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«Un complot économique a été bien orchestré de la part du gouvernement de Hamadi Jbali pour marginaliser la compagnie des phosphates de Gafsa concernant l’exploitation du projet du Djérid » c’est ce que nous a affirmé Abdelhamid Tabbabi ...

«Un complot économique a été bien orchestré de la part du gouvernement de Hamadi Jbali pour marginaliser la compagnie des phosphates de Gafsa concernant l’exploitation du projet du Djérid » c’est ce que nous a affirmé Abdelhamid Tabbabi, chercheur et écrivain. Cette déclaration fait suite aux dernières déclarations du ministre du Développement régional et de la Planification Jameleddine Gharbi, sur le projet du gouvernement de céder l’exploitation de la mine de phosphate du Djérid aux investisseurs étrangers, tels qu’australiens, indiens ou jordaniens.

Dans un entretien téléphonique avec Africanmanager, Abdelhamid Tabbabi, estime que la priorité de l’exploitation du projet devrait être attribuée à la CPG. «Les gens du bassin minier et les agents de la compagnie des phosphates de Gafsa s’étonnaient des dernières déclarations du ministre, qui n’a pas même tenu compte du rôle joué par la compagnie dans la découverte du projet, puisque ce serait en effet la CPG qui aurait effectué toutes les études et recherches scientifique de ce projet. Des dépenses énormes auraient été consacrées à l’analyse de la qualité du phosphate (30 mille de tonnes de phosphate) dans les laboratoires mêmes de la CPG.

Signalons dans le même contexte que les réserves de la mine du Djérid sont estimées, selon les études élaborées par la CPG, à environ 100 million de tonnes, et son exploitation pourrait s’étaler sur 100 ans, à raison d’un million de tonnes par an. A ce titre, notre interlocuteur s’est interrogé sur l’intérêt gouvernemental de préférer des investisseurs étrangers. «Il n’y a pas de personne raisonnable, qui puisse imaginer d’offrir l’exploitation de cette richesse, autre qu’à l’entreprise nationale qui dispose de toutes les compétences nécessaires pour le faire», s’indigne le chercheur tunisien. Et A. Tabbabi de répondre que «à mon avis, il y a de mauvaises intentions de la part du gouvernement de Jbali et ce suite à des pressions menées par le Fonds Monétaire International » et d’ajouter à ce propos que «je tiens à confirmer que la visite de Christine Lagarde n’était pas vraiment innocente». Tabbabi va plus loin dans son analyse de ce qu’il considère comme un complot ourdi par l’actuel gouvernement, puisqu’il considère que la baisse des prévisions de production de la part de la CPG de 8,5 millions de tonnes à 4,8 millions de tonnes, ne serait pas lié à des raisons sociales, mais à «une action progressive de baisse de l’activité pour laisser la voie libre à d’autres sites à exploiter».

Notre interlocuteur qui estimait la CPG plus digne d’exploiter cette richesse naturelle qu’elle avait fortement contribué à découvrir, explique que la compagnie de phosphate de Gafsa a énormément souffert, pendant les régimes de Bourguiba et de Ben Ali, de difficultés dues à une mauvaise gestion. «En 1986, la compagnie a été incluse dans le programme de restructuration des entreprises publiques imposé par le FMI et de la BM dans le cadre du PAS (Programme d’ajustement structurel) qui n’a tenu compte que des taux de profit à réaliser ou à préserver» explique le chercheur tunisien, avant d’ajouter que «après la chute de Ben Ali en janvier 2011 et plus de trois ans après l’insurrection du bassin minier en 2008, des mouvements protestataires se poursuivent pour revendiquer de l’emploi et l’instauration d’une politique de développement qui mette un terme à la hausse du chômage et la détérioration continue des conditions de vie dans le bassin minier».

Pour Abdelhamid Tabbabi, «le gouvernement provisoire est appelé à respecter les efforts incessants de la compagnie et à mieux s’intéresser aux habitants de la région, car lorsque la compréhension et l’attention sont nulles, et quelque soit le jugement qu’on peut porter là dessus, la réaction peut être violente, désespérée et plus destructive que les précédentes avertit le chercheur.

Le chercheur, attend des «actions rapides qui mettent fin à certaines pratiques qui résistent encore à la prétendue révolution: la corruption, le clientélisme, le régionalisme, et l’exploitation pure et simple des ressources d’une région qui s’en trouve d’un coup dépourvue».

N.B.T

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