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Tunisie, inflation, BCT

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« Le nouveau gouverneur de la Banque Centrale est invité à arrêter

« Le nouveau gouverneur de la Banque Centrale est invité à arrêter, de concert avec le gouvernement, une stratégie qui tend à réduire à un niveau assez bas le taux de l’inflation », affirme l’expert en économie, Salah Dhibi.

L’inflation dont le taux a atteint 5,4% est due, selon lui, à l’augmentation de la demande globale induite surtout par les dépenses exagérées aussi bien du secteur privé que par l’Etat. « Nous avons assisté dernièrement à des augmentations salariales parfois sans aucune commune mesure avec le niveau de la production ou de la productivité », avant d’ajouter : « Le gouvernement a été contraint, durant l’année dernière, à des augmentations salariales des fonctionnaires, à des recrutements forcés, et à des indemnisations inattendues. Le taux du déficit budgétaire a pointé un chiffre jamais atteint, soit presque 8% du produit intérieur brut (P.I.B) »

Il est généralement reconnu que des taux élevés sont la cause d’une injection excessive de la masse monétaire. « Un taux d’inflation élevé est nocif pour une économie et l’on a tendance, si l’inflation n’est pas éradiquée, à rentrer dans la spirale des augmentations des salaires et augmentation des prix, c’est l’inflation qui provoque l’inflation », explique l’expert.

Selon lui, un taux élevé de l’inflation pourra toucher sans doute certaines catégories à l’instar des retraités qui généralement perçoivent une allocation fixe qui n’est pas indexée sur le niveau de vie et, par conséquent, ils vont se retrouver avec un salaire déprécié par rapport à leurs besoins vitaux. De même, les salariés et les fonctionnaires de l’Etat qui vont subir le même sort, sauf que ces derniers peuvent prétendre à des augmentations salariales qui compensent peu ou prou l’inflation.

Quant aux entreprises exportatrices, elles seront handicapées par l’élévation du prix à la production, et leur capacité exportatrice sera sensiblement affectée.

Force donc est de constater que ces facteurs auront une influence négative la balance commerciale, ce qui expliquera probablement un accroissement de l’endettement qui a dores et déjà atteint un niveau élevé.

La deuxième catégorie touchée par ce danger après les retraités et salariés, c’est l’entreprise tunisienne dont les prix de revient à la production seront affectés par le biais des augmentations des intrants (matières premières, services et salaires…….).

D’où le rôle stratégique de la Banque Centrale, qui devrait intervenir pour faire jouer son arsenal de moyens d’ajustements du marché monétaire et de maintenir le taux d’inflation à un niveau faible et stable. D’après lui, le taux d’intérêt et les réserves obligatoires en sont les principaux moyens.

Dans une déclaration à Africanmanager, Salah Dhibi précise que l’intervention de la Banque centrale se fera à travers un certain nombre de facteurs, dont notamment le glissement progressif du dinar tunisien par rapport aux devises étrangères, et ce en vue d’encourager l’exportation et de réduire l’importation. Cela contribuerait à l’amélioration de la balance commerciale, ainsi que la balance des paiements.

L’expert cite également l’encouragement des crédits destinés à la production et notamment les crédits à court et moyen terme. « Ces crédits auront pour effet, tout d’abord, à résorber partiellement le chômage mais aussi à augmenter la production intérieure », dit-il. D’où l’importance d’accorder une attention particulière aux produits de la micro-finance dont le mécanisme est simple à travers les associations de microcrédit et l’impact sur la production et le travail est immédiate.

Il y a aussi la recherche des moyens de financements extérieurs et de lignes de crédit à long terme pour financer les grands projets de l’Etat, ainsi que les projets privés.. « En tout état de cause, la régulation du marché monétaire n’est pas un exercice facile et n’est pas non plus l’apanage uniquement du autorités. Un travail du communication et de sensibilisation doit être engagé pour que tout le monde participe à cet effort en vue de la relance de notre économie qui a besoin plus que jamais du concours de tous les intervenants », conclu-t-il.

Wiem Thebti

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Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni

Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni, mercredi, a passé en revue l’évolution de la conjoncture économique et financière nationale et a pris acte de la poursuite de l’amélioration d’un certain nombre d’indicateurs de l’activité économique par comparaison aux années 2010 et 2011. Il s’agit, notamment, de la hausse de la production et des exportations du secteur des industries manufacturières, de l’accroissement des entrées et recettes en devises, outre, la hausse des importations des biens d’équipement, des matières premières et demi-produits, indique la BCT dans un communiqué dont une copie est parvenue à la TAP, mercredi.

En revanche, l’accroissement à un rythme accéléré des importations jusqu’au terme du mois de février 2012, a entraîné un élargissement du déficit de la balance des paiements courants qui a atteint 1,5% du PIB, précise encore le communiqué.

En conséquence, le niveau des avoirs nets en devises a continué à baisser, revenant à 10.246 MDT ou l’équivalent de 106 jours d’importation contre 113 jours à fin décembre 2011, toujours selon la même source.

Sur le plan monétaire, l’intervention de la BCT a baissé durant la première moitié du mois de mars 2012 portant sur une injection moyenne de liquidité sur le marché de 3.729 MDT contre 3.917 MDT en février. Le taux d’intérêt moyen s’est élevé au cours de cette période à 3,51 % contre 3,42 % pour le mois de février.

En ce qui concerne l’évolution des prix, la BCT indique que le taux d’inflation a atteint 5,4% durant les deux premiers mois de 2012, contre 3,2% au cours de la même période de 2011, sous l’effet surtout de la persistance des pressions sur les prix de certains produits alimentaires frais.

Le taux d’inflation hors produits alimentaires s’étant maintenu au niveau de 4,1% pour le deuxième mois consécutif, informe encore la BCT.

A la lumière de ces évolutions, le conseil d’administration a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie, recommandant de suivre de près l’évolution de l’inflation et d’œuvrer à en maîtriser les facteurs sous-jacents. L’institut d’émission a préconisé également de soutenir le secteur bancaire en vue de poursuivre le financement de l’activité économique.

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Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni

Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni, mercredi, a passé en revue l’évolution de la conjoncture économique et financière nationale et a pris acte de la poursuite de l’amélioration d’un certain nombre d’indicateurs de l’activité économique par comparaison aux années 2010 et 2011. Il s’agit, notamment, de la hausse de la production et des exportations du secteur des industries manufacturières, de l’accroissement des entrées et recettes en devises, outre, la hausse des importations des biens d’équipement, des matières premières et demi-produits, indique la BCT dans un communiqué dont une copie est parvenue à la TAP, mercredi.

En revanche, l’accroissement à un rythme accéléré des importations jusqu’au terme du mois de février 2012, a entraîné un élargissement du déficit de la balance des paiements courants qui a atteint 1,5% du PIB, précise encore le communiqué.

En conséquence, le niveau des avoirs nets en devises a continué à baisser, revenant à 10.246 MDT ou l’équivalent de 106 jours d’importation contre 113 jours à fin décembre 2011, toujours selon la même source.

Sur le plan monétaire, l’intervention de la BCT a baissé durant la première moitié du mois de mars 2012 portant sur une injection moyenne de liquidité sur le marché de 3.729 MDT contre 3.917 MDT en février. Le taux d’intérêt moyen s’est élevé au cours de cette période à 3,51 % contre 3,42 % pour le mois de février.

En ce qui concerne l’évolution des prix, la BCT indique que le taux d’inflation a atteint 5,4% durant les deux premiers mois de 2012, contre 3,2% au cours de la même période de 2011, sous l’effet surtout de la persistance des pressions sur les prix de certains produits alimentaires frais.

Le taux d’inflation hors produits alimentaires s’étant maintenu au niveau de 4,1% pour le deuxième mois consécutif, informe encore la BCT.

A la lumière de ces évolutions, le conseil d’administration a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie, recommandant de suivre de près l’évolution de l’inflation et d’œuvrer à en maîtriser les facteurs sous-jacents. L’institut d’émission a préconisé également de soutenir le secteur bancaire en vue de poursuivre le financement de l’activité économique.

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