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Justice ou «Justitia» est dans la mythologie romaine la déesse de la Justice. C'est

Justice ou «Justitia» est dans la mythologie romaine la déesse de la Justice. C’est, selon les encyclopédies, une personnification allégorique de la force morale qui sous tend le système légal. La symbolique judiciaire utilise également depuis le Xiii siècle une figure de la mythologie, Thémis, sous les traits d’une femme aux yeux bandés, symbolisant l’impartialité.

Nous rapportions, mardi, l’arrestation de trois anciens PDG de la compagnie Tunisair (Tahar Haj Ali un vieux retraité de plus de 70 ans, Nabil Chettaoui et Rafaa Dékhil), alors qu’Ahmed Smaoui aurait été entendu ce mercredi 6 juin 2012 sans être arrêté. Tout cela, pour les besoins d’une enquête judiciaire sur au moins une affaire d’emploi fictif de personnes en relation avec la famille de l’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

Nous apprenons ce jour aussi, que l’enquête judiciaire aurait aussi touché d’anciens représentants de Tunisair à l’étranger, selon des sources généralement bien informées à Tunisair. La même source, nous indique que certains seraient déjà aux arrêts, alors que d’autres devraient prochainement se rendre à Tunis pour être écoutés dans le cadre de la même enquête. Tous risqueraient, selon nos informations, une peine de 10 ans.

Et alors que l’enquête devrait s’élargir, selon des sources judiciaires, à tous ceux qui seraient liés de près ou de loin à cette affaire comme par exemple ceux qui avaient ordonné le paiement ou signé les chèques des salaires, le syndicat de Tunisair serait ce mercredi en réunion et devrait décider de l’action à entreprendre pour soutenir leurs collègues cadres à la compagnie où la grève avait été déjà déclenchée pour moins que cela.

Des emplois fictifs, en veux-tu, en voila !

L’affaire, engagée sur une plainte du ministre de la réforme administrative Mohamed Abbou, est la première du genre portant sur des emplois fictifs. Elle rappellera certainement à beaucoup de lecteurs, celle entamée en France, contre l’ancien président Jacques Chirac, qui n’a cependant jamais été mis en prison, mais toujours présenté libre à la justice.

Il est cependant important de rappeler, que les emplois fictifs n’ont jamais été le seul apanage de la compagnie tunisienne de transport aérien. Presque tous les ministères et grand nombre d’autres institutions publiques, mettaient nombre de leurs employés au service de l’ancien RCD. L’emploi fictif incluait aussi la centrale syndicale dont plusieurs dirigeants étaient mis à disposition en étant payés par leurs entreprises d’origine. On y ajoutera aussi nombre d’autres organisations publiques comme l’UNFT, l’UTSS et on en passe. C’était la pratique et jamais personne n’avait dit qu’elle n’était pas réglementaire ou eu l’idée de la décrier.

Tout cela ne ressemble-t-il pourtant pas à de l’emploi fictif ? Que fera la justice tunisienne ? Restera-t-elle tout aussi aveugle et ira-t-elle déloger l’emploi fictif PARTOUT où il a été pratiqué ? Ira-t-elle le chercher auprès de ceux qui avaient mis leurs employés à disposition du SMSI, des jeux méditerranéens et auprès de différentes autres manifestations qu’organisait l’ancienne ATCE, ou voudra-t-elle seulement faire un éclat en frappant au sein d’une entreprise déjà fragilisée, endettée, divisée et déficitaire ? Où la justice placera-t-elle le curseur ?

Une justice aveugle, c’est bien. Aussi aveugle, ça craint !

Une justice aveugle, c’est en effet l’idéal, en ce sens qu’elle ne fait aucune différence entre les personnes, comme lorsqu’elle condamne le fils d’un ministre ou qu’elle remette en liberté des Salafistes comme s’en plaint le ministre de l’intérieur lui-même, ou encore lorsqu’elle jugera, on l’espère, les juges révoqués par le ministre de la justice pour les faits reprochés et qui ont été derrière leur révocation.

Mais la justice, celle des hommes, ceux qui étaient aussi juges sous l’ère Ben Ali, ceux parmi eux qui avaient été licenciés ou déplacés ou punis sous sa dictature dont ils connaissent parfaitement les contours, les procédures, les moyens, ne devrait-elle pas cette fois ouvrir les yeux pour regarder la réalité des choses, celle de la terreur que l’ancien régime faisait régner dans toutes les administrations. La justice tunisienne et ses juges, justes et probes, savent parfaitement et parfois mieux que d’autres, que la Tunisie vivait pendant 23 ans sous un régime totalitaire où tous les pouvoirs étaient entre les seules mains de Ben Ali et qu’il existe peu, très peu, de personnes, quelques soient leurs fonctions, qui étaient capables de dire non à un ordre de Ben Ali. A moins de le faire à partir de l’étranger où ils se seraient auparavant cachés, surtout lorsqu’il s’agit de la famille de Ben Ali. Le lien de ces personnes avec l’ancien président étant évident, il ne nous semble pas possible, qu’aucune des personnes arrêtées ait pu aller leur demander la contrepartie financière de ces emplois et en tirer ainsi un profit direct.

Des hommes, justes, avaient succombé aux ordres de Ben Ali, des juges, des avocats, des PDG publics et privés, des hommes de médias et des responsables à tous les niveaux. La justice, on ne le répètera jamais assez, se doit d’être aveugle, mais elle se doit aussi ouvrir l’œil pour ne pas verser dans la vindicte populaire et servir sans rendre compte ceux qui gouvernent pour préparer leur prochaine campagne électorale. C’est notre avis.

Khaled Boumiza

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Le ministère de la Justice a décidé de nommer Messieurs et Mesdames dans les fonctions et postes suivants :

Le ministère de la Justice a décidé de nommer Messieurs et Mesdames dans les fonctions et postes suivants :

– Ibrahim Mejri: Premier président du tribunal de cassation.

– Mohamed Chérif: Procureur général auprès du tribunal de cassation

– Nouri Ktiti : Président du tribunal foncier.

– Abdelaziz Afendi : Procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Tunis en lieu et place de M.Nouri Ghribi, nommé président d’une chambre au tribunal de cassation.

– Mahmoud Kaabech : Procureur général auprès de la Cour d’appel du Kef.

– Mabrouka Kahila : Première présidente de la cour d’appel de Gabès.

– Béchir Merkhi: Procureur général de la cour d’appel de Gabès.

– Mohamed Abid : Procureur général auprès de la cour d’appel de Sfax.

– Mohamed Néjib Ben Amara: Procureur de la République auprès du tribunal de première instance du Kef, en remplacement de Mansour Kalel, nommé conseiller au sein du tribunal de cassation.

– Fethi Aroum: Procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Médenine.

– Tijani Damak: Président du tribunal de première instance de la Manouba.

– Kamel Gharbi: Président du tribunal de première instance de Sidi Bouzid en remplacement de Mongi Limam, nommé conseiller auprès du tribunal de cassation.

– Salem Barka : Conseiller auprès du tribunal de cassation.

– Elyes Sellami : Juge cantonal à Ghardimaou en remplacement de Nizar Azizi, nommé juge au sein du tribunal de première instance de la Manouba.

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