Tags Posts tagged with "Tunisie, hamadi jebali, constituante"

Tunisie, hamadi jebali, constituante

par -
La Tunisie est à la croisée des chemins

La Tunisie est à la croisée des chemins, a affirmé Hamadi Jebali, chef du Gouvernement provisoire, en réponse aux interventions des membres de l’assemblée nationale constituante, lors du débat sur la situation générale du pays.

Il n’a d’abord que l’actuel gouvernement qui se prévaut d’une « légitimité électorale a besoin d’y ajouter une légitimité consensuelle » au travers de la préservation des réalisations, ce qui dicte l’acquisition d’une immunité économique et sociale.

Après avoir mis l’accent sur les « difficultés et drames du peuple avec notamment 80 000 chômeurs sur les bras », Hamadi Jebali a lancé un appel pour l’abandon des surenchères, assurant que, pour sa part, le gouvernement qui est un gouvernement populaire, est imbu de l’esprit du consensus et de l’ouverture , étant soucieux de protéger la Révolution , et déterminé à s’attaquer aux « énormes problèmes » qui requièrent la responsabilité de tous.

Le chef du gouvernement a évoqué à ce propos un « épineux triptyque » composé d’asphyxiants problèmes sociaux, de capacités très limitées et de l’insécurité. Pou sortir de l’impasse, il a affirmé que le gouvernement espère mieux gérer la situation à la faveur du programme qu’il mettra en œuvre simultanément avec la finalisation de la loi de finances complémentaires qui sera prête à l’horizon de la fin du mois de mars.

S’attardant sur la situation sécuritaire, Hamdi Jebali que la vague de sit-in et des grèves représente un défi de la toute première importance dont la solution conditionne le retour à la normale et le redémarrage de la machine économique avec un surcroit d’emplois et de flux d’investissements.

A cet égard, il a noté une « restructuration des milices du parti dissous à l’intérieur et à l’extérieur du pays avec l’appui financier de certains hommes d’affaires ». Dans le même temps, il a appelé à « l’abandon du rêve de l’instauration de l’Emirat islamique »

Il convient de rappeler à ce propos que la situation sécuritaire et les mesures à prendre afin d’arrêter les sit-in organisés et anarchiques, ont été au centre des interventions des constituants lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale constituante.

La séance de dialogue avec le gouvernement ce mardi dont les travaux avaient démarré lundi après-midi, a été l’occasion au cours de laquelle les constituants ont exprimé leur compréhension des revendications légitimes des citoyens dans les régions». Ils ont, toutefois, exprimé «leur refus total des attaques contre les hôpitaux, les autorités régionales et les journalistes».

Les constituants se sont interrogés, à cet égard, sur les mesures que le gouvernement va mettre en œuvre afin de «stopper la dérive sécuritaire qui menace l’avenir du pays».

Une élue a proposé l’organisation d’une consultation nationale afin de déterminer les points faibles du dispositif de sécurité et les moyens d’y remédier, alors qu’un autre a proposé au gouvernement d’engager un dialogue avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ainsi que les autres organisations syndicales du travail et de la société civile visant à parvenir à un accord de nature «à réaliser une accalmie, à stopper la vague des protestations et des sit-in et à permettre au gouvernement de dépasser la situation sociale explosive». Plusieurs élus ont mis l’accent sur la nécessité de mener une action commune loin des considérations politiques étriquées et de s’entraider pour sauver le pays et venir à bout de l’héritage de l’ancien régime dans les divers domaines».

Une élue du Mouvement Ennahdha dénoncé les «exactions contre le gouvernement qui a pris le pouvoir il y a seulement un mois», faisant remarquer que la «situation critique» en Tunisie concerne tous les tunisiens. Une autre a pointé du doigt les «manœuvres secrètes pour faire chuter le gouvernement», dénonçant les tentatives visant à «saper le moral du peuple et à susciter ses craintes pour l’avenir».

par -
Le chef du Gouvernement provisoire

Le chef du Gouvernement provisoire, Hamadi Jebali a-t-il convaincu les membres de la Constituante devant lesquels il s’est présenté, lundi après-midi, dans le cadre d’un débat sur la situation générale dans le pays ? De par sa brièveté et, selon des constituants, son indigence en mesures pratiques et rassurantes, l’intervention de Hamadi Jebali n’a remporté les suffrages de l’hémicycle que sur un point : le diagnostic qu’il a posé de la situation que traverse le pays, marquée par une recrudescence des sit-in et autres mouvements sociaux, et surtout l’absence de perspective pour les centaines de milliers de sans emploi qui réclament des décisions concrètes et des mesures suivies d’effet immédiat.

Le chef du gouvernement provisoire a , d’emblée , convenu que la situation est critique et appelle des réponses radicales , à l’échelle tant sécuritaire qu’économique et sociale, appelant à la patience des citoyens , le gouvernement n’ayant pris ses fonctions que depuis à peu près un mois , et qu’il importe de lui donner assez de temps( au moins 100 jours) pour lui permettre de se signaler par un commencement d’exécution de son programme.

La principale mesure annoncée par Hamadi Jebali est la décision d’appliquer la loi partout où seront commis des dépassements qu’il s’agisse d’entreprises économiques, d’établissements de l’enseignement ou autres. Au demeurant, il a imputé ces troubles et la recrudescence des mouvements sociaux à de « graves pratiques et menées fomentées par des parties qui ignorent l’intérêt du pays et sa Révolution ».

Il n’en a pas moins reconnu la légitimité des revendications et du droit à manifester et à exprimer ses opinions pour peu que leur manifestation n’enfreigne pas la loi, rappelant à cet égard que les sit-in et les troubles coûtent au pays des dégâts et des pertes de l’ordre de 2500 millions de dinars et la perte de 22 000 emplois.

En réponse à cette intervention, le chef du parti Attajdid, Ahmed Brahim, tout en saluant le diagnostic fait, qui aurait dû être posé, a-t-il cependant souligné, depuis des mois, et le retour au réalisme du Gouvernement, déplorant un manque de mesures précises et pratiques.

Le chef du gouvernement, a-t-il encore dit, s’est borné à proclamer de bonnes intentions sans s’employer à créer un climat de confiance, loin des calculs partisans, appelant à un « gouvernement de compétences et non d’allégeance » et à briser le « monopole de recherche de solutions » en y associant toutes parties, en particulier l’opposition.

Quant aux membres de la constituante, affiliés à Ennahdha, ils ont salué la « transparence » de l’intervention de Hamadi Jebali , appelant à une juste lecture de la réalité et de la situation présente, et mettant l’accent sur l’importance qu’il y a d’accorder au gouvernement le bénéfice du temps et d’attendre la fin de la période de 100 jours pour pouvoir lui demander des comptes.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

AFRIQUE