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Tunisie, Rached Ghannouchi, salafistes

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Le chef du mouvement  Ennahda

Le chef du mouvement  Ennahda, Rached Ghannouchi, a engagé un « dialogue » avec les salafistes qu’il invite à agir « dans un cadre légal », et justifie l’exclusion d’une référence à la charia dans la future constitution au nom du « consensus » national.

Dans un entretien au journal Le Figaro à paraître mardi, Rached Ghannouchi affirme, selon l’AFP,  que son mouvement a « engagé des discussions » avec les salafistes.

« Moi-même j’ai parlé avec plusieurs de leurs cheikhs. Je les ai encouragés à travailler dans un cadre légal, soit au sein d’associations soit au sein de partis politiques. Même s’ils nous concurrencent et récupèrent une partie de notre base électorale, ce n’est pas un problème! L’essentiel est d’éviter un affrontement », affirme le leader islamiste, qui se réclame d’un islam modéré.

« Nous prononcer en faveur de la charia aurait légitimé et renforcé les salafistes (…) Tant pis s’ils sont mécontents. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’intérêt de la Tunisie », affirme-t-il.

Après des semaines de discussions tendues, son mouvement a renoncé fin mars à l’inscription de la charia dans la future Constitution, une position saluée par les responsables politiques issus du camp « moderniste ».

« Si nous avions dû organiser un référendum, nous aurions pu obtenir plus de 51 % des voix en faveur de la charia, mais cela aurait divisé la société. Les salafistes le savent, mais ne comprennent pas qu’une Constitution est le fruit d’un consensus », a expliqué  Ghannouchi.

« Je ne crois pas vraiment à une menace terroriste. Il y a bien sûr des têtes brûlées, mais le terrorisme serait une voie suicidaire. Il faut savoir aussi que le mouvement salafiste n’est pas un bloc homogène. Une majorité d’entre eux pense de manière rigoriste, mais rejette la violence et n’accuse pas Ennahda d’apostasie. Avec eux, le dialogue est possible », a-t-il insisté.

« Quant à ceux qui préconisent la violence pour imposer leurs idées, la société tunisienne, qui a fait le choix d’un islam modéré, s’y opposera et les marginalisera. Un peu comme cela s’est passé dans les années 1970 en Europe avec les groupes extrémistes », a-t-il encore ajouté.

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