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Après les événements et les violences qui ont secoué la région de Siliana et le nombre élevé de blessés

Après les événements et les violences qui ont secoué la région de Siliana et le nombre élevé de blessés, Mezri Haddad, l’ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l’Unesco a réitéré son appel prononcé, à partir de son exil à Paris, le 13 juin 2012.

Dans un message paru dimanche, 2 décembre 2012, sur sa page « Facebook », il est revenu à la charge pour lancer un appel en 7 points, prévoyant que la Tunisie va connaître d’autres événements plus tragiques.

Selon lui, le moment est extrêmement grave en Tunisie, et les récents événements qui viennent de secouer le pays confirment la crise chronique depuis la « Révolution du jasmin » et préfigurent une anarchie totale, porteuse d’une guerre civile que certains souhaitent, que beaucoup redoutent et que lui, l’avait conjecturée, dès janvier 2011, sans avoir toujours été bien compris.

Dans la même lettre, l’ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l’Unesco a précisé que, contrairement à la propagande islamiste et aux déclarations fallacieuses de certains « idiots » utiles qui continuent à accuser des « éléments de l’ancien régime » d’être derrière ces événements, il accuse clairement Ennahdha en général et Rached Ghannouchi en particulier, ainsi que ses amis d’Al-Qaïda d’en être à l’origine. Il a ajouté aussi qu’après le désenchantement populaire et appréhendant le score qu’Ennahdha risque de faire, lors des prochaines élections, le chef de la secte intégriste cherche, en effet, à entretenir un climat d’instabilité favorable à la « révolution islamiste » qu’il espère toujours conduire, comme autrefois Khomeiny, mais avec la bénédiction de John McCain, Joe Lieberman et cheikh Hamad.

D’un autre côté, Mezri Haddad a fait savoir que beaucoup ignorent encore, ou feignent d’ignorer, qu’entre les islamistes dits « modérés » et les hordes salafistes, il existe des relations idéologiques et affectives structurelles et ancestrales. Ils ne se répartissent les tâches et ne se partagent les rôles que pour réaliser la théocratie théocratique et totalitaire dont ils rêvent depuis longtemps.

Il ajouté que, maintenant, notre pays est entré dans une nouvelle phase de sa destruction programmée et amorcée dès décembre 2010, appelant les forces armées et la police nationale, deux institutions patriotiques que « les traîtres et les comploteurs ont cherché à culpabiliser, diviser, prendre le contrôle du pays, instaurer l’État d’urgence et rétablir l’ordre républicain ».

Il a aussi appelé à déclarer illégitime le gouvernement de la trinité antipatriotique (Ghannouchi, Marzouki, Ben Jafaar) et à dissoudre et déclarer illégale l’Assemblée constituante, « compte tenu de son inutilité et des nombreuses irrégularités au moment des élections du 23 octobre dernier, et revenir même à la Constitution de 1959 ».

Il a aussi appelé à sévir contre les « hordes fanatisées » et remettre en prison tous les terroristes, rompre toutes relations avec le Qatar et renvoyer immédiatement l’ambassadeur de cet émirat.

Comme dernier point, le diplomate a appelé à former un gouvernement provisoire d’unité nationale en attendant d’organiser des élections authentiquement démocratiques, sans ingérence étrangère, sans le financement occulte de certains partis par les monarchies du Golfe et sous le contrôle exclusif des Nations-Unies.

« J’appelle également la jeunesse tunisienne, l’UGTT et l’ensemble des organisations représentatives de la société civile et de la diaspora tunisienne, ainsi que toutes les figures de l’opposition patriotique et moderniste de mettre fin à leurs divisions et de se coaliser contre les forces obscurantistes et terroristes qui mènent le pays au chaos. Je les appelle à mettre la sécurité et la Souveraineté de la Tunisie au-dessus de leurs calculs politiciens et de leurs ambitions politiques. Le moment est extrêmement grave et l’Histoire jugera chacun selon ses actes », a-t-il ajouté.

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Le CPR

Le CPR, parti de Moncef Marzouki accentue les pressions pour obtenir le portefeuille des affaires étrangères, poste dont il pense tirer le meilleur parti  dans sa campagne électorale pour les présidentielles.

Dans le même temps, les justifications invoquées pour limoger le gendre de Rached Ghannopuchi, Rafik Abdessalem, pourraient être étayées par l’unanimité qui s’est faite concernant la faiblesse de la diplomatie tunisienne sous Rafik Abdessalem qui , selon  certaines fuites, ne bénéficie pas d’un fort soutien de la part du chef du gouvernement , Hamadi Jbali, d’après ce que rapporte Al Maghreb qui rappelle que de nombreux militants d’Ennahdha étaient contre la nomination de Rafik Abdessalem aux Affaires étrangères en raison de son alliance avec Rached Ghannouchi.

Telle qu’elle se présente, la réalité actuelle autorise que le mouvement Ennahdha sacrifie Rafik Abdessalem, pour restaurer la troïka, et arrêter net la « rébellion » du CPR qui menace de jouer des cartes pouvant perturber les calculs du parti islamiste. Et puis, le limogeage de l’actuel ministre des Affaires étrangères pourrait être un atout politique et médiatique présentant Ennahdha comme un parti qui privilégie la compétence par rapport au népotisme.

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Le leader du Mouvement Ennahdha

Le leader du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi a démenti, jeudi, lors d’une conférence de presse, tenue dans un hôtel de la capitale, avoir reçu un chèque de 150 millions de dollars de la part de l’Emir de Qatar, comme soutien financier à la participation d’Ennahdha aux dernières élections législatives. « J’aurais aimé partager ce montant avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallam, d’autant que la Syrie traverse une période très délicate », a dit Ghannouchi sur un ton ironique. « Le diplomate syrien représente un régime moribond, et il n’est pas étonnant qu’un homme assassin de son peuple débite un chapelet de mensonges », a ajouté Rached Ghannouchi attribuant ces mensonges à l’expulsion de l’ambassadeur syrien de Tunis et la non reconnaissance du régime syrien lors du Congrès des Amis de la Syrie, tenue récemment expliquent ces mensonges.

Rached Ghannouchi a fait savoir, en outre, qu’il a donné demandé à un cabinet d’avocats de porter plainte contre le journal britannique « the Independent », pour avoir publié de fausses informations. Il a aussi indiqué qu’il portera plainte contre tous les journaux qui ont propagé cette information, ainsi que ceux qui l’ont rapportée. « On va prendre une position », a-t-il insisté.

Les nominations, un droit légitime du gouvernement !

Au sujet des nouvelles nominations dans les médias, Ghannouchi a indiqué que le parti Ennahdha n’a pas outrepassé ses attributions et qu’il n’est pas intervenu dans ces nominations. En revanche, il a affirmé que le gouvernement est habilité à révoquer quiconque manque à servir les intérêts de l’Etat « la compétence est une condition sine qua non », a-t-il préconisé.

De son côté, Ameur Laarayedh, a déclaré que les nominations constituent un droit légitime du gouvernement et personne ne peut mettre en doute ce droit. Les syndicats, pour leur part, devraient se contenter d’émettre leurs avis. « S’il y a des syndicats qui ne soient pas d’accord avec les nominations, ils devraient, dès lors, transmettre leur observations au gouvernement ».

Ameur Laarayedh a expliqué que le gouvernement cherche à avoir des relations empreintes d’entente et de compréhension avec les médias. Nous insistons sur toutes les garanties de la liberté auxquelles la presse a droit. Toutefois, selon lui, nombreux sont ceux qui n’ont pas été encore touchés par la Révolution. « Ils ne s’y reconnaissent pas et ont encore partie liée avec l’ancien régime, d’où la liste noire des personnes corrompues », a-t-il précisé.

Selon Laarayedh, le gouvernement a penché pour une liste préparée par le syndicat national des journalistes (SNJT). Toutefois, aucun nom n’a été avancé par cette organisme, « Au contraire, nous avons été très surpris de voir le syndicat défendre des corrompus ».

« Je ne regarde ni « Attounssia » ni « Nessma »

Au sujet de l’incarcération de Sami Fehri, le leader du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi a affirmé que cette arrestation a été décidée pour des motifs liés à la corruption et qu’elle n’a aucun rapport avec les « Guignols » contrairement à ce qui été véhiculé par plusieurs médias. « Je n’ai pas de position concernant les guignols. Je ne regarde ni les émissions de Nessma ni celles d’Ettounssia. Je n’en ai pas le temps ».

Ghannouchi a fait savoir, en outre, que traduire un journaliste en justice relève des prérogatives du ministère de la Justice et guère d’Ennahdha. Par contre, on veut accélérer le processus d’imputabilité des corrompus et assainir les institutions de l’Etat.

Pour sa part, Ameur Laarayedh a confirmé que le mandat de dépôt à l’encontre de Sami Fehri n’a aucun rapport avec les guignols mais avec plusieurs dépassements tels que l’utilisation d’équipements sans acquittement de droits de douane et les infractions aux règles régissant la publicité à la télévision.

« Ennhadha n’a appelé à aucune manifestation…Mais il soutient ! »

Rached Ghannouchi a nié tout appel de son mouvement à une marche, le 7 septembre prochain, ou à celle baptisée « Ikbiss ». Cependant, il a fait savoir que son parti soutient tous les mouvements qui défendent la Révolution et dénoncent la corruption. Il a par ailleurs admis que la troïka connait quelques difficultés mais poursuivra son travail dans l’objectif de faire réussir la Révolution et dépasser cette période de transition via des élections transparentes et crédibles.

Concernant la date des prochaines élections, Ghannouchi a indiqué que le scrutin ne sera pas reporté et aura lieu à la date fixée. Toutefois, il a précisé que la rédaction de la Constitution n’est pas du ressort du parti Ennhdha, mais de celui de l’ANC.

« Nous sommes attachés au régime parlementaire »

Le leader du Mouvement Ennahdha a déclaré, d’autre part, que son parti demeure attaché au régime parlementaire. Selon lui, la plupart des pays appliquent le régime parlementaire sauf la France qui a opté pour le régime présidentiel. La plupart des pays démocratiques optent pour le régime parlementaire. « Le régime parlementaire ne mène pas la dictature, et ceci est une invention tunisienne », a-t-il expliqué.

Selon lui, le plus correct pour la Tunisie serait que le pouvoir soit partagé de la façon la plus étendue possible et que le parlement ait le dernier mot.

Interrogé sur la gestion des affaires par le gouvernement, Ghannouchi a indiqué que cette gestion n’est pas idéale au regard des contraintes auxquelles le gouvernement est soumis.

Selon lui, le processus de la transition démocratique n’a pas avancé, même si une amélioration a été observée au niveau de l’investissement et l’agriculture.

Khadija Taboubi

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