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Tunisie, Hammadi Jbali,

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Allain Jules

Allain Jules, journaliste français qui a révélé le premier l’arrestation de Belgacem Ferchichi, haut cadre d’Ennahdha et conseiller du président du gouvernement Hamadi Jebali, a donné sur la radio privée tunisienne Express Fm, sa propre version de l’affaire Belgacem Ferchichi.

Se référant à des sources douanières et policières, Allain Jules a indiqué que Belgacem Ferchichi a été arrêté, le 18 août, durant deux heures au moins, à l’aéroport de Paris Orly, alors qu’il débarquait d’un avion en provenance de Ryadh (Arabie Saoudite), un avion qui assurait le vol Doha-Ryadh-Paris, pour transport frauduleux de devises, des coupures de gros billets de 100 dollars estimés selon les sources du journaliste à des centaines de milliers de dollars fourrés dans plusieurs sacs.

« Interrogé sur la destination de l’argent, Belgacem Ferchichi avait déclaré aux douaniers qu’il était destiné aux militants de son parti Ennahdha à l’extérieur du pays », a indiqué Allain Jules avant d’ajouter qu’il ignore tout de l’usage dont les douaniers français ont fait de l’argent saisi, s’interrogeant s’ils l’avaient gardé ou s’ils l’avaient remis à son transporteur ?

Toujours selon le récit d’Allain Jules, Belgacem Ferchichi a été ensuite relâché après qu’il eut montré son passeport diplomatique et après des contacts entre le Quai d’Orsay et le ministère tunisien des affaires étrangères. Il a tenu à préciser que ces sources ont bien vérifié, au moment de la garde à vue, que Belgacem Ferchichi ne figurait pas sur une quelconque liste d’Interpol.

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Le quotidien tunisien de langue arabe Al Maghrib

Le quotidien tunisien de langue arabe Al Maghreb, qui ne révèle pas sa source, affirme être sûr que le chef du Gouvernement Hamadi Jbali, aurait déjà fait une short-list des membres du gouvernement qui seraient concernés par le prochain remaniement ministériel. Le quotidien indique, sans autres détails, que la liste comprend cinq ministres et qu’elle aurait été concoctée entre Jbali et Rached Ghannouchi. Notre source indique aussi que la décision de ce remaniement est désormais irrévocable et qu’il ne reste à Jbali que le choix du moment opportun pour l’annoncer.
Ayant donc été concoctée entre les Nahdhaouis, Jbali et Ghannouchi, cette liste ne devrait ainsi concerner que les ministères Nahdhaouis du Gouvernement. Qui partira ?

 

 

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Hammadi Jbali

Hammadi Jbali, actuel chef du nouveau gouvernement tunisien, est né le 13 octobre 1949, à Sousse. C’est au lycée technique de la même ville qu’il obtient, en 1969, son baccalauréat, avant de poursuivre ses études supérieures en France qui seront couronnées par un diplôme en thermodynamique et énergies renouvelables. Il a occupé pendant quatre ans (1978-1981) le poste de chef de département d’énergie dans un bureau d’études à Tunis. Parallèlement, il était directeur de l’hebdomadaire El Fajr d’Ennahdha, et c’est un article dans ce journal qui le conduira, pour la première fois, dans les geôles de Ben Ali.

Entre 1981 et 1984 et suite à l’arrestation de Rached Ghannouchi, H. Jbali est élu président du Mouvement de la Tendance islamique (MTI). Condamné à mort en 1987 à l’issue du procès des membres du MTI, Jbali se réfugie en Espagne. Amnistié en 1989 par Ben Ali (originaire de Hammam Sousse, près de Sousse) après la destitution de Bourguiba (originaire de Monastir, près de Sousse), il regagne Tunis. En décembre 1989, Hammadi Jbali est arrêté et condamné à un an de prison, suite à un article paru dans ce journal critiquant le tribunal militaire. Deux ans plus tard, Jbali est condamné à 17 ans de prison dont 10 ans en isolement, et ce dans le cadre d’une vague d’arrestations qui a concerné 30 mille militants islamistes. En 2006, il est grâcié mais assigné en résidence surveillée à Sousse. C’est là le CV du fameux opposant qui deviendra, au lendemain de la révolution et la chute du régime de Ben Ali, nouveau chef du Gouvernement de la Tunisie avec des prérogatives de chef d’Etat. Un vrai parcours de combattant, sous couvert de la religion, pour les libertés et la démocratie, certes à la manière d’Ennahdha qui trouve de plus en plus de voix qui lui sont hostiles. Un parcours cependant toujours lié à Sousse sa ville natale, et plus précisément dans le quartier populaire de Bouhsina, bien que sa famille soit originaire de la ville de Jammel (près de Sousse). Jbali résiderait actuellement, à Sahloul, une proche banlieue de Sousse. Un parcours donc où il était parti de Sousse pour y revenir en résidence surveillée et en repartir pour La Kasbah, perpétuant la tradition, depuis Bourguiba, qui a fait que la Tunisie a toujours été dirigée par une personnalité du Sahel (région de Sousse, à Monastir).

On s’étonne ainsi de cette déclaration faite sur les ondes de la radio privée Mosaïque FM, où il accusait franchement sa ville natale et les hommes d’affaires de Sousse, d’avoir organisé la manifestation, samedi dernier, de la centrale syndicale où des slogans demandant son départ du gouvernement ont été scandés. «Des bus sont venus de Sousse, avec une grande participation d’une partie des milices de l’ancien régime de Ben Ali, des hommes d’affaires de Sousse et d’autres parties politiques», a ainsi indiqué le Soussien Hammadi Jbali. Et ce dernier d’ajouter, dans une sorte de mise en garde, que «le problème est qu’ils croient que le peuple tunisien n’est pas intelligent et qu’il ne suit pas de près ces mouvements. Ils se trompent s’ils croient que le peuple est prêt accepter un pouvoir où participeront les milices de l’ancien parti (RCD) qui financent et s’allient avec des parties qui prétendent être progressistes».

Plus de 3000 personnes, selon les agences de presse, s’étaient rassemblées, samedi dernier, devant le siège de la Centrale syndicale ouvrière l’UGTT, à Tunis, pour réclamer la chute du gouvernement et le départ de son chef. La foule dénonçait les attaques subies par plusieurs bureaux régionaux de la centrale ouvrière et surtout le dépôt de poubelle devant son siège, sur fond de grève des éboueurs municipaux. Tout cela se déroule sur fond d’une crise ouverte, dont personne ne semble connaître précisément les causes exactes, entre Ennahdha et l’UGTT, contre le concurrent duquel (l’UTT d’Ismaïl Sahbani) le secrétaire général d’Ennahdha et chef du gouvernement, Hammadi Jbali, avait pourtant pris position claire en l’accusant d’être derrière les troubles sociaux qui avaient failli délocaliser l’usine de câbles Leoni de Mateur (Région de Bizerte).

Cette crise est désormais concrétisée au moins par deux déclarations. D’abord, celle de Houcine Abbassi, SG de l’UGTT, originaire de Kairouan et dans le BE duquel il n’y a pourtant aucun dirigeant de la région de Sousse. «Ils veulent nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seuls de notre sort, mais nous ne plierons jamais et nous ne céderons pas!», a déclaré aux manifestants le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi. Selon ce dernier, il s’agit d’»une campagne orchestrée contre l’UGTT visant à nuire à son image auprès de l’opinion publique». Réponse du berger à la bergère, Hammadi Jbali qui, le même samedi, sur les ondes de Mosaïque FM, pointe sans les nommer, mais suivez son regard, «ceux qui font de la surenchère avec des problèmes sociaux à des fins politiques».

Tout cela n’explique cependant pas, au moins par le fait qu’il n’existe aucune personne originaire de Sousse dans le nouveau BE de l’UGTT qui semble focaliser le différend entre le syndicat et le gouvernement d’Ennahdha, les véritables raisons de ce retournement de Hammadi Jbali contre sa région natale où devraient en principe se trouver ses principales bases et soutiens politiques !

Khaled Boumiza

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De visite à Bruxelles

De visite à Bruxelles, siège de l’Union Européenne, le chef du gouvernement tunisien Hammadi Jbali a donné sa parole aux Européens que les prochaines élections tunisiennes se dérouleront dans un délai de 18 mois.Il y a quelques semaines pourtant, le même chef du gouvernement tunisien Hammadi Jbali, avait déclaré dans toutes les télévisions tunisiennes, que son mandat ne dépassera pas la période d’une année «sinon moins » avait-il précisé trois fois de suite.Où est donc la vérité ? Quand peut-on dire que le chef du gouvernement nahdhaoui ne ment pas au peuple tunisien ? Ou serait-ce simplement la stratégie de dire à chacun ce qu’il veut entendre ?Entre 12 mois sinon moins et 18 mois, c’est tout un bail alors que ni le gouvernement ni la Constituante n’ont défini une date exacte de ces élections, n’ont pas remis sur pieds l’ISI la haute instance des élections !

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