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Tunisie, Moncef Marzouki, 3C Etudes

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L’institut 3C Etudes a réalisé du 27 au 30 mars 2012 la quatrième vague  du baromètre politique post-élections qu’il a lancé en janvier 2012.  Le sondage a été réalisé par téléphone en mode CATI (Computer Assisted Telephony Interviewing)

L’institut 3C Etudes a réalisé du 27 au 30 mars 2012 la quatrième vague du baromètre politique post-élections qu’il a lancé en janvier 2012. Le sondage a été réalisé par téléphone en mode CATI (Computer Assisted Telephony Interviewing) auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas ayant 5 variables de contrôle qui sont l’âge (6 tranches), le sexe (2), la région (8), le milieu (urbain ou rural et pondération par taille) et la Catégorie Socioprofessionnelle CSP (9 catégories)..

Le degré de confiance en les hommes politiques

Le président de la République, Moncef Marzouki fondateur du Congrès pour la République et qui, il y a un an à peine n’était soutenu que par une poignée de fidèles au sein de son parti, se hisse, pour le quatrième mois consécutif, en tête du podium. En effet, 78% des Tunisiens âgés de 18 ans et plus continuent à lui accorder leur confiance.

Gardant jalousement son score très élevé, Il ne cède au mois d’avril qu’un maigre petit point. Un palier en dessous, les deux autres membres de la coalition tripartite au pouvoir, font exactement le même score l’un que l’autre, aussi incroyable que cela paraisse, trois éditions sur quatre dudit notre baromètre. L’actuel Premier ministre Hamadi Jebali (Ennahda) et le président d’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar (Ettakattol) perdent deux points par rapport au mois de mars et se partagent un taux de 66% d’avis favorables, un score très confortable au demeurant.

Après avoir rattrapé son retard du premier mois, puis l’avoir distancé de 8 points en mars, Ben Jaafar se fait pratiquement rattraper par Béji Caïd Essebsi, Premier ministre sortant qui recueille 65% d’avis favorables, en progression de 5 points par rapport au mois de mars, probablement suite à son retour sur la scène politique , lors du rassemblement du 24 mars 2012 à Monastir.

Sans étiquette politique, BCE est la seule personnalité ne faisant pas partie de la « Troïka », à jouir d’une confiance si élevée de la part des Tunisiens. Il est suivi de près par Rached Gannouchi, le leader du mouvement Ennahdha qui a réussi l’exploit d’être le premier parti arabe islamiste à être populairement élu depuis le Califat, quelque 1400 ans auparavant.

Rached Ghannouchi fait moins bien que BCE et recueille la confiance de 61% des Tunisiens, en progression de 5 points, lui aussi, comme pour garder l’œil sur son rival politique et avec lequel il a affirmé avoir des relations cordiales voire amicales. Autre visage de la troïka, Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitoire et porte-parole du Gouvernement récolte 52% de la confiance des Tunisiens, une confiance constante depuis le mois de mars 2012.

Quant aux membres du parti démocrate progressiste (PDP), un des principaux partis de l’opposition tunisienne, Maya Jribi et Ahmed Najib Chebbi fondateur du parti, ceux-ci ont entamé un redressement pour la première fois, depuis le lancement du baromètre. En effet, partis au mois de janvier 2012, d’une cote de confiance favorable de 40% et de 36%, ils atteignent leur taux le plus bas au mois de mars avec 34% et 32%. En avril, Maya Jribi gagne quatre points et se situe à 38% et Ahmed Najib

Chebbi en gagne deux pour se stabiliser à 34%. Faut-il y voir une reconnaissance d’un pas positif qu’ils viennent enfin d’entreprendre lors au rassemblement de Monastir de l’annonce de la fusion de leur parti et de beaucoup d’autres en une entité plus viable, le parti républicain. Leur succède le très médiatique et non moins charismatique leader du Parti communiste des ouvriers de Tunisie, Hamma Hammami qui a toujours autant de mal à convaincre. En effet, seuls 27% lui accordent leur confiance.

Une cote en hausse depuis janvier 2012 certes, mais il figure surtout en tête des personnalités en qui les Tunisiens n’ont pas du tout confiance, avec un taux de 44%. Enfin, Ahmed Brahim, secrétaire général du Mouvement Ettajdid, parti fondateur de la coalition du Qotb, le Pôle démocratique moderniste, ferme la marche avec un tunisien sur quatre (25%) uniquement déclare lui accorder sa confiance. Une confiance qui oscille entre 22 et 27% depuis janvier 2012 et qui n’arrive point à décoller.

Le degré de satisfaction quant à la prestation du gouvernement et sa façon de diriger le pays

Après 5 mois de prestations du gouvernement provisoire, 55% des Tunisiens affirment en être satisfaits. Bien qu’elle soit encore appréciable, cette confiance est en baisse continue depuis le mois de février 2012 où elle se situait à 66%. Parallèlement, 39% des Tunisiens se déclarent insatisfaits par la prestation du Gouvernement, en février, ils n’étaient que 22% à être dans ce cas.

Concernant la façon de diriger le pays par le Gouvernement, 49% se déclarent satisfaits, 14% très satisfaits et 35% moyennement satisfaits. Ce taux a baissé de 4 points par rapport au mois de mars. D’un autre coté, un nombre important de Tunisiens (45%) déclare son insatisfaction quant à la gestion du pays. En comparaison avec le mois de mars, le degré d’insatisfaction a augmenté de 7%.

Le degré de satisfaction quant à la prestation de l’opposition

La satisfaction des Tunisiens quant à la prestation de l’opposition a connu une augmentation, passant de 25% le mois de février à 29% le mois d’avril après avoir baissé à 22% au mois de mars. En revanche, une majorité de 53% se déclare non satisfaite dont 31% «pas du tout satisfaits». Le degré de satisfaction quant à la prestation de l’opposition est cohérente avec la faible confiance que les Tunisiens témoignent aux principales figures de l’opposition. Est-ce un problème de personnes, de programme ou d’identité, la question vaut d’être posée.

Les médias jouissent de la confiance de 61% des Tunisiens, en progression notable par rapport au mois de mars où ils arrivaient déjà à convaincre 54% d’entre eux. 36% se déclarent toutefois insatisfaits, dont 19% totalement insatisfaits.

Intentions de vote aux élections présidentielles, fin mars 2012

Concernant les intentions de vote, 1 Tunisien sur 3 (34%), ne sait pas pour qui il voterait, un taux pratiquement constant par rapport au mois précédent, mais en forte progression depuis janvier. Moncef Marzouki, l’actuel président de la République, bénéficie de 20 % d’intentions favorables, en baisse constante toutefois par rapport à janvier 2012 où ce taux était de 34%. Il conserve malgré tout une avance très confortable face à son plus proche poursuivant Béji Caïd Essebsi qui a 9,4% d’intentions favorables contre 6,8% en mars. Indétrônable numéro 2, il faut rappeler qu’il était quand même à 18% au mois de janvier.

Mustapha Ben Jaâfar et Hamadi Jebali gardent pratiquement les mêmes intentions de vote qu’ils avaient en mars, soit 6,4% pour le premier et 5% pour le second. Par contre, les intentions de vote pour Rached Ghannouchi ont augmenté de 0,5% par rapport au mois précédent pour atteindre 2,4%. Les poursuivants conservent des intentions de vote pratiquement constantes par rapport au mois de mars. Ahmed Nejib Chabbi avec 2%, Samir Dilou avec 1,9%, Hamma Hammami avec 1,5% et Abdelfatteh Mourou avec 1,3%.

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