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Tunisie, investissement, agriculture

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Malgré la conjoncture délicate que traverse le pays

Malgré la conjoncture délicate que traverse le pays, certains secteurs montrent une remarquable résilience face aux troubles politico-économiques et affichent une amélioration en termes d’investissement.

L’agriculture figure parmi les secteurs qui ont apporté le plus au PIB de la Tunisie. Les chiffres annoncés par l’Agence de Promotion Agricole (APIA) viennent confirmer la tendance haussière de ce secteur. Des chiffres rassurants aussi bien pour ce qui est du nombre de projets agrées et le montant d’investissement qui y est rattaché que pour celui des emplois créés.

Jusqu’au fin juin, les investissements agricoles privés agréés par les comités d’octroi d’avantages ont atteint193 millions de dinars, à la fin juin 2012, contre 149,6 millions de dinars en 2011, affichant une progression de 29%. Pour les jeunes entrepreneurs, le taux d’investissement a atteint 29,2MD contre 23,2 MD au cours de six mois 2011.

Toutefois, une baisse de 2,8% a été constatée au niveau des investissements déclarés en comparaison avec les résultats de la même période de l’année 2011, passant de 321,7 millions de dinars à 312,7 millions de dinars. En dépit de la baisse, ces investissements devront générer 2540 postes d’emplois directes dont 136 emplois au profit des jeunes diplômés.

Pour les prêts fonciers, le nombre de bénéficiaires a chuté pour atteindre 46 crédits, au cours de premier semestre, contre 63, pendant la même période de l’année précédente.

L’examen de l’évolution des investissements au niveau des gouvernorats fait ressortir une progression de l’investissement agréé dans plusieurs régions à l’instar de Kasserine, Sousse, Sidi Bouzid, Mahdia et Sfax. Le taux de croissance le plus élevé a été affiché dans le gouvernorat de Sousse.

Encore des lacunes…

Une analyse par activité montre que les investissements dans les projets d’aquaculture sont les plus recherchés avec une enveloppe de 85.8 MD en 2011 contre 6,4MD en 2007. Plus encore, la production a progressé de façon considérable passant de 1500 tonnes, en 2007, à 7000 tonnes, en 2011, grâce à un plan stratégique mis en place pour la promotion de ce secteur visant à produire 15 milles tonnes à l’horizon 2016.

En dépit de ces indices encourageants, le secteur fait face à plusieurs difficultés. On cite également, la diversité des parties intervenantes dans l’attribution de licences ainsi que la complexité des procédures au niveau de la création des projets en la matière. A cela s’ajoute le poids du volume de l’investissement dans les projets utilisant les technologies avancées, les problèmes du financement confrontés par les promoteurs et la longue durée de l’aquaculture.

Autres contraintes : le recours à l’importation représente un obstacle qui entrave la promotion de l’aquaculture en Tunisie qui fait face aussi à des problèmes au niveau d’investissement et de production dues aux conditions climatiques et environnementales et la réticence des compagnies d’assurance pour couvrir cette activité..

Et c’est à ce stade, en fait, que doit intervenir le gouvernement, qui est appelé à optimiser ses potentialités dans le domaine de l’aquaculture. Ceci implique aussi la diversification des produits et la création des projets spéciaux en matière de production dans le but de réduire les couts.

Egalement, un intérêt particulier devrait être accordé aux jeunes promoteurs en leur assurant l’encadrement nécessaire en matière de la gestion des outils et des techniques. L’objectif est de promouvoir la rentabilité et améliorer la productivité de ce secteur.

Ce genre d’initiative ne peut que soutenir la Tunisie nouvelle qui a aujourd’hui besoin des entrepreneurs ayant des idées innovantes et surtout des capitaux pour promouvoir l’agriculture, comme étant un secteur stratégique générant plus de 10% du produit intérieur brut (PIB) et en contribuant activement à la création d’emploi et à l’équilibre de la balance des paiements.

Wiem Thebti

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Malgré la conjoncture délicate que traverse le pays

Malgré la conjoncture délicate que traverse le pays, certains secteurs montrent une remarquable résilience face aux troubles politico-économiques et affichent une amélioration en termes d’investissement.

L’agriculture figure parmi les secteurs qui ont apporté le plus au PIB de la Tunisie. Les chiffres annoncés par l’Agence de Promotion Agricole (APIA) viennent confirmer la tendance haussière de ce secteur. Des chiffres rassurants aussi bien pour ce qui est du nombre de projets agrées et le montant d’investissement qui y est rattaché que pour celui des emplois créés.

Jusqu’au fin juin, les investissements agricoles privés agréés par les comités d’octroi d’avantages ont atteint193 millions de dinars, à la fin juin 2012, contre 149,6 millions de dinars en 2011, affichant une progression de 29%. Pour les jeunes entrepreneurs, le taux d’investissement a atteint 29,2MD contre 23,2 MD au cours de six mois 2011.

Toutefois, une baisse de 2,8% a été constatée au niveau des investissements déclarés en comparaison avec les résultats de la même période de l’année 2011, passant de 321,7 millions de dinars à 312,7 millions de dinars. En dépit de la baisse, ces investissements devront générer 2540 postes d’emplois directes dont 136 emplois au profit des jeunes diplômés.

Pour les prêts fonciers, le nombre de bénéficiaires a chuté pour atteindre 46 crédits, au cours de premier semestre, contre 63, pendant la même période de l’année précédente.

L’examen de l’évolution des investissements au niveau des gouvernorats fait ressortir une progression de l’investissement agréé dans plusieurs régions à l’instar de Kasserine, Sousse, Sidi Bouzid, Mahdia et Sfax. Le taux de croissance le plus élevé a été affiché dans le gouvernorat de Sousse.

Encore des lacunes…

Une analyse par activité montre que les investissements dans les projets d’aquaculture sont les plus recherchés avec une enveloppe de 85.8 MD en 2011 contre 6,4MD en 2007. Plus encore, la production a progressé de façon considérable passant de 1500 tonnes, en 2007, à 7000 tonnes, en 2011, grâce à un plan stratégique mis en place pour la promotion de ce secteur visant à produire 15 milles tonnes à l’horizon 2016.

En dépit de ces indices encourageants, le secteur fait face à plusieurs difficultés. On cite également, la diversité des parties intervenantes dans l’attribution de licences ainsi que la complexité des procédures au niveau de la création des projets en la matière. A cela s’ajoute le poids du volume de l’investissement dans les projets utilisant les technologies avancées, les problèmes du financement confrontés par les promoteurs et la longue durée de l’aquaculture.

Autres contraintes : le recours à l’importation représente un obstacle qui entrave la promotion de l’aquaculture en Tunisie qui fait face aussi à des problèmes au niveau d’investissement et de production dues aux conditions climatiques et environnementales et la réticence des compagnies d’assurance pour couvrir cette activité..

Et c’est à ce stade, en fait, que doit intervenir le gouvernement, qui est appelé à optimiser ses potentialités dans le domaine de l’aquaculture. Ceci implique aussi la diversification des produits et la création des projets spéciaux en matière de production dans le but de réduire les couts.

Egalement, un intérêt particulier devrait être accordé aux jeunes promoteurs en leur assurant l’encadrement nécessaire en matière de la gestion des outils et des techniques. L’objectif est de promouvoir la rentabilité et améliorer la productivité de ce secteur.

Ce genre d’initiative ne peut que soutenir la Tunisie nouvelle qui a aujourd’hui besoin des entrepreneurs ayant des idées innovantes et surtout des capitaux pour promouvoir l’agriculture, comme étant un secteur stratégique générant plus de 10% du produit intérieur brut (PIB) et en contribuant activement à la création d’emploi et à l’équilibre de la balance des paiements.

Wiem Thebti

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