Tags Posts tagged with "Tunisie, emploi, BAD"

Tunisie, emploi, BAD

par -
« Le printemps arabe était une énigme puisqu’il y a une contraction économique au-delà des moteurs politiques. Certains facteurs économiques sont la base d’explosion politique et ont alimenté la révolution.  ...

« Le printemps arabe était une énigme puisqu’il y a une contraction économique au-delà des moteurs politiques. Certains facteurs économiques sont la base d’explosion politique et ont alimenté la révolution. Il s’agit de l’emploi et la justice, considérées comme causes réelles du mécontentement des peuples», a affirmé John Page, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale.

Lors d’une présentation intitulée « Emploi, Justice et le printemps arabe : croissance inclusive en Afrique du Nord », il a fait remarquer qu’il y a eu une rupture de contact essentiellement en Tunisie et en Egypte, entre la croissance et le bien-être qui est la conséquence d’un échec du modèle économique adopté. D’après lui, « ces deux pays n’ont pas pu créer d’emplois surtout pour les jeunes, et les politiques économiques qui ont été à la base de la croissance inclusive au lendemain des indépendances ont commencé à s’effriter »

Ceci est dû à plusieurs facteurs. On cite également la détérioration des services publics, la diminution des salaires et l’augmentation des inégalités entre les régions d’une part, et entre les villes et les zones rurales, d’autre part.

Que faut-il faire ?

John Page a insisté sur l’importance de gérer le court terme pour ne pas commettre des erreurs qui auront des effets néfastes à long terme. « Pour mieux répondre aux aspirations des peuples, les gouvernements ont besoin d’approfondir les défis et de voir dans quelle mesure ils pourront ajuster pour mieux réussir la transition ».

Dans ce contexte, les décideurs politiques devront prendre en considération ces facteurs. « je pense que les transitons économiques sont très difficiles surtout avec l’impatience des peuples. C’est pour cette raison qu’il faut commencer à faire des progrès pour ouvrir la porte. « Si on n’injecte pas le concept économique, on aura beaucoup des problèmes », a précisé Page.

L’orateur a recommandé également la mise en place des initiatives d’emploi temporaire qui récompenseraient des compétences spécifiques au lieu des références. Les gouvernements pourraient orienter les jeunes travailleurs vers les secteurs comme le tourisme, l’agriculture offrant ainsi des opportunités de revenus temporaires. « Pour qu’on puisse aider les jeunes à trouver des emplois, il faut mettre en place des politiques d’emplois qui prennent en considération le climat qui prévaut dans le pays » a-t-il expliqué.

Une autre façon d’approcher les formes structurelles pourrait être utile pour rétablir la confiance envers le gouvernement et surtout la création d’un secteur privé dynamique et compétitif capable de stimuler la croissance et créer d’emplois. « Si l’Afrique du Nord souhaite combler son déficit structurel par rapport aux pays à revenu intermédiaire plus dynamiques, les investissements devront être effectuées dans des activités à forte valeur ajoutée». Et d’ajouter : « les économies d’Afrique du Nord devront adopter une stratégie d’industrialisation en complément de leurs initiatives de développement du secteur privé »

Dans ce cadre, le gouvernement devrait jouer un rôle primordial en améliorant l’accès à l’information et en promouvant la transparence. L’objectif est de ramener la confiance des parties prenantes.

Le gouvernement est appelé aussi à mettre en place un environnement règlementaire tout en allégeant les procédures administratives pour consolider la compétitivité du secteur privé. « Les procédures administratives ont été utilisées par les anciens régimes pour limiter la concurrence pour les entreprises préférées et représentent souvent une barrière à l’entrée sur le marché de nouvelles entreprises tout particulièrement les PME », a signalé Page avant de noter que « les nouveaux gouvernements ont l’opportunité de rationaliser les procédures et d’accroître la transparence de leur application ».

Quelques domaines clés de la réforme des cadres juridique et institutionnel sont essentiels pour le renforcement de la concurrence. L’orateur a mis l’accent, dans ce sens, sur l’importance d’établir la confiance dans la capacité du système judiciaire à défendre les droits de la propriété, et ceci devrait être un objectif central des gouvernements postrévolutionnaires.

Wiem Thebti

par -
« Le printemps arabe était une énigme puisqu’il y a une contraction économique au-delà des moteurs politiques. Certains facteurs économiques sont la base d’explosion politique et ont alimenté la révolution.  ...

« Le printemps arabe était une énigme puisqu’il y a une contraction économique au-delà des moteurs politiques. Certains facteurs économiques sont la base d’explosion politique et ont alimenté la révolution. Il s’agit de l’emploi et la justice, considérées comme causes réelles du mécontentement des peuples», a affirmé John Page, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale.

Lors d’une présentation intitulée « Emploi, Justice et le printemps arabe : croissance inclusive en Afrique du Nord », il a fait remarquer qu’il y a eu une rupture de contact essentiellement en Tunisie et en Egypte, entre la croissance et le bien-être qui est la conséquence d’un échec du modèle économique adopté. D’après lui, « ces deux pays n’ont pas pu créer d’emplois surtout pour les jeunes, et les politiques économiques qui ont été à la base de la croissance inclusive au lendemain des indépendances ont commencé à s’effriter »

Ceci est dû à plusieurs facteurs. On cite également la détérioration des services publics, la diminution des salaires et l’augmentation des inégalités entre les régions d’une part, et entre les villes et les zones rurales, d’autre part.

Que faut-il faire ?

John Page a insisté sur l’importance de gérer le court terme pour ne pas commettre des erreurs qui auront des effets néfastes à long terme. « Pour mieux répondre aux aspirations des peuples, les gouvernements ont besoin d’approfondir les défis et de voir dans quelle mesure ils pourront ajuster pour mieux réussir la transition ».

Dans ce contexte, les décideurs politiques devront prendre en considération ces facteurs. « je pense que les transitons économiques sont très difficiles surtout avec l’impatience des peuples. C’est pour cette raison qu’il faut commencer à faire des progrès pour ouvrir la porte. « Si on n’injecte pas le concept économique, on aura beaucoup des problèmes », a précisé Page.

L’orateur a recommandé également la mise en place des initiatives d’emploi temporaire qui récompenseraient des compétences spécifiques au lieu des références. Les gouvernements pourraient orienter les jeunes travailleurs vers les secteurs comme le tourisme, l’agriculture offrant ainsi des opportunités de revenus temporaires. « Pour qu’on puisse aider les jeunes à trouver des emplois, il faut mettre en place des politiques d’emplois qui prennent en considération le climat qui prévaut dans le pays » a-t-il expliqué.

Une autre façon d’approcher les formes structurelles pourrait être utile pour rétablir la confiance envers le gouvernement et surtout la création d’un secteur privé dynamique et compétitif capable de stimuler la croissance et créer d’emplois. « Si l’Afrique du Nord souhaite combler son déficit structurel par rapport aux pays à revenu intermédiaire plus dynamiques, les investissements devront être effectuées dans des activités à forte valeur ajoutée». Et d’ajouter : « les économies d’Afrique du Nord devront adopter une stratégie d’industrialisation en complément de leurs initiatives de développement du secteur privé »

Dans ce cadre, le gouvernement devrait jouer un rôle primordial en améliorant l’accès à l’information et en promouvant la transparence. L’objectif est de ramener la confiance des parties prenantes.

Le gouvernement est appelé aussi à mettre en place un environnement règlementaire tout en allégeant les procédures administratives pour consolider la compétitivité du secteur privé. « Les procédures administratives ont été utilisées par les anciens régimes pour limiter la concurrence pour les entreprises préférées et représentent souvent une barrière à l’entrée sur le marché de nouvelles entreprises tout particulièrement les PME », a signalé Page avant de noter que « les nouveaux gouvernements ont l’opportunité de rationaliser les procédures et d’accroître la transparence de leur application ».

Quelques domaines clés de la réforme des cadres juridique et institutionnel sont essentiels pour le renforcement de la concurrence. L’orateur a mis l’accent, dans ce sens, sur l’importance d’établir la confiance dans la capacité du système judiciaire à défendre les droits de la propriété, et ceci devrait être un objectif central des gouvernements postrévolutionnaires.

Wiem Thebti

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux