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Tunisie, Moncef Marzouki, Ennahdha,

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«Je ne renoncerai pas à ma demande d’assumer la présidence de la République au cours de la prochaine période transitoire », a assuré le président du Congrès Pour la République (CPR), Moncef Marzouki dans une déclaration à l’agence Tap. Il serait, pour cela, même prêt à passer l’éponge sur le double langage d’Ennahdha, son allié et avec qui «il partage les mêmes valeurs ». Marzouki espère certainement, ainsi, pouvoir changer le mandat de la nouvelle transition à 2 ou trois ans, comme il le souhaitait, par les pouvoirs qui seront donnés au nouveau président de la République.

Auparavant, le même «homme à lunettes», déclarait à un journal libanais qu’il ne cèdera jamais le ministère de l’Education à Ennahdha, avant de se démentir lorsque le journal libanais envoie l’enregistrement de ses déclaration à la TV nationale et de s’excuser qu’il ne savait pas ce qu’il disait, faisant de son avocat, prié de démentir, un menteur lui-même. On l’a induit en erreur, comme Ben Ali, pourrions-nous dire !

«Nous sommes le 6ème Califat ! Je reçois des signaux divins», divaguait le candidat Nahdhaoui au poste de chef de gouvernement, dans son dernier meeting à Sousse, sa région natale. Derrière, son «ministre des Affaires étrangères » Samir Dilou, tente de recalibrer le dérapage de son chef, mais ne parviendra qu’à fâcher le troisième larron de ce cirque politique, qu’est Mustapha Ben Jaafar, qui finit par suspendre les négociations pour la constitution du troisième gouvernement de transition.

C’est à tout cela que travaille la nouvelle classe politique issue des dernières élections tunisiennes du 23 octobre 2011, et à rien d’autre de ce qui concerne la vie du Tunisien, qui revoit l’inflation galoper à 3,4 % [dernier chiffre BCT], le déficit courant s’approcher des 6 %, ses réserves en devise fondre à moins de 4 mois d’importation et le chômage arriver à un million. Mais qu’à cela ne tienne.
C’est à cela que s’occupe, depuis le 23 octobre 2011, la Tunisie de ladite «révolution du jasmin ». La fleur, délaissée, pourrit petit à petit et dégage désormais une odeur pestilentielle de complot contre les Tunisiens.

Regardant les autres en chiens de faïence, une partie de cette classe politique se cantonne dans une opposition muette et donc complice, alors que les têtes du triumvirat (Ennahdha, le CPR et Ettakattol) jouent toujours, comme de grands enfants ensorcelés, le pouvoir des fauteuils, aux chaises musicales, à se chamailler insidieusement  sur le partage de l’héritage de Ben Ali en sièges. Un régime, dont les anciens détenteurs tombent un à un sous les coups de bélier de la Commission de la Corruption et d’une justice transitionnelle qui ne sait plus quoi faire pour contenter ceux qui l’accusent, elle-même, de corruption et de concussion et les détourner de la nécessaire opération d’apurement dans les rangs de ceux par qui les clans BAT (Ben Ali & Trabelsi) étaient arrivés à phagocyter l’économie dans les tentacules de leur système d’enrichissement. Un jeu, celui des chaises musicales, auquel chacun du triumvirat est allègrement prêt, au risque d’y laisser quelques un de ses principes, comme Marzouki qui  dit partager les mêmes valeurs qu’Ennahdha et Mustapha Ben Jaafar prêt à oublier les divagations du Calife Jbali qui ne faisait pourtant que confirmer les déclarations antérieures sur une chaîne TV égyptienne, du Cheikh Rached.
Un peu plus loin dans ce paysage politique tunisien gargantuesque et sordide, par la voix d’Abid Briki, le bulldozer de service d’une centrale syndicale mise à nu par la Commission de la corruption, l’UGTT dévoile son vrai visage de Vouivre, oublie les gentillesses de la dernière rencontre Jrad-Jbali et menace de «soutenir tous ceux qui défendront le régime républicain» en brandissant son propre projet de Constitution, faisant presque comprendre qu’il aurait auparavant soutenu un autre projet que celui de la République.

Tout cela, dans le silence complet de tout le monde sur un fait important. Les élections d’octobre 2011 n’étaient pas faites pour déléguer au gagnant le pouvoir de choisir un gouvernement, pour gouverner, mais juste pour élaborer une nouvelle Constitution et préparer les prochaines élections. Allègrement cependant, toute la classe politique tunisienne s’implique dans le nouveau complot Nahdhaoui, celui d’un détournement de l’objet des élections du 23 octobre, de la Constituante à la constitution d’un nouveau gouvernement pour gouverner directement le pays. Un complot qui se fait dans le silence des agneaux de la majorité silencieuse et le silence complice de ceux qui avaient pris part aux élections en espérant eux-mêmes y réussir et certainement faire comme fait actuellement Ennahdha.

Khaled Boumiza

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