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Tunisie, Hachemi El Hamdi,

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Personne n’attendait cet outsider de la politique tunisienne que très peu de gens connaissent et avaient même rigolé en écoutant son programme, toujours dit par ses colistiers qui finissaient toujours leurs prêches électoraux à la TV en appelant à l’élire comme Président.

L’homme et sa «Aaridha» ou «Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement PPLJD», n’étaient apparus qu’en début octobre dans les sondages d’opinion qui ne lui donnaient pas plus de 5 sièges. En trois semaines, ce sont 23 sièges que rafle cette candidature à la Coluche, suscitant  la consternation de nombreux Tunisiens.

L’homme, c’est Hachemi El Hamdi, originaire de Sidi Bouzid de la tribu des Hamdi dans cette région essentiellement et dans d’autres régions de la Tunisie. Lui, c’était l’homme dont le programme s’intitulait ni plus ni moins : «comment faire de la Tunisie un Eldorado en 90 jours» et dont les colistiers promettaient le transport gratuit et 500 mille emplois, dès le 1er novembre. Un homme dont le succès des listes pourrait s’expliquer, selon le professeur de sociologie politique (Université de Tunis), Mouldi Lahmar qui intervenait, mercredi à la radio nationale, par  ses origines familiales et tribales des Hamdi et aussi par le support d’un «network de personnes qui rendent service».

Qui est-il ?

Licencié en lettres arabes en 1985, il collaborait avec les journaux «Assabah» du vivant de son fondateur Habib Cheikh-Rouhou et au journal «Erray» de Feu Hassib Ben Ammar. Très proche du courant islamiste d’Ennahdha, il fuit la Tunisie vers l’Angleterre, lors des procès contre Ennahdha où le «Docteur » comme l’appellent ses partisans, aurait obtenu le Doctorat en langue arabe, histoire et études islamiques, selon le journal tunisien «Le Maghreb».

Cet «ancien islamiste devenu un allié du régime de Ben Ali,  s’est fait connaître à travers Al-Mostakilla, sa chaîne de télévision qui émet par satellite depuis Londres et est bien suivie en Tunisie», selon l’agence d’information française AFP.Il est  décrit comme «un milliardaire tunisien basé à Londres aux promesses extravagantes» par le journal français Le Figaro.

Personne ne connait l’origine ni l’étendue de sa fortune, si ce n’est le journal tunisien «Le Maghreb», qui fait à ce propos le lien entre sa fortune et sa chaîne TV Al Mostakilla qui lui aurait procuré un appui financier du Palais de Carthage du temps de Ben Ali, selon «Le Maghreb» qui fait aussi état de «liens de chèques [traduction littérale   نسيج الصكوك]avec les pays du Golfe et notamment le Royaume d’Arabie Saoudite, à travers les annonces publicitaires» reçues pour sa chaîne.

De lui, les Tunisiens garderont ces images où il louait les efforts de Leila Trabelsi pour  dispenser  une culture islamique à ses filles et surtout cette image brandissant une édition du Coran, faite par l’ancien président tunisien, lorsqu’il essayait de jouer  le médiateur entre lui et Rached  Ghannouchi dont il avait été le disciple. Son frère dit de lui, dans le même «Le Maghreb», qu’il a beaucoup apporté à l’opposition tunisienne «lorsqu’il était proche de Ben Ali et a pu aider à libérer 700 prisonniers politiques et lever les restrictions administratives sur 4000 personnes des sympathisants d’Ennahdha».

Les listes d’Al Aaridha où Hamdi ne figurait pas.

Mardi soir, sur la chaîne TV nationale tunisienne, Ali Laarayedh, membre du bureau politique d’Ennahdha, le désavouait publiquement et niait tout lien de son parti avec cet homme. Le même soir, sur la chaîne Hannibal TV, l’avocat et opposant, Mohamed Abbou se demandait «comment une personne qui fait l’objet d’une enquête judiciaire, dans l’affaire dite de l’ATCE (Agence tunisienne de communication extérieur) qui finançait les campagnes médias en faveur de Ben Ali et sa politique, peut-elle postuler à la Constituante».

Ridha Torkhani, membre de l’ISIE, n’excluait pas, dans une déclaration à l’agence TAP, cependant, «la possibilité d’invalidation des listes d’El Aridha populaire pour avoir poursuivi leur propagande via la chaîne « Al Mustakella ».  Et d’ajouter que  plusieurs avocats ont déposé une plainte dans ce sens, auprès de l’ISIE. Lui répondant, Hachemi El Hamdi, président d’El Aridha populaire a indiqué, dans une déclaration à la même agence d’information, que «les listes d’El Aridha n’ont pas transgressé la loi puisqu’il est le seul à avoir été invité par la chaîne Al Mustakella au cours de la campagne, ce qui ne peut être considéré comme une infraction du moment qu’il n’est pas candidat à la Constituante». Il est vrai, en plus, que le nom de Hachemi Hamdi que ses partisans présentaient toujours comme le candidat aux prochaines présidentielles, n’existe dans aucune des listes d’Al Aarridha !

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