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Béji Caïd Essebsi

Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes confirme son avance en tant que personnalité politique pour laquelle les Tunisiens souhaitent voter, « si les élections avaient lieu demain », en décrochant 17,6% des voix, enregistrant ainsi un recul de -3,2% par rapport à avril dernier avec 20,8% de voix, indique un récent baromètre politique d’EMRHOD.

Le leader de Nidaa Tounes devance ainsi Hamma Hammami (4,5%, soit -0,4% par rapport à avril), arrachant, de ce fait, la deuxième place au secrétaire général d’Ennahdha, Hamadi Jebali qui chute de 8,2 à 3,3% des intentions de vote, en un mois. La quatrième place revient au chef du Gouvernement, Ali Laârayedh, avec 2,9% (+0,6%)contre 2,3% de vote, en avril dernier, devançant, de ce fait, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi (2,4%, en mai, contre 1%, en avril), et Moncef Marzouki (1,7%, en mai, contre 2%, en avril) et Hachemi El Hamdi (1,4%, en mai, contre 1%, en avril).

Mustapha Ben Jaâfar, le président de l’ANC est la personnalité politique à laquelle, les Tunisiens ne veulent pas accorder leurs suffrages. Il n’a été crédité que de 0,4% des intentions de vote contre 1%, en avril. Il se trouve de ce fait, devancé par Ahmed Néjib Chebbi (1,3%), Taieb Baccouche (0,6%) ou encore Samir Dilou(0,6%).

Le même sondage a révélé que les indécis sont de l’ordre de 27,1%., tandis que ceux qui ont fait le choix de ne voter pour aucun des candidats, représentent 28,4%.

Au sujet des intentions de vote pour les partis politiques, 22,7% des personnes sondées ont déclaré qu’elles ne vont voter à aucun parti politique, contre 25,5%, en avril dernier, alors que 20,4% souhaitent voter pour Nidaa Tounes, devançant de loin le parti d’Ennahdha qui arrive en deuxième position avec 14% des intentions de vote uniquement, en baisse de 2,4% par rapport à avril de la même année, suivi par Al Jabha Echaâbia (8%), Al Aridha (3,53,5%), Al Joumhouri (2,1%), CPR (2%), Ettakattol (1,7%). A noter, dans ce cadre, que 19,7 % ne savent pas pour qui ils vont voter et 1,7% refusent de s’exprimer.

Concernant l’évolution de la situation économique du pays, la moitié des interrogés voient la situation en train de se dégrader, soit précisément 48,2% des interviewés, tandis que 25,9% estiment que la situation reste inchangée. Cependant, seulement 20,8% des sondés ont estimé que la situation économique du pays est en train de s’améliorer.

S’agissant de la menace terroriste dans le pays, il semble que la peur des Tunisiens face aux actes de terrorisme gagne en intensité. En effet, le sondage a montré que 22,3% estiment que la menace du terrorisme est très élevée et 39% l’estiment plutôt élevée, alors que 22,5% l’estiment plutôt faible et seulement 10,2% l’estiment très faible.

Il ya lieu d’indiquer que cette enquête a été réalisée entre le 20 et le 29 mai 2013 auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne en âge de voter (18 ans et plus).

Pour cette nouvelle vague, EMRHOD a interrogé 1400 personnes, en face à face dans 16 gouvernorats (zones urbaines et rurales).

A noter qu’EMRHOD Consulting membre d’ESOMAR, est un bureau d’études de marché et de sondage d’opinion, implanté dans la région de l’Afrique du Nord, à travers ses trois bureaux basés à Tunis, Alger et Casablanca.

Khadija Taboubi

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Béji Caïd Essebsi

Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes confirme son avance en tant que personnalité politique pour laquelle les Tunisiens souhaitent voter, « si les élections avaient lieu demain », en décrochant 17,6% des voix, enregistrant ainsi un recul de -3,2% par rapport à avril dernier avec 20,8% de voix, indique un récent baromètre politique d’EMRHOD.

Le leader de Nidaa Tounes devance ainsi Hamma Hammami (4,5%, soit -0,4% par rapport à avril), arrachant, de ce fait, la deuxième place au secrétaire général d’Ennahdha, Hamadi Jebali qui chute de 8,2 à 3,3% des intentions de vote, en un mois. La quatrième place revient au chef du Gouvernement, Ali Laârayedh, avec 2,9% (+0,6%)contre 2,3% de vote, en avril dernier, devançant, de ce fait, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi (2,4%, en mai, contre 1%, en avril), et Moncef Marzouki (1,7%, en mai, contre 2%, en avril) et Hachemi El Hamdi (1,4%, en mai, contre 1%, en avril).

Mustapha Ben Jaâfar, le président de l’ANC est la personnalité politique à laquelle, les Tunisiens ne veulent pas accorder leurs suffrages. Il n’a été crédité que de 0,4% des intentions de vote contre 1%, en avril. Il se trouve de ce fait, devancé par Ahmed Néjib Chebbi (1,3%), Taieb Baccouche (0,6%) ou encore Samir Dilou(0,6%).

Le même sondage a révélé que les indécis sont de l’ordre de 27,1%., tandis que ceux qui ont fait le choix de ne voter pour aucun des candidats, représentent 28,4%.

Au sujet des intentions de vote pour les partis politiques, 22,7% des personnes sondées ont déclaré qu’elles ne vont voter à aucun parti politique, contre 25,5%, en avril dernier, alors que 20,4% souhaitent voter pour Nidaa Tounes, devançant de loin le parti d’Ennahdha qui arrive en deuxième position avec 14% des intentions de vote uniquement, en baisse de 2,4% par rapport à avril de la même année, suivi par Al Jabha Echaâbia (8%), Al Aridha (3,53,5%), Al Joumhouri (2,1%), CPR (2%), Ettakattol (1,7%). A noter, dans ce cadre, que 19,7 % ne savent pas pour qui ils vont voter et 1,7% refusent de s’exprimer.

Concernant l’évolution de la situation économique du pays, la moitié des interrogés voient la situation en train de se dégrader, soit précisément 48,2% des interviewés, tandis que 25,9% estiment que la situation reste inchangée. Cependant, seulement 20,8% des sondés ont estimé que la situation économique du pays est en train de s’améliorer.

S’agissant de la menace terroriste dans le pays, il semble que la peur des Tunisiens face aux actes de terrorisme gagne en intensité. En effet, le sondage a montré que 22,3% estiment que la menace du terrorisme est très élevée et 39% l’estiment plutôt élevée, alors que 22,5% l’estiment plutôt faible et seulement 10,2% l’estiment très faible.

Il ya lieu d’indiquer que cette enquête a été réalisée entre le 20 et le 29 mai 2013 auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne en âge de voter (18 ans et plus).

Pour cette nouvelle vague, EMRHOD a interrogé 1400 personnes, en face à face dans 16 gouvernorats (zones urbaines et rurales).

A noter qu’EMRHOD Consulting membre d’ESOMAR, est un bureau d’études de marché et de sondage d’opinion, implanté dans la région de l’Afrique du Nord, à travers ses trois bureaux basés à Tunis, Alger et Casablanca.

Khadija Taboubi

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Les trois partis de la coalition au pouvoir en Tunisie

Les trois partis de la coalition au pouvoir en Tunisie, ont annoncé dimanche matin in accord sur l’organisation d’élections présidentielle et législatives le 23 juin 2013.

Un communiqué de la coalition précise que le président sera élu au scrutin direct, et qu’un second tour sera organisé, si besoin, le 7 juillet.

Ennhdha, le CPR et Attakatol sont tombés d’accord sur l’adoption d’un régime parlementaire aménagé dans lequel le président serait élu au suffrage universel.

Le régime choisi stipule que le gouvernement sera responsable devant le Parlement qui aura le pouvoir de démettre le président, la présidentielle devant ainsi être séparée des législatives et les précéderait dans le temps.

Ennahda a accepté, selon une source cité par l’AFP, la création d’une Cour constitutionnelle, un projet jusqu’ici rejeté par le parti islamiste opposé à un arbitrage hors Parlement.

La commission électorale indépendante dont la composition fait également polémique à l’ANC figure dans le consensus réalisé au sein de la coalition.

L’architecte du premier scrutin libre post-révolution, Kamel Jendoubi, sera chargé de nouveau de l’organisation des prochaines élections,.

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Le président de l’assemblée constituante

Le président de l’assemblée constituante, Mustapha Ben Jaafar, a annoncé qu’une première mouture de la Constitution sera soumise « en novembre » à l’ANC en session plénière, puis les élus débattront chaque article « en décembre-janvier ».

Dans une interview à l’AFP, il a déclaré : »Je pense que raisonnablement (…), on aura nos élections avant l’été 2013″, alors que la date d’adoption de la loi fondamentale et le calendrier électoral font l’objet de toutes les spéculations.

Onze partis politiques s’étaient engagés à rédiger la Constitution dans un délai d’un an à compter de l’élection de l’ANC le 23 octobre 2011. Une partie de l’opposition juge dès lors que le gouvernement et l’assemblée perdront leur légitimité à cette date anniversaire.

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41% des Tunisiens ne savent pas à qui voter  lors des prochaines élections

41% des Tunisiens ne savent pas à qui voter lors des prochaines élections, alors que 27% choisiront Ennahdha, cependant que Nidaa Touness, Attakatol et le CPR sont crédités chacun de 6% et le parti des ouvriers de 3%, selon un sondage mené par « The International Republican Institute » (IRI) avec Elka Consukting Tunisie.

D’après ce sondage dont les résultats sont publiés par l’hebdomadaire « Assabah Ousbouii », 48% des interrogés se prononcent pour Rached Ghannouchi, 50% pour Béji Caïed Essebsi, 58% pour Hamadi Jebali, 57% pour Moncef Marzouki et 8% pour le chef jihadiste salafiste Abou Iyadh.

S’agissant du régime politique qu’ils préfèrent, les sondés se prononcent à hauteur de 52% pour le régime présidentiel, de 21% pour un régime présidentiel ajusté, 19% pour le régime parlementaire et 8% ne se prononcent pas.

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Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali a affirmé, samedi soir, au cours d’un débat télévisé, que le gouvernement demeure fermement attaché à la date des prochaines élections fixée pour le mois de mars 2013.

Il a ajouté que cette échéance est réalisable dans la mesure où l’infrastructure mise en place pour les élections d’octobre 2011 continue de fonctionner en l’absence de l’instance supérieure indépendante pour les élections, estimant que la préparation du scrutin ne nécessite pas plus de trois mois.

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Dans son allocution à l'occasion de la fête de la République

Dans son allocution à l’occasion de la fête de la République, Hamdi Jebali  a déclaré que les élections auront lieu le 20 mars 2013, revenant ainsi sur une déclaration précédente selon laquelle il ne sera possible de tenir ce scrutin à cette date-là.

Le chef du gouvernement a par ailleurs affirmé que l’Instance supérieure des élections sera indépendante et conforme aux normes internationales.

 

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Dans la France post médiévale

Dans la France post médiévale, il y avait un barbier, qui ne se coupait point les cheveux en quatre pour se payer, au propre et au figuré, la tête de ses clients, avait mis à l’entrée de son échoppe une grande pancarte proclamant : « demain on rase gratis ». Mais l’artisan, pas totalement idiot et près de ses sous, l’y laissait tous les jours. Et celui qui venait le lendemain se faire raser devait quand même payer, car la pancarte affichait un éternel demain qui n’arrivait jamais.

Autant dire que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Et les politiques où qu’ils se trouvent et à quelque bord qu’ils appartiennent, en font un usage immodéré et toujours avec plus d’imagination et les boniments dont ils ont le secret.

Le processus des élections du 20 mars 2013 et les aléas qui continuent de s’y attacher fournissent un exemple tunisien et actualisé de cet exercice dont l’establishment politique a le monopole. Et pour cause, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali a affirmé dernièrement, plus précisément le 16 juillet, devant une délégation du Conseil international du Forum social mondial, que les prochaines élections n’auront pas lieu, le 20 mars 2012, mais à une date ultérieure.

Que restait-il alors de l’affirmation péremptoire et sentencieuse faite auparavant par Mustapha Ben Jaafar, le président de l’Assemblée nationale constituante que le scrutin tant attendu aura bien lieu, le 20 mars 2012 ?

Par-delà cette cacophonie au sommet de l’Etat qui donne au monde une piètre et parfois risible image de la façon dont la chose publique est gérée en Tunisie, il ne faut pas être clerc en la matière pour comprendre que, pour Ennahdha, comme pour ses partenaires de la troïka, et plus particulièrement le CPR de Moncef Marzouki, les élections ne sont pas de l’ordre de leurs priorités. D’autant moins que, dès le départ, ils donnaient la nette impression pour la confirmer en chemin, qu’ils y sont à perpétuelle demeure, en tout cas, qu’ils ne se résoudraient à en appeler aux urnes qu’à la date la plus reculée possible. Le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, n’avait-il pas parlé d’une échéance de 4 ou 5 ans, le temps que les institutions de l’Etat se mettent en place, et que les programmes des partis au pouvoir commencent à donner leurs fruits et permettre ainsi au peuple de les juger, expliquait-il doctement.

De fait, tout s’ordonne autour d’une échéance électorale qui soit bien ultérieure à la date censément « butoir » du 20 mars 2012. Le gouvernement ne montre aucun empressement à mettre en place le dispositif chargé de l’organisation et de la supervision des élections, une structure qui aurait la vocation qui a été celle de L’Instance supérieure indépendante pour les élections dont ci-devant président, Kamel Jendoubi, vient de mettre l’accent sur “la nécessité d’accélérer la publication d’un projet de loi relatif à l’ISIE qui fera l’objet d’une réunion et d’un consensus entre les différents partis et dans lequel la société civile jouera un rôle important pour faire réussir les prochaines échéances électorales ». Démarche qui a reçu le soutien appuyé du secrétaire général de l’UGTT Houcine Abbassi qui a souligné l’attachement de l’organisation syndicale à mettre en place une instance supérieure indépendante qui garantisse la réussite des prochaines élections, rappelant le projet avancé par les experts de l’UGTT et la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), ainsi que l’ordre national des avocats, qui a fait l’objet de concertations avec des experts du gouvernement, en vue d’élaborer un nouveau projet, actuellement en cours d’étude.

Dans tous les cas de figure, techniquement, il ne sera pas possible de préparer les prochaines élections pour la date prévu, soit le 20 mars 2013 », comme l’a affirmé le secrétaire général de l’Association Tunisienne pour l’Eveil Démocratique (ATED) qui a expliqué cette éventualité-devenue certitude-par « l’absence d’un document officiel permettant de clarifier les principales caractéristiques et l’architecture d’une instance indépendante chargée des élections à venir en Tunisie ».

Au demeurant, le flou maintenu sur la prochaine date des élections est perçu comme un signe supplémentaire d’inquiétude par nombre de composants de la société civile qui affirment que « au regard du décret qui a convoqué les élections de l’Assemblée constituante pour siéger pendant un an, cette assemblée, ainsi que le gouvernement qui en est sorti, seront le 23 octobre 2012, hors le cadre légal qui les a rendus possibles ». Et d’avertir que « la lenteur adoptée par la majorité islamiste ne voilera pas la rupture du contrat politique. Elle engendrera une perte de confiance et un accroissement des tensions dans le pays ».

Ce retard « programmé » dans l’organisation des élections est en train d’être étayé par un autre, celui de l’élaboration de la Constitution dont les travaux auraient dû être terminés, le 15 juillet 2012. Or, on ne voit rien venir, sauf cette déclaration du rapporteur de la commission selon laquelle « il n’y a pas le feu, et un retard, ce n’est pas une catastrophe ! ». Vraiment !

Mohamed 

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Dans la France post médiévale

Dans la France post médiévale, il y avait un barbier, qui ne se coupait point les cheveux en quatre pour se payer, au propre et au figuré, la tête de ses clients, avait mis à l’entrée de son échoppe une grande pancarte proclamant : « demain on rase gratis ». Mais l’artisan, pas totalement idiot et près de ses sous, l’y laissait tous les jours. Et celui qui venait le lendemain se faire raser devait quand même payer, car la pancarte affichait un éternel demain qui n’arrivait jamais.

Autant dire que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Et les politiques où qu’ils se trouvent et à quelque bord qu’ils appartiennent, en font un usage immodéré et toujours avec plus d’imagination et les boniments dont ils ont le secret.

Le processus des élections du 20 mars 2013 et les aléas qui continuent de s’y attacher fournissent un exemple tunisien et actualisé de cet exercice dont l’establishment politique a le monopole. Et pour cause, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali a affirmé dernièrement, plus précisément le 16 juillet, devant une délégation du Conseil international du Forum social mondial, que les prochaines élections n’auront pas lieu, le 20 mars 2012, mais à une date ultérieure.

Que restait-il alors de l’affirmation péremptoire et sentencieuse faite auparavant par Mustapha Ben Jaafar, le président de l’Assemblée nationale constituante que le scrutin tant attendu aura bien lieu, le 20 mars 2012 ?

Par-delà cette cacophonie au sommet de l’Etat qui donne au monde une piètre et parfois risible image de la façon dont la chose publique est gérée en Tunisie, il ne faut pas être clerc en la matière pour comprendre que, pour Ennahdha, comme pour ses partenaires de la troïka, et plus particulièrement le CPR de Moncef Marzouki, les élections ne sont pas de l’ordre de leurs priorités. D’autant moins que, dès le départ, ils donnaient la nette impression pour la confirmer en chemin, qu’ils y sont à perpétuelle demeure, en tout cas, qu’ils ne se résoudraient à en appeler aux urnes qu’à la date la plus reculée possible. Le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, n’avait-il pas parlé d’une échéance de 4 ou 5 ans, le temps que les institutions de l’Etat se mettent en place, et que les programmes des partis au pouvoir commencent à donner leurs fruits et permettre ainsi au peuple de les juger, expliquait-il doctement.

De fait, tout s’ordonne autour d’une échéance électorale qui soit bien ultérieure à la date censément « butoir » du 20 mars 2012. Le gouvernement ne montre aucun empressement à mettre en place le dispositif chargé de l’organisation et de la supervision des élections, une structure qui aurait la vocation qui a été celle de L’Instance supérieure indépendante pour les élections dont ci-devant président, Kamel Jendoubi, vient de mettre l’accent sur “la nécessité d’accélérer la publication d’un projet de loi relatif à l’ISIE qui fera l’objet d’une réunion et d’un consensus entre les différents partis et dans lequel la société civile jouera un rôle important pour faire réussir les prochaines échéances électorales ». Démarche qui a reçu le soutien appuyé du secrétaire général de l’UGTT Houcine Abbassi qui a souligné l’attachement de l’organisation syndicale à mettre en place une instance supérieure indépendante qui garantisse la réussite des prochaines élections, rappelant le projet avancé par les experts de l’UGTT et la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), ainsi que l’ordre national des avocats, qui a fait l’objet de concertations avec des experts du gouvernement, en vue d’élaborer un nouveau projet, actuellement en cours d’étude.

Dans tous les cas de figure, techniquement, il ne sera pas possible de préparer les prochaines élections pour la date prévu, soit le 20 mars 2013 », comme l’a affirmé le secrétaire général de l’Association Tunisienne pour l’Eveil Démocratique (ATED) qui a expliqué cette éventualité-devenue certitude-par « l’absence d’un document officiel permettant de clarifier les principales caractéristiques et l’architecture d’une instance indépendante chargée des élections à venir en Tunisie ».

Au demeurant, le flou maintenu sur la prochaine date des élections est perçu comme un signe supplémentaire d’inquiétude par nombre de composants de la société civile qui affirment que « au regard du décret qui a convoqué les élections de l’Assemblée constituante pour siéger pendant un an, cette assemblée, ainsi que le gouvernement qui en est sorti, seront le 23 octobre 2012, hors le cadre légal qui les a rendus possibles ». Et d’avertir que « la lenteur adoptée par la majorité islamiste ne voilera pas la rupture du contrat politique. Elle engendrera une perte de confiance et un accroissement des tensions dans le pays ».

Ce retard « programmé » dans l’organisation des élections est en train d’être étayé par un autre, celui de l’élaboration de la Constitution dont les travaux auraient dû être terminés, le 15 juillet 2012. Or, on ne voit rien venir, sauf cette déclaration du rapporteur de la commission selon laquelle « il n’y a pas le feu, et un retard, ce n’est pas une catastrophe ! ». Vraiment !

Mohamed Lahmar 

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45% des Tunisiens n’ont pas l’intention de voter

45% des Tunisiens n’ont pas l’intention de voter, lors des prochaines élections, selon les résultats d’un sondage d’opinion mené par le forum des sciences sociales appliquées. La participation au scrutin sera fonction de l’allégeance des électeurs à leurs partis et de la discipline de vote où Ennahdha est créditée de 29% des intentions de vote, le CPR de 3,4% et Al Aridha de 4,1%.
D’autre part, 75% des sondés se déclarent confiants dans leur avenir personnel, alors que 1 Tunisien sur 4 ne prévoit pas une amélioration au niveau du marché de l’emploi, au cours de la prochaine étape.
Par ailleurs, le taux des mécontents de l’action du gouvernement a progressé de 12%, en comparaison de janvier 2012. Cependant, 66% des Tunisiens pensent que le gouvernement est capable de résoudre les problèmes en suspens, tandis que 31% estiment qu’il n’est pas qualifié pour s’acquitter de ses missions.

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Une délégation de 116 observateurs européens supplémentaires de courte durée a été déployée, en  Tunisie, dans les 27 circonscriptions électorales du pays. Cette délégation vient renforcer la mission d’observation électorale de l’Union européenne en Tunisie déployée, depuis le 19 septembre, pour observer les élections de la Constituante du  23 octobre 2011.
 
Présent à Tunis pour assister à cette opération, Michael Gahler, chef de la MOE UE en Tunisie,  et membre du Parlement européen, de nationalité allemande, a précisé qu’à l’instar des observateurs à long terme, les observateurs de courte durée sont déployés dans les 27 circonscriptions électorales pour contribuer à la mission d’observation le jour du scrutin.
 
S’agissant du déroulement de la campagne, il a estimé que la campagne est plutôt « timide » et se déroule dans le « calme » avec quelques incidents isolés qui ne sont pas toujours liés aux élections.
Il a en outre affirmé que les observateurs déjà en place, depuis le mois de septembre, préparent le terrain et assurent des entretiens avec toutes les parties prenantes (partis politiques, société civile, commissions électorales ainsi que les électeurs eux-mêmes) et dressent des rapports hebdomadaires. 
Ces observateurs supplémentaires, qui renforcent un dispositif de 54 observateurs, se composent de 78 observateurs de court terme dont 12 observateurs du vote des Tunisiens à l’étranger, 3 observateurs de long terme, 20 diplomates de pays de l’Union européenne en poste en Tunisie. Une délégation de 15 députés, membres du Parlement européen, sera également présente pour ces élections.
Au total, 180 observateurs européens seront présents le jour du vote dans tout le pays, en provenance de 26 pays de l’Union européenne ainsi que de la Norvège, de la Suisse et du Canada.
« Nous avons  bien suivi les années de dictature en Tunisie. Aujourd’hui, nous sommes ici pour vous aider, pour vous apprendre la démocratie. On n’a jamais prétendu exporter la démocratie occidentale. La démocratie, la volonté de liberté, les droits de l’Homme sont tous universels, chaque pays a ses couleurs… » précise-t-il.
 
Concernant les opérations de vote à partir de l’étranger, il convient de rappeler que six équipes d’observateurs ont été installées en France, en Allemagne, en Italie et en Belgique.  Ces équipes assureront la mission d’observation du scrutin qui s’est déroulé depuis le 20 octobre courant, mais dont les résultats seront comptés le même jour qu’en Tunisie, à savoir, le dimanche 23 octobre dans la soirée.
 
La mission d’observation prendra fin deux semaines environ après le scrutin. Elle assurera le suivi de la phase post-scrutin, notamment du contentieux.
C’est la première fois que l’Union européenne vient sur invitation du gouvernement tunisien pour observer le processus électoral. Cette mission est politiquement indépendante des Etats membres, de la Commission européenne et du Parlement européen. Elle a coûté la bagatelle de 3,2 millions d’Euros. L’équipe travaille quotidiennement de 7h00 à 23h00.
Notons à ce propos que les représentants de la mission d’observation européenne ont préféré agir avec mesure pour y répondre en condamnant la violence et en appelant les parties qui se sentent indignées de saisir la justice et de ne pas recourir à la violence pour condamner ces faits.
Nadia Ben Tamansourt

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« L’affluence massive des Tunisiens dans les bureaux de vote dépasse toutes les prévisions », a déclaré  Kamel Jendoubi, président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).

« Personne ne peut avancer un taux de participation précis », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse tenue dimanche au palais des congrès à Tunis.

Il  a relevé, à cette occasion, certains dépassements enregistrés dont le non respect du silence électoral par certaines listes de partis qui devait se poursuivre ce dimanche 23 octobre, jour du scrutin et « allant même jusqu’au harcèlement des électeurs ».

Après avoir exercé dimanche matin son droit de vote, le Premier ministre du gouvernement de transition Béji Caid Essebsi, a affirmé que « le peuple Tunisien écrit aujourd’hui une nouvelle page de son histoire qui sépare deux époques.

Il a qualifié ce rendez-vous électoral de « jour historique » qui a permis au peuple tunisien d’exercer sa souveraineté et d’élire ses représentants au sein de l’Assemblée, relevant que c’est un acquis réalisé par le peuple grâce à son militantisme et aux sacrifices de ses enfants.

« Je prie Dieu que ce processus soit irréversible. Je félicite le peuple pour cet acquis », a lancé M. Caid Essebsi qui s’est dit confiant quant à la volonté du peuple de s’approprier définitivement cet acquis et d’aller de l’avant en tant qu’Etat évolué et souverain.

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