pousser à la consommation de la drogue.

Face à l’ampleur du phénomène de la consommation de drogue, plusieurs acteurs de la société civile sont appelés à lancer des campagnes de sensibilisation. Les jeunes doivent avoir conscience des dangers de la drogue. Pour ce faire, on peut utiliser divers supports : les publicités à la télévision, sur les panneaux d’affichages, sur les sites Internet populaires, faire de petites démonstrations et des conférences dans les écoles et lycées, mettre en place des numéros d’appel pour toxicomanes et ouvrir des centres d’accueil.

L’urgence est donc que les jeunes comprennent que la drogue n’est pas un petit passe-temps ou un caprice de jeunesse mais bien une menace pour leur santé.

Des Tunisiens se battent pour la dépénalisation du cannabis

La législation tunisienne est sévère en ce qui concerne la détention et la consommation des drogues. Elle inflige aux consommateurs de la résine du cannabis une peine d’emprisonnement minimale d’une année et 1.000 dinars d’amende. Il s’agit d’une lourde sanction pour la simple consommation d’un joint alors que d’autres pays européens, mettent à disposition des citoyens des espaces pour consommer le cannabis.

Force est de constater que la loi actuelle n’est nullement efficace ni adéquate pour endiguer la toxicomanie, phénomène en augmentation en Tunisie, comme partout dans le monde. Plusieurs personnes ont vu leurs vies s’effondrer à cause d’un petit joint fumé, leur causant la perte de leur travail ou de leurs études.

Il convient de rappeler qu’en 2012, des jeunes tunisiens ont créé une page facebook “Tous unis pour la légalisation du cannabis“, pour dénoncer l’emprisonnement de jeunes tout en appelant à réviser la loi concernant la consommation du cannabis.

Nadia Ben Tamansourt

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