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Dans son nouveau rapport intitulé « politiques pour une croissance équitable et équilibré »

Dans son nouveau rapport intitulé « politiques pour une croissance équitable et équilibré », présenté à Tunis, la conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) constate que l’économie mondiale ralentit de plus en plus, notamment sous l’effet de fortes menaces de récession.

Le rapport note aussi que la croissance dans les pays développés demeure en phase de stagnation. Le taux de croissance dans les pays développés ne dépassera les 1% en 2012, selon le rapport, tandis que la croissance dans les pays de l’Union européenne reculera de 0,5% et celui du Japon de 2%. Selon Mahmoud khafif, économiste auprès de la Cnuced, la plupart de ces pays ont suivi une politique d’austérité qui génère une pression sur les salaires comme solution pour maîtriser l’économie. Les chiffres mentionnés dans le rapport soulignent, en effet, que la croissance mondiale a reculé de 4,1%, en 2010, et à 2,7%, en 2011. Une baisse de moins de 2,5% est prévue pour l’année en cours.

En ce qui concerne les économies en développement, le rapport révèle que ces pays sont en phase de reprise. La contribution de ces pays dans l’économie mondiale est non négligeable, souligne-t-il.

Le rapport sur le commerce et le développement 2012 a noté, en outre, que pendant des années, la politique budgétaire était principalement conçue de façon à réduire au minimum l’intervention de l’Etat et à éliminer les distorsions de nature à réduire une fiscalité progressive. Sur le marché du travail, les politiques ont été réorientées en faveur d’une plus grande souplesse en matière de détermination des rémunérations et d’une moindre protection des travailleurs qui décourageaient l’embauche.

Selon le rapport, ces réformes structurelles ont contribué à creuser les inégalités de revenus sans pour autant déboucher sur une amélioration des services sociaux, un accroissement de l’investissement, une plus forte création d’emplois ou une croissance plus soutenue.

Le rapport a indiqué aussi qu’une fiscalité progressive et un accroissement des dépenses publiques, y compris des transferts sociaux et de la mise à disposition de biens et services essentiels aux groupes à faible revenu, peuvent fortement contribuer à créer une croissance équitable.

Le rapport ajoute qu’une telle approche se traduirait par une réduction des inégalités tout en offrant les perspectives de développement de la demande nécessaire pour que les entreprises investissent davantage. Toutefois, il est possible, selon le rapport, d’améliorer le recouvrement de l’impôt et de le rendre plus progressif sans pour autant provoquer une réduction des incitations économiques. Dans le cas des pays riches en ressources naturelles, le rapport recommande de réserver une juste part de la rente provenant de l’exploitation des matières premières au bénéfice de l’ensemble de la population et pas seulement à celui de quelques acteurs nationaux et étrangers.

Le même rapport a indiqué que le modèle qui repose sur la flexibilité du marché du travail non seulement n’a pas permis de réduire le chômage mais aussi a contribué à l’exacerber. En s’appuyant sur une réduction des salaires comme principal outil de création d’emplois, les réformes mises en œuvre ignorent la contribution importante de la distribution du revenu à la croissance de la demande et à la création d’emplois. D’après le rapport, si la productivité générale augmente sans s’accompagner d’une augmentation des salaires, la demande serait inférieure au potentiel de production, qui se traduira par une réduction de l’utilisation des capacités de production, des bénéfices et des investissements.

En effet, les salaires pourraient alors augmenter parallèlement à la croissance de la productivité et en fonction des objectifs fixés en matière d’inflation. D’après le rapport, une telle approche empêcherait, en outre, l’apparition de fortes différences de rémunération pour un même emploi.

Selon le rapport, d’autres instruments comme la fixation d’un salaire minimum légal, le développement de l’emploi public, peuvent être utilisés pour corriger les effets du marché en faveur de ceux qui sont exclus du secteur formel.

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Dans son nouveau rapport intitulé « politiques pour une croissance équitable et équilibré »

Dans son nouveau rapport intitulé « politiques pour une croissance équitable et équilibré », présenté à Tunis, la conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) constate que l’économie mondiale ralentit de plus en plus, notamment sous l’effet de fortes menaces de récession.

Le rapport note aussi que la croissance dans les pays développés demeure en phase de stagnation. Le taux de croissance dans les pays développés ne dépassera les 1% en 2012, selon le rapport, tandis que la croissance dans les pays de l’Union européenne reculera de 0,5% et celui du Japon de 2%. Selon Mahmoud khafif, économiste auprès de la Cnuced, la plupart de ces pays ont suivi une politique d’austérité qui génère une pression sur les salaires comme solution pour maîtriser l’économie. Les chiffres mentionnés dans le rapport soulignent, en effet, que la croissance mondiale a reculé de 4,1%, en 2010, et à 2,7%, en 2011. Une baisse de moins de 2,5% est prévue pour l’année en cours.

En ce qui concerne les économies en développement, le rapport révèle que ces pays sont en phase de reprise. La contribution de ces pays dans l’économie mondiale est non négligeable, souligne-t-il.

Le rapport sur le commerce et le développement 2012 a noté, en outre, que pendant des années, la politique budgétaire était principalement conçue de façon à réduire au minimum l’intervention de l’Etat et à éliminer les distorsions de nature à réduire une fiscalité progressive. Sur le marché du travail, les politiques ont été réorientées en faveur d’une plus grande souplesse en matière de détermination des rémunérations et d’une moindre protection des travailleurs qui décourageaient l’embauche.

Selon le rapport, ces réformes structurelles ont contribué à creuser les inégalités de revenus sans pour autant déboucher sur une amélioration des services sociaux, un accroissement de l’investissement, une plus forte création d’emplois ou une croissance plus soutenue.

Le rapport a indiqué aussi qu’une fiscalité progressive et un accroissement des dépenses publiques, y compris des transferts sociaux et de la mise à disposition de biens et services essentiels aux groupes à faible revenu, peuvent fortement contribuer à créer une croissance équitable.

Le rapport ajoute qu’une telle approche se traduirait par une réduction des inégalités tout en offrant les perspectives de développement de la demande nécessaire pour que les entreprises investissent davantage. Toutefois, il est possible, selon le rapport, d’améliorer le recouvrement de l’impôt et de le rendre plus progressif sans pour autant provoquer une réduction des incitations économiques. Dans le cas des pays riches en ressources naturelles, le rapport recommande de réserver une juste part de la rente provenant de l’exploitation des matières premières au bénéfice de l’ensemble de la population et pas seulement à celui de quelques acteurs nationaux et étrangers.

Le même rapport a indiqué que le modèle qui repose sur la flexibilité du marché du travail non seulement n’a pas permis de réduire le chômage mais aussi a contribué à l’exacerber. En s’appuyant sur une réduction des salaires comme principal outil de création d’emplois, les réformes mises en œuvre ignorent la contribution importante de la distribution du revenu à la croissance de la demande et à la création d’emplois. D’après le rapport, si la productivité générale augmente sans s’accompagner d’une augmentation des salaires, la demande serait inférieure au potentiel de production, qui se traduira par une réduction de l’utilisation des capacités de production, des bénéfices et des investissements.

En effet, les salaires pourraient alors augmenter parallèlement à la croissance de la productivité et en fonction des objectifs fixés en matière d’inflation. D’après le rapport, une telle approche empêcherait, en outre, l’apparition de fortes différences de rémunération pour un même emploi.

Selon le rapport, d’autres instruments comme la fixation d’un salaire minimum légal, le développement de l’emploi public, peuvent être utilisés pour corriger les effets du marché en faveur de ceux qui sont exclus du secteur formel.

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