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Tunisie, grèves

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La Tunisie de la période transitoire n’est pas à l’abri d’une déferlante de réclamations sociales et politiques de tous bords et à tous les niveaux. La grève

La Tunisie de la période transitoire n’est pas à l’abri d’une déferlante de réclamations sociales et politiques de tous bords et à tous les niveaux. La grève, a atteint des proportions tellement inquiétantes, car par essence nocive, que l’économie se trouve dans une situation délicate.

Aujourd’hui, la conjoncture a changé, la grève, arrêt de travail concerté et délibéré en vue de faire pression sur l’employeur afin d’obtenir satisfaction des revendications, est érigée en liberté individuelle à connotation collective. Mieux encore, cette pratique nuisible à l’unité économique, se trouve promue en un véritable droit, celui de ne pas travailler !

Baisse des grèves de 11 pc dans les différents secteurs

Mais voilà que le phénomène semble commencer à perdre de son acuité. Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère des Affaires sociales, au cours du premier semestre 2013, le taux des grèves observées dans les différents secteurs a baissé de 11 pc.

Idem pour le pourcentage de participation aux grèves qui a été ramené à 9 pc, contre 41 pc, durant la même période de 2012. En effet, le nombre des grèves légales observées jusqu’au mois de juin 2013, a atteint 150 sur un total de 251.

Sur un autre volet, au cours de la même période de 2012, 281 grèves ont été exécutées, dont 151 avaient un caractère légal. L’amélioration des conditions de travail constitue le motif principal des grèves (43 pc) suivi du versement des salaires et indemnités (32 pc).

Taux plus élevé pour le secteur des services et de la sous-traitance

D’après les statistiques du ministère, le secteur des services et de la sous-traitance a enregistré le taux le plus élevé des grèves (23 pc). Il est suivi des industries sidérurgiques et mécaniques (16 pc) et du textile- habillement-chaussure (15 pc).

Par région, les statistiques montrent que le gouvernorat de Sfax est en tête, représentant 18 pc des grèves observées au niveau national. Il est suivi de Ben Arous avec un taux de 15 pc, puis de Nabeul (9pc).

Au cours de la même période, 8 sit-in ont été organisés enregistrant un recul de 43 pc par rapport au premier semestre 2012, selon la même source.

Ces mouvements ont touché 8 entreprises privées, mobilisant près de 90 pc des employés.

Vraisemblablement, la grève continuera toujours de susciter les réactions les plus complexes et c’est cette complexité qui lui octroie à la fois, sa spécificité, son originalité, sa nocivité et son utilité. Une expression de lutte sociale qui continue à endosser comme depuis toujours, le mauvais rôle pour la bonne cause.

Nadia Ben Tamansourt

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La Tunisie de la période transitoire n’est pas à l’abri d’une déferlante de réclamations sociales et politiques de tous bords et à tous les niveaux. La grève

La Tunisie de la période transitoire n’est pas à l’abri d’une déferlante de réclamations sociales et politiques de tous bords et à tous les niveaux. La grève, a atteint des proportions tellement inquiétantes, car par essence nocive, que l’économie se trouve dans une situation délicate.

Aujourd’hui, la conjoncture a changé, la grève, arrêt de travail concerté et délibéré en vue de faire pression sur l’employeur afin d’obtenir satisfaction des revendications, est érigée en liberté individuelle à connotation collective. Mieux encore, cette pratique nuisible à l’unité économique, se trouve promue en un véritable droit, celui de ne pas travailler !

Baisse des grèves de 11 pc dans les différents secteurs

Mais voilà que le phénomène semble commencer à perdre de son acuité. Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère des Affaires sociales, au cours du premier semestre 2013, le taux des grèves observées dans les différents secteurs a baissé de 11 pc.

Idem pour le pourcentage de participation aux grèves qui a été ramené à 9 pc, contre 41 pc, durant la même période de 2012. En effet, le nombre des grèves légales observées jusqu’au mois de juin 2013, a atteint 150 sur un total de 251.

Sur un autre volet, au cours de la même période de 2012, 281 grèves ont été exécutées, dont 151 avaient un caractère légal. L’amélioration des conditions de travail constitue le motif principal des grèves (43 pc) suivi du versement des salaires et indemnités (32 pc).

Taux plus élevé pour le secteur des services et de la sous-traitance

D’après les statistiques du ministère, le secteur des services et de la sous-traitance a enregistré le taux le plus élevé des grèves (23 pc). Il est suivi des industries sidérurgiques et mécaniques (16 pc) et du textile- habillement-chaussure (15 pc).

Par région, les statistiques montrent que le gouvernorat de Sfax est en tête, représentant 18 pc des grèves observées au niveau national. Il est suivi de Ben Arous avec un taux de 15 pc, puis de Nabeul (9pc).

Au cours de la même période, 8 sit-in ont été organisés enregistrant un recul de 43 pc par rapport au premier semestre 2012, selon la même source.

Ces mouvements ont touché 8 entreprises privées, mobilisant près de 90 pc des employés.

Vraisemblablement, la grève continuera toujours de susciter les réactions les plus complexes et c’est cette complexité qui lui octroie à la fois, sa spécificité, son originalité, sa nocivité et son utilité. Une expression de lutte sociale qui continue à endosser comme depuis toujours, le mauvais rôle pour la bonne cause.

Nadia Ben Tamansourt

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Le nombre des grèves déclenchées

Le nombre des grèves déclenchées, durant le premier semestre 2013, a grimpé de 14% par rapport à la même période de l’année précédente. Les entreprises touchées passe de 97 à 111 .

Cependant, un recul a été affiché au niveau du nombre des employés qui ont participé aux grèves, en l’occurrence un taux de 14% en comparaison avec à ce qu’il était en 2011. S’agissant de la participation aux grèves, le nombre des employés impliqués a atteint 42% jusqu’au fin mars de cette année contre 74, en 2012.

En ce qui concerne les jours de travail perdus à cause de ces grèves, on relève une croissance par rapport aux trois mois de 2012, soit 28%. Force est de constater que ces grèves ont touché 111 entreprises dont 92 privées.

Pour la répartition des grèves selon les régions, le gouvernorat de Ben Arous figure parmi les régions les plus affectées par les grèves, soit 19%, suivi de Sfax (15%) et de Zaghouan et Nabeul avec 10%.

S’agissant du statut des grèves, durant cette période, les chiffres montrent qu’environ 60% des sit- ins sont autorisés. En effet, 75, est le nombre des grèves autorisées sur 126 grèves, contre 53 grèves autorisés sur 111 grèves, en 2011, soit 48%, portant le taux des grèves autorisées à 42%.

Selon les structures rattachées à l’inspection du travail et de réconciliation, 255 préavis ont été enregistrés, durant le premier trimestre de 2013 contre 232 préavis, jusqu’au fin mars 2012, ce qui correspond à une progression de 10%. Il est important d’indiquer que 172 préavis ont été annulés, alors que 65 préavis sont en voie d’arbitrage. Le taux de réussite au titre des structures de réconciliation s’élève à 67%.

Le secteur des services et de la maintenance a affiché le pourcentage le plus élevé en matière de grèves (72%), suivi par celui des industries mécaniques (21%) et enfin le secteur du textile, de l’habillement et du cuir (17%).

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Le nombre des grèves déclenchées

Le nombre des grèves déclenchées, durant le premier semestre 2013, a grimpé de 14% par rapport à la même période de l’année précédente. Les entreprises touchées passe de 97 à 111 .

Cependant, un recul a été affiché au niveau du nombre des employés qui ont participé aux grèves, en l’occurrence un taux de 14% en comparaison avec à ce qu’il était en 2011. S’agissant de la participation aux grèves, le nombre des employés impliqués a atteint 42% jusqu’au fin mars de cette année contre 74, en 2012.

En ce qui concerne les jours de travail perdus à cause de ces grèves, on relève une croissance par rapport aux trois mois de 2012, soit 28%. Force est de constater que ces grèves ont touché 111 entreprises dont 92 privées.

Pour la répartition des grèves selon les régions, le gouvernorat de Ben Arous figure parmi les régions les plus affectées par les grèves, soit 19%, suivi de Sfax (15%) et de Zaghouan et Nabeul avec 10%.

S’agissant du statut des grèves, durant cette période, les chiffres montrent qu’environ 60% des sit- ins sont autorisés. En effet, 75, est le nombre des grèves autorisées sur 126 grèves, contre 53 grèves autorisés sur 111 grèves, en 2011, soit 48%, portant le taux des grèves autorisées à 42%.

Selon les structures rattachées à l’inspection du travail et de réconciliation, 255 préavis ont été enregistrés, durant le premier trimestre de 2013 contre 232 préavis, jusqu’au fin mars 2012, ce qui correspond à une progression de 10%. Il est important d’indiquer que 172 préavis ont été annulés, alors que 65 préavis sont en voie d’arbitrage. Le taux de réussite au titre des structures de réconciliation s’élève à 67%.

Le secteur des services et de la maintenance a affiché le pourcentage le plus élevé en matière de grèves (72%), suivi par celui des industries mécaniques (21%) et enfin le secteur du textile, de l’habillement et du cuir (17%).

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Le nombre de grèves enregistrées

Le nombre de grèves enregistrées, durant le mois de janvier 2013, a atteint 57 (dont 32 sont légales), contre 28 grèves observées, durant la même période de l’année dernière, enregistrant ainsi une hausse de 104%, soit à peu près plus que le double, selon les derniers chiffres du ministère des Affaires sociales. Par rapport à décembre 2012, la hausse a été de l’ordre de 84%. Ce qui montre, entre autres, qu’il y a encore un état d’insatisfaction chez les Tunisiens quant aux conséquences économiques et sociales de la Révolution elle-même.

En effet, au cours du mois de janvier 2013, 55 entreprises ont été touchées par les grèves dont 43 sociétés privées et 9 publiques. D’une façon plus détaillée, les grèves ont touché principalement la douane maritime, commerciale et portuaire, le centre d’information, de documentation, et des études, l’institut national pédagogique et de la formation continue, Tunisie Autoroutes et la caisse nationale d’assurance maladie. L’hôpital Hédi Chaker à Sfax, l’école supérieure des sciences et techniques de la santé ainsi que le secteur de l’enseignement secondaire sont aussi parmi les plus touchés par les grèves.

Les principales revendications des grèves sont l’amélioration des conditions de travail (45%), suivie par le déblocage des salaires et des primes (36%), la solidarité avec les employés (11%), et l’amélioration des relations professionnelles (8%). Le secteur le plus touché par les grèves est celui de la sous-traitance qui enregistre le taux le plus élevé des grèves (28%), suivi par le secteur des industries mécaniques et minérales (23%), le textile et habillement (12%), les matériaux de construction et les produits chimiques (7%), l’agroalimentaire et le transport (5%), l’administration et les établissements publiques (4%) et le bâtiment et les travaux publics (2%). L’agriculture, le bois, les meubles, les hôtels, les cafés les mines sont les secteurs les moins touchés par les grèves.

La répartition par régions montre que le gouvernorat de Zaghouan enregistre le plus grand nombre des grèves, soit 18% de la totalité des grèves observées, durant le mois de janvier de l’année en cours, suivi par Ben Arous (16%), Sfax et Nabeul avec respectivement (11%), Monastir (9%), Bizerte (7%), Ariana (5%). Les gouvernorats de Kasserine, Béja, Jendouba, Manouba et Tunis 2 enregistrent les taux les plus faibles des grèves observées, durant le mois de janvier de cette année. La majorité des grèves illégales ont été observées dans les régions de Sousse, Jendouba, Béja, Nabeul, Zaghouan, et dans une moindre mesure, dans les régions de Bizerte, Kairouan, Médenine et Monastir.

En effet, selon les services de l’inspection du travail et de réconciliation, 99 préavis de grève ont été déposés, durant le mois de janvier 2013, contre 68 préavis de grève, durant la même période de l’année dernière, enregistrant ainsi une hausse de 45%. A cela s’ajoutent 57 préavis de grève qui sont restés, depuis le mois dernier, au stade de la réconciliation. Notons, dans ce cadre, que les services de réconciliation ont réussi, en janvier 2013, à annuler 60 préavis de grève, tandis que 32 autres ont été exécutées et 64 préavis sont en phase de réconciliation. Le taux de réussite de l’intervention des services de l’inspection du travail et de réconciliation a été estimé, à cet effet, à 65%.

Force est de constater que les préavis de grève ont été déposés, dans leur majorité, dans le secteur des services et de la sous-traitance (26%), suivi par le secteur du textile et habillement ( 20%), les industries minières et mécaniques (15%), l’administration et les établissements publics (10%), le transport (6%), le pétrole et ses dérivés (4%) et les hôtels et cafés (3%).

La région de Sfax a enregistré le plus grand nombre de préavis, soit 18%, suivie par Ben Arous (17%), Bizerte (8%), Nabeul (7%), Ariana et Tunis respectivement (5%), et Jendouba (4%).

Les préavis de grève émanant de l’Union générale du travail tunisien (UGTT) ont représenté 96% contre seulement 3% venant de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT).

Kh.T

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Le nombre des journées de travail perdues suite à des grèves et des sit-in a baissé de 19% durant les trois premiers trimestres de l'année 

Le nombre des journées de travail perdues suite à des grèves et des sit-in a baissé de 19% durant les trois premiers trimestres de l’année en cours, selon des statistiques officielles publiées mercredi par le ministère des affaires sociales.

Les principales revendications des grévistes sont l’amélioration des conditions de travail (45%) et le versement des salaires (35%), précise la même source.

Selon des statistiques de la direction générale du commissariat du travail et de la conciliation relevant du ministère des affaires sociales, jusqu’à septembre dernier, on a enregistré une régression de 19% du nombre des journées de travail perdues comparé à la même période de l’année dernière, soit 164 mille 674 journées en 2012 contre 181 mille 533 journées de travail perdues en 2011.

La situation sociale dans le pays s’est caractérisée jusqu’à septembre dernier par une réduction de 8% du nombre des grèves, comparé à la même période de l’année dernière.

Durant les trois premiers trimestres de 2012, on a enregistré 391 grèves contre 426 grève pour la même période l’année dernière.

Le nombre des entreprises concernées par ces débrayages a diminué de 6% passant de 265 à 249 entreprises tout autant que le nombre des grévistes qui a aussi diminué de 19%.

Selon la même source, jusqu’à septembre 2012, on compte 70% de grèves légales, soit 212 grèves parmi les 391 préavis de grève décrétés.

Les statistiques du ministère des affaires sociales révèlent que durant les neufs premiers mois de 2012, les secteurs des services et de la sous-traitance ont enregistré le plus grand nombre de grèves (22%).

Ces secteurs sont suivis par les industries métallurgiques et mécaniques (15%) et le textile et habillement (14%).

Au plan régional, le gouvernorat de Sfax a enregistré le plus grand nombre de grèves avec 90 grèves (23%).

Il est suivi par le gouvernorat de Ben Arous (15%) et les gouvernorats de Medenine et Nabeul (7%).

Pour ce qui est des sit-in, le ministère des affaires sociales cite l’organisation de 19 sit-in dans des entreprises privées contre 27 sit-in durant la même période de l’année 2011, soit une réduction de 30%.

TAP

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En dépit des signes de reprise annoncée et une croissance qui devrait atteindre 2.4%

En dépit des signes de reprise annoncée et une croissance qui devrait atteindre 2.4%, le gouvernement provisoire se trouve toujours dans la difficulté d’instaurer un climat social stable, capable d’assurer cette relance. Un climat qui est, pour l’instant, tendu et marqué par la multiplication des mouvements de grèves et de protestations.

Selon les chiffres communiqués par le ministère des Affaires sociales, le nombre des grèves déclenchées, a progressé de 69%, durant le 3ème trimestre 2012, et ce en comparaison avec la même période de 2011. On observe aussi une évolution de 53% au niveau du nombre d’entreprises touchées par les mouvements de grève.

Cependant, un recul a été observé au niveau de la participation aux grèves passant de 63% au 61%, durant le 3ème trimestre de l’année précédente.

En ce qui concerne les jours de travail perdus à cause des sit-ins, la même source précise qu’une évolution de 8% a été remarquée par rapport au 3ème trimestre de 2011.

Force est de constater que ces grèves ont touché 91 entreprises dont 74 privées et 10 publiques.

S’agissant du statut des grèves, les statistiques disponibles montrent qu’environ 61% des sit- ins sont autorisés, ce qui correspond à une progression de 74% par rapport à la même période de 2011.

D’après les structures relevant de l’inspection du travail et de réconciliation, 208 préavis ont été déposés, durant le 3ème trimestre de 2012, contre 182 préavis, durant la même période de 2011, soit une progression de 14%. Il est important de noter que 147 préavis ont été annulés, 61 préavis ont été suivis effectivement de grèves alors que 60 préavis sont en voie de réconciliation.

Les secteurs du service ainsi que celui de la sous-traitance ont enregistré le pourcentage le plus élevé en matière de préavis et de grèves, soit 42 préavis (20%), suivis du secteur des industries mécaniques (13%). Vient ensuite le secteur du transport avec un pourcentage de 10%.

Dans le même contexte, les structures relevant de l’inspection de travail et de réconciliation ont enregistré cinq sit-ins contre huit, en 2011. Ces sit-ins ont touché également cinq entreprises privées avec un taux de participation de l’ordre de 90% du nombre global des travailleurs.

En ce qui concerne la répartition des grèves selon les régions, c’est le gouvernorat de Sfax qui a affiché le plus grand nombre des grèves, soit 18%, suivi par Ben Arous (15%) et Nabeul (11%). Les revendications concernent essentiellement l’amélioration des conditions de travail (42%), le versement des salaires et des primes (34%), outre les mouvements observés en signe de solidarité avec les employés (12%).

Comment évaluer cette tendance haussière ?

Sur cette question, Salah Riahi a remarqué que l’évaluation suppose en premier lieu l’existence d’une information pertinente, fiable et vérifiable. D’après lui, ces chiffres communiqués par le ministère des Affaires Sociales méritent d’être confrontées à d’autres sources émanant des centres d’études ou de recherche indépendants.

Nonobstant la source de ces informations, Salah Riahi s’est interrogé sur le coût de ces grèves sur l’économie nationale. Ce coût n’est pas communiqué et les informations fournies ne donnent pas une idée sur le comportement des investisseurs dans les régions qui présentent la part la plus importante des grèves. « Est-ce que les intentions d’investissement ont été annulées, abandonnés ou maintenues ? En outre, en termes de techniques de prévisions, le court terme n’est pas un bon indicateur de la tendance qui nécessite une analyse sur une période plus importante que la comparaison de deux années », avant d’ajouter : « Toutefois, si ces mouvements se poursuivent, l’année prochaine, avec la même fréquence, ceci est un indicateur d’un problème réel qui nécessite des efforts supplémentaires de la part des parties prenantes ».

L’économiste considère que la poursuite de ces grèves en 2012 est un fait normal dans un contexte de révolution dont la conséquence est une ré-négociation des contrats sociaux. L’exceptionnel dans tout cela, serait un accroissement de ces grèves dans les mois qui viennent.

Abderrahmane Fendri, économiste, a fait savoir, de son côté, que les frustrations et les injustices accumulées pendant plusieurs années ne pouvaient pas être élucidées toutes en quelques jours ou en quelques mois. « Les ouvriers cherchent à récupérer leurs droits, voire obtenir une compensation au titre du passé, alors que les employeurs ayant construit leurs affaires souvent sur des bases précaires et fragiles ne disposent pas de beaucoup de marge de manœuvre pour répondre favorablement aux revendications ouvrières », a-t-il expliqué.

Au titre de l’année précédente, il a rappelé que le troisième trimestre 2011 était le trimestre de la campagne électorale. Les Tunisiens étaient tous concentrés sur les premières élections démocratiques et transparentes de l’Histoire de la Tunisie. Ils étaient aussi emballés par l’idée que les élections « allaient leur ouvrir les portes du paradis ». Il est normal que le troisième trimestre 2011 soit un trimestre de paix sociale.

Abderrahmane Fendri a signalé que l’entreprise montre plus de transparence à l’égard de ses employés qui, tant que la gouvernance est opaque, ne distingueront pas ce qu’ils considèrent comme étant leurs droits. D’après lui, une confiance mutuelle doit s’établir entre employeurs et employés pour que ces derniers se montrent plus compréhensifs à l’égard des capacités de leurs employeurs. « Tant que l’employeur considère que les performances, surtout quand elles sont bonnes, ne concernent pas les employés, ces derniers ne comprendront pas que l’entreprise ne supporte des coûts supplémentaires. Tant que les employés ne sont pas intéressés aux profits de l’entreprise (sous forme de quote-part sur les bénéfices par exemple) ils n’intègrent pas dans leurs revendications les possibilités de cette entreprise quand elle ne gagne pas assez ».

Wiem Thebti

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Après une période d’inactivité

Après une période d’inactivité, l’économie tunisienne parvient à réaliser la relance boostée par plusieurs facteurs, notamment la bonne tenue de la saison agricole et la consolidation du rythme de l’activité dans le secteur du tourisme et du transport, ainsi que la hausse des investissements directs étrangers. Ceci étant, la dernière période a été marquée par une amélioration du climat social. Selon les chiffres communiqués par le ministère des Affaires sociales, le nombre des grèves déclenchées, durant le premier semestre 2012, a baissé de 22% par rapport à la même période de l’année précédente. On observe aussi un recul dans le nombre des entreprises touchées par les mouvements de grève passant de 239 à 190 entreprises jusqu’au fin juin 2012, affichant une régression de 19%. Selon la même source, le nombre des employés qui ont participé aux grèves a baissé de 48%. S’agissant de la participation aux grèves, le nombre des employés impliqués a régressé de -41% par rapport à ce qu’il était en 2011.

En ce qui concerne les jours de travail perdus à cause des sit-ins, on relève si une remarquable baisse de l’ordre de 28% en comparaison avec le premier semestre 2011. Force est de constater que ces grèves ont touché 190 entreprises dont 159 privées et 22 publiques.

En ce qui concerne la répartition des grèves selon les régions, le gouvernorat de Sfax figure parmi les régions les plus affectées par les grèves, soit 26%, suivi de Ben Arous (15%) et de Tunis 2 avec 7% seulement.

S’agissant du statut des grèves, durant les six mois de l’année en cours, les chiffres montrent qu’environ 54% des sit- ins sont autorisées. En effet, 151, est le nombre des grèves autorisées sur 281 grèves, contre 90 grèves autorisés sur 361 grèves en 2011, soit 25%, portant le taux des grèves autorisés à 68%.

D’après les structures rattachées à l’inspection du travail et de réconciliation, 526 préavis ont été enregistrés, en 2012, contre 387 préavis, jusqu’au fin juin 2011, ce qui correspond à une progression de 36%. A noter que 315 préavis ont été annulés, 151 grèves ont été observées alors que 60 préavis sont en voie d’arbitrage. Le taux de réussite au titre des structures de réconciliation s’élève à 68%.

Le secteur des services et de la maintenance a affiché le pourcentage le plus élevé en matière de préavis (24%), suivi par celui des industries mécaniques (12%) et enfin le secteur du textile, de l’habillement et du cuir (10%). Dans le même contexte, les structures relatives à l’inspection de travail et de réconciliation ont enregistré 14 sit-ins contre 23, durant le premier semestre de l’année précédente, ce qui correspond à un recul de 39%. Ces sit-ins ont touché 14 établissements privés avec un taux de participation de l’ordre de 90% du nombre global des travailleurs.

Evaluant ces performances, Abderrahmen Fendri, expert comptable a constaté que malgré ce recul, le phénomène demeure encore grave. « 190 entreprises ont connu des perturbations, c’est trop pour une économie fragile et à une époque où nous devons redoubler d’efforts pour améliorer les fondamentaux de notre économie », a t-il expliqué.

Face à un nombre flagrant des chômeurs aux alentours de 800 mille, les choix sont très limités choix, il faut faire de la croissance. « Des jours de travail perdus, c’est de la production en moins. Donc, une seule grève est de trop ; que dire alors des grèves ayant concerné 190 entreprises. En outre, ces statistiques ne sont pas suffisamment pertinentes. Quel est le nombre de jours de grèves enregistrés ? Quels sont les secteurs touchés par ces mouvements. Une grève dans un secteur névralgique tel que le secteur des transports, par exemple, a des effets néfastes sur toute l’économie ».

Est-il possible de garantir la stabilité sociale?

En réponse à cette question, Abderrahmen Fendri a fait savoir que la situation est certes difficile. Le pouvoir d’achat s’est dégradé. Cependant, on est passé par une période de récession qui risque de se prolonger.

A ce propos, il a insisté sur l’importance de s’adresser au peuple en termes plus pédagogiques que démagogiques. « Nous devons expliquer aux Tunisiens que nous sommes obligés de patienter et d’accepter quelques années de sacrifices pour rétablir les équilibres économiques, sans quoi, nous continuerons éternellement à traîner les effets d’une économie morose », avant d’ajouter : « Il faut expliquer aux Tunisiens que pour dépasser la situation économique actuelle, il faut améliorer la compétitivité de notre économie ».

Encore faudrait-il l’expliquer aux Tunisiens et le leur montrer par une politique claire, la volonté, la stratégie et les moyens d’une transition intelligente d’une industrie de sous-traitance à une industrie de production. Pour être convaincant, le discours doit être en outre accompagné d’actions visibles et concrètes en vue de limiter les écarts, devenus très importants, entre les différentes couches sociales. Il faut orienter les programmes sociaux au profit des travailleurs.

« Aujourd’hui, une famille qui n’a aucune source de revenus a plus de chance d’accéder à la propriété d’un logement, à travers le programme des 30.000 logements sociaux qu’une famille dont le chef travaille mais qui ne gagne pas assez pour s’offrir un logement FOPROLOS. Aujourd’hui, avec la politique tarifaire des droits de douane, un produit de luxe et de seconde nécessité paie presque le même taux de droits de douane qu’un produit consommé par tous les Tunisiens », a précisé Abderrahmen Fendri.

Encore plus, ne faudrait-il pas instituer un droit de consommation sur les produits de deuxième nécessité, d’abord pour améliorer les recettes de l’Etat et ensuite pour lancer un message aux Tunisiens qu’il y a une politique qui tend à rapprocher les classes sociales et à réduire l’écart entre elles. D’après lui, les services publics doivent s’améliorer, à l’instar du transport public. « L’on ne peut pas empêcher l’ouvrier qui peine pour se déplacer entre son lieu d’habitation à son travail de se sentir frustré par rapport aux privilégiés qui se déplacent au moyen de véhicules particuliers climatisés ou le citoyen qui doit attendre plusieurs heures pour se faire ausculter par un médecin de la santé publique, de se sentir lésé. L’ouvrier qui voit qu’il y a un début de solutions radicales à ses problèmes est plus disposé, à mon avis, de se montrer compréhensif que dans la situation où on se contente de lui demander de patienter et de surseoir à toute revendication en attendant des jours meilleurs ».

Wiem Thebti

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Après une période d’inactivité

Après une période d’inactivité, l’économie tunisienne parvient à réaliser la relance boostée par plusieurs facteurs, notamment la bonne tenue de la saison agricole et la consolidation du rythme de l’activité dans le secteur du tourisme et du transport, ainsi que la hausse des investissements directs étrangers. Ceci étant, la dernière période a été marquée par une amélioration du climat social. Selon les chiffres communiqués par le ministère des Affaires sociales, le nombre des grèves déclenchées, durant le premier semestre 2012, a baissé de 22% par rapport à la même période de l’année précédente. On observe aussi un recul dans le nombre des entreprises touchées par les mouvements de grève passant de 239 à 190 entreprises jusqu’au fin juin 2012, affichant une régression de 19%. Selon la même source, le nombre des employés qui ont participé aux grèves a baissé de 48%. S’agissant de la participation aux grèves, le nombre des employés impliqués a régressé de -41% par rapport à ce qu’il était en 2011.

En ce qui concerne les jours de travail perdus à cause des sit-ins, on relève si une remarquable baisse de l’ordre de 28% en comparaison avec le premier semestre 2011. Force est de constater que ces grèves ont touché 190 entreprises dont 159 privées et 22 publiques.

En ce qui concerne la répartition des grèves selon les régions, le gouvernorat de Sfax figure parmi les régions les plus affectées par les grèves, soit 26%, suivi de Ben Arous (15%) et de Tunis 2 avec 7% seulement.

S’agissant du statut des grèves, durant les six mois de l’année en cours, les chiffres montrent qu’environ 54% des sit- ins sont autorisées. En effet, 151, est le nombre des grèves autorisées sur 281 grèves, contre 90 grèves autorisés sur 361 grèves en 2011, soit 25%, portant le taux des grèves autorisés à 68%.

D’après les structures rattachées à l’inspection du travail et de réconciliation, 526 préavis ont été enregistrés, en 2012, contre 387 préavis, jusqu’au fin juin 2011, ce qui correspond à une progression de 36%. A noter que 315 préavis ont été annulés, 151 grèves ont été observées alors que 60 préavis sont en voie d’arbitrage. Le taux de réussite au titre des structures de réconciliation s’élève à 68%.

Le secteur des services et de la maintenance a affiché le pourcentage le plus élevé en matière de préavis (24%), suivi par celui des industries mécaniques (12%) et enfin le secteur du textile, de l’habillement et du cuir (10%). Dans le même contexte, les structures relatives à l’inspection de travail et de réconciliation ont enregistré 14 sit-ins contre 23, durant le premier semestre de l’année précédente, ce qui correspond à un recul de 39%. Ces sit-ins ont touché 14 établissements privés avec un taux de participation de l’ordre de 90% du nombre global des travailleurs.

Evaluant ces performances, Abderrahmen Fendri, expert comptable a constaté que malgré ce recul, le phénomène demeure encore grave. « 190 entreprises ont connu des perturbations, c’est trop pour une économie fragile et à une époque où nous devons redoubler d’efforts pour améliorer les fondamentaux de notre économie », a t-il expliqué.

Face à un nombre flagrant des chômeurs aux alentours de 800 mille, les choix sont très limités choix, il faut faire de la croissance. « Des jours de travail perdus, c’est de la production en moins. Donc, une seule grève est de trop ; que dire alors des grèves ayant concerné 190 entreprises. En outre, ces statistiques ne sont pas suffisamment pertinentes. Quel est le nombre de jours de grèves enregistrés ? Quels sont les secteurs touchés par ces mouvements. Une grève dans un secteur névralgique tel que le secteur des transports, par exemple, a des effets néfastes sur toute l’économie ».

Est-il possible de garantir la stabilité sociale?

En réponse à cette question, Abderrahmen Fendri a fait savoir que la situation est certes difficile. Le pouvoir d’achat s’est dégradé. Cependant, on est passé par une période de récession qui risque de se prolonger.

A ce propos, il a insisté sur l’importance de s’adresser au peuple en termes plus pédagogiques que démagogiques. « Nous devons expliquer aux Tunisiens que nous sommes obligés de patienter et d’accepter quelques années de sacrifices pour rétablir les équilibres économiques, sans quoi, nous continuerons éternellement à traîner les effets d’une économie morose », avant d’ajouter : « Il faut expliquer aux Tunisiens que pour dépasser la situation économique actuelle, il faut améliorer la compétitivité de notre économie ».

Encore faudrait-il l’expliquer aux Tunisiens et le leur montrer par une politique claire, la volonté, la stratégie et les moyens d’une transition intelligente d’une industrie de sous-traitance à une industrie de production. Pour être convaincant, le discours doit être en outre accompagné d’actions visibles et concrètes en vue de limiter les écarts, devenus très importants, entre les différentes couches sociales. Il faut orienter les programmes sociaux au profit des travailleurs.

« Aujourd’hui, une famille qui n’a aucune source de revenus a plus de chance d’accéder à la propriété d’un logement, à travers le programme des 30.000 logements sociaux qu’une famille dont le chef travaille mais qui ne gagne pas assez pour s’offrir un logement FOPROLOS. Aujourd’hui, avec la politique tarifaire des droits de douane, un produit de luxe et de seconde nécessité paie presque le même taux de droits de douane qu’un produit consommé par tous les Tunisiens », a précisé Abderrahmen Fendri.

Encore plus, ne faudrait-il pas instituer un droit de consommation sur les produits de deuxième nécessité, d’abord pour améliorer les recettes de l’Etat et ensuite pour lancer un message aux Tunisiens qu’il y a une politique qui tend à rapprocher les classes sociales et à réduire l’écart entre elles. D’après lui, les services publics doivent s’améliorer, à l’instar du transport public. « L’on ne peut pas empêcher l’ouvrier qui peine pour se déplacer entre son lieu d’habitation à son travail de se sentir frustré par rapport aux privilégiés qui se déplacent au moyen de véhicules particuliers climatisés ou le citoyen qui doit attendre plusieurs heures pour se faire ausculter par un médecin de la santé publique, de se sentir lésé. L’ouvrier qui voit qu’il y a un début de solutions radicales à ses problèmes est plus disposé, à mon avis, de se montrer compréhensif que dans la situation où on se contente de lui demander de patienter et de surseoir à toute revendication en attendant des jours meilleurs ».

Wiem Thebti

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Les préavis de grèves existent

Les préavis de grèves existent, mais ils ont baissé de 90%, tout en passant des grève sauvages et non encadrées à des grèves légales au sujet desquelles les négociations  avec ceux qui les déclenchent sont faciles, a déclaré le ministre des Affaires sociales, Khalil Ezzaouia, dans une interview à l’hebdomadaire Al Fajr.
Globalement, a-t-il ajouté, 80% des grèves ont été annulées et des accords ont été conclus concernant les revendications des grévistes et des sit-inneurs. Le ministre a précisé que, durant la seconde moitié du mois de juin, 75 préavis de grèves ont été déposés, mais 5% seulement ont été effectivement suivis d’effet dans les entreprises et institutions nationales et régionales .

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La prolifération des grèves et sit-in continue de faire partie du  quotidien des  Tunisiens dans maintes  régions du pays

La prolifération des grèves et sit-in continue de faire partie du quotidien des Tunisiens dans maintes régions du pays, mais une cadence moins effrénée. Les nombreuses fédérations du patronat tunisien n’en tiennent pas mois à exprimer leur inquiétude face à l’impact des grèves qui sont déjà ressentis dans plusieurs secteurs d’activité, comme l’industrie chimique, les travaux publics et la construction…

Certes, les entreprises dispensent d’un attirail de moyens pour amortir les perturbations dues aux mouvements sociaux, mais leurs dirigeants s’inquiètent des retombées négatives de ces grèves itératives sur leurs résultats annuels. Aussi, les fédérations du patronat s’emploient-elles à exhorter les syndicats à ronger leur frein et à faire entendre raison à leurs affiliés

Selon les chiffres communiqués du ministère des Affaires sociales, le nombre de grèves a régressé de 43% durant les quatre premiers mois de l’année courante en comparaison de la période correspondante de 2011. Toujours selon la même source, le nombre des employés qui ont participé aux grèves a baissé de l’ordre de 47%, alors que celui des entreprises concernées par les grèves a baissé de 130 entreprises contre 180, durant les 4 premiers mois de l’année dernière. S’agissant de la participation aux grèves, le nombre des employés impliqués a régressé de -51% par rapport à ce qu’il était en 2011.

En ce qui concerne les jours de travail perdus à cause des sit- ins, une régression remarquable de 38% a été enregistrée durant la même période.

 

Force est de constater que le nombre des grèves a concerné environ 130 entreprises dont notamment 116 privées et 14 autre publics, à savoir (la compagnie de phosphate de Gafsa, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, la société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens…).S’agissant du statut des grèves durant les quatre premiers mois de l’année en cours, les chiffres montrent qu’environ 48% des sit- ins sont autorisées ; par contre 20% ne l’étaient pas , durant les quatre premiers mois de l’année2011.

 

Ces grèves n’étaient pas observées pour demander de l’emploi aux chômeurs, mais elles étaient à 42% au titre des demandes relatives à l’amélioration des conditions de travail et 35% à celui des demandes salariales. Le nombre de grèves observées est réparti selon plusieurs secteurs, dont notamment la sous-traitance (21%), les industries mécaniques (16%) et les chaussures &habillement (11%).

 

En ce qui concerne la répartition des grèves selon les régions, le gouvernorat de Sfax figure parmi les régions les plus affectées par les grèves, soit 27%, suivi de Ben Arous (13%) et du gouvernorat de Médenine de (8%).

Préavis de grève !

Durant les quatre premiers mois de 2012, environ 310 préavis de grèves ont été déposés contre 233, durant la même période de l’année 2011, soit une augmentation de (33%).

De même, 164 préavis ont été annulés, 76 ont été exécutés. Les préavis de grèves sont répartis selon plusieurs secteurs : la sous-traitance (25%), les industries mécaniques (13%), le textile&habillement (9%). Signalons dans ce contexte que la région de Sfax, demeure la plus concernée par les préavis de grèves de (28%), Ben Arous (15%) et Médenine (7%).

Nadia Ben Tamansourt 

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Jusqu’au 23 mars 2012

Jusqu’au 23 mars 2012, la Tunisie a vécu 23 grèves, dont seulement 11 étaient régulières et légales. 21 entreprises, dont 4 publiques (La Steg de Ben Guerdane au sud, la société régionale de transport à Kasserine, les Bacs de Djerba et la SNCFT), ont été touchées. Le taux de participation à toutes ces grèves qui ont induit la perte de 4000 journées de travail, a  dépassé les 50 % (1472 ouvriers sur un ensemble de 2573). Coté préavis ou grèves attendues, les services de l’inspection générale du travail, ont enregistré jusqu’au 20 mars courant, pas moins de 60 préavis de grèves. A ces préavis, s’ajoutent 58 autres, en cours de négociation, ce qui porte  à 118 le nombre de préavis de grèves.

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Selon les derniers chiffres dont nous disposons

Selon les derniers chiffres dont nous disposons, le nombre des grèves enregistrées au cours du seul mois de février 2012, a enregistré une hausse de … 89 % par rapport au mois de janvier de la même année. Contre 28 grèves faites en janvier dernier, ce sont 53 grèves ont été exécutées en février dernier. Ces grèves n’étaient pas pour demander de l’emploi aux chômeurs, mais elles étaient à 38 % pour des demandes relatives à l’amélioration des conditions de travail et 34,5 pour des demandes de salaires. Ces grèves ont touché 50 sociétés, dont 41 entreprises privées. Sur les 53 grèves, seulement 35 étaient légales. L’UGTT n’était certainement pas loin, les autorités l’étaient !

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Du 2 au 4 mars prochain

Du 2 au 4 mars prochain, les intérimaires de tous les ports tunisiens feront grève. Ils demandent leur intégration àcl’Office des ports.

Les 7 et 8 mars, les agents de l’Office des aéroports seront à leur tour en grève pour une question de non application d’accords antérieurs avec leur administration.

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Al Maghrib rapporte aussi

Al Maghrib rapporte aussi, ce qu’on pourrait appeler le bulletin d’alerte de la météo des grèves, en cours ou attendues.

– Déjà en cours, la grève des employés municipaux et que tout un chacun va pouvoir en humer les développements dans les rues tunisiennes.

– 24 février, ce sera au tour des 90 agents spécialisé dans le développement informatique, selon l’UGTT régionale de Tunis.

– 28 février, préavis de grève lancé par le syndicat de base des contractuels de l’enseignement supérieur, un syndicat sous la bannière UGTT.

– 27 février, grève attendue dans le métro. La grève est lancée par un syndicat issu de l’UGTT.

– 23 février, ce sont les techniciens supérieurs de la santé à Sfax

– Du 29 février au 1er mars, ce sera le tour des auxiliaires de justices ou agents des tribunaux. Deux jours certainement, sans aucune possibilité d’accès à des dossiers ou à tout document issus des tribunaux.

– Su 2 au 4 mars, grève attendue dans les rangs des employés de service du port de La Goulette.

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Le nombre des grèves déclenchées durant le mois de janvier 2012 a baissé de 48% par rapport au mois de décembre 2011

Le nombre des grèves déclenchées durant le mois de janvier 2012 a baissé de 48% par rapport au mois de décembre 2011, et de 65% en comparaison avec le mois de janvier 2011. Observe aussi un recul dans le nombre des entreprises touchées par les mouvements de grèves de 45% par rapport à décembre 2011 et de 58% par rapport à janvier 2011. Toutefois, le taux de participation aux grève est passé de 83% en décembre 2011, à 85% en janvier 2012, et de et de 84% en janvier 2011 à 85% en janvier 2012.

Enfin, on relève une remarquable baisse du nombre des journées de travail perdues du fait des grèves de 79% par rapport à décembre 2011 et de 35% en comparaison avec le mois de janvier 2011. Ces grèves ont touché 28 entreprises dont 26 privées et 2 publiques, ces dernières sont l’Union tunisienne de solidarité sociale de Sfax et la Direction de l’enseignement de Sfax.

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Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d'avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de...

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