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Tunisie, Jalloul Ayed,

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« On a besoin d’un gouvernement plus fort et plus intelligent »

« On a besoin d’un gouvernement plus fort et plus intelligent », a déclaré Jalloul Ayed, ancien ministre des Finances, lors d’un déjeuner débat organisé à l’initiative de l’Atuge sur le thème : « La Tunisie face aux défis économiques ». Et d’expliquer qu’un bon gouvernement est celui qui peut mobiliser des investissements sans creuser l’inflation. C’est aussi celui qui aide la société à créer de la richesse et permettre à chaque individu de sortir le meilleur de lui-même.

Le taux d’inflation peut atteindre 10%

Jalloul Ayed a souligné qu’il a des craintes que le taux de l’inflation grimpe à 10% contre 6% actuellement. En effet, selon lui, la Banque centrale de Tunis (BCT) augmente le taux d’intérêt dès qu’un effet d’inflation est enregistré, ce qui fait mal à la Tunisie puisque cela va engendrer la hausse des prix et des coûts financiers. « Il faut être très attentif. Le taux d’inflation est un monstre à plusieurs têtes. L’inflation va persister encore en Tunisie et la situation pourrait être dramatique », a-t-il alerté.

Il a fait savoir, en outre, que le taux d’’inflation est très risqué sur la Tunisie vu que « notre économie n’est pas créatrice de valeur. De même, le contenu technologique de nos produits est faible, d’où le besoin à faire passer la Tunisie d’une économie de transformation à une économie de création ». Et d’ajouter que la croissance réalisée chaque année n’est pas ni de qualité ni créatrice de richesse, d’où un taux de chômage très élevé.

« En Tunisie, on ne s’occupe pas des PME et PMI »

Jalloul Ayed a précisé, d’autre part, qu’en Tunisie, on ne s’occupe pas des PME et PMI et qu’on n’a pas même créé les conditions nécessaires pour leur réussite. C’est ainsi qu’il a appelé à améliorer la situation et les conditions de travail des PME et PMI qui représentent 80% du tissu économique et contribuant à l’emploi à hauteur de 60%.

Concernant le système financier, l’ancien ministre a souligné que ce dernier est très loin du niveau ou il devrait être. A cela s’ajoute une dichotomie entre les banque privés et celles publiques.

Au sujet des projets privés, il a affirmé que le gouvernement ne devrait pas s’engager dans la gestion de ces projets. « Le rôle de l’Etat doit changer. Il faut une refonte totale du fonctionnement et des procédures », a expliqué Jalloul Ayed en précisant que c’est le système financier qui est défaillant.

Jalloul Ayed a exprimé aussi son insatisfaction au sujet « des conditions de travail très mauvaises dans les administrations tunisiennes à l’instar du ministère des Finances. »

Il a déclaré également qu’il n’est pas fier de la dégradation de la note de la Tunisie par les agences de notation, précisant que cette dégradation a des effets négatifs sur la Tunisie non seulement en termes d’investissement mais aussi sur les banques tunisiennes qui vont se trouver face à des difficultés pour obtenir des crédits auprès des banques internationales.

« Un semblant du ministère de l’Economie »

L’ancien ministre des Finances a critiqué, aussi, l’absence d’un marché de fonds propres et l’absence de la volonté pour le lancement de ce type de marché. Il a aussi épinglé l’absence d’un ministère de l’Economie. Selon lui, ce qui existe actuellement en Tunisie c’est seulement un semblant du ministère de l’Economie. « Si on ne met pas l’économie au centre de nos préoccupations et nos focus, on ne sortira jamais de cette crise », a-t-il remarqué.

C’est ainsi qu’il a proposé quatre conditions nécessaires pour la réussite de cette période de transition, à savoir, un gouvernement fort, une société civile forte, des institutions économiques fortes et la séparation des pouvoirs. Selon lui, les problèmes se sont accumulés tandis que les forces politiques se concentrent sur la politique et oublient que le problème majeur de la Tunisie qui a été à l’origine de la Révolution est d’ordre économique, à savoir le chômage, la pauvreté et les disparités régionales. « Il ne faut pas laisser de côté les priorités, car la Tunisie ne peut pas attendre et la situation économique du pays peut devenir dramatique », a-t-il indiqué en précisant que ce qui inquiète le plus, ce sont les tendances des indicateurs économiques dont principalement l’inflation qui risque de précipiter le pays dans la spirale inflationniste si la demande reste encore forte par rapport à l’offre.

« L’investissement est la seule voie passante »

Selon lui, la hausse de la demande est due principalement au marché local ainsi que celui de la Libye pour laquelle la Tunisie a servi de plateforme.

Il a expliqué encore que le marché parallèle prend des proportions inquiétantes malgré bien il soit encore difficile d’estimer la taille du marché parallèle qui ne rentre pas dans le cycle de l’économie nationale, précisant ainsi que cela peut fausser l’image qu’on veut donner du pays.

Pour les solutions, Jalloul Ayed a indiqué que l’investissement est la seule solution. « Ceux qui n’ont pas compris que l’investissement est la seule solution, n’ont pas compris comment l’économie fonctionne », a-t-il indiqué. Il faut consacrer une partie très importante à l’investissement dans les équipements. Il a précisé, par contre, que si l’Etat n’a pas les ressources nécessaires pour investir, il est difficile que le secteur privé prenne la relève. Et d’ajouter que des enveloppes très importantes devraient être injectées de toute urgence dans les régions pour le lancement de projets tangibles et concrets. « Nos citoyens sont fatigués d’attendre. Il faut que la prospérité soit partagée et donne à nos régions un signal très fort. C’est justement ce qu’il faut faire dans une phase de transition », a-t-il dit.

Khadija Taboubi

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« On a besoin d’un gouvernement plus fort et plus intelligent »

« On a besoin d’un gouvernement plus fort et plus intelligent », a déclaré Jalloul Ayed, ancien ministre des Finances, lors d’un déjeuner débat organisé à l’initiative de l’Atuge sur le thème : « La Tunisie face aux défis économiques ». Et d’expliquer qu’un bon gouvernement est celui qui peut mobiliser des investissements sans creuser l’inflation. C’est aussi celui qui aide la société à créer de la richesse et permettre à chaque individu de sortir le meilleur de lui-même.

Le taux d’inflation peut atteindre 10%

Jalloul Ayed a souligné qu’il a des craintes que le taux de l’inflation grimpe à 10% contre 6% actuellement. En effet, selon lui, la Banque centrale de Tunis (BCT) augmente le taux d’intérêt dès qu’un effet d’inflation est enregistré, ce qui fait mal à la Tunisie puisque cela va engendrer la hausse des prix et des coûts financiers. « Il faut être très attentif. Le taux d’inflation est un monstre à plusieurs têtes. L’inflation va persister encore en Tunisie et la situation pourrait être dramatique », a-t-il alerté.

Il a fait savoir, en outre, que le taux d’’inflation est très risqué sur la Tunisie vu que « notre économie n’est pas créatrice de valeur. De même, le contenu technologique de nos produits est faible, d’où le besoin à faire passer la Tunisie d’une économie de transformation à une économie de création ». Et d’ajouter que la croissance réalisée chaque année n’est pas ni de qualité ni créatrice de richesse, d’où un taux de chômage très élevé.

« En Tunisie, on ne s’occupe pas des PME et PMI »

Jalloul Ayed a précisé, d’autre part, qu’en Tunisie, on ne s’occupe pas des PME et PMI et qu’on n’a pas même créé les conditions nécessaires pour leur réussite. C’est ainsi qu’il a appelé à améliorer la situation et les conditions de travail des PME et PMI qui représentent 80% du tissu économique et contribuant à l’emploi à hauteur de 60%.

Concernant le système financier, l’ancien ministre a souligné que ce dernier est très loin du niveau ou il devrait être. A cela s’ajoute une dichotomie entre les banque privés et celles publiques.

Au sujet des projets privés, il a affirmé que le gouvernement ne devrait pas s’engager dans la gestion de ces projets. « Le rôle de l’Etat doit changer. Il faut une refonte totale du fonctionnement et des procédures », a expliqué Jalloul Ayed en précisant que c’est le système financier qui est défaillant.

Jalloul Ayed a exprimé aussi son insatisfaction au sujet « des conditions de travail très mauvaises dans les administrations tunisiennes à l’instar du ministère des Finances. »

Il a déclaré également qu’il n’est pas fier de la dégradation de la note de la Tunisie par les agences de notation, précisant que cette dégradation a des effets négatifs sur la Tunisie non seulement en termes d’investissement mais aussi sur les banques tunisiennes qui vont se trouver face à des difficultés pour obtenir des crédits auprès des banques internationales.

« Un semblant du ministère de l’Economie »

L’ancien ministre des Finances a critiqué, aussi, l’absence d’un marché de fonds propres et l’absence de la volonté pour le lancement de ce type de marché. Il a aussi épinglé l’absence d’un ministère de l’Economie. Selon lui, ce qui existe actuellement en Tunisie c’est seulement un semblant du ministère de l’Economie. « Si on ne met pas l’économie au centre de nos préoccupations et nos focus, on ne sortira jamais de cette crise », a-t-il remarqué.

C’est ainsi qu’il a proposé quatre conditions nécessaires pour la réussite de cette période de transition, à savoir, un gouvernement fort, une société civile forte, des institutions économiques fortes et la séparation des pouvoirs. Selon lui, les problèmes se sont accumulés tandis que les forces politiques se concentrent sur la politique et oublient que le problème majeur de la Tunisie qui a été à l’origine de la Révolution est d’ordre économique, à savoir le chômage, la pauvreté et les disparités régionales. « Il ne faut pas laisser de côté les priorités, car la Tunisie ne peut pas attendre et la situation économique du pays peut devenir dramatique », a-t-il indiqué en précisant que ce qui inquiète le plus, ce sont les tendances des indicateurs économiques dont principalement l’inflation qui risque de précipiter le pays dans la spirale inflationniste si la demande reste encore forte par rapport à l’offre.

« L’investissement est la seule voie passante »

Selon lui, la hausse de la demande est due principalement au marché local ainsi que celui de la Libye pour laquelle la Tunisie a servi de plateforme.

Il a expliqué encore que le marché parallèle prend des proportions inquiétantes malgré bien il soit encore difficile d’estimer la taille du marché parallèle qui ne rentre pas dans le cycle de l’économie nationale, précisant ainsi que cela peut fausser l’image qu’on veut donner du pays.

Pour les solutions, Jalloul Ayed a indiqué que l’investissement est la seule solution. « Ceux qui n’ont pas compris que l’investissement est la seule solution, n’ont pas compris comment l’économie fonctionne », a-t-il indiqué. Il faut consacrer une partie très importante à l’investissement dans les équipements. Il a précisé, par contre, que si l’Etat n’a pas les ressources nécessaires pour investir, il est difficile que le secteur privé prenne la relève. Et d’ajouter que des enveloppes très importantes devraient être injectées de toute urgence dans les régions pour le lancement de projets tangibles et concrets. « Nos citoyens sont fatigués d’attendre. Il faut que la prospérité soit partagée et donne à nos régions un signal très fort. C’est justement ce qu’il faut faire dans une phase de transition », a-t-il dit.

Khadija Taboubi

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On se bouscule au portillon de la succession de Mustapha Kamel Nabli à la tête de la Banque centrale de Tunisie. Le dernier en date des 

On se bouscule au portillon de la succession de Mustapha Kamel Nabli à la tête de la Banque centrale de Tunisie. Le dernier en date des candidats proposés est l’ex-ministre des Finances, Jalloul Ayed qui a été approché par des personnes influentes dans le monde de la finance et des affaires, selon des sources cités par le journal Assabah.

Le nom de Jalloul Ayed vient ainsi s’ajouter à la liste de candidats potentiels, notamment Moncef Cheikhrouhou et Mohamed Nouri Jouini et évidemment Chedly Ayari auquel continue de tenir le mouvement Ennahdha, d’après diverses sources, même si le président du groupe parlementaire d’Ennahdha à l’ANC, Sahbi Atig, reconnaît que l’arrêté républicain portant nomination de Chedly Ayari a mis la Constituante dans l’embarras.

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