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Tunisie, Les Journées de l ’ Entreprise 2011,

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Pour ses premières «Journées de l’Entreprises» de l’ère de la Révolution, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) s’attaquera aux problèmes essentiels nés de ce tournant crucial intervenu en Tunisie, le 14 janvier 2011, tout en proposant les mécanismes et les voies qui permettent de les maîtriser dans le cadre d’une nouvelle architecture politique, économique et sociale sans oublier la dimension internationale marquée par la crise qui secoue l’économie mondiale et celles des principaux partenaire s de la Tunisie, en particulier l’Union européenne.

D’abord un constat autant qu’un rappel. La pression du  chômage, les disparités régionales flagrantes, les atteintes à la dignité humaine et la mauvaise gouvernance du pays sont autant de facteurs déclencheurs de la révolution tunisienne. On ne doit pas occulter cependant que, par delà les controverses sur la crédibilité  de nos indicateurs économiques et sociaux, la Tunisie des Hommes et des Institutions, celle du secteur privé et du public, a pu réaliser des performances économiques qu’on ne peut négliger, ni remettre en cause, note les organisateurs de ces assises qui s’interrogent  si ces performances n’ont pas été réalisées sans l’attention requise à la dimension sociale, voire  aux dépens du social, si notre schéma de développement ne privilégiait pas la croissance au détriment de la justice sociale et, si, par conséquent, notre modèle économique ne conduisait pas inévitablement à l’impasse.

La relance de l’économie, la résorption du chômage et des disparités nécessiteront certainement d’atteindre des niveaux de croissances plus élevés et plus soutenus. Un contexte par bien des cvôtés inédit dans lequel auront lieu les 26èmes Journées de l’entreprise, les 9 et 10 Décembre 2011 à port El Kantaoui sur le thème : « L’Entreprise et le Schéma de développement : Engagement et Equité »

Le premier panel intitulé « Le nouveau schéma de développement : Moteurs et  Limites » sera consacré à l’étude du schéma de  développement  actuel, ses performances, ses limites et ses contraintes. Ce schéma qui a permis à la Tunisie d’obtenir des notes honorables des agences de rating et des institutions internationales,  devrait-il être remis en cause? Faudrait-il l’améliorer ou plutôt l’abandonner?

De fait, le mode de croissance, inhérent à tout schéma de développement, devrait en principe permettre l’absorption du chômage, améliorer le revenu des ménages et réguler les disparités territoriales. Une équité sociale entre les différentes régions et les diverses tranches  de populations s’impose, aujourd’hui, comme finalité consensuelle de tout schéma de développement qui sera adopté par la Tunisie nouvelle.

Comment peut-on y arriver et assurer en même temps notre transition démocratique? Quel rôle l’entreprise tunisienne et le secteur privé auront à jouer dans la prochaine période?   Ce sera l’objet du premier panel des 26èmes Journées de l’Entreprise. Des interrogations qui appellent la réponse selon laquelle « l’innovation, les secteurs porteurs et à haute valeur ajoutée, l’offshoring, le ciblage des investissements directs étrangers, dans le cadre d’une redéfinition du rôle de l’investissement public, de la transparence et la bonne gouvernance, et de l’ouverture sur les marchés extérieurs privilégiant l’intégration maghrébine, sont les mots clés pour réussir cette transition et assurer une croissance soutenue corrélée avec une répartition plus équitable des revenus ».
Le deuxième panel s’intéressera à identifier les traits d’un nouveau pacte social, condition sine qua non pour une croissance forte, inclusive car démocratiquement négociée. 

Il s’agit d’un  un exercice, certes long et difficile, mais primordial pour une nouvelle redéfinition des rôles. Ce consensus qui se veut national est à la fois social, politique et économique s’inscrivant dans un contexte international changeant et une Tunisie moderne et démocratique, pour une société  ouverte et instruite. 

C’est dans cette  optique que seront débattues, dans le cadre de ce panel des questions aussi épineuses que la rémunération du travail dans le secteur privé et son impact sur le pouvoir d’achat, la consommation intérieure et la compétitivité, notamment à l’exportation,  ainsi que les sujets d’actualité comme les transferts sociaux, la sécurité sociale, la rémunération du capital et la restriction à sa circulation.

La disparité du chômage et l’hétérogénéité de l’offre et de la demande sur le marche de travail selon les régions en Tunisie, poussera à examiner ce problème autrement et discuter non pas une solution mais d’envisager une série de réformes capable d’atténuer ce problème.

Le troisième panel sera consacré au développement des territoires. Evoquer le développement des territoires plutôt que le développement régional car nous sommes convaincus que les plans d’action et les solutions doivent être locales, spécifiques et adaptés tout en étant cohérents et complémentaires. Ce développement est multidimensionnel. Il est à la fois social, urbaniste, économique et humain. Pour ce faire, il importe d’envisager les mécanismes à mettre en place. Dans  ces territoires défavorisés, l’entreprise a-t-elle uniquement un rôle sociétal à jouer ? Ou devrons-nous nous contenter uniquement d’un entreprenariat social ou pourrons-nous améliorer l’attractivité de ces territoires moyennant l’application de politiques séparées en vue de faire surgir un nouveau entreprenariat local ? 

Dans ce contexte, il serait opportun que les questions  relatives au partenariat Etat  / Entreprise ainsi que celles se rattachant au nouveau comportement de l’Administration, et plus spécifiquement les aspects relatifs à la nouvelle approche de l’investissement public, soient débattues de manière pragmatique. Il s’agit de tenir compte de la réalité de notre pays aux fins d’aboutir à des recommandations à même de baliser la voie pour la réalisation des aspirations des citoyens.

Bien que la promotion des exportations, la propulsion de l’innovation et de l’entreprenariat demeureront des relais incontestables pour la durabilité de la croissance, nous sommes convaincus que la Tunisie post révolution avec sa démocratie naissante, avec son nouveau paysage social, politique et économique a besoin de deux nouveaux relais à savoir un nouveau secteur privé et une nouvelle politique d’attractivité de l’investissement domestique et étranger.
On ne peut réussir au niveau de ces deux axes que si la Tunisie politique et économique aura l’ingéniosité et les arguments nécessaires pour aboutir à un nouveau contrat social et une nouvelle forme de développement des territoires. L’entreprise tunisienne aura un rôle historique à jouer dans l’instauration d’un nouveau paysage de développement économique.

C’est autour de ces deux questions  que les panelistes auront à débattre lors des journées de l’entreprise.

Le quatrième panel s’intéressera à la promotion et la relance de l’investissement, une revue de la politique de promotion, un plan de rattrapage de régions défavorisées ainsi que la conjugaison de la rationalité et l’objectivité des décisions d’investissement d’une part avec le patriotisme économique seront au centre du débat lors de cet atelier.

De même, des interrogations relatives aux rôles que le secteur privé est appelé à jouer dans les plans de relance initiés par les institutions internationales et le G8 retiendront certainement l’intérêt des panelistes et des participants.

Les opérateurs économiques locaux et étrangers auront également à revoir leur stratégie d’investissement et de développement et d’en tirer profit de cette nouvelle donne Ils s’intéresseront aussi au financement de la croissance, à la réforme du secteur bancaire, à la mise en place de politiques de financement et d’outils non conventionnels. La facilitation de l’accès, le financement de l’innovation et de la création sont des sujets récurrents souvent soulevés par nos entreprises. Tirer profit des nouveaux mécanismes, fonds et caisses mis en place, réformer notre secteur financier afin de permettre à nos entreprises de jouir des mêmes conditions et services financiers que leurs concurrents étrangers directs seront les principaux sujets à débattre lors de cet atelier.

Ce schéma de croissance suppose l’émergence d’un secteur privé fort et innovant, estime l’IACE qui avertit que « l’amélioration de l’environnement, la facilitation des accès aux investissements, aux financements ne suffisent pas si le secteur privé n’a pas la capacité de saisir ses opportunités ».

Ce dernier panel discutera des conditions d’émergence du secteur privé soit par une régénération de ce secteur à travers des appuis institutionnels soit par le développement de nouveaux atouts à travers l’innovation, l’internationalisation, etc.. Doit-on penser à l’émergence de champions locaux et la restructuration et la consolidation de nos PME pour qu’elles soient plus réactives, plus innovantes et plus entreprenantes ?

En conclusion, l’IACE espère marquer ces journées par la consolidation de l’idée de l’émergence et de la responsabilité. Pour cela, les chefs d’entreprise sont appelés à jouer un rôle beaucoup plus avancé pour transformer les préoccupations et les espérances des citoyens en source de valeur et de croissance pour un futur qu’il espère radieux.

Source : IACE

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