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Tunisie, Rached Ghannouchi

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Le chef du mouvement Ennahdha

Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, se trouve actuellement à Doha, capitale de l’émirat de Qatar, pour faire la promotion de son dernier livre : La démocratie et les droits de l’homme en islam.

Dans une interview à la chaîne Aljazeera, il a déclaré, en réponse à une question sur Sakhr Materi, qui ‘il ignore où ce dernier se trouve, ajoutant que les autorités tunisiennes continueront de le traquer partout où il se trouverait pour récupérer les biens spoliés. « Sakhr El-Materi, un jeune homme âgé de moins de 30 ans, était devenu l’homme le plus riche de Tunisie. L’origine de sa richesse est mystérieuse. Ben Ali n’était pas un homme riche, ce qui signifie que c’est là l’argent du peuple tunisien qui doit être récupéré par ceux qui ont beaucoup souffert du pillage perpétré par la famille Ben Ali, dont Sakhr El-Materi, malheureusement », a dit Rached Ghannouchi.

Interrogé, d’autre part, sur le procès qu’il a intenté au quotidien britannique « The Independent » et au journaliste Robert Fisk, le dirigeant islamiste a indiqué que « The Independent » est un journal respectable et Robert Fisk un grand journaliste. Mais en outrepassant les limites du raisonnable, et en publiant de fausses nouvelles, ils doivent en répondre, a-t-il affirmé ajoutant qu’il a chargé Peter Carter Rudd à Londres, un cabinet spécialisé en la matière, d’intenter un procès contre le journal et le journaliste, ou du moins de demander des excuses, a-t-il précisé.

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Le chef du mouvement Ennahdha

Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a affirmé que le danger de l’anarchie guette la Tunisie, pointant du doigt  les « suppôts du régime déchu  et certains ratés » et leurs déclarations accusant le gouvernement d’avoir échoué sans proposer  d’alternative.

L’action syndicale doit encourager l’emploi et non le chômage, a-t-il encore dit , lors d’une réunion organisé par Ennahdha à Bizerte où il a indiqué que le statut de la femme est protégé et que ce que disent les politiques ne doit pas susciter la peur de la femme vis-à-vis de l’islam et des islamistes. 

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La page facebook du chef du mouvement Ennahdha

La page facebook du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi  a été piratée, dimanche 29 juillet, par d’ex-membres du RCD dissous, selon Al Fajr News  qui précise que les « hackers » ont insulté Rached Ghannouchi  le traitant de « voleur, voleur, voleur ».

Al Fajr News a expliqué cette attaque par la montée de la popularité du mouvement Ennahdha auprès des Tunisiens, comme en témoignent les résultats d’un sondage d’opinion menée par une « partie indépendante » en Tunisie.

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Le leader du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi  a indiqué

Le leader du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi  a indiqué, à Mosaïque fm  qu’il n’a pas  présenté  sa candidature pour la présidence du  mouvement mais  qu’il  il a été sollicité pour briguer un nouveau mandat.
Par ailleurs, Rached Ghannouchi estime qu’Abdelfattah Mourou  mérite d’être le président   du conseil consultatif (choura).
Quelque 1100 congressistes doivent, lundi soir,  le nouveau président du parti parmi 12 candidats. Rached Ghannouchi, grand favori du scrutin, succédera très probablement à lui-même.

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Rached Ghannouchi

Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, a indiqué, vendredi, à l’AFP que son mouvement, réuni en congrès, pourrait se prononcer pour un remaniement du gouvernement et un élargissement de la coalition au pouvoir.

Nous procédons à l’évaluation de la prestation du gouvernement en place depuis six mois pour en tirer les enseignements qui pourraient induire un changement de ministres ou de portefeuilles, voire l’élargissement de la coalition à d’autres partis, a déclaré Rached Ghannouchi au deuxième jour du congrès qui s’achèvera dimanche.

Ce futur possible remaniement servirait à donner plus d’efficacité à l’action du gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, en fonction depuis janvier 2011, a-t-il dit.

L’opposition parlementaire appelle à un gouvernement de salut national, alors que l’actuel cabinet est composé pour moitié environ de membres d’Ennahda.

Des personnalités indépendantes, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki et Ettakatol, deux partis du centre-gauche, se partageant le reste des portefeuilles.

Récemment, le ministre de la Fonction publique Mohamed Abbou, secrétaire général du CPR, a claqué la porte dénonçant des blocages dans l’exercice de ses fonctions, notamment en matière de lutte contre la corruption.

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Réagissant à une information rapportée par le journal algérien « Achourouk » selon laquelle Rached Ghannouchi recevait des fonds du colonel Kadhafi que lui transmettait son ex-premier ministre Al Baghdadi Mahmoudi

Réagissant à une information rapportée par le journal algérien « Achourouk » selon laquelle Rached Ghannouchi recevait des fonds du colonel Kadhafi que lui transmettait son ex-premier ministre Al Baghdadi Mahmoudi, le directeur du bureau du chef d’Ennahdha, Zoubeir Chehoudi,  a affirmé à Assabah News, que cette information est dénuée de tout fondement.
Il a ajouté que les militants du mouvement en exil vivaient grâce aux allocations pour exilés politiques que leur accordaient les organisations internationales et  aux aides de quelques pays d’accueil.
Interrogé, d’autre part,  si Rached Ghannouchi a rencontré Kamel Ltaief, lors de la réception organisée , mardi, par l’ambassade des Etats-Unis, à l’occasion de la fête nationale américaine, Zoubeir Chehoudi a indiqué que le chef d’Ennahdha s’y est rendu en réponse à une invitation officielle qui lui a été adressée et qu’il n’a jamais rencontré Kamel Ltaief , ni lors de la réception, ni à une autre occasion, et  qu’il n’entretient aucune relation avec ce dernier.

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Le directeur du bureau du chef du mouvement Ennahdha

Le directeur du bureau du chef du mouvement Ennahdha, Zoubeir Chehoudi, a démenti, à Assabah News, l’information rapportée par les médias et circulant sur les réseaux sociaux selon laquelle Rached Ghannouchi est détenteur d’un passeport diplomatique, à l’instar des autres chefs de partis politiques, des membres du gouvernement et de membres de l’assemblée constituante.
Cette information est dénuée de tout fondement, a-t-il affirmé.
D’autre part, deux chefs de partis politiques, Maya Jribi et Hamma Hammami, ont démenti, qu’ils bénéficient de ce privilège.
 

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Le chef du mouvement Ennahdha

Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, n’a pas nié être détenteur  d’un passeport diplomatique, affirmant que ce document de voyage lui a été délivré comme c’est le cas pour les chefs des partis politiques et leurs représentants à l’assemblée nationale constituante, rapporte le site Arabesque.
Le leader islamiste n’a pas nié non plus avoir été salué, à son départ de l’aéroport du Caire, par le fils du nouveau président d’Egypte, Mohamed Morsi, qui lui a remis un cadeau dont il a refusé de dévoiler la nature, mais dont le site d’Ennahdha a dit qu’il s’agit d’un collier.
Cependant, le fils du nouveau président égyptien, l’avocat Oussama Mohamed Morsi, a démenti avoir salué  ou accueilli Rached Ghannouchi, pas plus qu’il  lui a remis le cadeau mentionné par le site d’Ennahdha.
Il s’élevait ainsi contre ce qu’avait rapporté la presse égyptienne la sommant de fournir la preuve, par exemple, une photo illustrant la cérémonie de départ, de l’aéroport du Caire. 

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Lors d’une conférence de presse tenue

Lors d’une conférence de presse tenue, ce mercredi matin,  au bureau du mouvement Ennahdha à la cité Ettadhamen, le leader  du mouvement Rached Ghannouchi a appelé à une manifestation  vendredi 15 Juin 2012 et cela afin de défendre « le sacré » et les objectifs de la révolution.

Cité par Radio Mosaïque, il  a, par ailleurs, qualifié de « non musulmans » les personnes impliquées dans les derniers événements, à savoir dans  les actes de vandalisme et d’incendie et qui visaient les biens publics.

Lors de la  même conférence de presse, le mouvement a , en outre rendu public un communiqué de solidarité avec l’armée nationale qui est la cible d’une campagne de dénigrement sur le réseau social Facebook.

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Intervenant mercredi sur Shems FM

Intervenant mercredi sur Shems FM, Rached Ghannouchi a confirme, ce qu’a rapporté le quotidien tunisien de langue arabe Al Maghrib. Ce denier évoquait des rencontres, aux premières lueurs du jour, entre le chef du Gouvernement Hammadi Jbali et le président du parti au pouvoir Rached Ghannouchi. Ce dernier a, bien sûr, nié toute interférence entre l’action gouvernementale et le parti. C’est sûr, on va le croire !

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Invité vendredi soir par Hannibal TV

Invité vendredi soir par Hannibal TV, le chef d’Ennahdha Rached Ghannouchi a encore attaqué le secteur de l’information et des médias, en affirmant que le peuple ne connait toujours pas les réalisations du Gouvernement Jbali, en matière de lutte contre la corruption et d’IDE, et que «la faute en revient aux politiciens et aux médias ».
Rached Ghannouchi a aussi pris parti pour les déclarations du Constitutionnaliste Kais Sayed, qui prônait la réconciliation juridique avec les hommes d’affaires. «Nous devons aller de l’avant dans le processus de la réconciliation, pour pouvoir dépasser la conjoncture économique difficile que traverse le pays», a-t-il dit, prenant le contrepied de toute la mouvance née du dernier communiqué du président de la Commission de la Confiscation.

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La Tunisie de l’après Ben Ali

La Tunisie de l’après Ben Ali, celui dont tout le monde diabolisait le culte de la personnalité, aura finalement connu plus que cela. En effet, après le baisemain de Moncef Marzouki qui s’y était pris deux fois sans essayer de retirer sa main, voici Rached Ghannouchi qui se fait comparer à un compagnon du Prophète Mohamed, sans qu’il n’élève  la voix pour rectifier celui qui l’a ainsi appelé.

Inaugurant la reprise des activités éducatives à la prestigieuse mosquée Zitouna après plus de soixante ans, l’Imam de la mosquée Zitouna, Houcine al-Abidi a fait l’éloge de R. Ghannouchi en prononçant la formule « Radia Allahou Anhou » (Dieu est satisfait de lui), une expression réservée aux seuls compagnons de Mahomet.

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S’exprimant lors d’un débat organisé par la fondation américaine pour la paix

S’exprimant lors d’un débat organisé par la fondation américaine pour la paix, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a affirmé que la monogamie est le principe retenu en islam, mais que la polygamie est autorisée dès lors qu’il s’agit de résoudre des problèmes sociaux qui se posent notamment en temps de guerre. Le problème en Tunisie, a-t-il ajouté, réside dans le fait que les jeunes tournent le dos au mariage à cause du chômage, et non  dans  la polygamie. « Il faut donner du travail aux jeunes pour qu’ils puissent se marier », a-t-il préconisé.
D’autre part, il a affirmé que  le mouvement Ennahdha reconnaît le code du statut personnel  et tous les acquis de la femme tunisienne, comme il ne s’oppose pas au principe de la parité.

 

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Le chef du mouvement ''Ennahda'' figure sur la liste 2012 des cent personnalités les plus influentes publiée par l’hebdomadaire américain Time.

Le chef du mouvement  »Ennahda » figure sur la liste 2012 des cent personnalités les plus influentes publiée par l’hebdomadaire américain Time.

 Il y côtoie des politiciens, hommes d’affaire, artistes. 54 de ces personnalités ne sont pas américaines.

 Chez les politiques notamment figurent le président colombien Juan Manuel Santos, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le Premier ministre italien Mario Monti, la chancelière allemande Angela Merkel, le président américain Barack Obama, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton ou le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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Le quotidien Assarih rapporte ce jour que le président d’Ennahdha

Le quotidien Assarih rapporte ce jour, que le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, rencontrera en début de semaine prochaine les hommes d’affaire interdits de voyage (ils sont 460 au moins !). Le quotidien précise que c’est l’association «Annama », traduisez croissance, qui est l’organisatrice de la rencontre. De notre côté et à la lumières des positions officielles de plus en plus intransigeantes quand à la réconciliation nationale, on se demande si c’est juste pour essayer de récupérer ce qui peut l’être de ces hommes d’affaires fragilisés ou pour leur offrir la solution que leur refuse, le SG d’Ennahdha et le CPR notamment.

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« Le gouvernement va continuer son travail et personne ne peut le  déloger

« Le gouvernement va continuer son travail et personne ne peut le déloger, sauf les urnes », c’est ce qu’a affirmé Rached Ghannouchi, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 10 avril 2012, à Tunis. L’objectif de cette rencontre est de faire la lumière sur les événements qui ont entaché la manifestation organisée, le 9 avril dernier, et les agressions dont ont été victimes nombre de manifestants. D’après lui, les manifestations anarchiques ne pourraient déloger, pour une raison ou autre, le gouvernement. Au contraire, ceci peut que retarder son travail. Le gouvernement ce n’est pas Ennahdha, nous ne formons qu’une partie du pouvoir », a-t-il expliqué.

Selon lui, la liberté et la loi sont indissociables. La Tunisie n’est pas menacée par la dictature. Ce régime a disparu et à jamais. « Cependant, le pays peut être menacé par les manifestations anarchiques », a-t-il affirmé. C’est pourquoi la Tunisie est appelée à multiplier les efforts pour fonder une société démocratique et pluraliste qui croit à la liberté de presse et de l’expression et instaure les valeurs fondatrices de l’indépendance de la magistrature. Il a lancé un appel à « consentir davantage d’efforts pour permettre à l’Assemblée constituante d’achever ses travaux dans les meilleurs délais », a précisé Ghannouchi. La date des prochaines élections a été fixée pour le mois de mars de l’année 2013. Selon lui, la Révolution française a pris 100 ans pour que le pays se remette à pied. Mais pour la Tunisie, cela ne doit pas prendre beaucoup du temps. « Il existe plusieurs exemples de démocraties et je ne crois pas que la Tunisie soit un cas particulier », a-t-il déclaré.

Concernant les agressions commises, le 9 avril dernier, contre des manifestants venus célébrer la journée des martyrs, Rached Ghannouchi a indiqué que les manifestants n’ont pas respecté les nouvelles réglementations mises en place et qui interdisent les manifestations à l’avenue de Habib Bourguiba. Une décision qui a été prise, selon lui, suite aux événements violents survenus , lors du rassemblement du 20 mars dernier, devant le théâtre municipal de Tunis, à l’avenue Habib Bourguiba et où des Salafistes et islamistes ont agressé des artistes et hommes de théâtre.

C’est dans ce cadre que le mouvement Ennahdha a condamné l’utilisation de la violence physique et verbale qui a accompagné la manifestation, qu’elle ait commise par la police ou par les manifestants, appelant à l’ouverture d’une ouvrir une enquête sur ce qui s’est passé au cours de cette journée-là, afin d’apporter des éclaircissements à l’opinion publique. L’opération d’investir l’avenue Habib Bourguiba, selon lui, n’est qu’une tentative destinée à perturber les travaux de l’ANC qui est en phase de préparer son programme et tenir ses engagements envers le peuple. En effet, la concurrence politique peut se décliner dans une bataille idéologique étroite pouvant nuire au processus de la transition démocratique.

Concernant la présence parmi les manifestants de groupes civils infiltrés, Rached Ghannouchi a indiqué que le mouvement Ennahdha n’a aucun lien avec ces éléments.

En ce qui concerne l’avenir du pays, le leader d’Ennahdha a indiqué un début de reprise a été remarqué. , « La vision est devenue de plus en plus claire », a-t-il indiqué. L’économie tunisienne commence à enregistrer des chiffres prometteurs. Selon lui, durant les trois premiers mois de l’année en cours, les recettes touristiques ont enregistré une hausse de 50%, les investissements ont progressé de 33% et des exportations d’environ 13%.

Khadija Taboubi

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A la surprise de plus d’un journaliste

A la surprise de plus d’un journaliste, le parti au pouvoir en Tunisie, le Mouvement Ennahdha, lançait, jeudi dernier, une invitation aux patrons de presse pour une «Moussamara» ou causerie de l’après-midi. Manifestement las d’attaquer frontalement la presse tunisienne, Ennahdha cherchait à changer son fusil d’épaule. Elle n’annonçait visiblement pas une trêve, mais cherchait à comprendre le pourquoi de ce qu’elle croit être une inimitié secrète vis-à-vis d’elle.

Dans un décor, non communicatif, du maître devant ses disciples et dans une attitude oratoire qui rappelle les prédicateurs d’El Azhar, Rached Ghannouchi présidait la Moussamara sous l’œil de ses gardes du corps, à l’intérieur comme à l’extérieur de la salle d’un hôtel «Kacher » de la banlieue nord de Tunis. L’homme avait toujours le regard torve, au mieux suspicieux à l’égard d’un monde, celui de la presse, qu’il ne porte visiblement pas dans son cœur, même lorsqu’il essaie parfois de détendre l’atmosphère par des blagues et des sourires.

Les médias, comme une chatte sur un toit brûlant.

L’atmosphère, à l’intérieur de la salle était tendue. On ouvre le bal, en rappelant au «Cheikh », comme l’ont appelé certains des journalistes présents, des attaques toujours répétées sous le couvert diplomatique de critiques et jamais arrêtées, du parti Ennahdha et de ses ministres contre les médias tunisiens. De l’accusation de «non nationaliste », au discours de Samir Dilou à Bizerte sur les dentistes, en passant par les sobriquets de «information de la honte» et le «takfir» ou excommunion, tout y passe sans que Ghannouchi ne dise réponse qui compte, sauf que « la généralisation est une erreur » et que «nous sommes dans une période transitoire et nous n’avons pas d’expérience ».

Les directeurs de journaux défendent âprement leur métier et interpellent Ghannouchi sur le fait qu’Ennahdha n’a pas su tranquilliser les médias et fait plutôt montre d’une volonté hégémonique, sur la Tunisie qui souffre toujours après la Révolution de l’hégémonie d’un seul parti et sur les erreurs de la non séparation entre parti et Etat. Ils disent aussi au président d’Ennahdha la peur des Tunisiens et des médias concernant l’absence d’un programme clair du gouvernement et la menace que fait peser sur les plumes tunisiennes le refus d’Ennahdha de mettre en œuvre les textes juridiques concernant la presse en Tunisie. Ils lui disent aussi la nécessité, et pour le parti qu’est Ennahdha et pour son président, de se détacher du gouvernement et lui rappellent la menace salafiste et l’absence de position claire d’Ennahdha à l’égard de ce danger.

Signes de cette tension, Hachemi Troudi, qui se fait taxer de bout en blanc de représenter un journal contre Ennahdha par Rached Ghannouchi, même si ce dernier le dit avec le sourire. Mais aussi, l’exclusion de la chaîne TV Nessma de cette réunion. Questionné sur l’absence préméditée de Nessma à une réunion, supposée être de réconciliation avec les médias tunisiens, le chargé de communication d’Ennahdha nous dit avec le sourire que «la nature de notre dispute avec Nessma est plus grande».

Venu, dit Rached Ghannouchi, pour écouter le monde de la presse, le parti Ennahdha n’a manifestement pas réussi à dépasser ses peurs de ce qu’il considérait manifestement toujours, même après la réunion, comme un ennemi. Au bout de deux heures d’un dialogue de sourds, sur la question des médias, on se rendait compte que la «Moussamara», n’a pas dépassé la tentative de flirt avortée, comme pourrait en témoigner les appels du pied, répétés et toujours avec le sourire, à certains journalistes de rejoindre les rangs d’Ennahdha.

La fixation du Cheikh sur le journal TV de 20 heures.

Comme à chaque fois qu’on lui parle d’information et de médias et qu’on lui demande ses griefs contre la presse publique tunisienne, Rached Ghannouchi nous sort l’histoire du journal de 20 heures de la Watanya 1 et comment il n’avait pas donné la priorité à l’annonce de la composition du premier gouvernement ou encore comment il se permet de décaler tette ou telle information, relative à Hamadi Jbali, dans l’ordre des priorités du toujours le JT de 20 heures. Le leader d’Ennahdha a, très visiblement, une réelle fixation sur le journal télévisé (JT) de la Watanya1 qu’il veut investir. A la Moussamara de ce jeudi, il n’a pas pu déroger à la règle.

Pour lui, par ailleurs, tout est clair dans les positions d’Ennahdha, et ce sont les médias qui chahutent ces positions. Les directeurs de journaux auront beau lui rappeler que ce sont les ministres d’Ennahdha et de la troïka, ainsi que les membres Nahdhaouis de la Constituante qui le font avec leurs gaffes médiatiques, leurs déclarations et déclarations contraires, rien n’y fera. On aura beau lui rappeler, comme nous l’avions fait, qu’Ennahdha est loin de représenter tout le peuple de Tunisie avec ses seuls 1,5 millions de voix, que le droit à la différence est aussi un droit à la presse, et qu’un bon journaliste ne parle pas que du train qui arrive à l’heure, mais aussi et surtout de celui qui arrive en retard, rien n’y fera non plus.

Rached Ghannouchi a écouté les médias pendant deux heures. On ne sait pas ce qu’il en retenu. Chez les directeurs de journaux, l’impression était claire qu’il n’était pas là pour comprendre, assimiler, tirer les leçons et changer d’attitude.

Brièvement pour terminer et pour qu’il n’y ait pas malentendu, Œdipe dans la mythologie grecque est un roi qui tue son père et épouse sa femme. Tout aussi brièvement, Œdipe dans le réel politique tunisien, pourrait être le nouveau pouvoir, concrétisé ici par Rached Ghannouchi, qui élimine Ben Ali et voudrait prendre sa place dans les médias en épousant l’information.

Khaled Boumiza.

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«La Chariâ est une notion qui reste floue pour l’opinion publique. Il n’y a pas un consensus national sur cette question. Certains ont peur de son application alors que d’autres

«La Chariâ est une notion qui reste floue pour l’opinion publique. Il n’y a pas un consensus national sur cette question. Certains ont peur de son application alors que d’autres, sont prêts à mourir. Un éventuel suffrage sur ce sujet peut diviser la société et mettrait une partie du peuple en position de rejet de la Chariâ, ce qui est très grave. Nous ne voulons pas introduire la Chariâ dans la Constitution en tant que source unique de législation». Le Cheikh Rached Ghannouchi, guide spirituel et président du parti au pouvoir a parlé. Passons donc à autre chose.

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Le quotidien Achourouk rapporte le contenu d’une interview accordée par Rached Ghannouchi à une TV de Dubaï. Tirant sur tout ce qui bouge

Le quotidien Achourouk rapporte le contenu d’une interview accordée par Rached Ghannouchi à une TV de Dubaï. Tirant sur tout ce qui bouge, Rached Ghannouchi  s’était  emportée, au cours de cette interview, contre les journalistes qui avaient réalisé les reportages pour cette TV, les accusant d’impartialité et de non professionnalisme.

Le président d’Ennahdha a ensuite expliqué, à sa manière et d’une autre manière la Chariâ, dans une tentative d’atténuer les peurs actuelles de l’institution de la Chariâ comme source principale de toutes les lois en Tunisie et de détourner l’attention sur cette question. «La source des lois en Tunisie, c’est  l’assemblée constituante, c’est-à-dire le peuple puisqu’il a élu cette assemblée ». Et d’ajouter dans cette explication alambiquée que «si nous disons que la Chariâ sera la source des lois, elle n’est pas représentée par une personne, une église ou une assemblée de savants, mais plutôt la Chariâ comme la comprend le peuple ». Traduisons donc. Le peuple a élu la Constituante. Cette dernière le représente et fera donc les lois. C’est donc elle qui devra comprendre la Chariâ qui fera les lois. Dans cette Constituante, Ennahdha est majoritaire. Elle fera donc ce qu’elle voudra de la Chariâ que voudra le peuple qui est représenté par la Constituante qu’elle contrôle elle-même !

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