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Mauvaise nouvelle : les hôtels endettés seraient cédés à une société à capitaux étrangers

Mauvaise nouvelle : les hôtels endettés seraient cédés à une société à capitaux étrangers, affirme é Ridha Taktak, propriétaire d’un hotel à Mahdia, lors d’un déjeuner-débat, organisé, ce jeudi 13 septembre, à Tunis et auquel ont pris part des représentants de la Ftav, de la FTH ainsi qu’un certain nombre de représentants de la presse. Il s’agit plutôt d’un fonds d’investissement visant le renflouement les banques ayant des difficultés financières. Selon l’intervenant, cette nouvelle société a été lancée suite à rencontre tenue récemment à Mahdia en présence du ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh, des représentants de l’office du tourisme ainsi que de certains cadres régionaux et des professionnels de l’hôtellerie de cette région.

Ce projet qui est en phase d’étude par la Banque mondiale intervient suite aux recommandations de cette banque ainsi que de la banque centrale afin de gérer les unités hôtelières fortement endettées.

La création de cette société de gestion d’actifs ou société de recouvrement a, en effet, fait l’effet d’une bombe parmi les professionnels du secteur touristique tunisien. « Nous étions surpris lorsque le ministre a déclaré qu’ils ont trouvé une solution pour le problème de l’endettement du secteur touristique par la création d’une nouvelle société d’investissement », a dit Taktak

Selon lui, ce fonds d’investissement a pour vocation essentielle le rachat des dettes du secteur hôtelier auprès des banques tunisiennes à un prix déjà négocié qui ne dépassera pas le quart du montant de dette. Ce fonds agira en société de gestion d’actifs. Il peut ainsi devenir propriétaire des hôtels en termes de gestion, de vente ou de fermeture. Ce projet, d’après les experts de la banque mondiale et le ministre du Tourisme, à été déjà entériné lors d’un conseil interministériel et il sera bientôt soumis à l’ANC. L’objectif est de trouver une solution aux banques qui passent par des difficultés financières énormes.

Toutefois, ce projet n’a pas reçu les faveurs des professionnels du secteur. « Nous ignorons l’origine de ce fonds qui pourrait s’approprier de la moitié de notre parc national hôtelier », a indiqué Taktak qui a expliqué par conséquent que le secteur touristique n’est pas du tout endetté et qu’il passe plutôt par des difficultés exogènes qui n’ont aucun rapport avec les compétences directes de l’hôtellerie mais plutôt qui ont un lien direct avec la Révolution, les événements de la Ghriba, ou encore le couvre-feu. « Tous ces facteurs font que l’activité touristique baisse, d’autant plus que les banques n’ont jamais respecté la réglementation bancaire », a-t-il noté.

De son côté, Néjiba Chouk, expert consultant financier de la FTH, a fait savoir que l’endettement du secteur a été estimé à environ 3411 MD en 2010, soit 7,9% de l’endettement de l’économie nationale. Le secteur représente 15% du total des exportations et 42% des exportations des services du pays.

Pour sa part, Afif Kchouk, promoteur hôtelier, s’est interrogé sur le propriétaire de cette société qui aura, selon lui, plusieurs prérogatives. « Qui est derrière ce fonds ? Qui va le financer ? », s’est-il exclamé.

Mohamed Ali Toumi, président de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV) a fait savoir qu’il existe une crise de confiance entre les acteurs du secteur. Sur sa relation avec le ministre du Tourisme, Mohamed Ali Toumi a indiqué qu’il a des réserves sur la politique menée par Fakhfakh. « On n’a pas de problèmes avec le ministre en tant que personne mais plutôt avec ses priorités », a-t-il précisé en ajoutant : « Je n’aime pas la politique, mais je déteste le harcèlement. On veut un ministre qui aide le secteur du tourisme à avancer ».

Evoquant la situation du secteur en 2012, Mohamed Ali Toumi, a indiqué qu’il est vrai que les chiffres de l’année 2012 sont meilleurs que ceux de l’année 2011, mais il faut aller plus loin. « Les touristes ne viennent pas par nos beaux yeux, c’est plutôt pour des raisons de proximité, de climat et de prix bas appliqués par nos hôtels », a expliqué le président de la Ftav en affirmant que l’analyse du secteur doit être de plus en plus profonde.

Khadija.T

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Mauvaise nouvelle : les hôtels endettés seraient cédés à une société à capitaux étrangers

Mauvaise nouvelle : les hôtels endettés seraient cédés à une société à capitaux étrangers, affirme é Ridha Taktak, propriétaire d’un hotel à Mahdia, lors d’un déjeuner-débat, organisé, ce jeudi 13 septembre, à Tunis et auquel ont pris part des représentants de la Ftav, de la FTH ainsi qu’un certain nombre de représentants de la presse. Il s’agit plutôt d’un fonds d’investissement visant le renflouement les banques ayant des difficultés financières. Selon l’intervenant, cette nouvelle société a été lancée suite à rencontre tenue récemment à Mahdia en présence du ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh, des représentants de l’office du tourisme ainsi que de certains cadres régionaux et des professionnels de l’hôtellerie de cette région.

Ce projet qui est en phase d’étude par la Banque mondiale intervient suite aux recommandations de cette banque ainsi que de la banque centrale afin de gérer les unités hôtelières fortement endettées.

La création de cette société de gestion d’actifs ou société de recouvrement a, en effet, fait l’effet d’une bombe parmi les professionnels du secteur touristique tunisien. « Nous étions surpris lorsque le ministre a déclaré qu’ils ont trouvé une solution pour le problème de l’endettement du secteur touristique par la création d’une nouvelle société d’investissement », a dit Taktak

Selon lui, ce fonds d’investissement a pour vocation essentielle le rachat des dettes du secteur hôtelier auprès des banques tunisiennes à un prix déjà négocié qui ne dépassera pas le quart du montant de dette. Ce fonds agira en société de gestion d’actifs. Il peut ainsi devenir propriétaire des hôtels en termes de gestion, de vente ou de fermeture. Ce projet, d’après les experts de la banque mondiale et le ministre du Tourisme, à été déjà entériné lors d’un conseil interministériel et il sera bientôt soumis à l’ANC. L’objectif est de trouver une solution aux banques qui passent par des difficultés financières énormes.

Toutefois, ce projet n’a pas reçu les faveurs des professionnels du secteur. « Nous ignorons l’origine de ce fonds qui pourrait s’approprier de la moitié de notre parc national hôtelier », a indiqué Taktak qui a expliqué par conséquent que le secteur touristique n’est pas du tout endetté et qu’il passe plutôt par des difficultés exogènes qui n’ont aucun rapport avec les compétences directes de l’hôtellerie mais plutôt qui ont un lien direct avec la Révolution, les événements de la Ghriba, ou encore le couvre-feu. « Tous ces facteurs font que l’activité touristique baisse, d’autant plus que les banques n’ont jamais respecté la réglementation bancaire », a-t-il noté.

De son côté, Néjiba Chouk, expert consultant financier de la FTH, a fait savoir que l’endettement du secteur a été estimé à environ 3411 MD en 2010, soit 7,9% de l’endettement de l’économie nationale. Le secteur représente 15% du total des exportations et 42% des exportations des services du pays.

Pour sa part, Afif Kchouk, promoteur hôtelier, s’est interrogé sur le propriétaire de cette société qui aura, selon lui, plusieurs prérogatives. « Qui est derrière ce fonds ? Qui va le financer ? », s’est-il exclamé.

Mohamed Ali Toumi, président de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV) a fait savoir qu’il existe une crise de confiance entre les acteurs du secteur. Sur sa relation avec le ministre du Tourisme, Mohamed Ali Toumi a indiqué qu’il a des réserves sur la politique menée par Fakhfakh. « On n’a pas de problèmes avec le ministre en tant que personne mais plutôt avec ses priorités », a-t-il précisé en ajoutant : « Je n’aime pas la politique, mais je déteste le harcèlement. On veut un ministre qui aide le secteur du tourisme à avancer ».

Evoquant la situation du secteur en 2012, Mohamed Ali Toumi, a indiqué qu’il est vrai que les chiffres de l’année 2012 sont meilleurs que ceux de l’année 2011, mais il faut aller plus loin. « Les touristes ne viennent pas par nos beaux yeux, c’est plutôt pour des raisons de proximité, de climat et de prix bas appliqués par nos hôtels », a expliqué le président de la Ftav en affirmant que l’analyse du secteur doit être de plus en plus profonde.

Khadija.T

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