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La finance islamique est devenue

La finance islamique est devenue, au fil des années, un acteur majeur dans la sphère financière actuelle vu l’insuffisance des moyens financiers classiques propres à résoudre les problèmes liés aux crises économiques et financières. Cela confirme ainsi l’attrait d’un marché estimé à entre 1,5 et 1,8 milliards de musulmans dans le monde. Financièrement, le marché est évalué à 800 milliards de dollars, avec une croissance annuelle estimée entre 15% et 20%. Mohamed Nouri, président du Conseil de la finance islamique de Tunisie (COFIT) a confirmé cette tendance à Africanmanager.

Selon lui, tous les pays et les grandes banques interpellent aujourd’hui se convertissent à la finance islamique et les produits de la finance islamique pour deux raisons. La première logique est que la finance islamique a connu un essor considérable depuis une vingtaine d’années, enregistrant un taux de croissance aux alentours de 30% par an, ce qui est sans commune mesure avec la finance conventionnelle aux prises avec une crise profonde. Plus encore, le monde occidental vit aujourd’hui une crise finance économique très sérieuse. La finance islamique est regardée, de ce fait, comme une solution alternative pour alléger les conséquences de cette crise économique, d’où la création d’une nouvelle association COFIT. Cette association a regroupé des compétences intéressées par la finance islamique, d’une part, et qui veulent comprendre les mécanismes de fonctionnement de cette finance islamique. « Il s’agit également de savoir en quoi se distinguent les mécanismes de financement islamique de ceux conventionnels», a-t-il expliqué.

En ce qui concerne la Tunisie, Mohamed Nouri a indiqué que l’expérience est récente, mais elle remonte, en fait, à plus d’une décennie. « Si on veut considérer que la première banque installée en Tunisie est Best Bank depuis 1983, il s’agit alors d’une initiative très marginale à cause de l’absence d’un processus d’institutionnalisation expliquant l’importance de la finance islamique», a-t-il rappelé. L’intérêt pour la finance islamique a commencé seulement avec la Révolution où un intérêt considérable de la part de tous les partis politiques, de gauche à droite sans exception a été remarqué.

Sous un autre volet, Mohamed Nouri, président du COFIT a recommandé de relever certains défis dont principalement la mise en place d’un cadre réglementaire régissant les produits de la finance islamique. Ce cadre réglementaire qui est en cours d’élaboration, va donner la possibilité aux Tunisiens de traiter la finance islamique comme avec les autres produits financiers conventionnels. Selon lui, 5 sous-commissions de travail relevant du ministère des Finances travaillent déjà depuis environ trois mois sur la mise en place de ce cadre. Il s’agit, en effet, de la commission des normes charaiques et comptables, la commission des fonds d’investissement islamique et la commission de l’assurance islamique (Attakaful). Les travaux de ces commissions seront achevés d’ici le mois de juin prochain pour être présentés à la constituante, avant le mois de Ramadhan.

En outre, Mohamed Nouri a appelé à assurer la diversité du marché financier pour que chacun ait la liberté de choisir le produit qui lui convient. Deuxième défi à relever, celui de la sensibilisation à ces produits financiers islamiques auprès des Tunisiens. Des études ont montré que 60% des Tunisiens n’ont pas une idée sur les produits de finance islamique. Selon Mohamed Nouri, un grand problème s’est posé aussi au niveau des mentalités. « On associe toujours la finance islamique à un aspect purement religieux, malgré la valeur religieuse et éthique qui s’attache à cette référence », a-t-il ajouté. La finance islamique n’est pas un produit purement religieux, c’est plutôt une industrie financière moderne qui peut être sollicitée par des musulmans comme par les non musulmans. « La preuve en est que les produits islamiques dans les pays non musulmans ont connu un développement très important », a-t-il expliqué. Force est de signaler que l’introduction des produits financiers islamiques par les grandes banques et institutions financières occidentales offre également une forte dimension éthique aux participants non-musulmans cherchant une alternative au système financier.

Au sujet de la place de la finance islamique parmi les moyens financiers classiques, Mohamed Nouri a indiqué que ce processus vient en complément des moyens classiques, « même s’il existe une concurrence, cela n’aura que des conséquences positives pour l’économie et pour les consommateurs grâce à la diminution des prix. « La finance islamique ne peut être qu’un élément complémentaire diversifiant l’offre du marché financier local », a-t-il indiqué.

Selon lui, toutes les banques tunisiennes manifestent aujourd’hui un grand intérêt pour les produits financiers pour plusieurs raisons. D’ailleurs, plusieurs Tunisiens vont rechercher ces produits islamiques. C’est pour cette raison que les banques ont opté pour les produits islamiques afin de ne pas perdre leurs clients puisqu’il s’agit d’une très importante source de flux financiers et monétaires .

Khadija Taboubi

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La finance islamique est devenue

La finance islamique est devenue, au fil des années, un acteur majeur dans la sphère financière actuelle vu l’insuffisance des moyens financiers classiques propres à résoudre les problèmes liés aux crises économiques et financières. Cela confirme ainsi l’attrait d’un marché estimé à entre 1,5 et 1,8 milliards de musulmans dans le monde. Financièrement, le marché est évalué à 800 milliards de dollars, avec une croissance annuelle estimée entre 15% et 20%. Mohamed Nouri, président du Conseil de la finance islamique de Tunisie (COFIT) a confirmé cette tendance à Africanmanager.

Selon lui, tous les pays et les grandes banques interpellent aujourd’hui se convertissent à la finance islamique et les produits de la finance islamique pour deux raisons. La première logique est que la finance islamique a connu un essor considérable depuis une vingtaine d’années, enregistrant un taux de croissance aux alentours de 30% par an, ce qui est sans commune mesure avec la finance conventionnelle aux prises avec une crise profonde. Plus encore, le monde occidental vit aujourd’hui une crise finance économique très sérieuse. La finance islamique est regardée, de ce fait, comme une solution alternative pour alléger les conséquences de cette crise économique, d’où la création d’une nouvelle association COFIT. Cette association a regroupé des compétences intéressées par la finance islamique, d’une part, et qui veulent comprendre les mécanismes de fonctionnement de cette finance islamique. « Il s’agit également de savoir en quoi se distinguent les mécanismes de financement islamique de ceux conventionnels», a-t-il expliqué.

En ce qui concerne la Tunisie, Mohamed Nouri a indiqué que l’expérience est récente, mais elle remonte, en fait, à plus d’une décennie. « Si on veut considérer que la première banque installée en Tunisie est Best Bank depuis 1983, il s’agit alors d’une initiative très marginale à cause de l’absence d’un processus d’institutionnalisation expliquant l’importance de la finance islamique», a-t-il rappelé. L’intérêt pour la finance islamique a commencé seulement avec la Révolution où un intérêt considérable de la part de tous les partis politiques, de gauche à droite sans exception a été remarqué.

Sous un autre volet, Mohamed Nouri, président du COFIT a recommandé de relever certains défis dont principalement la mise en place d’un cadre réglementaire régissant les produits de la finance islamique. Ce cadre réglementaire qui est en cours d’élaboration, va donner la possibilité aux Tunisiens de traiter la finance islamique comme avec les autres produits financiers conventionnels. Selon lui, 5 sous-commissions de travail relevant du ministère des Finances travaillent déjà depuis environ trois mois sur la mise en place de ce cadre. Il s’agit, en effet, de la commission des normes charaiques et comptables, la commission des fonds d’investissement islamique et la commission de l’assurance islamique (Attakaful). Les travaux de ces commissions seront achevés d’ici le mois de juin prochain pour être présentés à la constituante, avant le mois de Ramadhan.

En outre, Mohamed Nouri a appelé à assurer la diversité du marché financier pour que chacun ait la liberté de choisir le produit qui lui convient. Deuxième défi à relever, celui de la sensibilisation à ces produits financiers islamiques auprès des Tunisiens. Des études ont montré que 60% des Tunisiens n’ont pas une idée sur les produits de finance islamique. Selon Mohamed Nouri, un grand problème s’est posé aussi au niveau des mentalités. « On associe toujours la finance islamique à un aspect purement religieux, malgré la valeur religieuse et éthique qui s’attache à cette référence », a-t-il ajouté. La finance islamique n’est pas un produit purement religieux, c’est plutôt une industrie financière moderne qui peut être sollicitée par des musulmans comme par les non musulmans. « La preuve en est que les produits islamiques dans les pays non musulmans ont connu un développement très important », a-t-il expliqué. Force est de signaler que l’introduction des produits financiers islamiques par les grandes banques et institutions financières occidentales offre également une forte dimension éthique aux participants non-musulmans cherchant une alternative au système financier.

Au sujet de la place de la finance islamique parmi les moyens financiers classiques, Mohamed Nouri a indiqué que ce processus vient en complément des moyens classiques, « même s’il existe une concurrence, cela n’aura que des conséquences positives pour l’économie et pour les consommateurs grâce à la diminution des prix. « La finance islamique ne peut être qu’un élément complémentaire diversifiant l’offre du marché financier local », a-t-il indiqué.

Selon lui, toutes les banques tunisiennes manifestent aujourd’hui un grand intérêt pour les produits financiers pour plusieurs raisons. D’ailleurs, plusieurs Tunisiens vont rechercher ces produits islamiques. C’est pour cette raison que les banques ont opté pour les produits islamiques afin de ne pas perdre leurs clients puisqu’il s’agit d’une très importante source de flux financiers et monétaires .

Khadija Taboubi

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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