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Tunisie, économie, BCT

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie , Chedly Ayari, a présenté, mardi, le rapport annuel de la BCT pour 2012, un document où il dresse l’inventaire de l’essentiel des maux dont souffre l’économie du pays, depuis la Révolution , mais qui se conclut sur la perspective de « miser sur la capacité de rebondissement de l’économie tunisienne, au cours des six mois à venir, dans l’objectif de conforter la relance timide de 2012 et d’inscrire ainsi l’économie tunisienne, dès 2014-2015, dans l’orbite d’une croissance élevée, durable et équitable. »

Dressant un sombre tableau de l’économie du pays , à la fin de la première année post-révolution, Chedly Ayari a noté que « toutes les composantes du développement national se trouvaient, en fait, fragilisées. Chute-record du taux de croissance économique, avec un élargissement jamais atteint de l’output gap (différence entre le taux de croissance réalisé et le taux de croissance potentiel soutenable), témoignant d’un essoufflement évident du rythme de création des richesses dans notre pays et ce, avant même la révolution du 14 Janvier. »

Toutefois, ajoute-t-il , dans la note introductive du Rapport, le gouverneur de la BCT relève que « de l’inflexion remarquable, vers le meilleur, enregistrée par le taux de croissance du PIB, après une année 2011 proprement désastreuse, à l’arrêt de la progression du taux de chômage, à la nette amélioration du stock des avoirs nets en devises étrangères, pour ne prendre que ces quelques balises de la conjoncture économique et sociale tunisienne au terme de l’année passée, les « upside risks » – autrement dit, les risques positifs, ceux qui sont susceptibles de valoriser davantage les points forts de l’économie tunisienne, sont incontestablement à l’œuvre.

Toutefois, les « downside risks » – les risques négatifs, ceux qui menacent de détériorer davantage les équilibres macroéconomiques du système de développement national tunisien – persistent aussi. En effet, aucune des distorsions évoquées précédemment n’aura été réduite ou contenue, suffisamment, en tout cas, pour autoriser quiconque de parler de fin de crise, encore moins de reprise durable. Bien au contraire. Deux années après le déclenchement de la révolution du 14 Janvier, nombre de ces distorsions ont empiré même. L’année 2013, voire l’année 2014 aussi, devraient justement cibler ce double processus vertueux de maximisation des risques positifs / minimisation des risques négatifs, si l’on veut créer les conditions optimales d’un retour durable de l’économie nationale à un nouveau cycle de croissance forte, soutenable et inclusive.

Et Chedly Ayari de souligner que « pareil ciblage est la raison d’être même du programme de réformes conjoncturelles et structurelles que le gouvernement tunisien a consignées dans les deux documents de politique économique que sont le Budget Général de l’Etat et le Budget Economique pour l’année 2013, y compris en ce qui concerne les choix stratégiques en matière de coopération internationale, dont le dernier accord de stand-by, conclu en Juin dernier avec le FMI, est une illustration. Toute lecture dudit accord hors de ce contexte-là, risque fort d’être biaisée.

Le gouverneur de l’Institut d’émission, reconnaît que « le succès de la stratégie du double ciblage ne semble pas garanti. Les performances s’annoncent, en effet, plus rares hélas! que les contre-performances. Au point d’anticiper une année économique et sociale 2013 plutôt morose, aux cotés d’une année politique percluse encore d’incertitudes diverses, quant aux grandes échéances constitutionnelles et électorales censées annoncer l’épilogue d’une transition dont la société politique comme la société civile souhaitent vivement la fin. »

Et pour conclure, Chedly Ayari met l’accent sur « le potentiel de rebondissement dont dispose encore l’économie tunisienne et qui ne demande qu’à être libéré des contraintes et des obstacles divers: productifs, commerciaux, ou monétaires, ou politique ou institutionnels qui continuent de l’obérer. C’est sur cette capacité de rebondissement qu’il nous faudrait miser au cours des six mois à venir, dans l’objectif de conforter la relance timide de 2012 et d’inscrire ainsi l’économie tunisienne, dès 2014-2015, dans l’orbite d’une croissance élevée, durable et équitable. »

« Nous savons que la tâche est tout, sauf aisée. Mais nous savons aussi qu’elle est tout, sauf impossible. » Peut-on se fendre d’une plus rassurante conclusion ?

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie , Chedly Ayari, a présenté, mardi, le rapport annuel de la BCT pour 2012, un document où il dresse l’inventaire de l’essentiel des maux dont souffre l’économie du pays, depuis la Révolution , mais qui se conclut sur la perspective de « miser sur la capacité de rebondissement de l’économie tunisienne, au cours des six mois à venir, dans l’objectif de conforter la relance timide de 2012 et d’inscrire ainsi l’économie tunisienne, dès 2014-2015, dans l’orbite d’une croissance élevée, durable et équitable. »

Dressant un sombre tableau de l’économie du pays , à la fin de la première année post-révolution, Chedly Ayari a noté que « toutes les composantes du développement national se trouvaient, en fait, fragilisées. Chute-record du taux de croissance économique, avec un élargissement jamais atteint de l’output gap (différence entre le taux de croissance réalisé et le taux de croissance potentiel soutenable), témoignant d’un essoufflement évident du rythme de création des richesses dans notre pays et ce, avant même la révolution du 14 Janvier. »

Toutefois, ajoute-t-il , dans la note introductive du Rapport, le gouverneur de la BCT relève que « de l’inflexion remarquable, vers le meilleur, enregistrée par le taux de croissance du PIB, après une année 2011 proprement désastreuse, à l’arrêt de la progression du taux de chômage, à la nette amélioration du stock des avoirs nets en devises étrangères, pour ne prendre que ces quelques balises de la conjoncture économique et sociale tunisienne au terme de l’année passée, les « upside risks » – autrement dit, les risques positifs, ceux qui sont susceptibles de valoriser davantage les points forts de l’économie tunisienne, sont incontestablement à l’œuvre.

Toutefois, les « downside risks » – les risques négatifs, ceux qui menacent de détériorer davantage les équilibres macroéconomiques du système de développement national tunisien – persistent aussi. En effet, aucune des distorsions évoquées précédemment n’aura été réduite ou contenue, suffisamment, en tout cas, pour autoriser quiconque de parler de fin de crise, encore moins de reprise durable. Bien au contraire. Deux années après le déclenchement de la révolution du 14 Janvier, nombre de ces distorsions ont empiré même. L’année 2013, voire l’année 2014 aussi, devraient justement cibler ce double processus vertueux de maximisation des risques positifs / minimisation des risques négatifs, si l’on veut créer les conditions optimales d’un retour durable de l’économie nationale à un nouveau cycle de croissance forte, soutenable et inclusive.

Et Chedly Ayari de souligner que « pareil ciblage est la raison d’être même du programme de réformes conjoncturelles et structurelles que le gouvernement tunisien a consignées dans les deux documents de politique économique que sont le Budget Général de l’Etat et le Budget Economique pour l’année 2013, y compris en ce qui concerne les choix stratégiques en matière de coopération internationale, dont le dernier accord de stand-by, conclu en Juin dernier avec le FMI, est une illustration. Toute lecture dudit accord hors de ce contexte-là, risque fort d’être biaisée.

Le gouverneur de l’Institut d’émission, reconnaît que « le succès de la stratégie du double ciblage ne semble pas garanti. Les performances s’annoncent, en effet, plus rares hélas! que les contre-performances. Au point d’anticiper une année économique et sociale 2013 plutôt morose, aux cotés d’une année politique percluse encore d’incertitudes diverses, quant aux grandes échéances constitutionnelles et électorales censées annoncer l’épilogue d’une transition dont la société politique comme la société civile souhaitent vivement la fin. »

Et pour conclure, Chedly Ayari met l’accent sur « le potentiel de rebondissement dont dispose encore l’économie tunisienne et qui ne demande qu’à être libéré des contraintes et des obstacles divers: productifs, commerciaux, ou monétaires, ou politique ou institutionnels qui continuent de l’obérer. C’est sur cette capacité de rebondissement qu’il nous faudrait miser au cours des six mois à venir, dans l’objectif de conforter la relance timide de 2012 et d’inscrire ainsi l’économie tunisienne, dès 2014-2015, dans l’orbite d’une croissance élevée, durable et équitable. »

« Nous savons que la tâche est tout, sauf aisée. Mais nous savons aussi qu’elle est tout, sauf impossible. » Peut-on se fendre d’une plus rassurante conclusion ?

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