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L’intelligence économique commence à s’incruster dans le paysage économique de la Tunisie. La concurrence mondiale s’exacerbant

L’intelligence économique commence à s’incruster dans le paysage économique de la Tunisie. La concurrence mondiale s’exacerbant, l’importance de l’information économique et les enjeux de ce processus en termes de gain de compétitivité deviennent les principaux facteurs encourageant la Tunisie à investir massivement dans l’intelligence économique. L’un des fruits de cette initiative est le lancement du réseau tunisien de veille et de l’intelligence économique. Le réseau a été initié en 2009 et financé par le gouvernement suisse à hauteur de 300 mille dollars, a confirmé à Africanmanager, David Cordobes, administrateur en information commerciale au Centre Technique du Commerce International (CCI). Le réseau aura vocation à surveiller l’environnement des entreprises, la diminution des risques dans chacune des décisions à prendre et à agir en fonction de l’évolution de l’environnement. L’objectif capital est d’acquérir une capacité d’analyse rationnelle et anticipative des événements liés au commerce et au suivi des évolutions des tendances des marchés nationaux, internationaux et des divers secteurs économiques.

C’est dans ce cadre que la chambre du Commerce et de l’Industrie de Tunis (CCIT) a organisé, jeudi 22 mars 2012, au siège du Cepex, un séminaire d’information sur « L’intelligence économique, vecteur d’accès aux marchés potentiels ». La rencontre vise l’instauration d’une coopération entre les organismes et les institutions des connaissances dans le domaine de la veille et de l’intelligence économique. Il s’agit, également, d’encourager l’utilisation de l’intelligence économique comme moyen de mieux se positionner à l’international à travers la création d’emplois, par le biais de l’exportation des ressources humaines tunisiennes vers les marchés demandeurs et d’identifier les besoins et ressources dans le monde. « Avec l’ouverture économique, l’entreprise est appelée à être à l’écoute de l’environnement international et à renforcer davantage sa compétitivité », a indiqué Mounir Mouakher, PDG de la CCIT.

En Tunisie, il existe plusieurs départements et institutions qui pratiquent la veille économique dont, entre autres, le Cepex, l’Utica, les chambres de Commerce, l’Innorpi, la Fipa, les technopoles, les groupements, les départements de certains ministères, et l’IACE. Ces organismes encouragent la mise en place d’une meilleure coordination et d’un travail de réseautique entre les différentes institutions ; d’où le projet de création de ce réseau de l’intelligence économique. Le dispositif de l’intelligence économique se présente, en effet, comme instrument majeur du renforcement de la compétitivité des entreprises à l’international. « Il constitue également un cadre idoine pour l’’échange d’informations entre tous les organismes partenaires et un forum d’intelligence et de réflexion collective et participative », a expliqué le ministre du Commerce et de l’Artisanat, Bechir Zaâfouri.

Optant pour une politique d’intégration internationale, la Tunisie s’est employée à renforcer, à travers ce réseau, les liens de coopération avec les partenaires économiques, les agences de coopération, les bailleurs de fonds afin d’identifier de nouveaux projets et initiatives prometteuses pour l’économie tunisienne.

Il y a lieu de rappeler, à ces propos, qu’une association de l’intelligence économique vient d’être née officiellement en Tunisie. Dans une déclaration à Africanmanager, Fethi Ben Mimoun, membre fondateur et Président de l’ATIE a relevé la publication des textes relatifs à cette association au JORT. Elle a vocation à se constituer en un pôle de compétence et une plateforme d’expertise en la matière. L’ATIE s’engage à enrichir la réflexion et le débat économique national. 5 grandes lignes ont été identifiées dans ce sens, à savoir promouvoir et diffuser la culture de l’intelligence économique, mettre en place une politique publique et créer de synergies avec tous les acteurs économiques publics et privés. Il s’agit également d’assurer des cycles de formation en intelligence économique, promouvoir, valoriser les métiers de ce processus et établir des liens de coopération internationale en vue d’un échange de savoirs et d’expertise.

A cet égard, un travail sur la sensibilisation à la démarche d’intelligence économique semble primordial. Des séminaires de sensibilisation à cette approche, des cycles de sensibilisation au sein des universités seront organisés. L’association a procédé aussi à la création de supports d’autoformation. L’expérimentation au sein d’entreprises pilotes sont également les premières démarches pour mieux instaurer ce nouveau processus notamment dans cette nouvelle phase politique par laquelle passe la Tunisie actuellement et où un nouveau potentiel à l’export et une nouvelle ère de transparence du climat des affaires commence à s’instaurer. Ajoutons à cela les atouts dont dispose la Tunisie dans les plusieurs secteurs prometteurs.

Khadija Taboubi

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