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Les agitations sociopolitiques en Tunisie pourraient compromettre l’économie du pays. La tension gronde de plus en plus au sein de la société contre le gouvernement et la situation ne cesse ...

Les agitations sociopolitiques en Tunisie pourraient compromettre l’économie du pays. La tension gronde de plus en plus au sein de la société contre le gouvernement et la situation ne cesse de s’aggraver chaque jour un peu plus. Cependant, les différentes parties n’arrivent toujours pas à trouver un terrain d’entente entre les sensibilités politiques et les composantes de la société civile autour de la nature et des mécanismes de la phase de transition.

Népotisme, tortures, érosion du pouvoir d’achat, inflation galopante… que des revendications sociales, alors que la troïka au pouvoir a échoué à tenir ses promesses envers sa population. Le gouvernement, en majorité, nahdhaoui avait annoncé un taux de croissance de 4,6% pour le premier trimestre et 2,1% pour le deuxième trimestre, mais sans création d’emploi ou développement. En effet, les taux annoncés ne créeraient que 75 mille postes d’emplois, soit quasiment rien pour un pays qui compte actuellement plus de 800 milles chômeurs.

Vague de contestation sans précédent

Le pays est soumis à nouveau à des très fortes turbulences. Les citoyens réclament leur droit à une vie digne et au travail. Mais voilà, l’impatience monte. Outre Sidi Bouzid, Gabès a été secoué dernièrement par une importante vague de protestations suite aux résultats du concours de recrutement du Groupe Chimique tunisien (GCT). A Gafsa, plus précisément à Oum El Kachab, des jeunes chômeurs observant depuis trois semaines une grève de faim, ont procédé au blocage de la piste réservée au passage des camions transportant le phosphate.

Si la troïka au pouvoir a enregistré pour la première fois une grève générale des journalistes, l’assassinat du coordinateur régional du mouvement Nidaa Tounes pourrait mettre le feu aux poudres dans le pays. L’assassinat de Lotfi Naguedh, lors des affrontements qui ont eu à Tataouine, a envenimé la situation et a alimenté encore plus la colère populaire. Ce qui illustre les difficultés du pouvoir notamment du parti Ennahdha, qui se trouve aujourd’hui coincé dans une position critique à la fois politique et sociale.

En effet, la poursuite de l’enveniment de la situation freinerait sans doute la relance estimée de l’activité économique. Pis encore, elle entraverait toute initiative mise en place pour relever les objectifs fixés en matière d’emploi et développement régional.

Force est de constater qu’il est impensable voire impossible d’apporter dans cette conjoncture délicate des solutions miracles qui seraient de nature à satisfaire les demandes du peuple.

Il est temps d’édifier une nouvelle culture de dialogue

Pour que la Tunisie retrouve sa stabilité et renoue avec le chemin de l’investissement et de la croissance, il faudrait édifier une nouvelle culture de dialogue en tenant compte l’intérêt du pays afin de garantir à tous les Tunisiens, la sécurité recherchée. Il faudrait également baliser le paysage politique en fixant des dates précises d’élections et de parachèvement de la rédaction de la constitution. Ceci demeure un préalable indispensable pour rétablir la confiance des milieux d’affaires, mais surtout la communauté internationale qui reste inquiète quant à la situation politique qui prévaut notre pays.

Autres propositions ?

Aussi, le gouvernement est appelé aussi à inventer un modèle économique qui intègre à la fois le secteur public et le secteur privé, considéré comme principal source de création de richesses et d’emplois. Un autre modèle économique exige l’émergence d’un secteur privé fort et compétitif. C’est pourquoi le gouvernement au pouvoir doit identifier les facteurs qui entravent l’investissement local en mettant en place les réformes nécessaires dans plusieurs domaines comme l’énergie, les télécommunications etc.

Wiem Thebti

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Les agitations sociopolitiques en Tunisie pourraient compromettre l’économie du pays. La tension gronde de plus en plus au sein de la société contre le gouvernement et la situation ne cesse ...

Les agitations sociopolitiques en Tunisie pourraient compromettre l’économie du pays. La tension gronde de plus en plus au sein de la société contre le gouvernement et la situation ne cesse de s’aggraver chaque jour un peu plus. Cependant, les différentes parties n’arrivent toujours pas à trouver un terrain d’entente entre les sensibilités politiques et les composantes de la société civile autour de la nature et des mécanismes de la phase de transition.

Népotisme, tortures, érosion du pouvoir d’achat, inflation galopante… que des revendications sociales, alors que la troïka au pouvoir a échoué à tenir ses promesses envers sa population. Le gouvernement, en majorité, nahdhaoui avait annoncé un taux de croissance de 4,6% pour le premier trimestre et 2,1% pour le deuxième trimestre, mais sans création d’emploi ou développement. En effet, les taux annoncés ne créeraient que 75 mille postes d’emplois, soit quasiment rien pour un pays qui compte actuellement plus de 800 milles chômeurs.

Vague de contestation sans précédent

Le pays est soumis à nouveau à des très fortes turbulences. Les citoyens réclament leur droit à une vie digne et au travail. Mais voilà, l’impatience monte. Outre Sidi Bouzid, Gabès a été secoué dernièrement par une importante vague de protestations suite aux résultats du concours de recrutement du Groupe Chimique tunisien (GCT). A Gafsa, plus précisément à Oum El Kachab, des jeunes chômeurs observant depuis trois semaines une grève de faim, ont procédé au blocage de la piste réservée au passage des camions transportant le phosphate.

Si la troïka au pouvoir a enregistré pour la première fois une grève générale des journalistes, l’assassinat du coordinateur régional du mouvement Nidaa Tounes pourrait mettre le feu aux poudres dans le pays. L’assassinat de Lotfi Naguedh, lors des affrontements qui ont eu à Tataouine, a envenimé la situation et a alimenté encore plus la colère populaire. Ce qui illustre les difficultés du pouvoir notamment du parti Ennahdha, qui se trouve aujourd’hui coincé dans une position critique à la fois politique et sociale.

En effet, la poursuite de l’enveniment de la situation freinerait sans doute la relance estimée de l’activité économique. Pis encore, elle entraverait toute initiative mise en place pour relever les objectifs fixés en matière d’emploi et développement régional.

Force est de constater qu’il est impensable voire impossible d’apporter dans cette conjoncture délicate des solutions miracles qui seraient de nature à satisfaire les demandes du peuple.

Il est temps d’édifier une nouvelle culture de dialogue

Pour que la Tunisie retrouve sa stabilité et renoue avec le chemin de l’investissement et de la croissance, il faudrait édifier une nouvelle culture de dialogue en tenant compte l’intérêt du pays afin de garantir à tous les Tunisiens, la sécurité recherchée. Il faudrait également baliser le paysage politique en fixant des dates précises d’élections et de parachèvement de la rédaction de la constitution. Ceci demeure un préalable indispensable pour rétablir la confiance des milieux d’affaires, mais surtout la communauté internationale qui reste inquiète quant à la situation politique qui prévaut notre pays.

Autres propositions ?

Aussi, le gouvernement est appelé aussi à inventer un modèle économique qui intègre à la fois le secteur public et le secteur privé, considéré comme principal source de création de richesses et d’emplois. Un autre modèle économique exige l’émergence d’un secteur privé fort et compétitif. C’est pourquoi le gouvernement au pouvoir doit identifier les facteurs qui entravent l’investissement local en mettant en place les réformes nécessaires dans plusieurs domaines comme l’énergie, les télécommunications etc.

Wiem Thebti

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