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A tort ou à raison

A tort ou à raison, de nombreuses personnalités politiques, de même que des journalistes se plaignent d’être mis sur écoute. Certains désagréments lors des appels téléphoniques entrant ou sortant, certains bruits suspects, et des révélations qui ne le sont pas moins sur la vie privée des citoyens, donnent à penser que les écoutes téléphoniques seraient effectivement de retour !

Cette hypothèse avait été confirmée par l’avocate et militante des droits de l’homme Radia Nasraoui, qui a affirmé à Africanmanager que cette pratique existe encore.

De même la militante Oum Zied, a lancé ce lundi 29 avril, une bombe en affirmant que son téléphone est sur écoute. Elle a accusé les partis au pouvoir (troïka) de l’avoir mise sur écoute téléphonique, après avoir constaté que toutes ses conversations avec des politiciens et militants des droits de l’Homme sont perturbées.

Elle a affirmé que les perturbations ont commencé après ses déclarations médiatiques sur le projet de Constitution, dont elle pense qu’il sert le Mouvement Ennahdha.

Elle a ajouté qu’elle n’est pas la seule à être sur écoute et qu’il faut faire cesser cette pratique incompatible avec l’esprit de la révolution. Om Zied menace de protester devant le siège du ministère de l’Intérieur, quitte à le faire en solitaire.

Aujourd’hui, de nombreux observateurs ne cessent de se poser des questions sur la fameuse cellule d’écoutes. Ces fantômes qui travaillent sans cesse pour contrôler les journalistes et les politiciens. Malheureusement, ils continuent, aujourd’hui, même âpres la chute de Ben Ali, à avoir les mêmes privilèges d’accès à l’information.

L’autre son de cloche !

Prenant part à l’émission « la Matinale » sur Shems Fm, 25 avril 2013, le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a démenti le recours par son ministère à l’écoute téléphonique, comme moyen d’espionnage sur les communications des politiciens ou des journalistes.

Il a, en effet, affirmé que « exception faite de missions particulières ordonnées par une instruction judiciaire, les agents ne font pas usage d’écoute téléphonique, pour la simple raison que tout le monde peut s’exprimer ouvertement et publiquement ».

Il a ajouté que « l’impression de l’existence d’écho, n’est absolument pas une preuve d’écoute, moi-même, j’ai constaté cet écho sur ma ligne », a-t-il dit.

Il a tout de même précisé que « l’écoute téléphonique, quand elle a lieu, techniquement, ne laisse aucune trace et personne ne peut s’en rendre compte! ».

Force est de remarquer que l’écoute téléphonique est un moyen nécessaire pour protéger la sécurité de la société et des citoyens. Elle est en vigueur dans tous les pays du monde y compris les pays les plus avancés en démocratie et en droits de l’homme. Toutefois, elle est soumise à un texte de loi pour éviter les atteintes aux libertés et à la vie privée et limiter son utilisation aux situations qui touchent à l’ordre public. Il s’agit en somme d’un instrument qui permet à la justice d’accomplir sa mission dans certaines affaires criminelles et aux autorités de prévenir les dangers qui peuvent rejaillir sur la sécurité générale.

NBT

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A tort ou à raison

A tort ou à raison, de nombreuses personnalités politiques, de même que des journalistes se plaignent d’être mis sur écoute. Certains désagréments lors des appels téléphoniques entrant ou sortant, certains bruits suspects, et des révélations qui ne le sont pas moins sur la vie privée des citoyens, donnent à penser que les écoutes téléphoniques seraient effectivement de retour !

Cette hypothèse avait été confirmée par l’avocate et militante des droits de l’homme Radia Nasraoui, qui a affirmé à Africanmanager que cette pratique existe encore.

De même la militante Oum Zied, a lancé ce lundi 29 avril, une bombe en affirmant que son téléphone est sur écoute. Elle a accusé les partis au pouvoir (troïka) de l’avoir mise sur écoute téléphonique, après avoir constaté que toutes ses conversations avec des politiciens et militants des droits de l’Homme sont perturbées.

Elle a affirmé que les perturbations ont commencé après ses déclarations médiatiques sur le projet de Constitution, dont elle pense qu’il sert le Mouvement Ennahdha.

Elle a ajouté qu’elle n’est pas la seule à être sur écoute et qu’il faut faire cesser cette pratique incompatible avec l’esprit de la révolution. Om Zied menace de protester devant le siège du ministère de l’Intérieur, quitte à le faire en solitaire.

Aujourd’hui, de nombreux observateurs ne cessent de se poser des questions sur la fameuse cellule d’écoutes. Ces fantômes qui travaillent sans cesse pour contrôler les journalistes et les politiciens. Malheureusement, ils continuent, aujourd’hui, même âpres la chute de Ben Ali, à avoir les mêmes privilèges d’accès à l’information.

L’autre son de cloche !

Prenant part à l’émission « la Matinale » sur Shems Fm, 25 avril 2013, le ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou, a démenti le recours par son ministère à l’écoute téléphonique, comme moyen d’espionnage sur les communications des politiciens ou des journalistes.

Il a, en effet, affirmé que « exception faite de missions particulières ordonnées par une instruction judiciaire, les agents ne font pas usage d’écoute téléphonique, pour la simple raison que tout le monde peut s’exprimer ouvertement et publiquement ».

Il a ajouté que « l’impression de l’existence d’écho, n’est absolument pas une preuve d’écoute, moi-même, j’ai constaté cet écho sur ma ligne », a-t-il dit.

Il a tout de même précisé que « l’écoute téléphonique, quand elle a lieu, techniquement, ne laisse aucune trace et personne ne peut s’en rendre compte! ».

Force est de remarquer que l’écoute téléphonique est un moyen nécessaire pour protéger la sécurité de la société et des citoyens. Elle est en vigueur dans tous les pays du monde y compris les pays les plus avancés en démocratie et en droits de l’homme. Toutefois, elle est soumise à un texte de loi pour éviter les atteintes aux libertés et à la vie privée et limiter son utilisation aux situations qui touchent à l’ordre public. Il s’agit en somme d’un instrument qui permet à la justice d’accomplir sa mission dans certaines affaires criminelles et aux autorités de prévenir les dangers qui peuvent rejaillir sur la sécurité générale.

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