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Tunisie, Rached Ghannouchi, Ennahdha,

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 Dans  sa comédie « Le Glorieux »

Dans sa comédie « Le Glorieux », Philippe Néricault, de son nom de scène Destouches, s’est fendu, en 1732, d’un apophtegme qui est passé à la postérité comme l’un des plus repris et celui qui exprime le plus fidèlement la nature humaine, et pour le cas qui nous occupe, celle du politique. C’est « chasser le naturel, il revient au galop ». Peut-on ne pas avoir à l’esprit cette maxime en voyant défiler sous nos yeux cette vidéo du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, où il pensait haranguer « off the record » un groupe de salafistes, qu’il caressait dans le sens du poil, pour vouer aux gémonies leur courant , dès lors qu’il réalisait qu’il représente un danger pour son mouvement , voire pour son propre statut, en l’occurrence , à la suite des funestes événements de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis.

Pour les nombreux Tunisiens qui ont regardé cette vidéo, le double langage de l’homme ne souffre aucune ambigüité. Ce qu’il y a dit trahit ostensiblement son fonds de commerce dont il a toujours fait étalage lors de ses apparitions publiques, en s’affichant comme le leader modéré qui veut donner de l’islam l’image la plus soft et la plus rassurante qui soit et qui prêche une parole à laquelle on ne trouverait rien à redire ou si peu.

En affirmant que « l’armée et la police ne sont pas sûres et les RCDistes sont de retour », et en demandant à ses interlocuteurs salafistes de ronger leur frein, de « ne pas se précipiter, de prendre leur temps pour capitaliser les acquis » et en leur conseillant de créer des télévisions, des radios, des écoles, des universités …, Rached Ghannouchi fait manifestement œuvre de division , montant les uns contre les autres et prend le contrepied de toutes les professions de foi dont il ponctuait ses discours et prêches adressés au commun des Tunisiens et plus encore à ses interlocuteurs étrangers.

Il tombe sous le sens que cette vidéo aura des effets dévastateurs sur la suite des événements, particulièrement sur le « crédit » du mouvement Ennahdha et sa perception par l’opinion publique, alors que les échéances politiques se font plus pressantes et que même ses alliés au gouvernement se dessillent pour saisir le fin fond de la pensée nahdhaouie, particulièrement le parti Attakatol, dont le porte-parole a avoué que «ces déclarations de Ghannouchi, qui nous inquiètent et nous troublent, sont dangereuses et en contradiction avec le style démocratique et avec les valeurs de tolérance de la religion musulmane».

Que resterait-il alors à Ennahdha dont les caciques ont vite fait, à défaut de contester l’authenticité de la vidéo, de parler de « montage » dont les auteurs « une partie inconnue » ont, d’après un communiqué du parti islamiste « superposé des paroles et des phrases du président de Rached Ghannouchi et les ont détachées de leur contexte, ce qui les a dénaturées. »

Au demeurant, le mouvement a dénoncé « ce comportement de retour aux procédés visant à ternir et à déformer la réalité », rappelant, au passage que « l’enregistrement de la vidéo remonte au mois de février 2012, lors d’un débat avec des salafistes pour leur expliquer la situation pendant la rédaction du préambule de la constitution », et réaffirmant la confiance totale que le mouvement témoigne aux institutions étatiques sécuritaires et militaires.

Sauf à s’échiner à arrondir les angles, les porte-voix de Rached Ghannouchi sont ostensiblement au pied du mur, et il leur sera rigoureusement difficile d’accréditer l’idée que telle n’est pas la pensée que leur chef voulait véhiculer, sans omettre d’évoquer une machination , argumentaire qui a bien du mal à convaincre.

Le fait est que cette vidéo a fait l’effet d’une bombe dont les effets marqueront, selon les observateurs, pour longtemps l’échiquier politique en Tunisie et pourront même compromettre les chances du mouvement Ennahdha, de remporter les prochaines élections, comme le suggèrent tous les sondages d’opinion effectués jusqu’ici.

Il reste que plusieurs versions sont en train de circuler pour situer l’origine de cette « fuite » fatale. D’aucuns parlent d’une « personne obscure » qui serait, selon certaines sources, un militaire qui a mis en ligne la vidéo sur Youtube , depuis le 7 octobre courant, attirant l’attention des Tunisiens sur « la gravité des plans échafaudés par Rached Ghannouchi ». Le militaire en question, qui répondrait au nom de Kaddour Ayari serait connu pour ses positions positives à l’égard de l’armée, notamment après la Révolution du 14 janvier et son soutien à l’état-major de l’armée et à Rachid Ammar dont il saluait la « solidarité totale avec le peuple tunisien révolté ».

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Le président du Mouvement Ennahdha

Le président du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a affirmé ce mercredi 6 juin dans Studio Shems qu’il ne se présentera pas sa candidature à la présidence du parti lors du prochain congrès, qui aura lieu du 12 au 15 juillet 2012.

Rached Ghannouchi a rappelé que cette décision a été prise depuis 2005, et qu’il «n’a plus envie» d’être à la tête du Mouvement Ennahdha. Il a en outre écarté l’éventualité d’une scission entre deux courants au sein du parti à l’issue de son départ. Il n’a pas clairement répondu, dans cette interview, s’il changera d’avis en cas de «Mounachada» de la part de ses partisans qui le prieraient ainsi de rester. «De toutes les façons [ndlr : Il n’a pas dit non], c’est le congrès qui tranchera»

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Plusieurs dossiers brûlants ont été au centre de la conférence de presse tenue

Plusieurs dossiers brûlants ont été au centre de la conférence de presse tenue, jeudi, par le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi

Devant un parterre des journalistes, cheikh Ghannouchi a, d’abord, traité de la situation politique dans le pays avant d’annoncer l’élargissement du bureau exécutif du mouvement. Signalons à ce propos que Ghannouchi conserve, pour l’instant, son poste à la tête du mouvement. Abdelhamid Jelassi est vice-président alors que Hamadi Jebali rempile comme secrétaire général du parti islamiste. Sur un autre, le président du mouvement a annoncé que le premier congrès postrévolutionnaire aura lieu en juillet prochain. Par ailleurs, le leader de mouvement reste, en attendant, le chef spirituel et ne se représentera pour la présidence d’Ennahdha, lors des prochaines assises du parti.

Evoquant les dernières agressions et les violations perpétrées contre des sièges de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Rached Ghannouchi, a tenu à rejeter les accusations lancées contre son mouvement, qui relèvent , selon lui, de la pure calomnie. Dans le même temps, Rached Ghannouchi a mis l’accent sur le rôle stratégique de cette organisation et sa contribution à la lutte de libération. « Notre relation avec l’UGTT en tant que composante de la société civile est bien évidement une relation de coopération.

Par ailleurs, il a appelé à une concertation de toutes les parties intervenantes afin d’aider le pays à surmonter la conjoncture actuelle assez fragile. Et à cet égard, il a préconisé la solidarité et le dialogue pour trouver des solutions pérennes à différentes problématiques par lesquelles passe la Tunisie. « Nous sommes attachés aux valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme », a t-il souligné ajoutant que son parti refuse d’entrer dans « des batailles  » et allait « défendre les droits des ouvriers « .

Pour l’affaire d’Ettounissia et l’incarcération de Nasreddine Ben Saïda, le président d’Ennahdha, a déclaré que le mouvement condamne les peines privatives de liberté contre les journalistes alors que les juges sont libres de leur décision. Dans ce cadre, il a insisté sur l’indépendance de la justice, qui devrait être garantie. « Je vous affirme que le gouvernement n’a pas l’intention d’exercer une quelconque mainmise sur le pouvoir judiciaire ».

Concernant l’élaboration de la constitution et son lien avec la chariaa, Rached Ghannouchi a signalé que son mouvement n’a pas encore tranché sur ce dossier et les négociations sont en cours. Reste à signaler que la priorité, selon lui, demeure la préservation du consensus réalisé au sein de la troïka.

Au sujet du « Congrès des amis de la Syrie » que la Tunisie abrite, ce vendredi le 24 février, avec la participation des Etats membres de la Ligue arabe et de l’Union européenne, Rached Gannouchi a affirmé qu’il s’agit d’une décision nationale souveraine qui n’obéit à aucune consigne étrangère. « C’est le devoir de ce pays, berceau de la Révolution de soutenir le peuple syrien dans sa lutte pour la liberté mais aussi pour ôter toute légitimité au pouvoir syrien actuel ». Et d’ajouter : « le mouvement et le gouvernement tunisien refusent toute intervention étrangère en Syrie ».

En ce qui concerne la relation de la Tunisie avec l’Etat de Qatar, Ghannouchi a déclaré que ce dernier reste un partenaire stratégique de la Tunisie. Il a saisi cette occasion pour remercier ce pays surtout la chaîne Al Jazeera qui a appuyé fortement le soulèvement populaire qu’a vécu la Tunisie.

Il ya lieu de noter que la conférence de presse a été transmise en direct et en exclusivité sur la chaîne satellitaire qatarie d’Al Jazeera.

Wiem Thebti

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