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Dès que la nouvelle compagnie aérienne

Dès que la nouvelle compagnie aérienne, Syphax Airlines a annoncé son intention d’exploiter la ligne Tunis/Paris à partir de l’aéroport international de Tunis Carthage, une polémique  a éclaté entre son propriétaire Mohamed Frikha et Tunisair, au motif que Syphax ne peut bénéficier de l’assistance aéroportuaire de Tunisair Handling qu’à l’aéroport de Sfax-Thyna. Une déclaration qui a alimenté une vive polémique sur les réseaux sociaux où Tunisair est accusée de régionalisme. Soucieux d’apporter d’éclaircissements sur le sujet, Africanmanager a contacté Rabah Jerad, PDG de Tunisair qui a réaffirmé son engagement à ne pas s’exprimer sur le sujet. Interview :

Tunisair est actuellement l’objet d’une campagne féroce sur les réseaux sociaux ; quelle est votre réaction ?

On ne peut pas parler de la réaction de notre compagnie aérienne. Tunisair est un opérateur et Syphax aussi. Et c’est au ministère du Transport de trouver les solutions pour ce problème d’ouverture de marché.

Comment expliquez-vous la réaction de Tunisair à l’égard de Syphax ?

Nous travaillons sur un secteur bien déterminé et on ne peut pas encourager une concurrence déloyale notamment sur le même marché. On peut être complémentaire mais on ne peut pas être concurrent sur un marché qui est déjà perdant pour nous.

Syphax est une société qui n’a pas encore démarré ses activités et qui a déposé son dossier auprès du ministère du Transport qui se chargera de lui accorder les autorisations en fonction de ce qu’elle a déposé.

Comment se présente la situation à Tunisair aujourd’hui ?

Tunisair, qui opère dans un environnement concurrentiel, passe, au niveau international, par plusieurs difficultés dues à plusieurs facteurs. Le carburant qui a été de 90 dollars le baril en 2011, atteint 125 dollars le baril actuellement. On a dépensé environ 30% de nos charges pour maîtriser l’impact du prix du combustible sur les charges de Tunisair. A cela s’ajoute la crise économique qui a frappé plusieurs pays et qui a une grande influence sur la diminution du nombre de voyageurs. Au niveau du transport aérien mondial, la marge sera de l’ordre de 0,5% en 2012. Tunisair n’échappe pas à ce contexte-là, également aggravé par la situation interne du pays et qui a été à l’origine de la perte d’un nombre très important de touristes et voyageurs.

Peut-on dire que la situation de Tunisair s’est améliorée par rapport à 2011 ?

Par rapport à 2011, du point de vue passagers, nous avons une amélioration très sensible et on a même dépassé, pour le premier trimestre 2012, le nombre de passagers du premier trimestre de l’année 2010. Mais le problème qui persiste encore est que les charges augmentent plus que les recettes, ce faisant, la situation économique de la compagnie ne s’est améliorée pas. A signaler aussi que tous les accords sociaux qui ont été conclus après la révolution ont une répercussion négative sur la masse salariale. Ajoutons à cela les autres charges qui augmentent sans cesse, et qui dépassent même les recettes en dépit des efforts colossaux entrepris par Tunisair. Durant le premier trimestre de l’année 2012, l’augmentation au niveau du nombre de passagers par rapport à 2011 a dépassé les 50%..

Y-a-t-il une stratégie engagée par Tunisair pour réduire ses pertes?

Puisque nous travaillons dans un environnement très concurrentiel, on s’est trouvé obligé de revoir nos prix et nos tarifs à la baisse afin d’avoir notre part de marché, faire travailler nos personnels et nos avions et réduire par conséquent nos pertes.

On a annoncé des tarifs préférentiels pour les travailleurs à l’étranger. Nous avons établi pour 2012 tout un régime de tarifs préférentiels par rapport à 2011 pour inciter les travailleurs tunisiens à rentrer en Tunisie en leur accordant des facilités pour qu’ils puissent voyager en famille. Pour les autres marchés, un tarif préférentiel est accordé selon les spécificités.

Vous venez de signer une convention avec Thomas Cook, quel est l’apport de cette convention ?

C’est une convention sans obligation de résultat qui donne la priorité à la Tunisie d’être consultée par les différents tours opérateurs belges tout en leur offrant des prix intéressants en utilisant Tunisair pour les vols charter.

Comme nous avons signé avec la FTAV et l’ONTT, on a signé avec Thomas Cook pour encourager les touristes à venir en Tunisie. Peut-être qu’on signera demain avec d’autres opérateurs à chaque fois qu’on trouve un accord avec des relations privilégiées pour Tunisair. Des négociations sont déjà en cours entre Tunisair et Thomas Cook Allemagne.

Khadija Taboubi

Reseaux Sociaux

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