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Tunisie, politique

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La situation demeure très tendue

La situation demeure très tendue, depuis l’assassinat de Chokri Belaid, malgré les efforts déployés par les uns et les autres . Une vérité qui inquiète politiciens, économistes et l’ensemble des citoyens.

C’est dans ce cadre que l’association Action Développement solidaire (ADS) a organisé une rencontre dans le but d’évaluer le climat actuel qui prévaut dans le pays.

D’après une étude, menée par le cabinet d’Audit et de Conseil d’Entreprises (Ernst and young), pendant le 4ème trimestre de 2012, auprès de 100 entreprises, deux tiers des entreprises tunisiennes ont exprimé leur pessimisme à l’égard de la détérioration de la conjoncture actuelle en Tunisie sur le court terme.

Le manque de visibilité pour l’agenda politique et la détérioration de l’image de la Tunisie auprès de ces partenaires, sont parmi les raisons principales de ce pessimisme.

Malgré ce sentiment d’inquiétude, les chefs d’entreprises tunisiens restent confiants sur le moyen et le long terme.

Les participants à cette rencontre, qui ont souligné que cette inquiétude qui prévaut est partagée par l’ensemble des Tunisiens, se sont déclarés préoccupés par la conjoncture actuelle surtout avec le montée de l’islamisme. D’après eux, Ennahdha, le parti au pouvoir n’est pas en train de jouer un rôle positif dans le processus de transition. Au contraire, ce parti a aggravé la crise.

Aussi, les participants se sont-ils penchés sur le rôle qu’ils ont qualifié de naïf, de l’intervention étrangère, celle de Qatar, des Etats Unis et de l’Arabie Saoudite.

La bipolarisation de la vie politique, facteur d’instabilité

Zied Krichen s’est ,de son coté, attardé sur la bipolarisation marquée de la politique en Tunisie qui est désormais une réalité qui oppose deux projets de société clairement différents, l’un islamiste et l’autre démocrate et laïc . Ce nouveau paysage est source de soucis et fait réagir une partie de la société depuis l’assassinat de l’opposant Chokri Belaid. D’après lui, ce crime odieux a accentué pour ne pas dire consommé la rupture entre les deux pôles.

Un avis partagé par Hassen Zargouni, directeur de Sigma Conseil, qui a affirmé que la bipolarisation de la politique en Tunisie devient de plus en plus remarquable. Les récents sondages effectués le confirment et dévoilent cette réalité nouvelle en Tunisie .

La concurrence est devenue de plus en plus rude entre les deux pôles politiques. Hassen Zargouni a constaté aussi que l’extrême-gauche continue de gagner en popularité, depuis l’assassinat de Chokri Belaid.

Pour lui, le vote en faveur d’Ennahdha porte sur des valeurs qui ont trait à la spiritualité et à la morale , et non plus pour des raisons rationnelles qui ont trait au registre politique .

La génération de Ben Ali voterait plus pour Ennahdha que pour Nida Tounes. Au niveau des régions, le Sahel, le Cap bon et le Grand Tunis sont plus favorables à Nidaa Tounes, selon Zargouni.

Au niveau des sexes, il a noté que le premier parti pour les femmes est Nidaa Tounes alors qu’Ennahdha est un parti des hommes.

L’intégration des nahdhaouis dans la vie politique est une obligation pour sortir de la crise

D’après Zied Krichen, la fin de l’actuelle tourmente dépend de la contribution de toutes les parties politiques. En effet, l’exclusion d’un quelconque mouvement ne pourrait qu’aggraver la situation. Selon Krichen, toute volonté d’exclure d’Ennahdha, parti au pouvoir ou le mouvement islamiste dans son ensemble , précipitera le pays dans une guerre civile « dangereuse».

Tout en relevant qu’Ennahdha s’apparente à un mouvement fasciste, Zied Krichen n’a pas manqué de signaler que le Conseil de la Choura est plus démocrate que le bureau exécutif de Nidaa Tounes .

Comme solution, il a exigé l’intégration d’un certain membre d’Ennahdha pour pouvoir sortir le pays de sa crise actuelle et instaurer la démocratie. « Cela est réalisable à condition qu’un équilibre s’installe entre les différents partis politiques » a-t-il dit.

Wiem Thebti

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La situation demeure très tendue

La situation demeure très tendue, depuis l’assassinat de Chokri Belaid, malgré les efforts déployés par les uns et les autres . Une vérité qui inquiète politiciens, économistes et l’ensemble des citoyens.

C’est dans ce cadre que l’association Action Développement solidaire (ADS) a organisé une rencontre dans le but d’évaluer le climat actuel qui prévaut dans le pays.

D’après une étude, menée par le cabinet d’Audit et de Conseil d’Entreprises (Ernst and young), pendant le 4ème trimestre de 2012, auprès de 100 entreprises, deux tiers des entreprises tunisiennes ont exprimé leur pessimisme à l’égard de la détérioration de la conjoncture actuelle en Tunisie sur le court terme.

Le manque de visibilité pour l’agenda politique et la détérioration de l’image de la Tunisie auprès de ces partenaires, sont parmi les raisons principales de ce pessimisme.

Malgré ce sentiment d’inquiétude, les chefs d’entreprises tunisiens restent confiants sur le moyen et le long terme.

Les participants à cette rencontre, qui ont souligné que cette inquiétude qui prévaut est partagée par l’ensemble des Tunisiens, se sont déclarés préoccupés par la conjoncture actuelle surtout avec le montée de l’islamisme. D’après eux, Ennahdha, le parti au pouvoir n’est pas en train de jouer un rôle positif dans le processus de transition. Au contraire, ce parti a aggravé la crise.

Aussi, les participants se sont-ils penchés sur le rôle qu’ils ont qualifié de naïf, de l’intervention étrangère, celle de Qatar, des Etats Unis et de l’Arabie Saoudite.

La bipolarisation de la vie politique, facteur d’instabilité

Zied Krichen s’est ,de son coté, attardé sur la bipolarisation marquée de la politique en Tunisie qui est désormais une réalité qui oppose deux projets de société clairement différents, l’un islamiste et l’autre démocrate et laïc . Ce nouveau paysage est source de soucis et fait réagir une partie de la société depuis l’assassinat de l’opposant Chokri Belaid. D’après lui, ce crime odieux a accentué pour ne pas dire consommé la rupture entre les deux pôles.

Un avis partagé par Hassen Zargouni, directeur de Sigma Conseil, qui a affirmé que la bipolarisation de la politique en Tunisie devient de plus en plus remarquable. Les récents sondages effectués le confirment et dévoilent cette réalité nouvelle en Tunisie .

La concurrence est devenue de plus en plus rude entre les deux pôles politiques. Hassen Zargouni a constaté aussi que l’extrême-gauche continue de gagner en popularité, depuis l’assassinat de Chokri Belaid.

Pour lui, le vote en faveur d’Ennahdha porte sur des valeurs qui ont trait à la spiritualité et à la morale , et non plus pour des raisons rationnelles qui ont trait au registre politique .

La génération de Ben Ali voterait plus pour Ennahdha que pour Nida Tounes. Au niveau des régions, le Sahel, le Cap bon et le Grand Tunis sont plus favorables à Nidaa Tounes, selon Zargouni.

Au niveau des sexes, il a noté que le premier parti pour les femmes est Nidaa Tounes alors qu’Ennahdha est un parti des hommes.

L’intégration des nahdhaouis dans la vie politique est une obligation pour sortir de la crise

D’après Zied Krichen, la fin de l’actuelle tourmente dépend de la contribution de toutes les parties politiques. En effet, l’exclusion d’un quelconque mouvement ne pourrait qu’aggraver la situation. Selon Krichen, toute volonté d’exclure d’Ennahdha, parti au pouvoir ou le mouvement islamiste dans son ensemble , précipitera le pays dans une guerre civile « dangereuse».

Tout en relevant qu’Ennahdha s’apparente à un mouvement fasciste, Zied Krichen n’a pas manqué de signaler que le Conseil de la Choura est plus démocrate que le bureau exécutif de Nidaa Tounes .

Comme solution, il a exigé l’intégration d’un certain membre d’Ennahdha pour pouvoir sortir le pays de sa crise actuelle et instaurer la démocratie. « Cela est réalisable à condition qu’un équilibre s’installe entre les différents partis politiques » a-t-il dit.

Wiem Thebti

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Dans un sondage d’opinion

Dans un sondage d’opinion, fait par la société «Emrhod Consulting» qui l’a réalisé pour le compte du journal La Presse et dont Emrhord nous a envoyé copie, il apparait clairement que les Tunisiens sont de plus en plus politiquement indécis. Questionnés sur leurs intentions de vote si les élections présidentielles avaient lieu demain, 46,5 % des 900 personnes sondées, ont répondu qu’ils n’en savaient rien ou qu’ils ne voteraient pas. Hammadi Jbali ne remporterait que 6,2 %, Mustapha Ben Jaafar 3,8 % et Ahmed Néjib Chebbi 2,5 %. A remarquer que dans la rubrique «autres» possibles élus, on retrouve des personnalités comme Samir Dilou, Ahmed Ibrahim, Maya Jribi, Kamel Morgane, Mohamed Abbou, Yassine Ibrahim ou Emna Mnif.

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