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Tunisie, Khaled Tarrouch, Salafistes, Abou Ayoub

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«Le ministère de l'Intérieur n'a autorisé aucune manifestation pour vendredi en

«Le ministère de l’Intérieur n’a autorisé aucune manifestation pour vendredi en Tunisie », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère Khaled Tarrouch, au milieu de plusieurs appels à défendre ce qui dit être les valeurs du Sacré après la prière du vendredi. Les appels sont lancés, à la fois par des salafistes à travers la vidéo d’Abou Ayoub et par le parti Ennahdha lors de sa dernière conférence de presse. Ils font suite au saccage d’un centre culturel à la Marsa par des Salafistes qui auraient découvert dans le palais El Ebdellia des photos ou des images qui porteraient atteinte à l’Islam et que personne n’a pu présenter des preuves d’accusation. Et si l’on pourrait «comprendre» l’appel d’Abou Ayoub, les observateurs de la scène politique tunisienne, se posent des questions sur l’objectif de l’appel d’Ennahdha à manifester, le jour même de la manifestation des Salafistes.

Les explications pourraient résider dans une surenchère politique et électoraliste, la tentative de couverture pour des égarés qu’Ennahdha n’a jamais reniés ni même grondés, ou encore la tentative d’Ennahdha de donner à son ministre de l’intérieur le prétexte d’interdire, certes la manifestation des Salafistes, mais qui plus est celle d’Ennahdha, pour donner l’impression que l’interdiction vaut pour tous.

La thèse de la surenchère, pourrait s’expliquer par l’envie de monter la vague de la défense du Sacré, en réponse à Abou Ayoub et à Dhawahiri qu’il a publiquement dénigré et se donner ainsi plus de légitimité par rapport au parti Attahrir qui brandit la défense du Sacré comme son étendard. Cette montée au créneau d’Ennahdha sous cette excuse de défense du Sacré, donnait en plus l’opportunité à Rached Ghannouchi et Ennahdha à damer le pion à l’initiative de Caïed Essebssi, un jour avant l’annonce de son parti.  

Pour l’instant, le ministère de l’Intérieur semble être catégorique, même par rapport au parti gouvernant, et déclare par la voix de son porte-parole Khaled Tarrouch, qu’il «n’a autorisé l’organisation d’aucune marche pour demain [vendredi]». K. Tarrouch, depuis quelques  jours sur des braises et au four et au moulin, précise même que la «loi serait appliquée contre tout acte de violence»,expliquant que «des appels à la violence circulent sur Facebook», a-t-il souligné.

Au ministère, c’est en tous cas, le branle-bas de combat et toutes les forces de l’ordre auraient été mises sur le qui-vive.

 

A la peur que «les révoltés du Bounty» made-in Tunisia, ne défient quand même, comme cela était déjà arrivé le 9 avril et le 1ermai derniers, et que les deux manifestations dégénèrent, s’ajoute la menace de mort qui pèse sur plus d’une personnalité politique tunisienne. La plus importante, reste cependant, la menace de mort, salafiste, lancée à Ahmed Néjib Chebbi. Selon son frère Issam, des policiers auraient été chargés de sa protection. La menace semble ainsi prise très au sérieux, d’autant plus que des informations, non confirmées, feraient état d’un possible passage à l’acte ce vendredi, pour la symbolique du geste. L’autre préoccupation du ministère de l’intérieur, toujours selon des sources non confirmées et que nous évoquons avec toutes les précautions d’usage,  serait une possible action frappante, contre la Constituante qui pourrait être prise d’assaut.

C’est tout cela qui préoccuperait actuellement le ministère de l’intérieur où les réunions se suivraient pour bien préparer cette échéance populaire du vendredi. Mais pas uniquement, selon des informations étrangères, même si elles sont aussi à prendre avec des pincettes.

Le site «ElNashra», affirme à cet effet, que «le ministère tunisien de l’intérieur a pu obtenir des informations documentées, démontrant l’existence de mouvements planifiés par Al Qaïda en lien avec des éléments extrémistes dans des pays voisins et de l’existence de groupes armés qui attendent le signal des troubles pour transformer la Tunisie en une base d’Al Qaïda pour des actions dans la région et les pays du nord de la méditerranée». L’information est cependant à prendre avec énormément de précautions, le site ElNashra étant connu comme proche du régime syrien !

Plus crédible certainement, le site du journal Al Bayane, reprend des déclarations d’un certain «Salim Abou Ahmed Ayoub», présenté comme étant le 2ème homme d’Al Qaïda en Tunisie, qui annonce le vendredi 15 juin, «début de la guerre sainte contre le président tunisien Moncef Marzouki», qu’Abou Ahmed Ayoub accuse d’apostasie   et pour «instaurer l’Etat islamique en Tunisie, en profitant des dernières violences portées par les supposées atteintes au Sacré à La Marsa». Etrange coïncidence ! Dieu préserve la Tunisie.

Khaled Boumiz

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