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Tunisie, Jamelledine Gharbi, Emilia Müller

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Une  délégation du Land de Bavière forte de 20 membres dont Emilia Müller

Une délégation du Land de Bavière forte de 20 membres dont Emilia Müller, ministre des Affaires fédérales et européennes séjourne actuellement à Tunis à l’effet de sonder de nouvelles pistes de coopération avec la Tunisie. Elle a rencontré, ce vendredi, le ministre du Développement régional, Jameleddine Gharbi pour discuter des opportunités d’affaires et des possibilités de partenariat qui s’offrent aux uns et aux autres.

Le ministre tunisien a présenté un ensemble de projets pour financement par le land de Bavière. Ces projets concernent l’aménagement de pistes rurales, l’eau potable et l’assainissement. Selon le ministre, plusieurs régions ne sont pas raccordées aux réseaux de l’eau et d’électricité. Bien encore, la Tunisie dispose d’un réseau de pistes rurales de plus 50 mille Km.

Le ministre a insisté, en outre, sur la décentralisation et la compétitivité de l’emploi. Il a appelé par conséquent au jumelage entre les villes tunisiennes et celles de l’Etat Bavière, proposant, par ailleurs, la construction de réservoirs d’eau et d’alimentation en eau potable de Sidi Rabeh. Il s’agit d’une zone frontalière peuplée de 800 familles (40000 hab.) et son alimentation en eau potable nécessite la mobilisation de 7.5 MD (3.85 M Euros)

Jamelledine Gharbi a également appelé à encourager les petits métiers et l’artisanat. Selon lui, 82% des diplômés de l’enseignement supérieur ont des spécialités à faible employabilité et n’ont aucun rapport avec les technologies et les ressources existantes. « On a besoin d’une Révolution au niveau de l’enseignent et des pédagogies utilisées dans la production du savoir. Malheureusement, l’enseignement aujourd’hui se limite au savoir et néglige le savoir-faire », a expliqué Jameledine Gharbi en soulignant qu’il s’agit seulement d’une simple mémorisation avec peu de maîtrise des connaissances et du know- how.

Concernant la production, le ministre a fait savoir que les entrepreneurs ne cherchent qu’une main d’œuvre à bas prix et des avantages fiscaux.

Au sujet de la coopération internationale, Jameledine Gharbi a expliqué que la Tunisie n’a pas besoin uniquement de l’aide technique mais aussi financière. Selon lui, la coopération avec les vis à vis étrangers se concentre principalement sur les aides techniques, alors que les investissements réels et concrets en sont absents.

De son côté, Emilia Müller a précisé que le développement régional ne peut être réalisé qu’à travers le marketing régional et territorial. Il est indispensable, selon elle, de transformer les ressources en produits et services concurrentiels. Une équipe technique bavaroise se rendra prochainement en Tunisie pour discuter du processus de partenariat et conclure un accord de coopération dans des domaines qui seront identifiés.

Sur la situation économique et les perspectives de développement, une responsable auprès du ministère de Développement régional, a fait savoir que la situation économique de la Tunisie reste positive en dépit des fragilités. Les importations des biens d’équipement ont évolué de 9,4%, durant les 8 premiers mois de l’année 2012, contre une baisse de 10,5% en 2011. Les IDE, pour leur part, ont évolué de 34% à fin juillet 2012 pour atteindre 1194 MDT contre 891 MDT en 2011. Quant aux exportations, elles ont augmenté de 3,2%, durant les sept premiers mois de l’année en cours contre une hausse considérable des importations de l’ordre de 14%.

Côté perspectives, la responsable a indiqué que le schéma de développement pour la période 2013/2017 vise l’accélération du rythme de croissance notamment à partir de 2014 pour atteindre le seuil de 7% en 2017. Le taux de croissance moyen pour le prochain quinquennat sera de l’ordre de 5,9% permettant de hisser le revenu par tête d’habitant à plus que 10750 dinars en 2017. Ainsi, l’impulsion de l’effort d’investissement évoluera d’une moyenne de 13,3% aux prix courants durant la période 2013/2017 portant le taux d’investissement à 26% à l’horizon 2017 avec une contribution substantielle de l’investissement privé.

Il est intéressant de noter que le taux de croissance de l’Etat de Bavière est aux alentours de 3,9%. Il est le plus élevé en Allemagne (3,5%). Le taux de chômage s’est situé, quant à lui, à 3,3% en 2011, c’est le plus faible parmi les Etats de la république fédérale d’Allemagne.

Par ailleurs, si l’Allemagne est le premier exportateur mondial, l’Etat de la Bavière est au 18ème rang devant des pays comme la Suède, le Brésil et l’Australie. Les USA ont été le premier acheteur de produits bavarois (10,6% des exportations) suivi de l’Autriche (8,5%), de l’Italie (58,4%) de la Grande Bretagne (7,9%) et la France (7,5%). Les achats des produits bavarois par l’Union européenne ont représenté 62,4% en 2007. Le tourisme joue également un rôle de premier plan dans l’économie bavaroise. Les principaux secteurs industriels sont l’électronique, les constructions mécaniques et l’automobile, l’approvisionnement énergétique, l’imprimerie et les industries des matières plastiques et du jouet et de l’alimentation.

Khadija.T

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