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Bien que le gouvernement tunisien s’engage à prendre des mesures rapides et urgentes pour améliorer le pouvoir d'achat du Tunisien

Bien que le gouvernement tunisien s’engage à prendre des mesures rapides et urgentes pour améliorer le pouvoir d’achat du Tunisien, la contrebande ne cesse d’affaiblir toute politique suivie par le pays et annoncer la guerre contre la hausse des prix. Soucieux d’apporter plus d’éclaircissements sur le sujet, Africanmanager a contacté Habib Dimassi, directeur général de la concurrence et de la recherche financière au sein du ministère du Commerce. La situation de la contrebande en Tunisie, les mesures à mettre en place et les prévisions pour le mois de Ramadhan sont les grandes lignes de cette Interview.

Quel est l’état des lieux de la contrebande en Tunisie ?

Comme tous les pays du monde, la contrebande existe en Tunisie, depuis plusieurs années, mais le phénomène s’est aggravé après la Révolution et plus particulièrement durant l’année 2012. On a vécu différentes périodes de la contrebande suite à une situation sécuritaire précaire. On assiste chaque jour à des situations d’exportations illégales. Ces opérations de contrebande ont été menées principalement sur les fruits et légumes, les viandes, les volailles et les œufs, ce qui a engendré un manque d’approvisionnement en ces produits provoquant une augmentation sans précédent des prix. C’est à cause de la contrebande qu’on a vécu des hausses inimaginables. Le prix d’1kg de pommes de terre à été de l’ordre de 1200, celui des oignons à 1400 et les tomates à 3200. Cette hausse a entraîné la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens qui se sont trouvés incapables de remplir même leur couffin.

Commet peut-t-on faire face à la contrebande ?

Lutter contre la contrebande demande beaucoup plus d’efforts qu’auparavant, il faut que tous les ministères collaborent pour limiter les exportations illégales qui ne pourraient que détruire le pouvoir d’achat du consommateur tunisien. Les associations et les parties concernées devraient lutter contre ce fléau. Les medias devraient aussi contribuer à sensibiliser les gens sur les effets néfastes de la contrebande.

Quelles sont les secteurs les plus touchés par la contrebande ?

Les secteurs les plus touchés par la contrebande sont les fruits et légumes, les œufs et le secteur de l’industrie, principalement du textile et habillement. Du 3 au 16 mai de l’année en cours, en l’espace d’une une quinzaine de jours, on a saisi environ 35 tonnes de tomates, 136 têtes de bétails, 3,5 tonnes de pommes, 1,9 tonnes de bananes, 1800 litres de carburant et 150 mille d’œufs. Ces produits sont destinés à être exportés vers le marché libyen. Seules les bananes sont entrées de la Libye vers le marché local.

y-a-t-il une stratégie à mettre en place pour lutter contre la contrebande ?

La stratégie de la Tunisie consiste plutôt à prendre des mesures pour les produits subventionnés par la caisse nationale de compensation. La différence des prix fait que ces bandes-là profitent de ces prix qui sont généralement inférieurs çà ceux prix pratiqués dans leur propre pays. Il faut mettre en place une stratégie et réviser les prix à la hausse pour être au niveau des prix pratiqués à l’échelle internationale.

Toutefois, il faut trouver des solutions pour les familles qui ont des revenus limités en leur accordant une prime de compensation intégrée dans les salaires. Il faut augmenter les prix en tenant compte des familles pauvres et moyennes. C’est une stratégie à long terme.

Il est primordial aussi de réviser à la baisse les droits de douane, la TVA et les différentes autres taxes comme la taxe énergétique pour que les produits nationaux ne soient pas exportés illégalement. La subvention des produits doit être bénéfique uniquement pour le consommateur tunisien.

Quelles sont les prévisions pour le mois de Ramadhan ?

Les prévisions pour le mois de ramadhan sont bonnes. On a mis en place des mesures pour exporter les produits vers les marchés libyen et algérien. Il faut avoir une autorisation de la part des services du ministère du Commerce. On a commencé à constituer des stocks pour le mois de Ramadhan. Pour les œufs, on a estimé la consommation à environ 200 millions d’œufs. On est à une production de 140 millions par mois. On a besoin de faire des stocks. On est maintenant à 20 millions d’œufs, mais on peut se rattraper s’il n’y a pas de contrebande. Pour le lait, on est à 30 millions de litres de lait. Ces quantités sont suffisantes s’il n y a pas de contrebande et d’exportation illégale de ces produits-là. Idem pour les produits subventionnés comme l’huile végétale, les produits alimentaires et le sucre.

Notre industrie fonctionne bien, mais les exportations devraient être effectuées d’une façon légale. Pour les produits subventionnés, l’exportateur doit verser la différence des prix à la caisse de l’Etat pour éviter ces problèmes. Par conséquent, il faut avoir des relations commerciales bilatérales entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye afin de ne pas permettre les exportations illégales et anarchiques.

Khadija Taboubi

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