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Des écarts significatifs  entachent les réalisations des quatre premiers mois de 2013

Des écarts significatifs entachent les réalisations des quatre premiers mois de 2013, comparées à celles de la même période de l’année précédente et aux prévisions de l’année, ce qui dicte des réajustements et autres mesures de redressement et de relance, constate Fayçal Derbel, membre du comité directeur de l’IACE.

Il y voit ainsi que dans la dégradation de certains indicateurs, tels que le taux d’inflation, l’indice boursier les avoirs en devises et le cours du dinar, des signaux négatifs d’une situation économique on ne peut plus compliquée et se heurtant à plusieurs difficultés structurelles.

Toutefois, jugeant la situation économique « critique et difficile, mais loin d’être désespérée et catastrophique », il n’en prévoit pas moins qu’elle doit retrouver le bon chemin vers la sortie de la crise et le maintien d’une croissance dans un trend haussier. Pour ce faire, il propose la mise en place d’un plan de relance, une mesure à la fois imminente et urgente, impliquant toutes les parties prenantes et exploitant tous les leviers possibles pour atteindre les objectifs recherchés en matière d’équilibre budgétaire et de redressement des indicateurs économiques.

Si la situation qui est très difficile pour devenir alarmante, se poursuit pour le restant de l’année en cours, elle devient périlleuse et la croissance espérée et les paramètres et équilibres qui en découlent seraient vains et relèveront du domaine de l’impossible. Il est proposé la mise en place d’un plan d’urgence comprenant des mesures pouvant être mises en œuvre à partir du premier juillet 2013, un plan couvrant le second semestre de l’année 2013 et toute l’année 2014, soit une période totale de 18 mois.

La feuille de route proposée s’articulera au tour de trois principaux axes qui nécessitent une adhésion totale et inconditionnelle et un engagement ferme et incontestable de toutes les parties prenantes : Assemblée Nationale Constituante (ANC) Centrale Syndicale, pouvoir exécutif et opérateurs économiques.

Concernant l’ANC, la proposition porte sur une délégation qui sera donnée par l’ANC au gouvernement, afin de promulguer les textes à caractère économique et social sous forme de décrets-lois.

Cette procédure, souvent appliquée dans d’autres pays, est appelée « procédure exceptionnelle de substitution » et constitue un moyen pour le pouvoir exécutif de se substituer au parlement. Pour le cas d’espèces, elle permettra d’accélérer la promulgation par le pouvoir exécutif de textes nécessaires à la mise en œuvre des mesures de redressement et de relance ; mesures qui doivent entrer en vigueur au début du deuxième semestre. Cette délégation permettra également à l’ANC d’éviter de « courir derrière plusieurs lièvres » en concentrant ses efforts sur la finalisation de la constitution et la proclamation d’un calendrier clair et précis pour l’achèvement de la période transitionnelle.

S’agissant de la centrale syndicale, elle est redevable d’un fort soutien à ce plan de redressement et de relance en cette phase de « take off », c’est même une condition indispensable et vitale pour la réussite de toute relance économique. Ce soutien qui marquera une adhésion indéfectible aux mesures de relance et une volonté inébranlable pour la sortie de crise, consistera à lancer un mot d’ordre avec fierté et conviction : « Une trêve dans les grèves». C’est par cette décision courageuse, responsable voire même altruiste, que les parties concernées se montreront déterminés à construire un avenir radieux et profitable à tous, dont bien entendu les salariés.

Pour ce qui est du pouvoir exécutif, il est appelé à préparer et mettre en œuvre les mesures concrètes du plan de relance à travers, des décrets-lois. Ceux-ci devraient entrer en vigueur au début du second semestre et devraient couvrir les domaines le dossier des « hommes d’affaires », sous la forme d’un texte d’indemnisation, de transaction pénale et de conciliation, permettant à l’Etat de récupérer tout ce qui lui a été dérobé, (jusqu’au dernier millime), et aux hommes d’affaires de retrouver sérénité et quiétude, est une véritable urgence et un préalable fondamental pour la mise en œuvre de toutes les mesures de redressement.

Enfin et pour ce qui est du secteur bancaire, l’expert Fayçal Derbel propose 3 mesures, à savoir, la consolidation des fonds propres des banques insuffisamment capitalisées, la rétrocession par l’Etat de ressources d’emprunt à des conditions de taux avantageuses et avec une prise en charge des différences de changes pour les emprunts en devises et l’amélioration des liquidités des banques, à travers la maîtrise du déficit commercial, ce qui devrait impliquer une meilleure rationalisation des importations.

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Des écarts significatifs  entachent les réalisations des quatre premiers mois de 2013

Des écarts significatifs entachent les réalisations des quatre premiers mois de 2013, comparées à celles de la même période de l’année précédente et aux prévisions de l’année, ce qui dicte des réajustements et autres mesures de redressement et de relance, constate Fayçal Derbel, membre du comité directeur de l’IACE.

Il y voit ainsi que dans la dégradation de certains indicateurs, tels que le taux d’inflation, l’indice boursier les avoirs en devises et le cours du dinar, des signaux négatifs d’une situation économique on ne peut plus compliquée et se heurtant à plusieurs difficultés structurelles.

Toutefois, jugeant la situation économique « critique et difficile, mais loin d’être désespérée et catastrophique », il n’en prévoit pas moins qu’elle doit retrouver le bon chemin vers la sortie de la crise et le maintien d’une croissance dans un trend haussier. Pour ce faire, il propose la mise en place d’un plan de relance, une mesure à la fois imminente et urgente, impliquant toutes les parties prenantes et exploitant tous les leviers possibles pour atteindre les objectifs recherchés en matière d’équilibre budgétaire et de redressement des indicateurs économiques.

Si la situation qui est très difficile pour devenir alarmante, se poursuit pour le restant de l’année en cours, elle devient périlleuse et la croissance espérée et les paramètres et équilibres qui en découlent seraient vains et relèveront du domaine de l’impossible. Il est proposé la mise en place d’un plan d’urgence comprenant des mesures pouvant être mises en œuvre à partir du premier juillet 2013, un plan couvrant le second semestre de l’année 2013 et toute l’année 2014, soit une période totale de 18 mois.

La feuille de route proposée s’articulera au tour de trois principaux axes qui nécessitent une adhésion totale et inconditionnelle et un engagement ferme et incontestable de toutes les parties prenantes : Assemblée Nationale Constituante (ANC) Centrale Syndicale, pouvoir exécutif et opérateurs économiques.

Concernant l’ANC, la proposition porte sur une délégation qui sera donnée par l’ANC au gouvernement, afin de promulguer les textes à caractère économique et social sous forme de décrets-lois.

Cette procédure, souvent appliquée dans d’autres pays, est appelée « procédure exceptionnelle de substitution » et constitue un moyen pour le pouvoir exécutif de se substituer au parlement. Pour le cas d’espèces, elle permettra d’accélérer la promulgation par le pouvoir exécutif de textes nécessaires à la mise en œuvre des mesures de redressement et de relance ; mesures qui doivent entrer en vigueur au début du deuxième semestre. Cette délégation permettra également à l’ANC d’éviter de « courir derrière plusieurs lièvres » en concentrant ses efforts sur la finalisation de la constitution et la proclamation d’un calendrier clair et précis pour l’achèvement de la période transitionnelle.

S’agissant de la centrale syndicale, elle est redevable d’un fort soutien à ce plan de redressement et de relance en cette phase de « take off », c’est même une condition indispensable et vitale pour la réussite de toute relance économique. Ce soutien qui marquera une adhésion indéfectible aux mesures de relance et une volonté inébranlable pour la sortie de crise, consistera à lancer un mot d’ordre avec fierté et conviction : « Une trêve dans les grèves». C’est par cette décision courageuse, responsable voire même altruiste, que les parties concernées se montreront déterminés à construire un avenir radieux et profitable à tous, dont bien entendu les salariés.

Pour ce qui est du pouvoir exécutif, il est appelé à préparer et mettre en œuvre les mesures concrètes du plan de relance à travers, des décrets-lois. Ceux-ci devraient entrer en vigueur au début du second semestre et devraient couvrir les domaines le dossier des « hommes d’affaires », sous la forme d’un texte d’indemnisation, de transaction pénale et de conciliation, permettant à l’Etat de récupérer tout ce qui lui a été dérobé, (jusqu’au dernier millime), et aux hommes d’affaires de retrouver sérénité et quiétude, est une véritable urgence et un préalable fondamental pour la mise en œuvre de toutes les mesures de redressement.

Enfin et pour ce qui est du secteur bancaire, l’expert Fayçal Derbel propose 3 mesures, à savoir, la consolidation des fonds propres des banques insuffisamment capitalisées, la rétrocession par l’Etat de ressources d’emprunt à des conditions de taux avantageuses et avec une prise en charge des différences de changes pour les emprunts en devises et l’amélioration des liquidités des banques, à travers la maîtrise du déficit commercial, ce qui devrait impliquer une meilleure rationalisation des importations.

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