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Tunisie, Fonds monétaire international

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Moins de2%, telle est l’estimation que le Fonds monétaire international(FMI) vient de faire du taux de croissance du PIB en 2011, dans les pays importateurs de pétrole de la région du Moyen-Orient/Afrique du nord(MENA), y compris la Tunisie.

Une évaluation faite par le Fonds constate que les transformations du paysage politique et économique progressent lentement dans plusieurs pays  importateurs de pétrole de la région, et devraient se poursuivre encore pendant de longs mois en 2012. D’après les projections, le taux de croissance moyen du PIB réel des pays importateurs de pétrole de la région MOANAP, qui avait atteint 4 pour cent en 2010, chuterait en dessous de 2  pour cent en 2011. On s’attend, pour 2012, à une reprise plus faible que prévu précédemment, avec une prévision de croissance à peine supérieure à 3 pour cent.

La situation extérieure et financière s’est dégradée. Bien que les envois de fonds des travailleurs migrants soient en règle générale restés abondants, le tourisme et les entrées de capitaux sont en net déclin. Ces facteurs, auxquels s’ajoute la hausse des cours des matières premières, ont causé une baisse des réserves internationales.

Les écarts des obligations souveraines et des contrats sur risque de crédit (CDS) se sont accrus, de sorte qu’il en coûte plus cher aux Etats et aux entreprises d’emprunter sur les marchés internationaux. Par ailleurs, les projections laissent entrevoir une dégradation des bilans bancaires dans certains pays.

Un creusement des déficits budgétaires d’environ 1,5  pour cent du PIB en 2011–12 est à prévoir, car les autorités ont maintenu leur politique anticyclique. Les subventions et transferts généralisés, qui ne profitent guère aux plus démunis, ont considérablement augmenté, du fait que les gouvernements cherchent à amortir l’impact du ralentissement de l’activité économique et de la hausse des cours des matières premières. Certains pays ont taillé dans leurs dépenses d’équipement, et cela au détriment de la croissance future. En 2011–12, les besoins de financement des pays importateurs de pétrole devraient atteindre environ 50 milliards de dollars EU par an, et dans beaucoup de pays, le recours excessif de l’Etat au financement bancaire restreint le crédit au secteur privé.

Il est possible d’atténuer quelques-unes des tensions à court terme avec l’aide de fi nancements externes et budgétaires provenant des partenaires régionaux et internationaux. Il faudrait néanmoins préserver la stabilité macroéconomique pour ancrer les anticipations et mettre en œuvre un vaste train de réformes propres à améliorer la mobilité sociale à travers de meilleurs débouchés économiques. Il faut notamment définir des plans pour mettre un terme aux récentes mesures d’exonérations fiscales et de dépenses, et remplacer les subventions généralisées par des dispositifs de protection sociale ciblée afin de dégager la marge nécessaire pour accroître les investissements publics générateurs de croissance. Des réformes dans un certain nombre de domaines, y compris les marchés du travail, les systèmes éducatifs, le climat des affaires et la gouvernance contribueront tous à tirer parti des nombreux atouts de la région pour atteindre des taux de croissance et d’emploi plus élevés à moyen et long terme.

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