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À l’occasion de la tenue du sommet « North Africa Oil & Gas »

À l’occasion de la tenue du sommet « North Africa Oil & Gas », Sam Moore, le cabinet international Oxford Economics a présenté dernièrement à Tunis une étude sur «Le développement des ressources non conventionnelles en Tunisie ».

Il s’agit d’une étude sur les perspectives dans deux régions recelant des ressources potentielles : la région du centre-Est et la région du Sud. Elle est basée sur des forages d’exploration qui débuteraient en 2014 et dont les résultats seraient peu affectés en cas de retard.

L’étude met en lumière les retombées potentielles considérables pour la Tunisie au niveau macroéconomique. Juste à titre indicatif, et compte tenu des trois canaux d’impact (directs, indirects et induits), Oxford Economics estime que la contribution annuelle moyenne aux finances du pays serait de 206 millions de dinars, soit l’équivalent de 1,2 % des recettes totales de l’État en 2011.

L’économie tunisienne pourrait réduire de manière considérable son déficit en matière énergétique, voire disposer d’un excédent significatif de gaz et de pétrole durant les années de production de pointe du projet.

Exploration gaz de schiste : Effet potentiel sur les régions

Selon le document communiqué par le cabinet Oxford Economics, en ce qui concerne la zone rouge, les emplois dans l’hôtellerie sont susceptibles d’être situés à Sousse compte tenu d’une structure industrielle plus développée, avec une seconde partie aussi importante à Monastir. En parallèle, à Mahdia et Kairouan, l’agriculture demeure un des principaux employeurs, avec des possibilités d’emploi bénéficiant, dans une certaine mesure, de la demande induite.

Pour la zone bleue : Plus au sud, des emplois directs dans le secteur de l’hôtellerie sont susceptibles d’être situés à Médenine compte tenu d’une structure industrielle plus développée. Pendant ce temps, compte tenu de la géographie de la zone, plusieurs des emplois directs dans l’extraction et la construction sont susceptibles d’être situés à Kebili et Tataouine avec Gabès et Tozeur bénéficiant ainsi de l’activité soutenue par les dépenses induites dans le commerce de détail et l’agriculture.

Il convient de signaler que, qu’Oxford Economics est un cabinet indépendant, leader en prévisions économiques et en études quantitatives, fondé en 1981, au sein de la prestigieuse université d’Oxford en Angleterre.

 N.B.T

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L’Association Tunisienne pour la Transparence dans l'Energie et les Mines (ATTEM) vient d’affirmer sur sa page officielle du réseau

L’Association Tunisienne pour la Transparence dans l’Energie et les Mines (ATTEM) vient d’affirmer sur sa page officielle du réseau social « facebook » que la société Shell est déjà installée dans le bassin de Kairouan.

La même source a précisé également que Shell vient d’acheter 80 % du permis el Jem qui constitue la continuité du permis Kairouan.

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''Le ministère se contente

 »Le ministère se contente, actuellement, de mieux connaître l’énergie du gaz de schiste, et de se faire une idée plus claire sur les expériences menées, à travers le monde, dans ce domaine. Nous ne sommes pas pressés de l’exploiter », a indiqué Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l’Industrie.

Dans une déclaration faite mardi à la presse, le ministre a précisé que « une équipe, formée par des experts tunisiens dans le secteur énergétique, a entamé, depuis deux semaines, une tournée dans un ensemble de pays, dans le dessein de recueillir plus d’informations sur les atouts et les effets néfastes du gaz de schiste ».

« S’il avère que l’exploitation de cette énergie engendre le moindre risque pour les Tunisiens, nous l’abandonnerons, immédiatement », a-t-il affirmé.

La Tunisie ne dispose pas de ressources énergétiques en quantités suffisantes, a-t-il rappelé, ce qui a poussé les autorités à rechercher « d’autres alternatives », en vue de faire face à une demande croissante et partant réaliser le développement escompté pour le pays.

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Plusieurs dizaines d'écologistes et d'experts ont manifesté

Plusieurs dizaines d’écologistes et d’experts ont manifesté, ce mercredi 7 novembre 2012, devant le ministère de l’Industrie pour protester contre les déclarations du ministre de l’Industrie au journal « Al Maghreb » en date du 2 novembre 2012, faisant état d’ un accord définitif accordé à la société Shell, et ce en dépit du danger que représente cette technique d’exploration et son impact écologique grave sur la santé des Tunisiens. En effet, lors de cette manifestation organisée à l’initiative de l’association « AgricoForest », les protestataires ont appelé à porter plainte auprès du tribunal administratif contre le ministre de l’Industrie pour manque de transparence concernant l’utilisation de cette technique de gaz de schiste. Ils ont scandé plusieurs slogans tels que « Shell dégage », « Non au business gaz », « inutile d’inschister on ne veut pas une gazastrophe », « Ni gaz de schiste ni nucléaire » ou encore « On veut un environnement sain et humain ». Plus précisément, Achref Gharbi, membre de l’association « AgricoForest » a insisté sur le fait que le ministère de l’Industrie n’a pas pris en considération les effets nocifs de cette technique d’exploitation qui va, selon lui, à l’encontre de l’avis du ministre de l’Environnement.

C’est dans ce cadre qu’Achref Gharbi a appelé à auditionner le ministère de l’Industrie et de l’environnement à l’Assemblée nationale constituante. Il a également appelé à mettre en place une commission formée d’experts tunisiens indépendants, d’experts de l’Environnement, de membres de l’ANC ainsi que de responsables des ministères concernés. Achref Gharbi a insisté, en outre, sur la nécessité de fixer à faire un moratoire à ce sujet et de suspendre par conséquent la licence accordée à Shell quel que soit le mode d’exploration ou d’exploitation.

La responsable à « AgricoForest » a aussi appelé au boycottage des produits Shell afin d’accentuer la pression sur le ministère de l’Industrie pour qu’il abandonne cette technique d’exploration. Un appel a été aussi lancé à l’ANC pour accélérer la promulgation des lois visant la protection de l’environnement et de la santé des Tunisiens.

Nadia Chaabene, membre de l’ANC, a indiqué, quant à elle, qu’il s’agit de pratiques extrêmement scandaleuses et un gouvernement qui défie tout le monde et fait ce qu’il veut tout en reproduisant les mêmes types de pratiques qu’on a vues auparavant, consistant à engager et hypothéquer l’avenir du pays sans aucune concertation ou enquête , alors que les demandes se multiplient, depuis des mois, pour la mise en place d’une commission d’experts et de représentants de la société civile pour engager un débat sur cette question. « Il ne s’agit pas aujourd’hui de dire si je suis pour ou contre, mais plutôt de savoir quels risques on court, quels sont les coûts et les répercussions économiques, en l’absence d’un cadre juridique qui détermine ou qui régisse le secteur des carburants non conventionnels », a-t-elle appelé.

Chaabene a fait savoir aussi que ce n’est pas le gaz qui est remis en cause mais la technique utilisée qui nécessite des quantités énormes d’eau et de produits chimiques.

Selon elle, le gouvernement provisoire est là pour seulement gérer les affaires et conduire le pays jusqu’à la rédaction de la Constituante et l’organisation des futures élections et non pas pour prendre des décisions qui engagent le pays. « Il faut comprendre qu’aujourd’hui, il faut prendre conscience que le gouvernement n’a pas la légitimité pour pouvoir prendre des décisions d’une manière unilatérale et sans concertation. Depuis le 14 janvier, on a rompu avec ce genre de pratiques qui sont extrêmement graves pour le processus démocratique », a-t-elle estimé.

Dhikra Menssi, trésorerie à Agricoforest a également insisté sur le danger de l’exploitation du gaz du schiste sur la santé humaine, animale ainsi que sur la fertilité des terres. Des quantités colossales d’eau seront perdues. « C’est une technique qui utilise plus de 10 mille produits chimiques », a-t-elle indiqué.

Elle a fait savoir qu’il s’agit d’enjeux économiques. « Il ya beaucoup d’argent qui va rentrer grâce à cette technique d’exploitation. Qui va en profiter ? C’est un point d’interrogation », a-t-elle souligné en indiquant que les Tunisiens n’ont pas besoin de cet argent au détriment de leur santé. « Quelle est la priorité ? Est-ce qu’on doit utiliser de l’énergie saine ou se jeter dans les bras de Shell et ses filiales ? On demande un moratoire et l’audition des ministres de l’Industrie, de la Santé et de l’Environnement. Ces derniers qui devraient rendre compte de ce qu’ils font», a-t-elle ajouté.

Chokri Yaich, membre de l’ANC a indiqué aussi à Africanmanager qu’il n’existe pas un cadre juridique et des textes de lois autorisant le gouvernement à accorder des permis d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, obligation qui n’a pas été respectée par le gouvernement. « Il faut avoir un texte de loi clair avec toutes les conditions et toutes les contraintes et les procédures suivies par tous les opérateurs et évoquer les problèmes que ce soit en profondeur ou en surface », a-t-il expliqué.

Sofiane Reguigui, président de l’Association Tunisienne de la transparence a ajouté, de son côté, que le risque énorme est que le gouvernement n’a rien fait pour rassurer la population concernant les mesures qui ont été prises outre le manque de transparence. « On ne comprend pas comment le gouvernement peut s’aventurer sur ce sujet qui fait suscite des polémiques dans le monde même au Canada et aux Etats-Unis qui disposent pourtant d’un cadre juridique, d’institutions de contrôle et d’un ministère d’Environnement très fort et des gens très compétents.

Par contre, en Tunisie, le cadre juridique actuel ne permet pas l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels. « On aurait aimé que le ministère de l’Industrie prenne l’initiative de débattre avec la société civile et les experts. Malheureusement, le gouvernement est en train de prendre des décisions stratégiques, unilatérales et sans transparence ».

Khadija Taboubi

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L’affaire de l’exploitation du gaz de schiste ne finit pas de déchaîner la colère des activistes écologistes. Ce mardi 9 octobre

L’affaire de l’exploitation du gaz de schiste ne finit pas de déchaîner la colère des activistes écologistes. Ce mardi 9 octobre, l’association « AgricoForest » et « Eco-système » ont marqué leur vive opposition au projet prêté au gouvernement d’autoriser la prospection et l’exploitation de cette technique en Tunisie. Quelques dizaines d’écologistes et d’experts spécialistes dans le domaine de l’écologie et de l’environnement ainsi que des simples citoyens ont manifesté devant l’Assemblée nationale constituante au Bardo, pour dissuader les autorités de permettre aux compagnies étrangères d’exploiter le gaz de schiste en Tunisie.

Les manifestants ont scandé plusieurs slogans, tels que « Shell Dégage », « Stop au gaz de schiste » ou encore « Protégeons notre environnement ». Ils ont appelé aussi à faire preuve de transparence dans les négociations entre l’Etat et la compagnie Shell et à suspendre toute activité liée à la prospection et à l’exploitation du gaz de schiste jusqu’à l’élaboration d’études claires et bien définies.

Les protestataires ont également exigé la création d’un comité indépendant composé d’experts dans le domaine et de représentants des ministères concernés ainsi que des associations écologiques, afin qu’il puisse évaluer et trancher les différents dossiers qui pourraient nuire à l’environnement et à la santé des Tunisiens.

Dans une déclaration à Africanmanager, Achref Gharbi, membre de l’association « AgricoForest » a indiqué que cette technique constitue un danger réel et éminent pour la santé des Tunisiens ainsi que pour les ressources naturelles notamment dans le secteur de l’eau et de l’agriculture. D’où l’organisation de cette manifestation qui vise à sensibiliser les citoyens ainsi que les membres de l’ANC aux dangers de cette technique d’exploitation et d’exploration du gaz de schiste. « Il faut penser dès maintenant à l’avenir de nos enfants. Cette technique nécessite l’utilisation de plus que 700 composants chimiques», a-t-il expliqué

Achref Gharbi a aussi relevé le manque de transparence dans les relations entre le gouvernement et la société Shell. Il a appelé par conséquent à conférer plus de transparence et de clarté à la question. « S’agit-il d’une licence d’exploitation uniquement ou bien d’exploration ? », s’est-il interrogé. Au Canada et en France, cette technique d’exploration a été interdite. Ainsi, les experts à travers le monde restent unanimes à la bannir. Pourquoi on voit les risques et continue à s’entêter. Il faut que la société civile bouge. On doit agir et penser à l’avenir de nos enfants », s’est écrié Achref Gharbi.

Nous refusons cette technique…ça suffit !

Assma Mdalssi, enseignante, chercheur et présidente de l’association « AgricoForest » a dénoncé, de son côté, tous les effets environnementaux qui peuvent affecter les Tunisiens de près ou de loin. Elle a aussi appelé à mettre en place une législation protégeant l’environnement.

La responsable a en outre dénoncé l’absence de transparence concernant la convention signée entre Shell et le ministère de l’Industrie. « Nous refusons cette technique ;

Ça suffit ! On a déjà des problèmes d’hygiène. Où sont les lois qui nous protègent. Pourquoi la Tunisie s’est autorisé à octroyer des permis en l’absence de la moindre protection ? Soit que la ministre de l’Environnement ne connaît pas ce problème, il s’agit d’une entourloupe », a-telle indiqué. En effet, selon elle, une fracturation hydraulique consomme autant qu’un village de 1000 personnes en une année, ce qui peut représenter une menace pour l’environnement et les terres agricoles.

Par contre, elle a estimé que « si la ministre de l’Environnement ignore ces aléas, nous n’ignorons pas qu’un permis de prospection et une convention ont été signés avec des compagnies étrangères. Nous ne sommes ni idiots ni dupes, il ne faut pas nous berner. Il faut qu’il y ait une transparence totale au niveau des ministères de l’Industrie et de l’Environnement.

« Il faut avoir des garanties pour la santé publique et la protection de l’environnement », a-t-elle ajouté.

Il s’agit de l’huile de schiste…et c’est plus grave !

Chokri Yaiche, membre de l’ANC et docteur en sciences écologiques, a expliqué que le vrai problème n’est pas celui touchant l’environnement ou l’eau, car des solutions existent, mais plutôt la désertification. « C’est une ligne rouge qu’il ne faut pas la dépasser », a-t-il expliqué.

Il a aussi démontré qu’il est impossible de générer du gaz dans les conditions de température, de pression et de profondeur qui sont celles du bloc destiné à ce projet.

Selon lui, les opérateurs et les sociétés en question visent une cible particulière. « Il y avait une différence entre l’extraction du gaz et celle de l’huile de schiste. Il est même impossible maintenant de rentabiliser le coût du baril exprimé dans le cadre de la convention signée avec Shell. Cette société projette d’obtenir des concessions d’une durée de plus de 25 ans. Il ne s’agit pas, à mon sens, de gaz mais plutôt d’huile de schiste, et c’est plus grave », a accusé Chokri Yaiche.

Le député a indiqué, en outre, que le gouvernement sait pertinemment qu’il y avait des problèmes avec le gaz ou l’huile de schiste. Que se cache derrière tout cela ? Pourquoi on annonce qu’il s’agit du gaz alors qu’il s’agit d’huile de schiste? Le gouvernement doit s’expliquer sur cette affaire », a-t-il affirmé.

En effet, un rapport de l’office national de l’énergie révèle qu’aux États-Unis, chaque puits de la formation de schiste de Barnett, dans le bassin de Fort Worth (Texas), nécessite quelque 11 millions de litres d’eau douce lors de la fracturation hydraulique. Le prélèvement d’un important volume d’eau douce dans le milieu naturel, même sur une courte période de temps, pourrait avoir des effets sur les écosystèmes aquatiques et humides, les puits d’eau potable, les systèmes d’irrigation agricole ou tout autre usage de l’eau.

De plus, chaque opération de récupération du gaz est accompagnée d’émissions de gaz à effet de serre qui contribue au changement climatique. Chaque forage occupe une emprise au sol d’environ un hectare (10.000 m2) pendant la période de forage. Après la période de forage et pendant toute la période d’exploitation, chaque tête de puits occupe plusieurs dizaines de m2 (l’équivalent d’une grange) au centre d’une surface « réservée » d’environ 1/3 d’hectare.

Plus encore, chaque puits peut produire 4 millions d’eau usée, une eau qui sera mélangée à des produits hautement corrosifs ou cancérigènes comme le benzène, et même des éléments radioactifs comme le radium.

Khadija Taboubi

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Le ministère de l’Industrie a démenti

Le ministère de l’Industrie a démenti, mardi, avoir octroyé un permis de prospection au groupe Shell ou à n’importe qu’elle autre entreprise. « On a reçu une demande de la part de Shell mais on n’a rien signé. On a seulement donné notre accord de principe», a expliqué Rachid Ben Dali, directeur général de l’énergie au ministère de l’Industrie, lors d’une rencontre, tenue à la Kassbah.

Il a a également indiqué que le projet est encore en phase d’étude et nécessitera beaucoup de financements, ajoutant que, face à l’augmentation de la demande en électricité, le gaz de schiste est devenu une possibilité et mérite étude.

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