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Le colloque national des cadres du mouvement Ennahdha s’est tenu

Le colloque national des cadres du mouvement Ennahdha s’est tenu, durant le weekend dernier, à Gammarth, sous le thème : « Une économie plus forte, une société plus évoluée ».

Un communiqué rendu public à l’issue de cette réunion, indique que celle-ci intervient dans une conjoncture très délicate sur les plans politique, économique et sécuritaire, nécessitant une intensification des efforts politiques et l’association de toutes les compétences nationales à l’esquisse des contours de la prochaine étape , et ce dans le cadre de la concrétisation de l’ouverture des cadres d’Ennahdha sur les affaires d’intérêt national général, et la discussion des moyens d’activer le rôle des compétences nationales dans la société et leur contribution à l’impulsion de la dynamique de développement , de l’instauration de la démocratie et la réalisation de l’équilibre entre les régions.

Les workshops mis en place dans le cadre du colloque ont abouti à des propositions et recommandations mettant l’accent sur « l’importance du dialogue en tant que moyen efficace pour résoudre les grands problèmes nationaux » et sur « la symétrie entre les processus du Dialogue national afin de permettre au prochain gouvernement de réussir l’organisation d’élections démocratiques couronnant la période de transition ».

Le communiqué met en relief, en outre, « le caractère délicat de la situation économique de la Tunisie, ce qui nécessite le renforcement de la solidarité nationale, la valorisation le travail et l’accélération de la fin de la période de transition ».

Enfin, il évoque « le rôle de l’information dans la réussite de la transition démocratique, le renforcement du consensus national et l’appel à sa restructuration au service de la conduite de cette mission ».

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« La phase de transition

« La phase de transition, aux yeux des observateurs et des spécialistes, a duré plus longtemps que prévu, et elle a été plus compliquée, mais on a réalisé plus que ce qui était attendu de nous et encore plus que les prévisions de ceux qui ont connu des expériences de transition démocratique », a affirmé Ajmi Lourimi, membre du bureau exécutif du parti Ennahdha, lors d’une conférence de presse, ce vendredi, 19 octobre 2013, à Tunis. Ila ajouté que nombreux sont ceux qui craindraient l’échec de cette période de transition, expliquant le retard accusé dans le processus de transition démocratique par la volonté du gouvernement de réussir cette phase : « Non à l’accélération qui mène à l’échec ! Oui à l’achèvement du processus démocratique et le succès de cette phase de transition », a-t-il dit.

Il a affirmé, en outre, qu’aujourd’hui, la scène politique est marquée par un surcroît de clarté, soulignant qu’en dépit des risques, il se profile une tendance vers une plus grande visibilité notamment en ce qui concerne les rôles des décideurs politiques. Selon lui, les priorités nationales sont plus importantes que les intérêts partisans étroits.

Evoquant la date du 23 octobre, Ajmi Lourimi a déclaré que les élections ont été organisées pour la révolution et non pour le pouvoir et la constitution : « Il faut garantir une participation sans exclusion à la vie politique», a indiqué Ajmi Lourimi, précisant que le dialogue national est un pas dans la bonne direction pour achever la construction démocratique.

Dans le même ordre d’idées, Ajmi Lourimi a déclaré que la date du « 23 octobre » n’est, du point de vue de certains partis de l’opposition, qu’une occasion pour gommer les résultats des élections 2011, et annuler ses conséquences. A noter que le Front de salut national a appelé, récemment, les Tunisiens et Tunisiennes de toutes les régions du pays, en particulier ceux de la capitale, à une mobilisation massive, le mercredi 23 octobre, pour réclamer la démission du gouvernement actuel et la formation d’un autre de compétences.

Ameur Laârayedh, président du bureau politique d’Ennahdha a indiqué, de son côté, que le Dialogue national est une occasion pour se rassembler et unifier tous les Tunisiens. Il a dénoncé, par ailleurs, la « duplicité » de certaines parties qui appellent à l’escalade, à l’occasion du 23 octobre, précisant, cependant, que la Tunisie a réussi à tenir, des élections libres et transparentes, pour la première fois de son histoire. Et de souligner que les élections auront lieu 6 mois après le démarrage des travaux de l’ISIE, et que la date des élections sera fixée par une loi de l’ANC étant donné qu’il s’agit de la seule source de la légitimité. La commission chargée de rédiger la loi électorale est en train de résoudre quelques problématiques relatives à la prochaine ISIE.

Il a déclaré, en outre, que les prochaines élections vont être organisées selon la même loi électorale déjà en vigueur sous réserve de quelques améliorations : « Elle serait une loi stipulant le pluralisme au sein du Parlement qui sortira des urnes et qui répondra à la volonté du peuple.

Abdelhamid Jelassi, membre du bureau exécutif de mouvement Ennahdha, , a précisé, quant à lui, que les différentes parties participant au dialogue national sont conscientes qu’il existe de réels problèmes qu’il importe de résoudre avant le démarrage effectif du Dialogue national, appelant tous les partis retirés de l’ANC, à rejoindre le dialogue afin d’apporter leur soutien et faciliter par la suite la mise en œuvre des consensus. Il a appelé, en outre, à surmonter les nombreux obstacles lors des audiences préliminaires pour éviter les complications.

Abdelhamid Jelassi a appelé, également, à combler toutes les lacunes, mettant en garde contre toutes les « mines » qui pourraient exploser plus tard. Et de préciser que la corrélation entre le processus constituant et gouvernemental n’a pas pour objectif le maintien au pouvoir, mais plutôt de garantir toutes les conditions pour la réussite des prochaines élections.

Kh.T

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Dans un communiqué qui faisait suite à la conférence de presse

Dans un communiqué qui faisait suite à la conférence de presse, samedi dernier, du Quartet annonçant l’échec des négociations politiques sur les détails de l’initiative de l’UGTT, le parti islamiste au pouvoir Ennahdha s’est fendu d’un communiqué tout plein de désolation. «Ennahdha a été surprise par les déclarations de feu d’un ensemble de responsables, politiques et syndicaux, qui prédit l’approfondissement de la crise et qui attaquent la Troïka et Ennahdha, malgré les avancées réalisée dans les négociations », dit sournoisement le communiqué.

Et ce dernier de ressasser qu’Ennahdha est «pour le dialogue (…) pour l’organisation des élections dans les plus brefs délais, après la fin des travaux d’écriture de la nouvelle Constitution, l’adoption de la loi électorale, la constitution de l’ISIE, tout cela dans un délais de 3 semaines ». Ennahdha devrait tenir, demain lundi, une conférence de presse pour clarifier sa position.

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Selon un sondage effectué par le centre des études euro-arabes

Selon un sondage effectué par le centre des études euro-arabes, 54,3% des tunisiens interrogés ont indiqué qu’ils vont se rebeller contre le mouvement islamiste alors que 40% prévoient que la Tunisie ne tombera pas dans le chaos interne , malgré l’existence des nahdhaouis au pouvoir. D’après eux, l’unité nationale sera la base de la coalition entre les différentes forces politiques.

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Evoquant la position d'Ennahdha au sujet de l'initiative de l'UGTT

Evoquant la position d’Ennahdha au sujet de l’initiative de l’UGTT , Rached Ghannouchi a indiqué qu’elle compote deux volet : le maintien de l’activité de l’ANC , et la formation d’un gouvernement neutre pour organiser les élections prochaines , et que son parti a exprimé son accord sur cette initiative . Il a toutefois indiqué que le gouvernement actuel ne peut démissionner tout de suite parce que le pays ne peut pas vivre sans gouvernement .

Il a rappelé que la démission du gouvernement qui peut se faire dans un mois ou même 3 semaines , une fois le dialogue national engagé , ouvrira la porte à la formation dans un délai court d’un gouvernement d’élections .

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Le quotidien tunisien de langue arabe  Al Maghreb

Le quotidien tunisien de langue arabe Al Maghreb, affirme, en référence au site Al Masdar, que le parti au pouvoir en Tunisie, Ennahdha, aurait détourné des aides bilatérales qataries destinées aux blessés et aux martyrs de la révolution, pour indemniser ses propres partisans parmi les prisonniers politiques de l’ancien régime. La page facebook de Sami Remadi, président de l’association de transparence financière publie la photo d’un chèque de 20 millions de dollars US, offert par Qatar à Ennahdha :

 

Ces aides, rapporte ledit site, varieraient entre 50 mille et 500 mille DT, selon des critères mis en place par Ennahdha.

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Ennahdha

Ennahdha, le parti au pouvoir en Tunisie, se fissure. Après une première démission de Fattoum Attia, d’une des membres de son groupe parlementaire, une femme d’affaires de la région de Nabeul sur laquelle les faucons d’Ennahdha ont vite fait des pressions pour revenir sur sa décision, après l’initiative du SG d’Ennahdha pour un gouvernement de technocrates qui finira par sa démission, après la fronde publique entre les deux principales têtes pensantes et fondateurs du parti Islamiste, Rached Ghannouchi et Abdelfattah Mourou, après les déclaration de Samir Dilou et de Lotfi Zitoun qui prenaient le contrepied de la position officielle de leur parti de ne pas s’asseoir à la même table que le parti Nida Tounes, voici Abou Yaarib Marzouki, théoricien d’Ennahdha et conseiller de Hammadi Jbali qui claque la porte en y ajoutant un coup de gueule retentissant. «Ennahdha est débile, hypocrite, qui cherche à placer ses partisans à la tête des administrations et croit surtout que le pouvoir est un butin à distribuer entre ses partisans». Dixit, Abou Yaarib Marzouki sur sa page Facebook.

Les mots sont durs, évoquant un parti, Ennahdha, qui « prend le peuple pour un idiot » ou encore, Ennahdha qui «combat la corruption et le Fassed, par une corruption plus grande ». Abou Yaarib qui parle d’un «pouvoir [celui d’Ennahdha], qui se transforme en partage des prises de guerre dans le gouvernement», ne fait certes que reprendre ce qu’une très grande partie du peuple tunisien sait maintenant.

 

Avant lui, dans une interview accordée à Marianne, le vice président du parti, Abdelfattah Mourou, ne ménage pas le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi et accuse ouvertement le leader de la formation islamiste d’avoir mené le parti et la Tunisie au «désastre», des mots durs à propos de son parti qu’il démentira un temps, avant de les reprendre, dans une autre interview sur la TV nationale Wataniya 1. Sur cette chaîne, il propose même que Ghannouchi se reconvertisse dans l’action de la «daâoua» et quitte donc la direction du parti.

Tout cela confirme toutes les rumeurs, qui couraient, depuis le dernier congrès d’Ennahdha, sur l’existence d’une fissure au sein du parti au pouvoir en Tunisie et l’existence, désormais, de faucons et de colombes.

– La prophétie de Caïed Essebssi pour Walid Bannani et le camouflet social d’Ennahdha.

A cette fissure qui semble s’élargir de jour en jour et pourrait même impacter l’action gouvernementale d’un parti qui gardera la main sur la Tunisie, malgré le prochain partage des portefeuilles ministériels, s’ajoute le fait qu’Ennahdha perd de plus en plus de points dans les sondages concernant la confiance dans les partis et les personnalités politiques. Rached Ghannouchi ne trouvait ainsi confiance que chez 5,4 % des personnes sondées par Sigma, en février dernier. Loin devant lui, il y avait Béji Caïed Essebssi. Chez 3C Etudes, Ennahdha se retrouve en seconde place, en termes d’intentions de vote, derrière Nida Tounes. Pour les deux sondeurs d’opinion, le leader de Nida Tounes, occupe toujours la première place en termes d’intentions de vote pour les prochaines présidentielles.

Indéniablement, Ennahdha perd des points, perd de l’audience et perd de plus en plus la confiance de ceux qui lui avaient accordé leurs suffrages, en octobre 2011. Derrière cette perte, il y a son échec, en tant que parti au pouvoir, à réaliser les véritables objectifs de la révolution tunisienne, qui sont, en priorité, économiques. Derrière la décadence populaire d’Ennahdha, il y a aussi ses positions louches concernant le danger salafiste, son rejet de toutes les propositions pour sortir le pays de l’attentisme politique et il y a aussi la perception populaire qu’Ennahdha joue sur le temps pour essayer de s’éterniser dans le pouvoir.

 

Ennahdha vient, en plus, de recevoir un camouflet magistral, lors du déplacement de son chef à Thala à Kasserine. Les Tunisiens se rappellent encore cet avertissement, lancé par Béji Caïed Essebssi de Nida Tounes, à Walid Bannani d’Ennahdha sur un plateau TV. «Si, un jour, tu rentres à Kasserine [ville natale de Bannani], tu vas y recevoir la raclée de ta vie », lui avait-il lancé, comme s’il lui jetait un sort. Quelques semaines plus tard, à Thala à Kasserine, Walid Bannani, en compagnie de Rached Ghannouchi, sont caillassés et priés de dégager par un foule en colère. L’endroit où Ennahdha reçoit ce camouflet qui lui fait perdre la face, n’est pas anodin, dans la mesure où il s’agit de l’un des berceaux de la révolution tunisienne. Bien avant cela, Ennahdha avait, à notre sens, reçu plusieurs messages d’une population qui ne se retrouve plus dans les valeurs d’un parti qui découvre ses véritables desseins islamistes radicaux, sans pouvoir les décrypter. Des messages, tels que ses bureaux incendiés, ses pancartes piétinées ou l’agression contre son vice-président. Pris dans sa folie des grandeurs, le parti au pouvoir avait préféré user de ces messages comme d’un outil politicien pour essayer de frapper ses ennemis politiques et les exclure de la scène. La démission, retentissante, d’un de ses barons, Abou Yaarib Marzouki, vient certainement le lui rappeler. Un proverbe arabe dira de cette démission, و شهد شاهد من اهلها.

Est-ce pourtant la fin pour Ennahdha ? Loin s’en faut, il faut le dire. Henri Kissinger disait que «Le pouvoir est l’aphrodisiaque suprême». On a rarement vu un vieil homme se défaire de son aphrodisiaque !

Khaled Boumiza.

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Le quotidien algérien

Le quotidien algérien « Al-Fajr » révèle, dans son édition du mardi 19 février 2013 ,qu’Ennahdha est en train d’œuvrer en collaboration avec l’ONG américaine « Freedom House  » en vue de déstabiliser l’Algérie en formant 200 bloggeurs et activistes des réseaux sociaux aux techniques de la lutte pour  » les libertés en Algérie » et de la collecte des données relatives aux violations actuelles des libertés , et celles des années 90 . Des sessions de formation sont organisées aux fins de l’avènement d’une  » Nouvelle Génération d’activistes de la démocratie en Algérie  » , et ce pour encourager la contestation via les réseaux sociaux à l’image des scénarii du printemps arabe.

Le quotidien , qui dit suivre de près ce programme prenant pour cible l’Algérie , assure que la responsabilité en est confiée à Samir Dilou, ministre tunisien des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, qui était l’animateur de « FreedomTunisie ». Son alter ego actuel n’est autre que le vice-président du parti islamiste « Société de la paix » ( Hams), parti homologue d’Ennahdha.

.Le Journal algérien révèle que Dilou a visité l’Algérie en 2012 , au sein d’une délégation nahdhaouie conduite par Ghannouchi lui-même .

Le quotidien algérien affirme également qu’une session de formation organisée par Ennahdha et « Freedom House » est consacrée à la désobéissance civile .

Le journal dit avoir trouvé des difficultés pour accéder au lieu de formation dans la capitale tunisienne , ou pouvoir recueillir des déclarations des participants qui sont ,pourtant, algériens ,de par leur traits et leur dialectes.

Ces informations recoupent des antécédents déjà enregistrés dans les rapports d’Ennahdha avec l’Algérie :

-Le FLN a protesté, au lendemain des élections parlementaires du 10 mai 2012, contre Ennahdha qui a voulu influencer les électeurs algériens installés en Tunisie dans un vote favorable à la coalition islamiste ,aux dires du parti algérien . La réponse d’Ennahdha à ces accusations était, toutefois, évasive et peu convaincante.

-Le laxisme des autorités tunisiennes envers les djihadistes qui s’en prennent ouvertement à l’Algérie a été interprété par des observateurs comme des intentions malveillantes de la part du parti au pouvoir, tant les anciens gouvernements tunisiens avaient une politique plus claire envers le voisin de l’ouest, et une attitude plus ferme à l’encontre des menées djihadistes dans la région. Les Tunisiens étaient nombreux parmi les assaillants de Ain Amenas (11 sur 29) dont 10 ont été tués.

-la position des autorités tunisiennes au sujet des évènements du Nord Mali , bien que rectifiée par la suite , est apparue comme une sorte d’alignement sur l’analyse de l’organisation internationale des frères musulmans , qui appuie les djihadistes et s’oppose à toute intervention internationale pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali et chasser la nébuleuse djihadiste de la région .

– Hamadi Jebali, dans des interviews et déclarations, a laissé entendre, à maintes reprises, que des esprits malveillants apparentés à l’opposition veulent brouiller les relations entre les 2 Etats. Rached Ghannouchi, pour sa part, n’a de cesse de soutenir que les relations d’Ennahdha avec les partis algériens sont au beau fixe. Mais, force est de constater que le malentendu est bien réel. L’explication en est que les positions ambigües du parti islamiste tunisien, quant à ses connections algériennes et régionales, s’inscrivent dans cette direction.

Cette affaire continue de connaître des rebondissements dont le dernier en date est une réaction du ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle qui, dans un communiqué, qualifie l’article du journal algérien de « tissu de purs mensonges », ajoutant que le ministère, depuis sa création, n’a jamais été associé à une activité commune avec l’ONG américaine.

Aboussaoud. H.

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Le quotidien algérien

Le quotidien algérien « Al-Fajr » révèle, dans son édition du mardi 19 février 2013 ,qu’Ennahdha est en train d’œuvrer en collaboration avec l’ONG américaine « Freedom House  » en vue de déstabiliser l’Algérie en formant 200 bloggeurs et activistes des réseaux sociaux aux techniques de la lutte pour  » les libertés en Algérie » et de la collecte des données relatives aux violations actuelles des libertés , et celles des années 90 . Des sessions de formation sont organisées aux fins de l’avènement d’une  » Nouvelle Génération d’activistes de la démocratie en Algérie  » , et ce pour encourager la contestation via les réseaux sociaux à l’image des scénarii du printemps arabe.

Le quotidien , qui dit suivre de près ce programme prenant pour cible l’Algérie , assure que la responsabilité en est confiée à Samir Dilou, ministre tunisien des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle, qui était l’animateur de « FreedomTunisie ». Son alter ego actuel n’est autre que le vice-président du parti islamiste « Société de la paix » ( Hams), parti homologue d’Ennahdha.

.Le Journal algérien révèle que Dilou a visité l’Algérie en 2012 , au sein d’une délégation nahdhaouie conduite par Ghannouchi lui-même .

Le quotidien algérien affirme également qu’une session de formation organisée par Ennahdha et « Freedom House » est consacrée à la désobéissance civile .

Le journal dit avoir trouvé des difficultés pour accéder au lieu de formation dans la capitale tunisienne , ou pouvoir recueillir des déclarations des participants qui sont ,pourtant, algériens ,de par leur traits et leur dialectes.

Ces informations recoupent des antécédents déjà enregistrés dans les rapports d’Ennahdha avec l’Algérie :

-Le FLN a protesté, au lendemain des élections parlementaires du 10 mai 2012, contre Ennahdha qui a voulu influencer les électeurs algériens installés en Tunisie dans un vote favorable à la coalition islamiste ,aux dires du parti algérien . La réponse d’Ennahdha à ces accusations était, toutefois, évasive et peu convaincante.

-Le laxisme des autorités tunisiennes envers les djihadistes qui s’en prennent ouvertement à l’Algérie a été interprété par des observateurs comme des intentions malveillantes de la part du parti au pouvoir, tant les anciens gouvernements tunisiens avaient une politique plus claire envers le voisin de l’ouest, et une attitude plus ferme à l’encontre des menées djihadistes dans la région. Les Tunisiens étaient nombreux parmi les assaillants de Ain Amenas (11 sur 29) dont 10 ont été tués.

-la position des autorités tunisiennes au sujet des évènements du Nord Mali , bien que rectifiée par la suite , est apparue comme une sorte d’alignement sur l’analyse de l’organisation internationale des frères musulmans , qui appuie les djihadistes et s’oppose à toute intervention internationale pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali et chasser la nébuleuse djihadiste de la région .

– Hamadi Jebali, dans des interviews et déclarations, a laissé entendre, à maintes reprises, que des esprits malveillants apparentés à l’opposition veulent brouiller les relations entre les 2 Etats. Rached Ghannouchi, pour sa part, n’a de cesse de soutenir que les relations d’Ennahdha avec les partis algériens sont au beau fixe. Mais, force est de constater que le malentendu est bien réel. L’explication en est que les positions ambigües du parti islamiste tunisien, quant à ses connections algériennes et régionales, s’inscrivent dans cette direction.

Cette affaire continue de connaître des rebondissements dont le dernier en date est une réaction du ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle qui, dans un communiqué, qualifie l’article du journal algérien de « tissu de purs mensonges », ajoutant que le ministère, depuis sa création, n’a jamais été associé à une activité commune avec l’ONG américaine.

Aboussaoud. H.

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Le membre du bureau exécutif du mouvement Ennahdha

Le membre du bureau exécutif du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, vient d’indiquer que son parti pourrait se retirer de la troïka. Il répondait à une question d’Africanmanager sur l’éventualité de ce retrait. « Nous demeurons attachés à la troïka, mais si les négociations sur le remaniement ministériel venaient échouer on envisagerait d’autres alternatives », a-t-il précisé.

Il a souligné également que les membres du conseil de la Choura vont se réunir aujourd’hui pour faire le point sur les résultats des négociations.

Il a ajouté que la position d’Ennahdha sera définie à la lumière des résultats de cette réunion.

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L'échec essuyé par  Hammadi Jbeli dans la formation d'un nouveau  Gouvernement à base politique élargie

L’échec essuyé par Hammadi Jbeli dans la formation d’un nouveau Gouvernement à base politique élargie, et l’argumentaire pas très convaincant avancé pour expliquer cet échec, ont poussé les observateurs à se pencher sur les véritables causes de ce fiasco politique qui précipite le pays dans une crise inédite.

Les raisons, il faut les chercher dans les divergences au sein de la troïka, et surtout à l’intérieur du parti majoritaire Ennahdha.

Ce parti, qui paraissait, au moment de la prise du pouvoir, lors de la campagne électorale et même en période de pré-campagne, assez uni et serein, devient méconnaissable au bout de 12 mois de règne. Est-ce l’usure du pouvoir ? Est-ce l’impatience de ses militants meurtris par 2 décennies de répression et de privations, qui voient leur situation empirer malgré la nomination des leurs aux différents postes politiques ? Est-ce l’amertume qui se répand dans les rangs du parti islamiste prenant pour devise le vieil adage : « les élus de la Jahilia sont les élus de l’Islam », une référence aux postes politiques décernés aux gens de l’extérieur déjà largement récompensés durant leur « exil ?.

Rien d’étonnant à tout cela, car les partis et formations politiques qui avaient mené un combat acharné contre des régimes avec lesquels ils ne partageaient rien – et c’est le cas du combat d’Ennahdha contre le régime Bourguiba – Ben Ali – ont vécu de pareilles crises. La longue lutte et les contraintes de l’action politique placent les adhérents dans des postures divergentes , et poussent les partis à s’organiser en tendances, qui coexisteraient au début ,mais qui finiraient le plus souvent en clans régis par des luttes à résultante nulle : « ou moi ou toi ».

Les partis d’obédience communiste ou socialiste qui avaient lutté contre le capital, le fascisme, le nazisme, le tsarisme … ont été traversés de luttes internes théorisées sous forme de luttes de courants ou de lignes politiques et idéologiques .Ces tendances coexistaient, au départ, pacifiquement ,mais finissaient ,au bout d’un certain temps, dans le sang ,vu l’enjeu qui était toujours lié au pouvoir .

Ces tendances mettent généralement du temps à prendre forme , mais les circonstances peuvent accélérer leur développement , et pour paraphraser Gide, on peut dire que « La Révolution peut faire éclore bien des contradictions somnolentes ».(Gide parlait de sympathie et de qualités).

Le 9ème congrès d’Ennahdha, en juillet 2012, a été vécu par tout le monde au sein du parti islamiste comme une confrontation entre les clans , et chaque clan voulait sortir vainqueur de l’épreuve : ceux qui ont écopé pour « Attandhim » et pour les autres par des peines lourdes , et à l’opposé , ceux qui s’en sont bien sortis ,en accompagnant le « cheikh » dans son exil londonien doré , et qui apparemment n’ont manqué de rien, bien que Ghannouchi ait tenu à souligner, lors des assises du congrès , qu’ils étaient sans le sou , et pourchassés par les polices du monde . O,r après quelques semaines du congrès , on commençait à apprendre que les intéressés étaient de grands possédants .

Les luttes régionalistes n’étaient pas absentes, mais étaient feutrées, et s’exprimaient à travers votes et alliances.

Le dossier du bilan de l’islam politique , des sacrifices inutiles et mal partagés , ajouté aux dossiers du trésor du parti et du leadership de Ghannouchi étaient des bombes à retardement qui piégeaient le congrès et minaient l’unité du parti . Le choix de tout remettre au congrès prochain dans 2 ans était perçu davantage comme un sursaut qui relevait de l’instinct de conservation qu’un élan qui reflétait une décision réfléchie ouverte sur le long terme.

Les positions qui ont suivi ce rendez- vous ont illustré l’impasse où s’était fourvoyé Ennahdha : mainmise sur l’administration centrale et régionale, hégémonie politique sur ses partenaires (Ettakattolet le CPR), aversion vis-à-vis des concurrents (Nidaa Tounes, El- Joumhouri etc…), et forces intermédiaires (Front populaire…) , usage structuré de la violence à travers les ligues de protection de la révolution , harcèlement des Journalistes et des médias . Bref, le parti Ennahdha qui tirait sur tout ce qui bougeait, s’est transformé en une machine à créer des ennemis

Les porte- parole du parti islamiste, durant cette période aux côtés de Rached Ghannouchi lui-même , ne sont autres que: Walid Benneni , Ameur Laarayedh, Lotfi Zitoun ,Houcine El-Jaziri , Mohammed Ben Salem auxquels s’est associé dans une alliance contre – nature Abdeltif El-Mekki que tout éloignait de l’intégrisme ambiant ( bien gratifié pendant le congrès, ayant été élu président à une large majorité , et de souche syndicale).

L’autre clan, dit rationnel et pragmatique, que l’on taxait d’être proche du chef du Gouvernement Hammadi Jebali était sous-représenté au niveau des médias , et n’arrivait pas à exprimer une identité politique propre :Samir dilou et Souad Abderrahim passent souvent inaperçus ou défendent des idées qui n’étaient pas forcément les leurs. Discipline oblige.

Les gens de l’extérieur, qui sont proches de Ghannouchi, ont défendu l’usage de la violence, toisé les partenaires de la troïka, attaqué l’UGTT.. . Ce qui faisait apparaître Ennahdha comme un parti monolithique, où il n’y a qu’un seul son de cloche : approche conservatrice à l’échelle sociale, esprit d’hégémonie et dilettantisme à l’échelle politique, et incurie dans la gestion des affaires de l’Etat.

Le déséquilibre entre clans au sein d’ Ennahdha, au détriment de l’aile modérée et pragmatique , donne une vision faussée de la vie intérieure de ce parti , l’empêche de présenter au citoyen tunisien une large gamme d’idées illustrant l’islam politique modéré , et rend difficile tout effort de s’accommoder des changements de la vie politique et d’en tirer profit .

Cet état des choses révèle qu’Ennahdha place la résignation, la discipline formelle prônée par Hassan El-Banna en 1928 , à la tête des principes politiques et organisationnels qui régissent la vie intérieure de ce parti . Cet anachronisme pèse pas uniquement sur le parti, mais sur le pays tout entier. ne

Aboussaoud Hmidi

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Cela fait déjà plus d’une année que le parti islamiste d’Ennahdha

Cela fait déjà plus d’une année que le parti islamiste d’Ennahdha, a pris au moins deux pouvoirs (l’exécutif et le législatif) entre ses seules mains. Cela fera bientôt une année que la troïka et le Gouvernement Jbali, gouvernent la Tunisie.

Toute la Tunisie, les instances internationales et les partenaires de ce pays, ont pourtant acquis la preuve, que peu d’objectifs, tant économiques que politiques, de la Révolution tunisienne ont été réalisés. Les régions tunisiennes de l’intérieur attendent toujours le développement tant promis. Des milliers de millions de dinars, en crédits sous toutes les formes, attendent toujours que les régions arrêtent de dégager Gouverneurs et Délégués et acceptent qu’on les y investisse. Les chômeurs et les nouveaux diplômés, attendent toujours l’emploi. Les ménages tunisiens attendent toujours la baisse des prix. Les projets d’IDE attendent toujours la paix sociale. L’Administration tunisienne attend toujours la fin des appels au lynchage professionnel et l’arrêt des appels à l’épuration. L’opposition attend toujours que le parti gouvernant les associe à la décision et au moins à la discussion sur les grands dossiers du pays. 11 millions de Tunisiens attendent une feuille de route politique qui ne se précise toujours pas. Presque 9 millions d’électeurs attendent toujours un calendrier officiel sur décision de la Constituante, pour des élections dont l’ombre se profile encore comme une chimère. Des milliers de politiciens attendent toujours un remaniement ministériel qui introduirait un changement de stratégie de la part des gouvernants tunisiens assis dans leurs fauteuils. Les agences de notations attendent toujours que la situation, politique et économique, se normalise en Tunisie pour en réviser la très mauvaise notation. Tout un secteur, hautement employeur comme le tourisme, attend toujours que la sécurité et la paix reviennent en Tunisie, pour que les touristes reviennent dans le pays.

Plusieurs fois, depuis le 14 janvier, et, depuis le 23 octobre dernier, la population s’était soulevée contre ses gouvernants. La violence a été utilisée pour bâillonner la population de Sidi Bouzid et Menzel Bouziane, en octobre dernier, sans qu’aucune des urgences, politiques et économiques, énumérées plus haut n’ait abouti. Siliana s’était aussi soulevée et c’est à la chevrotine que le gouvernement Jbali a répondu à leurs aspirations pour une Tunisie meilleure.

Le président de la République provisoire, a, maintes fois, critiqué l’action du gouvernement et le comportement politique de son principal allié dans la troïka, sans qu’il ne soit entendu. Mohamed Abbou a, une première fois, démissionné et menace maintenant que le CPR quitte la troïka et personne ne semble vouloir l’écouter. Toute la presse, ou presque, avait dénoncé le projet totalitaire, anti-démocratique d’Ennahdha, sans que cela ne change quoi que ce soit aux bourdes, aux gaffes et aux déclarations incendiaires de ses membres. Une partie de cette presse tunisienne, avait révélé cet amalgame entre affaires et politique de certains membres du Gouvernement Jbali, leur passé parfois sulfureux et parfois crapuleux, d’autres personnes, sans que cela n’émeuve outre mesure une certaine partie du peuple qui considère même que la légitimité carcérale donne tous les droits et que la légitimité électorale autorise tous les dérapages.

Et alors que «le chien aboie, la caravane passe», Ennahdha, insouciante de tout cela, continue son chemin, comme l’avait si bien décrit Rached Ghannouchi qui traitera par la suite d’idiots ceux qui l’avaient compris, vers l’installation d’un nouveau régime totalitairement libéral, un régime démocratiquement verrouillé, une économie anti-socialement libéral et une société où les lois de l’Islam seront appliquées, d’une manière ou d’une autre et tôt ou tard. Qui sauvera, encore une fois, la Tunisie ?

Une blague, pour finir et qui ne plaira certainement pas aux Salafistes et aux faucons d’Ennahdha. On raconte, ainsi, qu’un homme croyait tellement en Dieu qu’il lui confiait sa vie et sa sécurité en tout ce qu’il faisait. S’il traversait, par exemple, la rue en pleine circulation et que vous essayez de l’avertir du danger, il vous répondra que Dieu me sauvera. C’est ainsi qu’ un jour, il s’embarqua à bord d’ un bateau et que ce dernier coula. Naufragé, il nage alors que passait une première barque de sauvetage. On l’appelle et on lui dit de monter. Il répondit que «Dieu est avec moi». Une deuxième et une troisième barque passèrent et c’est toujours la même réplique de sa part, jusqu’à ce qu’il coule. Devant Dieu le Seigneur, il se lamente qu’il ne l’a pas sauvé. Humain, lui répond-on, on vous a envoyé trois barques et vous refusiez d’être sauvé. Faut-il qu’on le fasse nous-mêmes ? A bon entendeur, Salut !

Khaled Boumiza.

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Qu’on ne s’y trompe pas

Qu’on ne s’y trompe pas, ce qui est en train d’empoisonner la vie politique en Tunisie n’est nullement de l’ordre de l’avatar. C’est bien plus profond et foncièrement grave, car ceux qui risquent d’y laisser des plumes ne seront pas du petit nombre, et d’abord toute l’architecture économique et sociale déjà mal partie, dès les premiers commencements d’un pouvoir qui, sous des dehors cosmétiquement démocratiques, n’arrive pas à donner de lui-même l’image qu’il veut bien qu’on perçoive, celle d’un pouvoir qui agit dans l’intérêt bien compris de toutes les parties, de toutes les régions et de toutes les composantes de la Nations, si différentes et multiples soient-elles.

A tout cela il n’y a qu’une seule unique explication, c’est la façon dont le mouvement Ennahdha s’entête à gérer la chose publique. Passe encore qu’il n’ait pas le sens de l’Etat, ce qui pourrait ressortir à son inexpérience des affaires publiques, mais il y a bien plus grave, c’est sa propension effrénée à tout régenter et, pis encore, à le faire en se rivant à des références idéologiques, religieuses et partisanes aussi anachroniques que nuisibles.

Inévitablement, ce mode de penser et de faire a valu et vaut encore à Ennahdha de légitimes inimitiés, qu’elles soient le fait de l’opposition ou, depuis peu, de l’UGTT, ou même de ses partenaires de la coalition, sous la forme de tirs amis que le CPR ne se fait pas, de temps à autre, faute de lui asséner. C’est bien la preuve que ce mouvement n’a pas l’étoffe d’un parti apte à exercer le pouvoir au sortir d’une Révolution unanimement regardée comme exemplaire, ni au-delà. Pourtant, le capital de confiance qui lui était, au départ, témoigné était tel qu’il lui permettait, à tous les égards, de mener le pays à plus ou moins bon port, en tout cas, à des années lumière de la situation qui est actuellement la sienne. Quel gâchis !

Sans qu’il y ait lieu de s’attarder sur les dérives, monumentales erreurs virant fréquemment à de désastreuses fautes, décisions précipitées et guère rattrapées, mauvais choix et autres bourdes de la même eau, il est juste et sans contredit de se persuader que ce gouvernement a nui au pays, et bien davantage quand on sait que , dans cette capilotade, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, assume une large part, en raison de son omnipotence et du droit de regard qu’il exerce non seulement sur le parti, mais aussi sur le gouvernement et le pouvoir législatif et constituant incarné par l’assemblée nationale constituante. Et ce n’est un secret pour personne que, pour tout ce beau monde, ce que le gourou d’Ennahdha dit est parole d’Evangile, et on est tenu d’y déférer.

Fatalement, semblable exercice solitaire du pouvoir induit une succession de crises si fréquentes et parfois si inutiles qu’elles constituent autant de freins au processus de transition qu’elle soit politique, économique ou sociale, surtout lorsque s’y associent des forces occultes , comme les salafistes et les ligues de protection de la Révolution, regardés les uns et le autres comme des filiales dont Ennahdha se sert, soit pour intimider ses adversaires politiques, soit pour faire passer des messages, soit encore affirmer son autorité.

Le dernier et encore actuel exemple en date est l’épreuve de force avec l’UGTT, avec toutes les conséquences qui pourraient en résulter, notamment la grève générale prévue pour le 13 décembre, et qui devrait, sil lui arrivait d’avoir lieu, coûter au pays pas moins de 700 milliards, selon des estimations de source patronale. Certes, ceux qui dirigent l’organisation syndicale et à leur tête Houcine Abassi, ne sont pas des saints de vitrail, mais rien, rigoureusement rien ne peut fonder Rached Ghannouchi à leur déclarer, et si inopportunément, les hostilités, alors que d’autres voies et moyens sont disponibles pour en découdre autrement et, forcément, aux moindres frais. Au demeurant, cela a tout l’air d’une turpitude dont les uns et les autres, à divers degrés, auraient pu faire l’économie. D’autant que l’on se perd en conjectures sur les bénéfices qui pourraient être tirés de pareil bras de fer où, circonstances aggravantes, les multiples bons offices mis en branle peinent à amener les protagonistes à résipiscence.

Force est de relever que, sur le registre des bras de fer, Ennahdha a dorénavant maille à partir avec son allié de la troïka, le CPR qui va jusqu’à brandir la menace de quitter la coalition. Et ce n’est pas une mince affaire eu égard au fait qu’il s’agit de tirs amis. Le parti islamiste, manifestement ulcéré par son désormais turbulent partenaire, n’a pas aimé que le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, au reste, repu de couleuvres que son coéquipier lui fait avaler, le somme de former un gouvernement restreint de compétences et lui rappelle que son rendement est très en deçà des attentes des Tunisiens.

On pourrait présumer, à cet égard, que Marzouki dit tout haut ce que l’autre partenaire de la troïka, Attakatol, pense tout bas, à en juger par les remous que les successives déclarations et prises de positions que les dirigeants d’Ennahdha ne se retiennent pas de distiller au mépris d’un allié dont le président a choisi le parti de s’abandonner à un profond sommeil, de crainte de froisser le « mâle dominant » de la troïka, et ce faisant, de pulvériser ses chances de rempiler pour un hypothétique mandat. Mais, ceci est une autre histoire !

Mohamed Lahmar

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Qu’on ne s’y trompe pas

Qu’on ne s’y trompe pas, ce qui est en train d’empoisonner la vie politique en Tunisie n’est nullement de l’ordre de l’avatar. C’est bien plus profond et foncièrement grave, car ceux qui risquent d’y laisser des plumes ne seront pas du petit nombre, et d’abord toute l’architecture économique et sociale déjà mal partie, dès les premiers commencements d’un pouvoir qui, sous des dehors cosmétiquement démocratiques, n’arrive pas à donner de lui-même l’image qu’il veut bien qu’on perçoive, celle d’un pouvoir qui agit dans l’intérêt bien compris de toutes les parties, de toutes les régions et de toutes les composantes de la Nations, si différentes et multiples soient-elles.

A tout cela il n’y a qu’une seule unique explication, c’est la façon dont le mouvement Ennahdha s’entête à gérer la chose publique. Passe encore qu’il n’ait pas le sens de l’Etat, ce qui pourrait ressortir à son inexpérience des affaires publiques, mais il y a bien plus grave, c’est sa propension effrénée à tout régenter et, pis encore, à le faire en se rivant à des références idéologiques, religieuses et partisanes aussi anachroniques que nuisibles.

Inévitablement, ce mode de penser et de faire a valu et vaut encore à Ennahdha de légitimes inimitiés, qu’elles soient le fait de l’opposition ou, depuis peu, de l’UGTT, ou même de ses partenaires de la coalition, sous la forme de tirs amis que le CPR ne se fait pas, de temps à autre, faute de lui asséner. C’est bien la preuve que ce mouvement n’a pas l’étoffe d’un parti apte à exercer le pouvoir au sortir d’une Révolution unanimement regardée comme exemplaire, ni au-delà. Pourtant, le capital de confiance qui lui était, au départ, témoigné était tel qu’il lui permettait, à tous les égards, de mener le pays à plus ou moins bon port, en tout cas, à des années lumière de la situation qui est actuellement la sienne. Quel gâchis !

Sans qu’il y ait lieu de s’attarder sur les dérives, monumentales erreurs virant fréquemment à de désastreuses fautes, décisions précipitées et guère rattrapées, mauvais choix et autres bourdes de la même eau, il est juste et sans contredit de se persuader que ce gouvernement a nui au pays, et bien davantage quand on sait que , dans cette capilotade, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, assume une large part, en raison de son omnipotence et du droit de regard qu’il exerce non seulement sur le parti, mais aussi sur le gouvernement et le pouvoir législatif et constituant incarné par l’assemblée nationale constituante. Et ce n’est un secret pour personne que, pour tout ce beau monde, ce que le gourou d’Ennahdha dit est parole d’Evangile, et on est tenu d’y déférer.

Fatalement, semblable exercice solitaire du pouvoir induit une succession de crises si fréquentes et parfois si inutiles qu’elles constituent autant de freins au processus de transition qu’elle soit politique, économique ou sociale, surtout lorsque s’y associent des forces occultes , comme les salafistes et les ligues de protection de la Révolution, regardés les uns et le autres comme des filiales dont Ennahdha se sert, soit pour intimider ses adversaires politiques, soit pour faire passer des messages, soit encore affirmer son autorité.

Le dernier et encore actuel exemple en date est l’épreuve de force avec l’UGTT, avec toutes les conséquences qui pourraient en résulter, notamment la grève générale prévue pour le 13 décembre, et qui devrait, sil lui arrivait d’avoir lieu, coûter au pays pas moins de 700 milliards, selon des estimations de source patronale. Certes, ceux qui dirigent l’organisation syndicale et à leur tête Houcine Abassi, ne sont pas des saints de vitrail, mais rien, rigoureusement rien ne peut fonder Rached Ghannouchi à leur déclarer, et si inopportunément, les hostilités, alors que d’autres voies et moyens sont disponibles pour en découdre autrement et, forcément, aux moindres frais. Au demeurant, cela a tout l’air d’une turpitude dont les uns et les autres, à divers degrés, auraient pu faire l’économie. D’autant que l’on se perd en conjectures sur les bénéfices qui pourraient être tirés de pareil bras de fer où, circonstances aggravantes, les multiples bons offices mis en branle peinent à amener les protagonistes à résipiscence.

Force est de relever que, sur le registre des bras de fer, Ennahdha a dorénavant maille à partir avec son allié de la troïka, le CPR qui va jusqu’à brandir la menace de quitter la coalition. Et ce n’est pas une mince affaire eu égard au fait qu’il s’agit de tirs amis. Le parti islamiste, manifestement ulcéré par son désormais turbulent partenaire, n’a pas aimé que le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, au reste, repu de couleuvres que son coéquipier lui fait avaler, le somme de former un gouvernement restreint de compétences et lui rappelle que son rendement est très en deçà des attentes des Tunisiens.

On pourrait présumer, à cet égard, que Marzouki dit tout haut ce que l’autre partenaire de la troïka, Attakatol, pense tout bas, à en juger par les remous que les successives déclarations et prises de positions que les dirigeants d’Ennahdha ne se retiennent pas de distiller au mépris d’un allié dont le président a choisi le parti de s’abandonner à un profond sommeil, de crainte de froisser le « mâle dominant » de la troïka, et ce faisant, de pulvériser ses chances de rempiler pour un hypothétique mandat. Mais, ceci est une autre histoire !

Mohamed

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Le passé ne cesse décidément de rattraper le parti Ennahdha

Tunisie : Les poupées russes d’Ennahdha se déboîtent. L’architecte des meurtres de Bab Souika est le bodyguard de Larayedh, Rafik Abdessalem un lapsus et Zitoun l’œil de Moscou de Ghannouchi.!Le passé ne cesse décidément de rattraper le parti Ennahdha, actuellement au pouvoir en Tunisie. Et à chaque jour, ses nouvelles découvertes dans ce parti qui n’avait pas toujours usé que de politique pour faire la politique. Après les déclarations fracassantes d’Abdelfattah Mourou, avant qu’il ne devienne vice-président d’Ennahdha et représentant personnel de Rached Ghannouchi, après les déclarations, tout aussi fracassantes de ce membre influent d’Ennahdha au journal Le Maghreb, voici Nabil Rebaï, ancien dirigeant du même parti, démissionnaire après les évènements de Bab Souika. L’homme connaît bien la boîte de l’intérieur et en parle en connaisseur. Il démonte, une à une, les poupées russes d’Ennahdha.

– L’architecte des meurtres de Bab Souika, actuel garde du corps personnel de Larayedh.

Nabil Rebaï revient ainsi, dans un long entretien au quotidien tunisien «Assour», sur les évènements de Bab Souika en 1991 où Ennahdha était impliquée dans le meurtre de deux gardiens d’une des représentations de l’ancien RCD dans ce quartier populaire de Tunis. L’ancien cadre d’Ennahdha indique ainsi que celui qui a incendié le Comité de Coordination du RCD (Mounir Hannachi, selon le journal qui cite N. Rebaï), est actuellement le garde du corps personnel du frère du ministre de l’Intérieur, Ameur Larayedh.

Rebaï évoque ensuite la question de la séparation des pouvoirs, une des demandes principales d’Ennahdha sous Ben Ali, et qui permet maintenant à ce parti islamiste de mettre la main sur les principales articulations de l’Etat tunisien. Il cite ainsi la nomination des Nahdhaouis Fethi Beldi et Tahar Boubahri, ce dernier qui serait à la tête du corps de la police, en tant que conseillers du ministre de l’Intérieur. Il cite aussi la nomination d’un imam Nahdhaoui pour à la Mosquée Zitouna et dont la seule vertu est d’être le SG du bureau régional d’Ennahdha à Bab Souika où il serait aussi impliqué dans l’affaire du meurtre des deux gardiens. Il cite ensuite le nom de Zoubeir Echouri, inculpé et condamné dans une affaire de bombe devant un lycée en Tunisie, qui se retrouve au poste de directeur du bureau de Rached Ghannouchi et dit qu’il «ne permet de la voir que pour ceux qui le paient » et l’accuse aussi d’avoir falsifié les dernières élections du congrès d’Ennahdha, «à la demande de l’aile dure.

– «13 Islamistes, morts dans geôles du ministère de l’Intérieur, sous Ali Larayedh».

L’ancien dirigeant d’Ennahdha dissèque ensuite les différentes forces qui s’opposent à l’intérieur d’Ennahdha, un parti dont il dit qu’il «se divise en ailes différentes ». La division, selon la même source citée par le quotidien tunisien, se fait entre ceux qui sont restés et ceux qui ont quitté la Tunisie sous le règne de Ben Ali. L’aile dure, celle des faucons, et la plus forte est celle de migrants, celle de Mohamed Ben Salem, Lotfi Zitoun et Ameur Larayedh. Le groupe de ce qu’on pourrait appeler «les colombes», comprend ceux qui sont restés et qui ont été jugés et emprisonnés, Ali Larayedh, Noureddine Bhiri, Abdellatif Mekki et Habib Ellouze (!).

A propos d’Ali Larayedh, Nabil Rebaï dit que «Ennahdha l’a perdu en le nommant à la tête du ministère de l’Intérieur, un ministère où 49 personnes sont mortes dans les prisons pendant les 23 ans de règne de Ben Ali, alors que 14 personnes dont 13 des islamistes sont mortes dans les prisons sous le règne d’Ennahdha, durant seulement 10 mois ». Il dit aussi que Larayedh n’a pas pu restructurer certaines administrations, comme celle de la sécurité de l’Etat. Rebaï évoque aussi le cas de certains cadres du ministère, laissés en fonctions malgré un lourd passé. On ne sait pas si c’est du domaine de la manipulation, mais la même source indique, à ce propos, que «le directeur de la police judiciaire était un tortionnaire de Ben Ali et on le retrouve chargé du dossier des Salafistes».

– Lotfi Zitoun, l’œil de Moscou de Ghannouchi et Rafik Abdessalem un «lapsus» d’Ennahdha au pouvoir.

A propos de Lotfi Zitoun, l’ancien dirigeant d’Ennahdha Nabil Rebaï indique qu’il «est l’aile de Rached Ghannouchi et était directeur de son cabinet en Angleterre. Ghannouchi l’a placé [ndlr : au cabinet du chef du Gouvernement] pour garder un œil sur Hammadi Jbali ». Quand au ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, il est décrit, dans cette interview de deux pages, sans autre forme de détail, comme «un lapsus, une erreur parmi celle d’Ennahdha au pouvoir».

N. Rebaï évoque aussi le nom du «Cheikh Mustapha Tahiri » comme étant celui qui a pu, contre rémunération, attirer les comités de protection de la révolution dans les girons d’Ennahdha, ou encore le nom de «Abdessalem Toukabri, membre de la cellule d’information à Ennahdha» qui a été «chargé d’insulter les gens sur les réseaux sociaux, d’attirer les jeunes et les chômeurs et de diffuser les intox, ce qui est contraire aux mœurs islamiques du mouvement».

– «Ennahdha rackette les hommes d’affaires» !

A la fin de son interview, Nabil Rebaï évoque ce qu’il appelle le «forum des hommes d’affaires », qui serait manifestement une structure à l’intérieur d’Ennahdha, comme étant un moyen de racket des hommes d’affaires. «Il est dirigé par le jeune homme d’affaires, Mondher Ben Ayed, avec Zied Daoulet à ses côtés et a pour mission secrète de racketter les hommes d’affaires, ce qui rend difficile, dans ces conditions, de parler de justice transitionnelle». Dans tout cela, Ben Ali et son RCD n’auraient pas fait mieux !

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Le journaliste de France 24

Le journaliste de France 24, Taoufik Mjaied, a affirmé que le mouvement Ennahdha a rejeté la proposition d’un duel télévisé entre Rached Ghannouchi, et le président de Nida Tunes, Béji Caïd Essebsi, mardi 23 octobre, sur France 24.

Il a ajouté, selon le site Arabesque, qu’Ennahdha a expliqué son opposition par son refus de tout dialogue avec Caïd Essebsi depuis la fondation de son parti Nidaa Tounes

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S’exprimant au nom du groupe parlementaire d’Ennahdha à l’ANC dont il est le président

S’exprimant au nom du groupe parlementaire d’Ennahdha à l’ANC dont il est le président, Sahbi Atig , a attribué les événements de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, à ce qu’il a appelé un dysfonctionnement technique dans la gestion de l’assaut par les forces de sécurité.

Il a, en outre, affirmé qu’il existe une collusion entre la criminalité et l’argent politique, un développement qu’il a qualifié de dangereux et très grave, appelant les partis politique à la solidarité et à s’abstenir de « frapper » la légitimité et de se concentrer sur les échéances électorales.

Il a enfin réaffirmé le soutien indéfectible d’Ennahdha à Ali Laarayedh dont il a dit qu’il est le ministre qui a le plus réussi dans le gouvernement actuel.

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Branle-bas de combat

Branle-bas de combat, le matin de ce mardi 18 septembre 2012, devant et autour du siège d’Ennahdha dans la région de Montplaisir. A 9 heures du matin, comme nous avons pu le constater, il y avait au moins quatre policiers en uniforme devant l’entrée du ministère de l’Industrie, des deux côtés de la rue qui mène au siège d’Ennahdha. Le nombre de policiers de faction devant le ministère était visiblement plus important  que ne le requièrent les besoins de Chakhari. Devant ce même siège, stationnait une fourgonnette des forces d’intervention de la police, avec quelques policiers en alerte, comme le montre notre photo.

 –         Ennahdha a peur des salafistes et demande la protection de la police.

Deux informations à ce propos. D’abord celle d’El Maghreb, ce mardi 18 septembre 2012, indiquant que «la direction d’Ennahdha a demandé protection de son siège principal à Montplaisir, après avoir  reçu des menaces de sympathisants du courant salafiste, d’incendier son siège». Interrogé par nos soins à ce propos, Ajmi Lourimi a essayé de noyer le poisson, affirmant que ces mesures sont de simples précautions. Sans démentir directement l’information des menaces reçues, il évoque la toujours possible menace de certains groupes ou le danger de débordements lors d’éventuels mouvements sociaux et allant jusqu’à dire qu’Ennahdha bénéficie, comme le reste des partis politiques en Tunisie, d’une protection policière.

 

Remarquons à ce propos qu’il existe plus de 120 partis politiques en Tunisie, qu’il y en a une cinquantaine d’actifs et une vingtaine qui sont représentés à l’Assemblée Constituante. A seulement 50 partis, il faudrait au ministère de l’Intérieur mobiliser 50 fourgonnettes de la police avec la dizaine de membres des forces spéciales (500 en tout) et au moins quatre autres policiers en civil devant chaque siège de parti (200 en tout). Et si on faisait les mêmes comptes pour les ministères et les maisons de plusieurs ministres, il ne resterait plus de policier pour l’ordre public. Tout cela détruit, à notre sens, la thèse de dirigeant d’Ennahdha Ajmi Lourimi et confirme l’information d’El Maghreb. Cela nous ramène donc à cette désormais réalité, qu’Ennahdha a peur des salafistes. Les dernières déclarations à propos d’Abou Iyadh du ministre des Affaires étrangères, le prouvent. Cela, à moins que cela ne soit un simple essai de diversion de la part d’Ennahdha, parti au pouvoir en Tunisie, unanimement accusé  de ménager les salafistes.

Retour de boomerang ;  qui pourra donc arrêter la mouvance salafiste qui rampe, dans l’indifférence, presque la complicité, des ministères de l’Intérieur et de la Justice et dans l’impuissance et la peur de l’aile dite modérée du même mouvement islamiste ?

–         Ennahdha a peur de Nidaa Tounes et des RCDistes et appelle Ikbis au secours.

Les salafistes et Abou Iyadh, ne semblent cependant pas être les seuls épouvantails d’Ennahdha. Il y a aussi, comme le disait clairementLotfi Zitoun, dans sa dernière interview au journal La Presse, « la résurgence des RCDistes, même au niveau de la base dans des régions isolées, ce qui a créé un sentiment de peur », disait-il, avant d’ajouter que «il y a un grand corps politique, Nidaa Tounes qui exprime, bon gré mal gré, et selon l’appréciation générale, une volonté d’unification des rangs des RCDistes». Ces derniers représentent immanquablement une expérience politique, une expérience en matière d’organisation électorale et une connaissance des différents découpages politiques de l’électorat tunisien, qui ne laisseraient insensible aucun parti politique, encore moins Ennahdha qui compte sur les prochaines élections pour s’implanter définitivement en Tunisie. L’actuel parti au pouvoir en a reconverti plus d’un (les RCDistes), même au Sahel, fief de l’ancien parti au pouvoir depuis le règne de Habib Bourguiba. La dernière rebuffade de Hamed Karoui, n’était pas pour calmer cette peur d’un adversaire coriace, même s’il reste hypothétique. Contre eux, Ennahdha mobilise Ikbis et toute sa jeunesse «nahdhaouienne».

 

–               Ennahdha a peur des journalistes et appelle Zitoun au secours.

Dernier épouvantail d’Ennahdha, la presse. Des journalistes dont certains avaient vécu plus 30 ans sous la contrainte, sous la pression et l’autocensure des directeurs des journaux et des premiers responsables des médias. Des journalistes, comme les Nahdhaouis, libérés par la Révolution et qui refusent de retourner en cage. Les menaces suivront les insultes et les pressions sur les lignes éditoriales s’ajoutent au refus de mettre en œuvre  les textes de loi qui régissent le secteur. Les tentatives de domestiquer la presse et les médias ayant échoué, Ennahdha fait alors appel à l’électron libre du gouvernement Jbali qu’est Lotfi Zitoun. De connivence avec Ikbis, ce dernier arrive, jusqu’à présent, à embrigader la rue contre la presse et les médias et tente toujours de les embrigader pour la cause nahdhaouie. Tout projet politique, c’est connu, repose nécessairement sur la communication et les médias. Ces derniers ne semblent pas vouloir être à la solde d’Ennahdha et cela lui fait peur !

Pour l’instant, le parti de Rached Ghannouchi, sujet à des disputes internes où le chef du Gouvernement focalise le mécontentement d’une partie de ses troupes, n’arrive pas à trouver le bon remède à ses peurs, ni le bon psychothérapeute qui l’en guérira et «alors que la vielle femme est emportée par la crue de l’Oued, elle crie que ce sera une bonne année pluviométrique», dit le proverbe arabe!

Khaled Boumiza

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