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L’institut arabe des Chefs d’entreprises (IACE) a tiré

L’institut arabe des Chefs d’entreprises (IACE) a tiré, mercredi, la sonnette d’alarme quant à la signature de l’accord de statut de partenaire privilégié entre l’UE et la Tunisie. Lors d’une conférence de presse organisée à l’initiative de cet institut, les experts ont exprimé leur méfiance et leur crainte vis-à-vis de cet accord. Ils ont insisté sur la nécessité de définir ensemble les priorités de la Tunisie, mettre en place une feuille de route claire et négocier les grandes lignes de cet accord pour qu’il ne puisse pas être imposé à la Tunisie.

La Tunisie se prépare, en effet, à signer l’accord de statut de partenaire privilégié avec l’Union européenne. Un document technique préparé par l’UE doit être validé par la partie tunisienne pour accéder à ce statut. Aucune négociation ne s’est engagée avec la partie européenne alors que l’accord de principe a été signé, depuis plus qu’un an, précisément, en mars 2012.

Le sujet devient une source d’inquiétude. Les Tunisiens veulent obtenir des réponses plus claires et plus précises sur la question. Où vont les choses avec cet accord ? Que veut la Tunisie à travers cet accord ? Quel intérêt pour la Tunisie ? Quelle valeur ajoutée pour l’économie tunisienne ? Bien des choses à dire et à discuter. Walid Bel Hadj Amor, membre du comité de l’IACE, a indiqué que la déclaration d’accession au statut de partenaire privilégié de l’Union européenne suscite plusieurs craintes dues principalement à un déficit de communication sur le sujet. Dans une déclaration à Africanmanager, il a précisé, également, que le sujet n’est pas sur la table et n’a pas fait l’objet de discussion entre les parties concernées, ce qui suscite bien des craintes, expliquant que nombreux sont ceux qui pensent qu’il y avait un accord de partenariat et de libre échange qui a été signé, or ce n’est pas les cas : « Il ya une déclaration d’intention, mais tout reste à faire. On doit entrer dans une phase de négociation du contenu de cet accord », a-t-il dit.

Walid Bel Hadj Amor a affirmé, en outre, que plusieurs parties concernées ont des choses à dire sur le sujet et doivent être informées et sensibilisées aux différents aspects de l’accord et trouver le moyen d’exprimer leur point de vue et participer d’une manière directe ou indirecte à ces négociations.

Il a appelé aussi la partie tunisienne et l’ensemble des acteurs de l’échiquier politique et économique et social à prendre part à ces négociations, faire entendre leur voix et transmettre des demandes à l’Union européenne pour que cet accord ne soit pas imposé à la Tunisie comme plusieurs l’ont interprété.

Pour le secteur privé, Walid Bel Hadj Amor a précisé qu’il ya plusieurs exigences de la part de l’Union européenne sur les entreprises tunisiennes notamment en ce qui concerne la mobilité professionnelle. « Aujourd’hui, les entreprises tunisiennes qui veulent partir pour l’Europe se trouvent face à plusieurs difficultés pour cause de problèmes de mobilité, de visa ou encore d’accès aux marchés »,a-t-il indiqué en soulignant que la Tunisie est exclue, également, des marchés financés par l’Union européenne sur d’autres régions comme la région subsaharienne. « Nous entendons dire à l’Union européenne que, dans le cadre d’un accord de partenariat privilégié, il faut que l’Union européenne abatte certains bannières réglementaires et certaines d’éligibilité pour permettre aux entreprises tunisiennes d’avoir un réel accès au marché. Si nous voulons que cet accord soit équilibré, il faut que nous puissions exprimer notre point de vue et que ce point de vue soit entendu », a-t-il affirmé.

De son côté, Mejdi Hassen, conseiller exécutif de l’IACE, a précisé, dans une déclaration à Africanmanager, que cet accord met en danger deux secteurs dont principalement ceux des services et de l’Agriculture. Il a affirmé, cependant, que ceci va dépendre de la négociation avec la partie européenne. « Il faut poser le problème, bien négocier et discuter les détails », a-t-il dit.

Il ya lieu de rappeler, dans ce cadre, que l’Algérie a arrêté net, depuis peu, le processus de cette convention avec l’UE après avoir bien étudié les grandes lignes de cet accord. Elle s’est retrouvée perdante de 1, 7 milliards de dinars par an. C’est la raison pour laquelle l’Algérie a décidé de ne plus entrer dans ce genre de partenariat d’ici 2020 et s’est engagée à renégocier les conditions de telles conventions.

Khadija Taboubi

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