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Tunisie, Ennahdha, UGTT

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A l’approche du  deuxième anniversaire de la Révolution qui a apporté la liberté à la Tunisie

A l’approche du deuxième anniversaire de la Révolution qui a apporté la liberté à la Tunisie, la situation ne cesse de se dégrader : revendications, grèves, affrontements sanglants dans plusieurs régions. Dans ce climat assez tendu, le calme est loin d’être rétabli.

Quelques jours après le retour au calme à Siliana où les effets des violents affrontements ne sont pas près de s’estomper, les Tunisiens se sont réveillés, ce mardi, sur ce qui pourrait s’apparenter à une guerre entre le parti au pouvoir « Ennahdha » et la centrale ouvrière, l’UGTT.

En effet, des actes d’agressions ont ciblé, cet après midi, le siège de l’UGTT, la place Mohamed Ali à Tunis, à la veille de la commémoration du 60ème anniversaire de l’assassinat du leader syndicaliste Farhat Hached.

Ces attaques ont fait, selon un témoin, 10 blessés, dont Hfaiedh Hfaiedh et Samir Cheffi, deux membres du bureau exécutif de l’UGTT qui ont été agressés par des membres de la Ligue de la protection de la Révolution, à l’aide d’armes blanches.

L’UGTT dénonce

Ces violents affrontements ont suscité la colère de la centrale syndicale. Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT a déclaré que « l’attaque perpétrée contre le siège de l’UGTT est un second assassinat du leader Farhat Hached »

Imputant la responsabilité de ces violences au gouvernement, le SG a affirmé que « l’UGTT n’a été attaquée ni du temps de Bourguiba ni de celui de Ben Ali et que le gouvernement actuel, porté au pouvoir par des élections transparentes, en assume l’entière responsabilité », précisant que « la centrale ne compte pas fermer les yeux sur tels actes, car ceci est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».

Sami Tahri, porte-parole de l’UGTT a affirmé, dans ce contexte, que ces actes dénotent la dérive dangereuse d’Ennahdha, parti au pouvoir, avec les conséquences que cela peut induire sur lasociété tunisienne. « c’est un acte inadmissible…Ennahdha est en train de provoquer la tension au sein de la Tunisie. Chose est inexplicable pour un pays en pleine transition »..

Dans un entretien téléphonique, Tahri nous a affimé qu’avec ces agressions, Rached Ghannouchi déclare la guerre civile en Tunisie, surtout contre la centrale syndicale.

Les actes d’agressions menacent sur la transition

Mouldi Fahem, membre du bureau politique du Parti républicain, a dénoncé ces actes d’agressions accusant Ennahdha d’alimenter la tension et de jeter de l’huile sur le feu.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a signalé qu’ « au moment où on essaye de dépasser les blessures causées par les événements de Siliana, le parti au pouvoir a profité la commémoration de l’assassinat de Farhat Hached pour s’en prendre à la centrale syndicale et provoquer un climat d’instabilité ». Et d’ajouter : « ceci fait peser des menaces sur le processus de transition entamé en Tunisie et risque de précipiter le pays dans une étape d’insécurité »

Partageant les mêmes propos, Jilani Hammami, l’un des leaders du Front populaire, a indiqué que l’attaque du siège de l’UGTT et les agressions dont ont été victimes plusieurs syndicalistes est une tentative pour détourner les citoyens de ce qui s’est passé à Siliana. « Ces actes constituent non seulement un grave développement mais aussi une action irréfléchie destinée à pousser le pays dans la spirale de l’instabilité », affirmant que l’objectif d’Ennahdha est d’apprivoiser l’UGTT.

Ennahdha condamne et précise

Néjib Gharbi, chargé de l’information à Ennahdhaa a nié les accusations portées contre son mouvement, expliquant que «des miliciens armés de gourdins, de projectiles et de gaz incapacitant ont agressé des « manifestants pacifiques » venus participer à la commémoration de l’assassinat du leader syndicalistes Farhat Hached.»

Il a appelé l’Union à débarrasser ses locaux de place Mhammed Ali des stocks d’armes qui s’y trouvent. Dans le même temps, il a appelé le gouvernement à agir et à appliquer la loi.

Au vu des ces derniers événements, il semble de plus en plus probable que toutes les conditions sont en en train de se réunir pour le deuxième acte de la Révolution tunisienne.

Il est remarquable que ces violences et ces tensions interviennent alors qu’au sommet de l’Etat, l’on s’entredéchire, suite notamment aux déclarations de Moncef Marzouki appelant à la formation d’un gouvernement restreint de compétences, proposition qui a suscite la colère du mouvement Ennahdha, allant jusqu’à menacer de destituer le président de la République provisoire.

Wiem Thebti

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Des sources au sein du gouvernement citées par notre confrère Al Jarida affirment que le mouvement Ennahdha a décidé de se joindre à l’initiative de l’UGTT.

Des sources au sein du gouvernement citées par notre confrère Al Jarida affirment que le mouvement Ennahdha a décidé de se joindre à l’initiative de l’UGTT.

Les mêmes sources ajoutent que le mouvement au exprimé sa disposition et celle du gouvernement à adhérer à l’initiative de la centrale syndicale en vue de « sauvegarder les acquis de la Révolution et ancrer ses valeurs », qualifiant cette initiative d’ « initiative nationale lancée pour protéger les acquis de la Révolution, garantir la paix civile et défendre les constantes de l’Etat national tunisien et ses acquis civiques ».

Ces sources ont aussi souligné que le mouvement Ennahdha ne se reconnaît pas dans certaines déclarations attribuées à quelques uns de ses dirigeants et qu’une déclaration sera publiée annonçant sa « position positive vis-à-vis de l’initiative » 

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